scholarly journals Vacances romaines. Sur La Sapienza d’Eugène Green

2018 ◽  
Vol 27 (2-3) ◽  
pp. 157-177
Author(s):  
Guillaume Dulong
Keyword(s):  

L’auteur de cet article interroge la place de Rome dans le film d’Eugène Green La Sapienza (2014), par une analyse des présupposés métaphysiques et sémiologiques de sa poétique du cinématographe. L’auteur explique en quoi Rome illustre l’acte cinématographique en tant que « ville cachée » et ce que nous apprend la comparaison des cinéastes et architectes quant à la définition de l’auteur d’une oeuvre. Pour ce faire, l’expression « présence réelle » appliquée à la ville est examinée dans le sillage d’une esthétique néoplatonicienne pour montrer que l’identité paradoxale de référence du toponyme polysémique de « Rome » suppose une situation de communication poétique. Elle renvoie à un vécu d’hospitalité et de retour sur soi, mis en perspective avec le Journal de voyage en Italie par la Suisse et l’Allemagne en 1580 et 1581 de Montaigne. Par la suite, espaces urbains et filmiques sont comparés afin d’exposer la part du vide comme élément de composition de ce dernier. Le vide se comprend alors comme réceptivité de la lumière, patience. S’ensuit enfin une étude des analogies entre architecte et cinéaste et de la théorie esthétique de l’auteur les sous-tendant.

2013 ◽  
pp. 1-23
Author(s):  
Jocelyne Mathieu

Le fonds Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, premier premier ministre du Québec (1867-1873), déposé aux Archives de l’Université Laval, comprend une série intitulée « Les femmes de la famille P.-J.-O. Chauveau » dans laquelle sont rassemblés les journaux personnels de ses filles Flore, Éliza, Henriette et Honorine, entre les années 1855 et 1876. Ces journaux – dits intimes – relatent certains événements et témoignent de la vie familiale et sociale de cette famille bourgeoise ayant vécu à Québec et à Montréal. Ce texte est une première approche des journaux de ces jeunes filles ; il s’attarde d’abord à la pratique de l’écriture d’un journal « intime », le déménagement de la famille de Québec à Montréal alors que Chauveau est nommé surintendant de l’Instruction publique au Bas-Canada ; au journal de voyage d’Éliza en séjour de vacances chez les Papineau ; et au récit, à posteriori, des derniers jours de la mère, Marie-Louise-Flore Masse-Chauveau, par la cadette de ses filles, Honorine.


2006 ◽  
Vol 20 (2) ◽  
pp. 329-341
Author(s):  
Pierre Lespérance

Résumé Le journal de voyage que Saint-Luc de La Corne écrivit en 1762 et fit publier à Montréal en 1778 constitue le premier jalon de l'histoire littéraire québécoise. Peu à peu oublié, le récit du naufrage de /'Auguste survécut dans la première moitié du xix3 siècle grâce à la tradition orale dont il fut l'objet dans la famille Aubert de Gaspê. À compter des années I860, la postérité se saisit du texte de La Corne. D'Aubert de Gaspépère à Robert de Roquebrune, en passant par Henri-Raymond Casgrain, Archibald MacMechan et Pierre-Georges Roy, les hommes de lettres apportent à l'épisode de /'Auguste des développements qui modifient jusqu'à l'esprit de l'oeuvre de La Corne. À mesure que ce jeu hypertextuel s'effectue, l'enjeu devient de plus en plus clairement idéologique dans la mesure où les littérateurs utiliseront l'effet La Corne pour alimenter leurs thèses respectives.


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