scholarly journals Voir la musique aujourd’hui?

2010 ◽  
Vol 16 (3) ◽  
pp. 43-50
Author(s):  
Réjean Beaucage

Prenant pour point de départ un article de Jean-Wilfrid Garrett publié en 1950 dans la revue Polyphonie, article dans lequel l’auteur se désole de devoir constater le refus (ou l’incapacité) d’adaptation des compositeurs de musique contemporaine au média radiophonique, Réjean Beaucage se demande si ces derniers ne se préparent pas une nouvelle fois à rater le rendez-vous avec les nouvelles technologies, celles, cette fois-ci, qui intègrent l’image et le son. Examinant quelques oeuvres de compositeurs de musique contemporaine publiées ces dernières années sur DVD-vidéo ambiophonique (Tristan Murail, Fausto Romitelli, Steve Reich, etc.), il constate que la production est encore, de ce côté, très mince, et enjoint les compositeurs, comme le faisait Garrett il y a déjà plus d’un demi-siècle, à « ne pas se contenter d’illustrer conventionnellement d’arides théories mais d’en rechercher, parallèlement, l’application au monde vivant ».

2008 ◽  
pp. 3-40
Author(s):  
Thierry Hentsch ◽  
Jean-Marc Piotte
Keyword(s):  

Résumé La question juive demeure. Chrétienne dans ses origines. Moderne par sa persistance. Nous restons jusqu’aujourd’hui tributaires, dans une certaine mesure, de la manière dont Saint Augustin l’a posée, il y a bientôt seize siècles. Nous tentons de le montrer en suivant une piste de réflexion qui a pour point de départ une conférence oubliée, prononcée en 1935 par Benoît Mailloux, père dominicain d’Ottawa. Son interprétation thomiste de la question juive indique que l’antisémitisme canadien-français des années 1930 ne constitue pas un trait spécifique du Québec, mais qu’il s’inscrit dans une longue tradition chrétienne, dont l’influence se fait sentir jusque dans la pensée politique moderne. La lecture de ce texte nous mène ainsi de saint Thomas à saint Augustin, en passant par l’apôtre Paul, et de saint Augustin à Hegel. Au terme de ce parcours doctrinal et philosophique, nous concluons brièvement sur la situation de la question juive au Québec et, plus largement, en Occident, telle qu’elle se présente depuis la Shoah.


2006 ◽  
pp. 75-91
Author(s):  
John Clubbe
Keyword(s):  

Résumé Cet article prend pour point de départ une déclaration surprenante de Byron selon laquelle les trois plus grandes figures de son époque étaient lui-même, Napoléon Bonaparte et George Brummell — le plus grand des trois étant le dandy Brummell du Regency. Aujourd’hui, on dit de Byron qu’il est l’un des grands poètes de la littérature mondiale, et les gens s’intéressent encore beaucoup à ses écrits (on trouve à l’heure actuelle des sociétés byroniennes dans plus de trente pays). On dit de Napoléon qu’il est l’un des plus grands génies politiques et militaires de tous les temps; et Brummell — il semblerait n’être qu’une figure historique connue de ses contemporains pour sa mine grave et dédaignante puis son style vestimentaire impeccable. Pourtant, Byron avait raison : l’impact de Brummell sur la société d’aujourd’hui perdure beaucoup plus que celui du poète ou de l’empereur. On n’a qu’à regarder les publicités que referment nos magazines et nos journaux. Le style, c’est tout; tout relève du style. Les mannequins nous font la moue, imitant Brummell sans le savoir, nous regardent d’un air hautain. L’obsession de notre société pour les marques de commerce tire son origine de la fascination que stimulait un dandy du Regency à l’endroit du style personnel et des parures particulières il y a de cela près de deux cent ans. Cet article, un exercice en relativisme culturel entre l’époque de Byron et la nôtre, explore pourquoi Byron aurait proposé une telle juxtaposition — et pourquoi son assertion sur la primauté de Brummell s’est avérée être d’une étonnante précision.


Author(s):  
Razika Tahi ◽  
Farida Bouarab-Dahmani ◽  
Ali Khelid

Ces deux derniêres décennies, l'environnement social et culturel en Algérie a connu, dans les domaines de l'information et de la communication, un grand bouleversement avec l'apparition de nouvelles technologies. Les campus universitaires ont essayé de suivre cette mutation en se dotant de moyens informatiques didactiques adéquats et três performants (laboratoires multimédia, médiathêque, espace Internet, espace audiovisuel, etc). Puis, un Programme National de télé-enseignement três ambitieux a été mis en place par le Ministêre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ce qui a permis de mettre en service, dès 2008, des cellules de télé- enseignement et de visioconférences dans un grand nombre d'universités. Cependant, malgré ces investissements importants en équipement sophistiqué, les usages des Technologies de l'Information et de la Communication dans l'Enseignement n'ont pas suivi le même rythme de croissance. Il y a une sous-utilisation de ces outils de travail qui sont de puissants outils à potentiel cognitif. Situation aggravée par les routines pédagogiques, administratives, bureaucratiques, et managériales qui ont engendré des inerties à tous les niveaux. Bien que théoriquement les TICE puissent être considéré comme un instrument pédagogique adapté au milieu universitaire, sa mise en pratique est assez difficile à mettre en oeuvre car elle nécessite des changements dans la gestion au sein de l'université. L'objet de cette communication concerne la visioconférence. Si cette derniêre doit correspondre théoriquement à un besoin réel dans l'enseignement au sein des universités algériennes, son usage n'en est rien dans la pratique. L'usage de la visioconférence en Algérie est des plus déconcertants. Aprês cinq ans de sa mise en service, les salles équipées du matériel adéquat sont encore sous utilisées et parfois même pas utilisées!! L'une des plus grandes contradictions entre les objectifs MESRS et l'usage de la visioconférence est que d'une part la tutelle désire diffuser l'enseignement à un três grand nombre d'étudiants (des milliers), et d'autre part les salles de visioconférence ne peuvent recevoir qu'un nombre limité d'étudiants (généralement inférieur à 100). Alors comment concilier cet objectif et l'usage de ce matériel ? Doit-on prendre le risque de faire des investissements supplémentaires alors que les premiers investissements n'ont pas été rentabilisés ? Nous ne croyons pas que ce serait une bonne solution, pour cela nous proposons dans cette communication, aprês la présentation d'un état des lieux de la visioconférence en Algérie (sur la base d'un sondage), des usages pouvant répondre aux besoins nationaux tout en tenant compte des potentialités humaines disponibles.


2018 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
Author(s):  
Patrick Armand Ouadiabantou

L’objectif principal de cet article est de montrer, à partir d’illustrations tirées des romans African Psycho, Verre Cassé, Mémoires de porc-épicet Black Bazard’Alain Mabanckou, que l’oralité influe profondément sur l’orthographe. Cet auteur transcrit les sons dans le tissu textuel de ses romans. À l’ère de nouvelles technologies de l’information et de la communication, mieux de l’internet, rendu performant par la structuration de la fibre optique, l’envoi des messages (sms) téléphoniques consacre un culte à la perversion orthographique dans les structures phrastiques. Cette tendance à travestir l’orthographe, de plus en plus répandue chez les auteurs francophones, présage une variété de langue française affranchie des normes rigoureuses qui, jusqu’ici, l’ont régie, comme le signale Charles Bally (1932; p. 25 ) : « Il y a une pathologie linguistique qui est une exagération du fonctionnement normal » du français. Le français moderne est-il vu comme une langue peu rigoureuse, moins surveillée donc licencieuse?


Sens public ◽  
2015 ◽  
Author(s):  
David Wallace

Dans le monde de la littérature, le Chili est reconnu surtout par ses poètes (Gabriela Mistral et Pablo Neruda, tous deux prix Nobel). Ses romanciers, en dehors de Roberto Bolaño, n'ont jamais atteint le même niveau de prestige. Il y a également une lignée d'écrivains d'avant-garde qui va de Vicente Huidobro dans les années 30 (son œuvre, à l'époque réputée en France et en Espagne, est en partie écrite en français), jusqu'à Jean Emar, Juan-Agustín Palazuelos et Mauricio Wacquez, pendant la deuxième moitié du 20e siècle. Dans cet entretien David Wallace, professeur de littérature à l'Université du Chili, donne, à travers ses questions, un aperçu de l'évolution de la narrative chilienne en particulier et de la narrative hispanique en générale, tout en laissant ouverte la question du roman comme genre littéraire face aux nouvelles technologies et à l'invention de l'écriture électronique.


2014 ◽  
Vol 1 (7) ◽  
pp. 25-37 ◽  
Author(s):  
Obed Nkunzimana

En 2009, le Rwanda, ancienne colonie belge et pays francophone, passe officiellement et sans états d’âme « de Voltaire à Shakespeare » ( Ouazani), en s’affiliant au Commonwealth, au terme d’ un intense lobbying auprès des membres influents de ce club réservé essentiellement aux anciennes colonies britanniques. L’anglais devient langue unique de formation du primaire à l’université, reléguant ainsi le français au rang de simple langue seconde parmi tant d’autres proposées dans les programmes de formation publique ou privée. Eu égard à cette quête de changement d’alliances, d’autres pays tels que le Gabon, le Burundi, le Madagascar seraient des exemples intéressants à examiner, mais nous proposons de nous concentrer sur le cas particulier et sans précédent du Rwanda. En jetant un regard critique sur certains aspects de l’entreprise coloniale belge notamment sa stratégie éducative, nous tenterons de montrer que le déclin du français, c’est-à-dire sa perte de statut de langue officielle et peut-être un jour sa disparition pure et simple comme langue d’usage par les Rwandais, était programmé d’avance, inscrit non seulement dans les gènes mêmes de son implantation par l’autorité coloniale belge, il y a environ un siècle de cela, mais surtout dans la singularité du contexte farouchement et exclusivement monolingue du Rwanda traditionnel ; que même si le rebond de la langue française n’est pas impossible, le chemin est parsemé d’obstacles presque infranchissables, en raison de la nouvelle donne géostratégique, linguistique du Rwanda et une politique économique axée sur les nouvelles technologies de l’information où l’anglais reste prédominant. Abstract In 2009, Rwanda, former belgian colony and francophone country, switches, in Ouazani’s terms, from Voltaire to Shakespeare, becoming officially and unapologetically affiliated with the Commonwealth, after intensely lobbying the influential members of that club, whose membership is essentially composed of former british colonies. English become the sole language of instruction from elementary school to university, while French joined the rank of other optional second languages taught in both public and private institutions. Although some other countries like Gabon, Burundi and Madagascar, which are apparently tempted by the same affiliation, are interesting cases in point, I will rather focus on this singular and unprecedented shift operated by Rwanda. By pointing out some aspects of the belgian colonial enterprise, particularly its instruction rationale and strategies, I will attempt to argue that the actual decline of French - its loss of the status of official language and, perhaps, its pure and simple disappearance in Rwanda one day- was programmed in advance, written not only in the very genes of its colonial inception a century ago, but also in the nationalistic context of traditional Rwanda with its prevailing and self-sufficent monolingualism. I shall also point out that even though the rebirth of French language is not impossible, the path remains mined by daunting obstacles, related to the new geostrategic and linguistic road Rwanda has taken, as well as the actual government’ economic plan, centered on information technologies in which English is predominant.


2019 ◽  
Vol 48 (2) ◽  
pp. 299-336
Author(s):  
Jean-Claude Gémar

Le concept de lisibilité des textes est en vogue depuis le mouvement du plain language law. Ce concept est parfois confondu avec celui de l’intelligibilité d’un texte, lisibilité et intelligibilité étant des termes considérés comme synonymes. La société, suivant la loi du moindre effort et en quête de simplification, tend naturellement vers davantage de facilité dans les actes de la vie quotidienne. La lecture et l’écriture suivent cette tendance : les formes qu’elles prennent évoluent rapidement sous l’effet des nouvelles technologies. Il y a toutefois une grande différence entre la lecture ludique d’un roman ou d’un quotidien d’information générale et celle de textes juridiques tels que loi, jugement ou contrat, qui sont des textes spécialisés, techniques, requérant des lecteurs connaissances spécialisées, présupposés culturels et une intelligence fine des nuances de sens portées par le texte. La lisibilité de ces textes et leur intelligibilité posent des difficultés singulières. Les jurilinguistes se sont penchés sur ces difficultés qui relèvent à la fois de la langue et du droit. Nous avons limité cette analyse à la loi, « vitrine du droit », reflet d’une société, de sa culture juridique et de son mode d’expression particulier.


Author(s):  
Serge Lambert
Keyword(s):  

Le procédé de Compactage Horizontal Statique, mis en œuvre pour la première fois aux États-Unis dans les années 1950 par les ingénieurs d’Hayward Baker Inc. (Groupe KELLER), a été développé considérablement par la suite, de telle sorte que depuis le début des années 1990, il trouve également une diffusion croissante en Europe (Warner J. 1982. “Compaction grouting-the first thirty years”. Gr Geotech Eng, ASCE, 1982: P694–707). Alors qu’à l’origine, les applications du procédé étaient limitées à la consolidation sous les fondations d’ouvrages susceptibles de subir des tassements, il en existe maintenant beaucoup d’autres. Aujourd’hui, les domaines d’application du Compactage Horizontal Statique sont multiples : amélioration et renforcement de sol pour des ouvrages neufs ou des reprises en sous-œuvre mais également pour des traitements de vides karstiques. Un exemple de chantier vient illustrer une application de ce procédé sous des éoliennes en mettant en évidence les avantages de ce procédé dans un contexte géotechnique difficile de zones décomprimées et de vides dans la craie jusqu’à des profondeurs de 20 à 45 m. Il a également été associé à un autre procédé de renforcement de sol par inclusions rigides pour traiter les sols superficiels. La détection et la délimitation des zones d’anomalies par des sondages destructifs avec enregistrements de paramètres n’ont pas été possibles en phase projet et ont été très compliquées en phase travaux pour garder un délai d’exécution court. Le retour d’expérience de cette opération montre que dans un tel contexte, il y a lieu de prévoir plusieurs mailles : une maille primaire lâche sur l’ensemble de l’emprise de l’ouvrage de manière à délimiter grossièrement les zones à injecter, et une maille secondaire voire tertiaire en intermaille, pour circonscrire précisément la zone d’anomalies.


2019 ◽  
pp. 117-121
Author(s):  
Didier Roult

L'hydroélectricité reste la plus importante des énergies renouvelables. Ses apports au système énergétique sont indéniables. Offrant à la fois la possibilité de stockage à différentes échelles de temps (de l'heure à l'année), une grande flexibilité et permettant de répondre aux besoins de services systèmes, l'hydroélectricité joue un rôle essentiel dans la transition énergétique. L'hydroélectricité participe largement au développement économique des territoires. L'usage multiple de l'eau (eau potable, irrigation, soutien d'étiage, navigation) est devenu la règle. Au-delà de la production énergétique, elle est au centre des enjeux liés à la gestion des ressources en eau et au développement des territoires. Mais, dans un contexte énergétique en pleine mutation, l'hydroélectricité doit s'adapter. La question environnementale reste une priorité, avec notamment de nombreuses solutions à apporter sur la continuité piscicole, reposant sur des actions de recherche et d'innovation importantes. De nouvelles technologies sont testées, telles que le couplage énergie photovoltaïque/ STEP, l'installation d'hydroliennes fluviales, et un nouveau regard est porté sur l'énergie des marées. Ce document présente une synthèse de la conférence internationale HydroES 2019 ≪ Quel avenir voulons-nous pour l'hydroélectricité en France et en Europe ? », organisée par la SHF et accueillie par INP ENSE3 à Grenoble, les 29 et 30 janvier 2019.


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