Syndicats et responsabilité sociétale de l’entreprise : analyse longitudinale des stratégies des Confédérations françaises

2019 ◽  
Vol 73 (4) ◽  
pp. 753-783 ◽  
Author(s):  
Christelle Havard ◽  
André Sobczak

Au cours des vingt dernières années, la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) est devenue une préoccupation majeure du débat public et de la recherche en sciences sociales. La multiplication des démarches RSE a nécessairement un impact sur les organisations syndicales qui sont amenés à s’adapter et à réagir ou qui peuvent se saisir des opportunités offertes par la RSE. L’objectif de cet article est d’apporter un éclairage sur la manière dont les stratégies des centrales syndicales en matière de RSE se construisent.Deux types de travaux sont mobilisés pour analyser ces stratégies et la manière dont elles se sont construites : les travaux de Boxall (2008) en relations industrielles et ceux de Whittington (2006) du courant de la « stratégie comme pratique » (strategy as practice, en anglais). Une grille d’analyse est proposée pour étudier la construction de la stratégie en matière de RSE de cinq Confédérations syndicales représentatives en France au cours de la période 2006-2016.Les résultats de l’étude longitudinale révèlent trois catégories de stratégies : 1- des Confédérations syndicales qui ont formulé assez tôt une stratégie favorable à la RSE ; 2- des Confédérations qui se sont engagés dans une stratégie plus récemment ; et, 3- une Confédération qui reste critique à l’égard de la RSE. Les éléments déterminants de ces stratégies sont, d’une part, les relations externes que ces Confédérations ont nouées avec les ONG et les pouvoirs publics, et, d’autre part, les ressources affectées à la RSE et les actions engagées. Sur le plan théorique, l’article permet d’élargir le potentiel des courants théoriques retenus et d’ouvrir de futures perspectives de recherche. Sur le plan pratique, il permet de mieux comprendre ces stratégies et, le cas échéant, de mieux s’y adapter, voire de les influencer.

2005 ◽  
Vol 43 (1) ◽  
pp. 3-31 ◽  
Author(s):  
Michel Audet ◽  
Viateur Larouche

Cet article tente de classifier les principales théories de relations industrielles en fonction des paradigmes largement popularises en sciences sociales. Cette classification repose sur des caractéristiques traditionnellement reconnues dans le domaine scientifique, ce qui la distingue de la littérature existante.


2005 ◽  
Vol 24 (4) ◽  
pp. 657-661
Author(s):  
Gérard Dion

À l'occasion du cinquantenaire de l'Organisation internationale du travail, l'université Laval, lors de la collation des diplômes le 18 octobre 1969, a tenu à marquer cet anniversaire — qui coïncidait avec le vingt-cinquième de la fondation de son département de relations industrielles — en décernant un doctorat d'honneur en sciences sociales {mention relations industrielles) à M. David A. Morse, directeur général du Bureau international du travail. Voici la citation telle que présentée par le professeur Gérard DION.


2014 ◽  
Vol 4 (7) ◽  
pp. 68-69 ◽  

Le projet de Code du Travail présenté en janvier dernier à la Législature de Québec avec le Bill no 5 est passé à l'histoire. Comme ce projet de législation avait une portée considerable, diverses opinions à son sujet ont été exprimées et il a été retiré. Nous publions donc, à titre documentaire, la déclaration de l'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail, lors du retrait du Bill no 5, ainsi que ceUes de la CTCC et de la Commission Sacerdotale d'Etudes sociales. On remarquera cependant que le texte de la Commission Sacerdotale d'Etudes sociales n'avait pas été adressé aux journaux mais aux membres de l'Assemblée Législative. Les membres de cette Commission sont: l'abbé Paul-Emile Bolté, p.s.s., professeur de sciences sociales à la Faculté de Théologie de l'Université de Montréal; le R. P. Emile Bouvier, s.j., directeur de la Section des relations industrielles de l'Université de Montréal et conseiller moral de l'Association professionnelle des Industrielles; le R. P. Jacques Cousineau, s.j., conseiller moral du Conseil Central des Syndicats nationaux de Montréal et de différentes fédérations affiliées à la CTCC; l'abbé Gérard Dion, sous-directeur du Département des relations industrielles de Laval, aumônier des Associations patronales du diocèse de Québec; l'abbé Omer Genest, conseiller moral des Syndicats nationaux du diocèse de Chicoutimi et monsieur l'abbé Henri Pichette, aumônier général de la CTCC.


2004 ◽  
Vol 59 (3) ◽  
pp. 182-187
Author(s):  
V. Noseda

Abstract. Dans le présent article, nous formulons l'hypothèse que la problématique de l'exclusion et celle de la violence urbaine sont liées, et ce dans le cadre d'une redéfinition du rôle de l'Etat, d'une territorialisation de la question sociale et d'une nouvelle gestion des classes populaires. Notre but sera d'inviter les chercheurs en sciences sociales, et en particulier les géographes, à retracer la genèse des catégories d'exclusion et de violence urbaine qui sont imposées dans le débat public de ces dernières années, ainsi que de proposer quelques pistes de recherche. Une réflexion qui devrait en effet permettre non seulement de mieux comprendre les enjeux dont ces catégories sont porteuses mais aussi de réfléchir sur le rôle politique que les géographes sont appelés â remplir dans cette nouvelle configuration où le territoire fail figure d'un acteur politique à part entière.


2004 ◽  
pp. 57-71
Author(s):  
Claude Martin

Résumé Si l’on entend, par « société des savoirs », la mobilisation des connaissances pour une meilleure gouvernance des sociétés contemporaines, celle-ci reste largement hypothétique. En effet, nombre d’obstacles s’érigent sur le chemin de la diffusion des savoirs dans la société, dont le premier est le poids des idées reçues et l’importance du contexte idéologique. Selon l’état du débat public, certains résultats de travaux académiques trouveront un écho, quand d’autres seront littéralement négligés, oubliés, voire niés. Ce phénomène de tri, de filtrage de la contribution des chercheurs au débat public est particulièrement puissant dans le domaine des sciences sociales, où la controverse scientifique représente une des modalités de production des savoirs eux-mêmes, et où l’établissement d’une causalité est toujours sujette à caution, tant le nombre de variables en cause est considérable et incontrôlable. Pour rendre compte de cette faiblesse des sciences sociales face au discours de l’opinion, nous prendrons ici l’exemple d’une controverse inscrite depuis plus d’un siècle dans l’histoire des sciences de l’Homme et de la Société : celle qui concerne le lien entre instabilité familiale et délinquance. En retraçant quelques moments de l’histoire de cette hypothétique causalité, il est possible de prendre la mesure, à la fois du rôle que joue indiscutablement le contexte idéologique et politique, et de l’impact du néoconservatisme ambiant sur les relations entre sciences sociales et action publique.


2020 ◽  
pp. 32-33

Les sondages d’opinion, lorsqu’ils sont réalisés dans les règles de l’art, fournissent des indications quantitatives sur ce que pensent les Français à un instant T. Ces résultats alimentent le débat public en chiffres et peuvent faire ressortir des tendances, certaines préoccupations mais aussi des paradoxes, voire des incompréhensions et des idées reçues. Grâce à ces données, les parties prenantes du nucléaire peuvent affiner leur communication et nourrir le débat démocratique.


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