scholarly journals « Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu » (Hb 11,16)

Théologiques ◽  
2019 ◽  
Vol 25 (2) ◽  
pp. 123-143
Author(s):  
Jean-Marie Carrière
Keyword(s):  

Hb 11,16 évoque tous ceux qui se reconnaissent en « voyage », en transit, et qui traversent frontières et territoires en quête d’un lieu. Comment comprendre que Dieu consente — et même peut-être prenne plaisir — à être le Dieu de ces migrants-là ? L’article commence par écouter la voix des réfugiés pour y discerner quelques éléments de leur expérience d’humanité. La lecture de Ep 2,11-22 cherche à comprendre comment cette lettre met en relation l’action de salut du Christ avec l’expérience du migrant étranger. Enfin, la figure d’Abraham fait apparaître le migrant archétypal dans l’humanité duquel s’entend la relation avec Dieu, telle que « Dieu n’en a point honte ». Ce qui advient dans l’expérience du migrant, c’est la manière dont la parole de la promesse peut trouver une réponse dans notre humanité selon la foi articulée à l’espérance, dans un style de vie qui est en rupture avec la manière « habituelle » dont nous concevons notre expérience.

1951 ◽  
Vol 6 (4) ◽  
pp. 463-473
Author(s):  
Georges Becker
Keyword(s):  

Louer le bon vieux temps et se lamenter sur les changements intervenus dans l'existence de notre pays depuis un siècle — lieu commun. Mais quand on examine avec un peu de précision en quoi consistent ces changements, on est stupéfié d'abord par leur amplitude dans tous les domaines (agricole, artisanal, économique, industriel, démographique), et ensuite par l'évolution du style de vie, si rapide, et qui marque malgré tout un tel progrès que le retour en arrière serait pour tous un insupportable supplice.Il nous a paru bon de choisir la date de 1850 comme point de départ, parce que c'est l'époque de l'établissement du chemin de fer, qui fut à l'origine de toutes les transformations subséquentes. Et nous avons choisi comme objet de notre recherche le village de Lougres dans le Doubs (arrondissement de Montbéliard), non seulement parce que nous l'habitons, mais parce que notre famille, fixée là depuis quatre siècles, nous a mis à même de puiser dans une très riche tradition et dans de nombreux documents que nous n'aurions pas trouvés ailleurs.


2006 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 11-111 ◽  
Author(s):  
Lenore Kupperstein

Résumé LE TRAITEMENT ET LA REHABILITATION DU DELINQUANT : QUELQUES CONSIDERATIONS SOCIOCULTURELLES Ce rapport s'efforce d'etablir la relation entre certains facteurs socioculturels ( communautaires, institutionnels, « organisationnels », et individuels ) et le traitement ou la rehabilitation du jeune delinquant. Sur le plan communautaire, le choix de mecanismes formels d'intervention qui sont preferes, ou substitues, a des methodes informelles et non officielles, varie selon : 1 ) les perceptions qu'a la communaute de la delinquance et des jeunes delinquants; 2) le statut socio-economique qui prevaut chez les membres de la communaute; 3) le statut socio-economique et l'origine ethnique du jeune delinquant; 4) le degre de concordance entre 2) et 3). L'auteur suggere que les classes moyennes, meme lorsqu'elles adoptent le principe de l'individualisation de la justice et de la rehabilitation pour le juvenile et qu'elles acceptent une politique de reinsertion sociale pour les jeunes en difficulte et pour les delinquants de la classe moyenne, conservent des stereotypes si negatifs sur le style de vie des classes inferieures qu'il en resulte frequemment une attitude punitive plus forte a l'egard des delinquants de ces classes sociales. Il appert en outre que, dans le cas ou le systeme officiel d'intervention n'est pas compris par la communaute ou s'ecarte suffisamment du sentiment collectif, la communaute non seulement ne soutient pas son action mais va jusqu'a saper celle-ci. L'examen de la structure de fonctionnement des services institutionnels revele de plus un desequilibre entre les ressources sociales et les ressources psychiatriques. Dans les classes sociales inferieures, l'absence relative de programmes de prevention et de services non judiciaires est aggravee par le recours a des criteres selectifs d'admission, par les longues listes d'attente, et par l'absence de ressources therapeutiques appropriees dans les quelques services qui existent, ce qui amene l'utilisation excessive des mecanismes formels d'intervention avec les jeunes, qu'ils soient des delinquants endurcis ou des jeunes aux prises avec de serieux problemes d'adaptation. Le resultat a ete de faire de la cour juvenile un « depotoir » pour les adolescents a problemes, alors que ceux-ci devraient et pourraient etre pris en main plus efficacement par des services commmunautaires n'ayant pas de caractere judiciaire. A l'examen, il est evident que les principes d'organisation du systeme de justice juvenile et de mise en application des politiques dependent pour une large part : 1 ) de la philosophie et de l'orientation en ce qui concerne l'etiologie et la therapeutique de la delinquance juvenile; 2) de leur propre experience avec certains groupes de la population juvenile; 3) de la frequence et de l'intensite des contacts et des communications avec les autres agences dans le systeme; 4) des valeurs, de la formation, de l'experience personnelle et des perceptions individuelles, des attitudes et des autres biais des membres du personnel. Les ideologies et les objectifs contradictoires, les politiques inappropriees et les changements de procedure compromettent frequemment les objectifs theoriques du systeme de justice juvenile qui peuvent etre excellents, en les sacrifiant a des considerations d'efficacite et d'opportunisme. Le resultat est le refus quasi inevitable de dispenser des « soins appropries et un traitement regenerateur » aux jeunes delinquants, tels que stipules dans l'esprit et le texte de la loi. L'effort qui a ete fait pour identifier les elements importants (personnels, sociaux et culturels) sur lesquels reposent les decisions qui concernent l'intervention et le traitement revele : 1) l'absence de consensus sur les caracteristiques significatives qui differencient le delinquant endurci du delinquant primaire ou occasionnel; 2) l'incertitude par rapport a l'importance qui doit etre donnee lors de l'evaluation, a la presence ou a l'absence de certaines caracteristiques; 3) l'incoherence dans la relation entre ces caracteristiques et le choix du traitement. Les modeles d'action bases sur la tradition et sur l'intuition prennent le plus souvent le pas sur ceux qui sont bases sur des criteres scientifiques, si bien que la « maladie » est frequemment assimilee a criminalite ou mechancete. En somme, les jeunes de la classe inferieure ou les jeunes des groupes minoritaires sont le plus souvent desavantages a l'interieur de l'appareil judiciaire, en meme temps qu'est perpetue le mythe de l'individualisation du traitement. Etant donne ces faits, l'auteur souligne l'urgence de l'education des citoyens. Il importe de les amener a une conception plus eclairee du probleme de la delinquance ainsi qu'a une plus grande comprehension et connaissance des objectifs de la prevention et du controle social. La priorite doit etre donnee au support communautaire et a l'acquisition de la responsabilite. Pour ce faire, il faut developper un systeme plus etoffe et tres specifique qui permettrait de s'eloigner de la clinique traditionnelle et de l'approche psychogenetique de la delinquance. Une approche interdisciplinaire eclairee de l'etiologie et des solutions a apporter au comportement criminel s'impose. Un systeme doit etre developpe dans lequel seraient concilies sans compromis les objectifs de la punition, du controle de la prevention et de la rehabilitation; il servirait a affronter plus efficacement tous les problemes de la jeunesse qui necessitent notre attention. Indubitablement, l'efficacite d'un tel systeme est conditionnee par la philosophie qui l'inspire, par la politique et les procedures qui sont appliquees, par le personnel et par l'appui qu'il recoit de la communaute. Si le delinquant est au depart le produit d'un jugement social, le delinquant rehabilite doit aussi etre un produit de la communaute, donc d'un systeme capable de le servir et de l'aider a resoudre ses problemes. Il importe que chacun de nous puisse souscrire a la realisation de ce traitement individuel et puisse demander l'abandon des pratiques discriminatoires, et non scientifiques, auxquelles la societe fait frequemment appel. Enfin, le principe de l'equite doit remplacer le present systeme d'une justice de classe.


Sociologias ◽  
2017 ◽  
Vol 19 (45) ◽  
pp. 370-396 ◽  
Author(s):  
Gustavo Bastos Braga ◽  
Ana Louise Carvalho Fiúza ◽  
Paula Cristina Almeida Remoaldo
Keyword(s):  

Resumo A concepção de “modo de vida” tem sido muito utilizada nas Ciências Sociais, principalmente, para assinalar mudanças culturais, tal como pode ser observado desde Durkheim, Weber, Wirth, Rambaud, Lefebvre, Bourdieu, dentre outros. No entanto, o termo “modo de vida” assume uma pluralidade de significados, dificultando a compreensão das nuances interpretativas que o perpassam. As traduções para o português de estudos em língua inglesa e francesa, por vezes, apresentam termos idênticos para ideias originalmente distintas. Dada essas ambiguidades na definição do modo de vida, esse artigo se propõe a analisar os significados a ele atribuídos na literatura nacional e internacional. Como metodologia foram utilizados dados secundários oriundos de artigos e teses que utilizam o termo modo de vida e/ou traduzem a terminologia para a língua portuguesa, aplicando-se a análise em redes como ferramenta para avaliar o seu uso. Os resultados indicaram que termos distintos em sua língua original, como no francês genre de vie e style de vie, têm, rotineiramente, a mesma tradução para o português, modo de vida, reforçando a imprecisão do termo.


1988 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 53-74 ◽  
Author(s):  
Christian Pinson ◽  
Naresh K. Malhotra ◽  
Arun K. Jain
Keyword(s):  

La première partie de cet article présente le concept de style cognitif à partir de nombreux travaux sur le sujet. Les auteurs s'attachent plus particulièrement à l'analyse de la complexité cognitive dont ils étudient les diverses dimensions (différenciation, discrimination, intégration) et le niveau de généralité: les individus dits «complexes» au niveau cognitif le sont-ils dans toutes les situations auxquelles ils sont confrontés? La seconde partie de l'article traite de l' «accommodation» cognitive, c'est-à-dire de la façon dont les individus règlent et contrôlent les informations venant de l'environnement. Le concept de tolérance à l'ambiguïté est au centre de ces analyses. La conclusion porte sur une comparaison des apports respectifs des concepts de «style cognitif» et de «style de vie».


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