scholarly journals Un nouvel enjeu de santé publique au Canada

Criminologie ◽  
2018 ◽  
Vol 51 (2) ◽  
pp. 136-166 ◽  
Author(s):  
Rae Spiwak12 ◽  
Brenda Elias ◽  
Jitender Sareen ◽  
Mariette Chartier ◽  
James M. Bolton ◽  
...  

Chaque année, dans le monde, entre 48 et 50 millions de personnes se retrouvent endeuillées à la suite d’un suicide. Au Canada seulement, ce sont 4 000 individus qui se suicident chaque année, laissant derrière eux un grand nombre de personnes qui doivent faire face au caractère traumatisant et complexe du suicide. Dans un contexte qui avait déjà vu la tentative de suicide être décriminalisée en 1972, la présente étude se penche sur ce qui apparaît désormais constituer une nouvelle problématique de santé publique : le soutien aux personnes endeuillées à la suite d’un suicide. Nous discuterons à cet égard de quelques acteurs clés qui ont influencé les politiques canadiennes sur le sujet : les tribunaux, la Constitution ou encore des groupes qui avaient un intérêt spécifique par rapport à cet enjeu. Les questions de santé associées à ce type de deuil de même que la question de la nécessité de l’intervention seront abordées. Enfin, divers aspects émergents de ces politiques qui demandent encore à être éclairés seront examinés, de même que la nécessité de distinguer les approches à court, moyen et long terme quand on intervient auprès de personnes touchées par ce type de deuil.

2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 601-601
Author(s):  
D. Carmelo ◽  
S. Lamy ◽  
A. Charles-Nicolas ◽  
N. Pascal ◽  
L. Jehel

IntroductionLa suicidalité à l’adolescence est une question importante de santé publique, en termes de mortalité, de morbidité. Celle-ci est peu évaluée et quantifiée dans les en Martinique au sujet des adolescents. Notre objectif à travers de notre étude prospective exploratoire est de déterminer de la prévalence des tentatives de suicide chez les adolescents en Martinique consultant au CHUM.MéthodesNous avons inclus tous les adolescents âgés de 11 à 18 ans ayant réalisé une tentative de suicide en Martinique, admis sur les différents services d’urgences et de réanimations du CHUM, sur une période continue de 4 mois.RésultatsQuarante-trois tentatives de suicide ont été enregistrées au cours de cette période : 88,4 % des cas impliquaient des filles (avec une récidive sur la période d’inclusion), 58,1 % des jeunes ont utilisé comme méthode l’intoxication médicamenteuse volontaire, la majorité concernait des primosuicidants (60,5 %), près de la moitié des cas avait identifié un événement traumatisant, 34,9 % ont déclaré consommer de façon régulière une substance psychoactive enfin 72,5 % des situations ont fait intervenir le SAMU et 65,2 % de ces adolescents ont bénéficié d’une prise en charge hospitalière.ConclusionCette étude pilote permet de contribuer à la description de la tentative de suicide chez les adolescents, qui s’estimerait à 1 tentative de suicide tous les 3 jours, et confirme bien une problématique suicidaire touchant cette population spécifique dans ce département. Elle suggère par ailleurs la nécessité de renforcer l’offre de soins qui semble insuffisante à ce jour. Au vu des résultats de cette étude, l’implication forte du SAMU dans ce travail pourrait être un partenaire idéal dans le repérage de ces conduites suicidaires dans cette région.


2021 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 54-60
Author(s):  
KL Kouame ◽  
AB Yao ◽  
KI N'Dri

Contexte: Le covid-19 (coronavirus disease – 19) est une infection causée par un coronavirus dit SARS-Cov_2 (Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2), un virus très contagieux qui affecte les voies respiratoires. On en compte un grand nombre de patients dans le monde causant de nombreuses pertes en vies humaines. En Côte d'Ivoire comme partout ailleurs, les gouvernements et les spécialistes se sont engagés dans une dynamique de lutte contre le covid-19. Jusqu'à ce jour, le moyen de lutte par excellence reste la prévention.Objectif : Faire un état des lieux de la pandémie de covid-19 en Côte d'Ivoire en vue d'en améliorer la lutte.Méthodes : La première étape a consisté à l'analyse de la progression de la pandémie en Côte d'Ivoire sur la période de mars à mai 2020. La deuxième étape a été le diagnostic du mode de transmission de la pandémie. La troisième étape a consisté en la recherche des facteurs de risque à partir d'enquêtes de terrain et d'analyse des faits observés de façon générale en Côte d'Ivoire.Résultats : L'analyse de la progression de la pandémie montre que celle-ci se propage de façon aléatoire et à un rythme très élevé en Côte d'Ivoire. Le nombre de personnes infectées est inégalement réparti sur l'étendue du territoire national et dans le temps. Les résultats du diagnostic du mode de transmission de la pandémie en Côte d'Ivoire à partir de la carte de contrôle des moyennes ont montré que la transmission de la pandémie dans le pays est hors contrôle. La recherche des facteurs de risque à partir d'enquêtes de terrain et d'analyse des faits observés dans le pays révèle que plusieurs causes sont à la base de cette rapide propagation de la pandémie en Côte d'Ivoire. Celles-ci ont été regroupées en classes suivant les 5 M en accord avec le diagramme d'ISHIKAWA.Conclusion : Le COVID-19 représente un réel problème de santé publique majeur en Côte d'Ivoire. Sa propagation est rapide et non maîtrisée. La population ne s'est pas encore approprié les gestes barrières. Et les causes de cette diffusion exponentielle de la pandémie ont été identifiées. Recommandations : A la lumière des résultats, certaines recommandations telles que l'automatisation des dispositifs de lavage des mains dans les lieux public, la pulvérisation régulière des lieux publics, le port obligatoire des masques, la bonne protection des aliments directement consommables …ont été faites afin de freiner la propagation de cette pandémie en Côte d'Ivoire.


2011 ◽  
Author(s):  
◽  
Ketty Balthazard-Accou ◽  

Les protozoaires du genre Cryptosporidium sont des parasites intestinaux qui infectent l’intestin d’un grand nombre de vertébrés. Ils engendrent une parasitose souvent opportuniste chez les sujets immunodéficients. Ces protistes cosmopolites se retrouvent dans différents types d’eaux, en particulier celles de distribution. L’oocyste est la forme de résistance et de dissémination du parasite dans l’environnement. Fréquemment impliquées dans des diarrhées aiguës ou chroniques de l’enfant et l’adulte, les cryptosporidies constituent un véritable problème de santé publique dans les pays en voie de développement. En Haïti, des oocytes de cryptosporidies ont été retrouvés dans les eaux de surface et dans les eaux destinées à la consommation humaine, y compris notre site d’étude, la ville des Cayes. Après une évaluation du niveau de circulation des oocystes dans l’environnement de notre site d’étude, nous avons cherché : (i) à identifier les sources de cette pollution par l’analyse des selles d’animaux en libre circulation dans la ville (ii) à comprendre la présence de Cryptosporidium dans l’aquifère de la ville par l’étude des propriétés du sol (granulométrie, essais de percolation en colonne, essais en statique) et donc les mécanismes de transfert des oocystes de la surface vers les eaux souterraines (iii) à évaluer le risque sanitaire pour la population. Sur les 129 prélèvements de selles de diverses espèces animales analysés, la présence de coproantigènes de cryptosporidie est notée dans 27 par l’utilisation de kits commerciaux et dont 17 ont été confirmés par la mise en évidence des oocystes par coloration. La taille des grains du sol est ≤2 mm. On note une absence d’oocyste dans les lixiviats obtenus des essais de percolation. Ce résultat serait dû à la qualité du prélèvement des échantillons du sol et à leurs traitements. Par contre, les essais en statique révèlent une adsorption sur les grains de sable des oocystes confirmée par l’observation en microscopie confocale. Quant à l’estimation du risque, nous avons défini 2 groupes dans la population exposée : immunocompétents et immunodéprimés. Il apparaît comme attendu un risque élevé pour les immunodéprimés. Les résultats de nos travaux, somme toute incomplets pour évaluer le réel impact de la circulation des oocystes sur la santé des populations exposées, ont cependant révélé l’ampleur du phénomène et permettent d’envisager des stratégies correctives afin d’améliorer la qualité de l’eau mise à la disposition des populations. Par exemple, les zéolites, matériaux naturels, sont d’excellents échangeurs d’ions et leur utilisation dans le processus de traitement des eaux contaminées par des oocystes peut probablement engendrer un niveau de rétention notable.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 61-61
Author(s):  
V. Delvenne

L’agression sur soi, par des automutilations ou par des comportements suicidaires, constitue l’une des facettes de l’impulsivité les plus spécifiques du comportement borderline chez les patients adultes [2] et ces patients présentent une vulnérabilité psychiatrique plus importante, notamment, en termes de dépression [1]. La tentative de suicide à l’adolescence est un véritable problème de santé publique et les unités de soins pour adolescents sont confrontées quotidiennement à ces patients qui passent à l’acte à répétition. Les liens avec le développement d’un trouble de la personnalité borderline ont été peu étudiés à cet âge. Pour ces raisons, nous nous sommes intéressés à explorer l’association entre automutilations, récidive suicidaire, caractéristiques cliniques et impulsivité chez 62 adolescents présentant un trouble de la personnalité borderline. L’évaluation clinique de notre population a été réalisée par entretien direct et par auto-questionnaires, conformément au protocole du réseau. La sévérité dépressive et la suicidalité ont été évaluées à l’aide des 3 échelles de Beck : l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) ; l’Echelle de Désespoir de Beck (BHS) et l’Echelle d’Idéation Suicidaire de Beck (BSI). La qualité de la dépression a été évaluée avec le Questionnaire de l’Expérience Dépressive (DEQ) de Blatt and Zuroff. L’impulsivité a été évaluée avec l’Echelle d’Impulsivité de Barratt (BIS-11). Enfin, les évènements de vie traumatiques (abus et négligences) ont été recherchés à l’aide du Questionnaire sur les Traumatismes de l’Enfance (CTQ). Nous montrons que la répétition des actes suicidaires peut être considérée comme un facteur de gravité et de mauvais pronostic chez les adolescents présentant un trouble de la personnalité borderline. Ils présentent un profil psychopathologique plus sévère en termes de trouble dépressif et d’anxiété. Ils rapportent aussi plus d’histoire d’abus sexuels dans l’enfance. L’hypothèse d’une trajectoire développementale particulière chez ces adolescents borderline semble soutenue par nos résultats. Elle est faite de premières relations d’attachement peu sécurisantes associées à une exposition traumatique qui les rend vulnérables à la souffrance dépressive, aux expériences de séparation et à une fragilité sur le plan des relations interpersonnelle.


Author(s):  
Rosine Manishimwe ◽  
Martin Buhire ◽  
Alexie Uyisunze ◽  
Jean Bosco Turikumwenayo ◽  
Michael Tukei

La résistance aux antibiotiques est devenue une préoccupa­tion de santé publique mondiale car un grand nombre de bactéries résistantes émergent continuellement. Les animaux ont été signalés comme l’une des sources de bactéries résistantes aux antibiotiques qui peuvent être transférées aux humains. Afin d’enrichir les données sur la résistance aux antibiotiques chez les animaux au Rwanda, une étude transversale a été menée dans la province de l’Est et dans la ville de Kigali pour isoler Escherichia coli présent dans des élevages de volailles en plein air et dans des élevages commerciaux. Des échan­tillons de matières fécales ont été prélevés dans 294 fermes avicoles et des souches d’E. coli ont été isolées et identifiées. Au total, 241 isolats d’E. coli ont été soumis à un test de sen­sibilité aux antibiotiques en utilisant cinq antibiotiques (gen­tamicine, streptomycine, rifampicine, doxycycline et érythro­mycine). L’utilisation d’antibiotiques chez les volailles était faible dans les élevages de volaille en plein air (30,9 %) com­parativement aux élevages de poules pondeuses et de pou­lets de chair (100 %). Parmi les 151 éleveurs qui ont déclaré utiliser des antibiotiques chez les volailles, près de la moitié (49,7 %) ont toujours utilisé des antibiotiques sur ordonnance vétérinaire. Sur les 241 isolats d’E. coli, 43,2 % présentaient une résistance multiple à quatre des cinq antibiotiques testés. Presque tous les isolats (98,8 %) étaient résistants à l’érythro­mycine, 78,8 % étaient résistants à la streptomycine, 77,6 % étaient résistants à la doxycycline, 69,3 % étaient résistants à la rifampicine et quelques-uns seulement étaient résistants à la gentamicine (3,7 %). Aucune différence significative statis­tiquement n’a été observée en ce qui concerne la résistance des isolats aux antibiotiques selon le type de système d’éle­vage. Toutefois, la résistance des isolats à la doxycycline a été significativement plus élevée dans les fermes où l’utilisa­tion d’antibiotiques a été signalée (84 %) que dans les fermes où l’utilisation d’antibiotiques n’a pas été signalée (70 %). La résistance aux antibiotiques d’E. coli observée montre l’exis­tence d’une source potentielle de résistance qui peut être transférée aux bactéries pathogènes et avoir un impact sur les humains et les animaux.


2018 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 103-116
Author(s):  
Sébastien Tessier ◽  
Lina Noël

Contexte : En 2013, environ 3 millions de Canadiens de 15 ans et plus ont rapporté avoir déjà consommé du cannabis. Les adolescents et les jeunes adultes représentent les groupes où l’on retrouve les plus grandes proportions de consommateurs de cannabis au Québec et au Canada. Objectif : Établir un portrait de la consommation de cannabis au Québec et au Canada selon l’âge, le sexe et le lieu de résidence. Méthodes : Les données utilisées pour établir le portrait de l’usage de cannabis au cours de la vie et au cours des 12 derniers mois proviennent d’enquêtes canadiennes et québécoises sur la santé de la population réalisées entre 2004 et 2013. Les analyses statistiques ont été réalisées par l’entremise de l'Infocentre de santé publique à l'Institut national de santé publique du Québec. Résultats : En 2013, la prévalence de la consommation de cannabis au cours de la vie chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus s'élevait à 33,7 %. Au cours de l’année précédant l’enquête, 10,6 % de la population générale canadienne rapportait avoir fait usage de cannabis. L’enquête de 2008 menée auprès de la population québécoise indiquait que 12 % des Québécois de 15 ans et plus avaient consommé du cannabis au cours de l’année précédente. Les adolescents (15 à 17 ans) et les jeunes adultes (18 à 24 ans) représentaient les groupes où l’on retrouvait la plus grande proportion de consommateurs de cannabis, soit respectivement 30,2 % et 35,3 % d’entre eux. La consommation de cannabis dans la dernière année chez les Canadiens de 15 ans et plus a diminué au cours de la dernière décennie, passant de 14,1 % en 2004 à 10,6 % en 2013. La diminution de la consommation de cannabis est aussi observable chez les jeunes du secondaire au Québec entre 2000 et 2013 avec une baisse de 17,7 %. Conclusion : Le cannabis est une substance consommée par un grand nombre d’individus dans la population. Cependant, il importe de mentionner qu’une baisse de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois a été observée depuis le début des années 2000, surtout chez les plus jeunes. Comme le gouvernement fédéral s’apprête à légaliser cette substance, il serait tout indiqué de suivre l’évolution de la consommation de cannabis et des problèmes connexes dans la population.


2011 ◽  
Vol 31 (supplément 1) ◽  
pp. 1-39
Author(s):  
RW Pong ◽  
M DesMeules ◽  
D Heng ◽  
C Lagacé ◽  
JR Guernsey ◽  
...  

Les Canadiens ont à cœur la facilité d’accès aux services de santé. Bien que de nombreuses études aient porté sur l’accessibilité des soins de santé au Canada, très peu d’entre elles l’ont examinée sous l’angle des différences entre les régions urbaines et rurales, particulièrement dans une perspective à échelle nationale. Pourtant, il existe des disparités entre les populations des régions urbaines et rurales, tout comme il existe des différences entre les services dans les régions éloignées et dans les régions à faible densité de population. Les collectivités rurales au Canada : comprendre la santé rurale et ses déterminants est un programme de recherche de trois ans financé par l’Initiative sur la santé de la population canadienne (ISPC) de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)et par l’Agence de la santé publique du Canada (l’ASPC). Y participent entre autres des chercheurs de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et du Centre de recherche en santé dans les milieux ruraux et du Nord de l'Université Laurentienne et d’autres chercheurs. Le premier document publié dans le cadre de ce programme de recherche s’intitule Comment se portent les Canadiens vivant en milieu rural? Une évaluation de leur état de santé et des déterminants de la santéFootnote 1a1a. Le présent document constitue la seconde publication de ce programme : il s’agit d’une analyse descriptive et comparative de l’utilisation d’un grand nombre de services de santé par les populations rurales et urbaines.


Author(s):  
Arthur Aires de Oliveira ◽  
Danilo José Silva Moreira ◽  
Jhon Allyson Sena Pimentel ◽  
Pedro Henrique de Magalhães Costa ◽  
Claudio Alberto Gellis de Mattos Dias ◽  
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La COVID-19 (Coronavirus Disease 2019) est une infection causée par le virus SARS-CoV-2, dont les premiers cas ont été signalés en décembre 2019 dans la ville de Wuhan. Il a été constaté que chez les patients présentant des comorbidités, il existe un risque plus élevé de complications et de mortalité en cas d’infection. La maladie a été considérée par l’Organisation mondiale de la santé en 2020 comme une urgence de santé publique et, au Brésil, le ministère de la Santé a mis en œuvre des mesures de surveillance épidémiologique des cas enregistrés dans les différentes unités fédératives du pays. Parmi ceux-ci, Amapá suppose des niveaux élevés d’incidence et de mortalité. Cette étude vise à analyser les principaux facteurs de risque antérieurs constatés chez les patients atteints de COVID-19 dans l’État d’Amapá. Pour cela, les données secondaires disponibles dans le panel Coronavirus Amapá ont été utilisées lors d’une recherche menée le 22 mai 2020. Sur la plateforme, des données ont été collectées sur le nombre de patients diagnostiqués avec covid-19, ainsi que le nombre de décès dus à la maladie, avec une évaluation conjointe dans chaque sujet des comorbidités trouvées. Après avoir regroupé ces données dans des feuilles de calcul Microsoft Excel, une analyse quantitative et descriptive de celles-ci a été effectuée. Dans l’État, un total de 28 927 patients diagnostiqués avec COVID-19 ont été enregistrés jusqu’au jour de la collecte. Environ 1,31 % (378 cas) d’entre eux présentaient un facteur de risque qui pourrait les rendre susceptibles de développer des complications résultant de la COVID-19, le diabète et les maladies cardiaques chroniques étant les affections ayant le plus grand nombre de dossiers. Toujours dans l’État d’Amapá, 420 décès chez des patients atteints de COVID-19 ont été détectés. De ce total, 75,71 % (318 cas) présentaient des facteurs de risque antérieurs de risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, l’hypertension et le diabète étant les affections prédominantes. Avec l’étude, il a été remarqué dans l’Amapá qu’une grande partie de la population de patients diagnostiqués avec la maladie et décédés avait des antécédents de facteur de risque de COVID-19. En raison de la notification des facteurs de risque dans la situation de décès qui n’ont pas été enregistrés dans le nombre de patients diagnostiqués, ainsi que de la non-spécificité inhérente à l’état des patients surveillés par les mécanismes de santé de l’État, il n’a pas été possible d’effectuer une analyse plus détaillée du degré de complication et du taux de létalité générés par un facteur de risque donné et son association avec l’infection au coronavirus.


Author(s):  
J.-M. Pujo ◽  
S. Houcke ◽  
A. Fremery ◽  
G. Lontsi-Ngoula ◽  
A. Burin ◽  
...  

L’OMS classe l’envenimation vipérine comme pathologie négligée. Elle représente un problème de santé publique associé à des taux de mortalité et de morbidité importants. Notre objectif est de faire une mise au point sur les données récentes de la littérature sur l’épidémiologie et la prise en charge de l’envenimation vipérine en Guyane française. La Guyane est un département français presque entièrement recouvert par une forêt tropicale. Elle abrite une herpétofaune très riche comportant notamment les espèces du genre Bothrops (famille des Viperidae) qui provoquent le plus grand nombre de morsures et d’envenimations. La gestion des envenimations vipérines représente un défi de santé publique. En effet, la plupart des envenimations se produisent dans des zones rurales éloignées où l’accès aux soins est le plus compliqué, avec la présence d’un personnel médical peu formé à la prise en charge et l’indisponibilité de l’antivenin, ce qui constitue une véritable perte de chance pour les patients. En conclusion, dans un contexte d’efforts mondiaux visant à réduire l’impact des envenimations vipérines, la coopération internationale et l’engagement des autorités locales de santé et de la société civile sont nécessaires. En Guyane, la mise en place d’une véritable filière de soins et la mise à disposition de l’antivenin dans les structures sanitaires les plus isolées constitueraient un réel progrès sanitaire.


Author(s):  
F. Abunna

Une étude transversale a été menée de novembre 2009 à mars 2011 afin de déterminer la prévalence de la cysticercose / téniasis et d’estimer le coût du traitement de cette maladie dans la ville de Yirgalem en Ethiopie. Les résultats à l’abattoir, une enquête par questionnaire et les inventaires de magasins pharmaceutiques ont été utilisés dans l’étude. Sur les 400 animaux examinés, 48 (12 p. 100) ont présenté un nombre variable de Cysticercus bovis. La répartition anatomique des kystes a montré que les plus fortes proportions de kystes de C. bovis se trouvaient dans la langue, ensuite dans le muscle masséter, le foie, les épaules et le coeur. Sur un total de 190 C. bovis collectés lors de l’inspection des viandes, 89 (46,84 p. 100) étaient vivants. Les tests de viabilité ont révélé que la langue contenait le plus grand nombre de kystes viables (63,16 p. 100), ensuite le masséter (44,23 p. 100), le foie (41,38 p. 100) et le coeur (40 p. 100). Sur les 170 personnes interrogées, 119 (70 p. 100) ont contracté une infection à Taenia saginata et, parmi elles, 85 p. 100 ont déclaré utiliser des médicaments modernes, alors que les autres ont eu recours aux médicaments traditionnels. La majorité des personnes interrogées consommaient de la viande crue pour des raisons traditionnelles ou religieuses. La prévalence de la téniasis humaine a montré des différences significatives (p < 0,05) en fonction du sexe, de la religion, des risques professionnels, de l’état matrimonial et des habitudes de consommation de viande crue. Ainsi, respectivement les hommes (p = 0,001), les chrétiens (p < 0,001), les groupes professionnels à haut risque (p < 0,001), les personnes mariées (p = 0,016) et les consommateurs de viande crue (p < 0,001) étaient davantage exposés au risque d’être affectés par une téniasis que les femmes, les musulmans, les groupes professionnels à faible risque, les personnes non mariées et les consommateurs de viande cuite. Dans cette analyse, aucune différence statistique significative n’a été observée pour ce qui concerne l’âge et le niveau d’instruction (p > 0,05). Un inventaire des magasins pharmaceutiques a révélé l’achat de 472 013 doses de médicaments pour adultes contre la téniasis pour un coût de 1 416 039 birrs éthiopiens (environ 88 500 USD) au cours d’une période de cinq ans (2005 à 2009). Mébendazole et niclosamide ont été les médicaments les plus fréquemment vendus pour le traitement de la téniasis, et praziquantel a été le médicament le moins vendu. En conclusion, l’étude a révélé une forte prévalence de métacestodes de T. saginata dans les organes à l’abattoir et a aussi mis en évidence la profonde tradition de la consommation de viande crue. Les autorités devraient donner priorité à cette maladie afin de préserver la santé publique et, de là, promouvoir l’industrie de la viande bovine dans le pays.


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