scholarly journals Des bureaux d’hygiène municipaux aux unités sanitaires. Le Conseil d’hygiène de la province de Québec et la structuration d’un système de santé publique, 1886-1926

2008 ◽  
Vol 49 (4) ◽  
pp. 491-520 ◽  
Author(s):  
Denis Goulet ◽  
Gilles Lemire ◽  
Denis Gauvreau

RÉSUMÉ Cet article rend compte des difficultés d'application de certaines politiques sanitaires et préventives rencontrées par le Conseil d'hygiène de la province de Québec lors du processus de structuration du premier système de santé publique permanent couvrant l'ensemble du territoire québécois durant les deux premières décennies du XXe siècle. Analysant les avenues privilégiées par le Conseil d'hygiène pour favoriser la prévention des maladies infectieuses, les auteurs mettent en évidence le rôle donné aux municipalités de 1886 à 1926 dans la création d'un système de santé publique. L'article met aussi en évidence les résistances de certains membres des administrations municipales et de la profession médicale, particulièrement dans les petites municipalités, face à certaines mesures imposées et/ou suggérées par le Conseil d'hygiène.

2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 84-84
Author(s):  
M.-N. Vacheron ◽  
A. Viala

La notion de personne de confiance apparaît pour la première fois dans le Code de Santé Publique dans le cadre de la loi du 4 mars 2002 (art L 1111-6 CSP) relative au droit des malades et à la qualité du système de santé, réclamée par les familles et les associations ; elle est conçue pour permettre au patient de se faire accompagner dans une démarche de soins, mais aussi comme une aide à la décision médicale ou à la participation à un protocole de recherche biomédicale. Elle a été successivement renforcée par les lois sur la bioéthique de 2004, puis sur la fin de vie en 2005, (puis en matière d’incapacité en 2007), et enfin plus récemment à l’occasion de la loi du 5 juillet 2011. Son rôle a ainsi évolué de l’accompagnement à la consultation puis au consentement. La personne de confiance doit être distinguée des « proches », de « la personne à prévenir », de « la tierce personne » et même du « tiers », alors même qu’il peut s’agir d’un parent, d’un proche ou du médecin traitant… La désignation est faite par écrit, la personne de confiance peut être différente d’une période à l’autre et même d’une situation médicale à l’autre, le patient ayant une liberté totale pour décider, et la désignation étant « révocable à tout moment ». Le législateur a voulu d’emblée que le concept en soit large, mais des éléments de confusion, de méfiance, de non-information, ont pu participer au fait qu’elle soit encore peu utilisée ou sous-utilisée, en tout cas en psychiatrie. La perspective d’adapter les procédures de directives anticipées aux modalités d’hospitalisation ou de réhospitalisation pour soins psychiatriques pourrait amener à réactualiser le rôle de la personne de confiance et à envisager une information tant des soignants que des patients et des personnes susceptibles d’être désignées.


2006 ◽  
pp. 25-32 ◽  
Author(s):  
Benoît Gaumer

À la fin des années soixante au Québec, à la faveur d’une enquête sur le domaine de la santé et du bien-être social, un modèle social est développé pour définir un nouveau « régime de la santé ». L’enquête n’a pas porté sur la santé publique, mais le ministère des Affaires sociales nouvellement créé regroupe mission sociale et mission de santé sous une même autorité centrale; des structures périphériques sont mises en place pour concrétiser ces missions, mais sans véritables liens entre elles. Au fil des années, plusieurs réformes du système de santé et de services sociaux vont se succéder, modifiant les structures sans bouleverser vraiment la nature de ces missions et leurs relations. En 1985, le ministère des Affaires sociales devient le ministère de la Santé et des Services sociaux; ce changement traduit un certain recul de la prise en charge de la dimension sociale de la santé. Par contre, la prise en compte de celle-ci dans la nouvelle politique de santé publique paraît encourageante.


2010 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 26-31
Author(s):  
C Ng ◽  
S Chatwood ◽  
TK Young

Contexte Les données sur l’arthrite et les autres troubles musculosquelettiques chez les Autochtones sont rares. Les données d’enquête montrent que l’arthrite et le rhumatisme figurent parmi les troubles chroniques les plus fréquemment signalés et que leur prévalence est plus élevée chez les Autochtones que chez les non-Autochtones. Objectif Décrire le fardeau de l’arthrite au sein de la population autochtone du nord du Canada et démontrer l’impact social et l’importance sur le plan de la santé publique de cette maladie. Méthodologie À partir de données transversales recueillies auprès de plus de 29 000 personnes autochtones âgées de 15 ans et plus et ayant participé à l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006, les différences régionales relatives à la prévalence de l’arthrite ont été évaluées, de même que les liens avec l’utilisation des services de santé et certains facteurs de risque et de comorbidité. Résultats Dans les trois territoires du Nord (le « Nord »), la prévalence de l’arthrite était de 12,7 %, alors qu’elle était de 20,1 % dans les provinces (le « Sud »). Dans le Nord comme dans le Sud, la prévalence était plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Elle demeure moins élevée chez les Inuits qu’au sein des autres groupes autochtones. Les personnes atteintes d’arthrite étaient davantage susceptibles de fumer, d’être obèses, de souffrir d’autres maladies chroniques et d’être sans emploi. Les Autochtones atteints d’arthrite ont utilisé le système de santé plus souvent que ceux ne souffrant pas de cette maladie. Conclusion Les conclusions concernant l’arthrite et d’autres maladies chroniques chez les Autochtones ainsi que la reconnaissance des différences entre le Sud et le Nord seront profitables pour la planification de programmes et l’établissement de nouvelles priorités en matière de promotion de la santé.


2018 ◽  
Vol 27 (3) ◽  
pp. 654-669
Author(s):  
Jérémy Geeraert

Résumé Cet article analyse la prise en charge de la pauvreté à l’hôpital public. Il prend l’exemple des Permanences d’accès aux soins de santé (PASS), structure hospitalière qui prend en charge des personnes connaissant des difficultés d’accès aux soins dans le système de santé français. Il s’appuie sur une enquête empirique issue d’un travail de thèse en sociologie. L’enquête mêle observations participantes et entretiens semi-directifs (n=49) et a été réalisée dans 16 PASS différentes. Sur un plan théorique, l’article met en miroir les travaux sur les métamorphoses de la question sociale et une perspective biopolitique d’inspiration foucaldienne. La prise en charge des populations en marge du système de santé par une institution publique (l’hôpital) est considérée comme agissant dans des domaines qui dépassent le strict traitement de la maladie pour entrer dans ceux de la régulation sociale, la protection de la santé publique ou la réalisation de droits humains. Dans le cas des PASS, l’article montre la construction d’une biopolitique de la migration autour d’un bricolage compliqué qui mêle citoyenneté, politiques économiques, politiques de santé publique et accès aux soins. Le mode d’exercice du pouvoir se caractérise par un gouvernement par le bas qui est réalisé par les professionnels de terrain lors des interactions avec les patients et met en scène une économie morale basée sur des représentations de ce qui est bon et mauvais pour la société.


2020 ◽  
Vol 7 (2) ◽  
pp. 171-175
Author(s):  
Meriem Abdoun ◽  

La comptabilisation annuelle des décès et la détermination des causes sont essentielles pour évaluer l’efficacité du système de santé d’un pays, que l’on estime aussi en mesurant l’impact des maladies et des traumatismes. Ces chiffres permettent aux autorités sanitaires de déterminer si elles prennent des mesures de santé publique adéquates. Les pays industrialisés disposent de systèmes pour déterminer les causes de décès dans la population. En revanche la plupart des pays en développement dont l’Algérie, n’en disposent pas. L'amélioration des statistiques des causes de décès passe par l’amélioration de la certification des décès, qui est encadrée par le format du certificat de décès et par le concept de la cause initiale du décès. Ainsi, le pivot de l’étude ces statistiques repose sur le certificat médical de décès, sa rédaction doit obéir aux règles et aux instructions édictées par l’organisation mondiale de la santé. Le modèle du certificat de décès doit être conforme à un modèle type préconisé par l’OMS, qui propose à tous les états membres un modèle international de certificat médical de la cause de décès, où figurent, suivant un ordre précis, une cause immédiate, une cause initiale et une ou plusieurs causes associées (intermédiaires) ayant contribués de manière indirecte au phénomène morbide. Ensuite, la codification des causes de décès s’appuie sur la classification internationale des maladies de l’organisation mondiale de la santé. Ce cadre garantit un certain niveau de qualité et de comparabilité nationale et internationale des données de mortalité.


Author(s):  
Alexandra Kent ◽  
Charlotte Loppie ◽  
Jeannine Carriere ◽  
Marjorie MacDonald ◽  
Bernie Pauly

Introduction Si la recherche sur l’équité en santé et la recherche sur la santé autochtone ont toutes deux pour objectif de promouvoir des résultats équitables en santé parmi les populations marginalisées et à moindre accès aux soins, elles fonctionnent souvent de manière indépendante et sans collaboration, conduisant à une sous-représentation des populations autochtones dans la recherche sur l’équité en santé relativement au fardeau disproportionné des inégalités subies. Dans cet article méthodologique, nous présentons Milieux relationnels Xpey’, un cadre analytique qui décrit certains obstacles et éléments facilitateurs en matière d’équité en santé pour les peuples autochtones. Méthodologie La recherche sur l’équité en santé doit se concentrer sur les populations autochtones et les méthodologies autochtonisées, changement qui pourrait combler les lacunes dans les connaissances et contribuer à combler le fossé observé en santé autochtone. Dans ce cadre, le programme de recherche Optique d’équité en santé publique (Equity Lens in Public Health, ELPH) a adopté le cadre analytique Milieux relationnels Xpey’ pour que la recherche sur la priorisation et la mise en oeuvre de l’équité en santé soit davantage centrée sur les populations autochtones. Le cadre analytique a ajouté à notre méthodologie une optique autochtonisée d’équité en santé qui a facilité la reconnaissance des déterminants sociaux, structurels et systémiques de la santé autochtone. Pour éprouver ce cadre analytique, nous avons mené une étude de cas pilote portant sur l’une des autorités sanitaires régionales de la Colombie-Britannique, consistant en un examen des politiques et des plans de référence et intégrant des entrevues et des groupes de travail avec du personnel de première ligne, des gestionnaires et des hauts dirigeants. Conclusion L’application à ELPH de Milieux relationnels Xpey’ illustre l’utilité de ce cadre analytique pour explorer et conceptualiser l’équité en santé autochtone dans le système de santé publique de la Colombie-Britannique. Des applications du cadre analytique devront être intégrées aux méthodes de recherche sur les Autochtones.


2019 ◽  
pp. 5
Author(s):  
Akory Ag Iknane

La société Malienne de Santé Publique est indexée sous le N° ISSN- 1987- 0728. La revue MSP ambitionne une reconnaissance par le Conseil Africain et Malgache de l'Enseignement Supérieur (CAMES). Pour ce faire, elle renforce son système de management. Elle va aussi booster la rédynamisation de la Société Malienne de Santé Publique. Il s'agira aussi, à moyen terme, de pouvoir organiser des rencontres scientifiques voir des congrès. La revue espère, qu'avec les jeunes Assistants et Maîtres Assistants et les nombreuses cohortes de mastériens formés, le défi sera relévé au bénéfice de tous les Enseignants et Chercheurs. Ce deuxième numéro du tome IX de 2019, offre une diversité d'articles scientifiques originaux dans les domaines de la Nutrition, de l'infection à VIH-SIDA, de la Rougeole, de la Méningite, du Trachome, de la Dracunculose, de la Vaccination et de la Gratuité des soins de santé. Le 21 novembre 2019 a été marqué par la sortie de la première promotion, du Diplôme Universitaire en Formation des Epidémiologistes de Terrain (DU-FETP), niveau intermédiaire. Les 15 épidémilogistes formés vont contribuer au renforcement du système de surveillance épidémiologique dans notre pays. A travers cette formation, qui s'ajoute à celle du Diplôme Universitaire en Système d'Information Sanitaire de Routine (DU- SISR), le DERSP contribue au renforcement der son rôle dans le système de santé malien. Il y va aussi de la bonne collaboration entre l'Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique avec le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales. La rédaction vous souhaite bonne lecture et une bonne et heureuse année 2020..


Author(s):  
Nancye May Peel

RÉSUMÉLes chutes chez les personnes agées sont une préoccupation de la santé publiquedans le monde entier en raison de leur fréquence et les conséquences néfastes en terms de morbidité, mortalité et de la qualité de vie, ainsi que leur impact sur les services et les coûts du système de santé. Cette étude épidémiologique décrit la charge de la santé publique de chutes et de blessures liées aux chutes et l’impact sur les chutes du vieillissement de la population. L’ampleur du problème est décrit en termes du classement des chutes et la mesure des résultats, y compris l’incidence des chutes et des blessures liées dans tous les milieux, les déterminants socio-démographiques, les tendance internationales, et le coût des chutes et des blessures liées aux chutes. Enfin, des approches de santé publique afin de minimiser les risques de chutes et la demande conséquente sur les ressources de soins de santé sont récommandés.


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