scholarly journals Étude de la biodégradation des feuilles d’eucalyptus (Eucalyptus camaldulensis) et de laurier rose (Nerium oleander) dans l’eau de l’Oued Aïn Chkef au Maroc

2016 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 169-176
Author(s):  
Khalid Bouraada ◽  
Mariam Essafi

Cet article traite de l’aspect global et des effets positifs etnégatifs du phénomène de la décompositiondes feuilles, qui représente l’une des principalescaractéristiques du fonctionnement hétérotrophedes milieux aquatiques. L’objectif de cette étudeétait d’évaluer la relation entre les coursd’eau et les milieux terrestres adjacents, puisque c’est auniveau des interfaces terre/eau que se résument les grandesétapes du fonctionnement d’un écosystème.Nous avons utilisé la technique des sacs à mailles, avecdes sachets de 0,5 cm d’ouverture de mailles permettant ainsi unaccès plus facile à la majeure partie desinvertébrés aquatiques qui interviennent dans ladégradation des feuilles dans l’eau. Les sachetsétaient introduits dans l’eau avec deux ou trois pierrespermettant de les lester au fond. Au niveau de la dégradationdes feuilles, nous avons constaté que les feuilles de laurierrose se décomposent et perdent leurs poids plus rapidement quecelles d’eucalyptus, une perte d’ailleurs trèsrapide puisqu’elle atteint la valeur de 70 % du poidsinitial en 30 jours seulement. Cette perte du poids initial pourraitêtre liée au phénomène de lessivage desfeuilles, lui-même dépendant de la texture et de lastructure des feuilles et de l’action desinvertébrés, particulièrement celle des mollusques(dilacérateurs) et des diptères (filtreurs) quicontribuent pour une part très importante dans ladégradation des feuilles. Cette période est assez rapidepour les feuilles de laurier rose (15 jours), alors qu’elle estrelativement longue pour celles d’eucalyptus (30 jours) dont lacolonisation par les invertébrés, aussi bien en nombrequ’en biomasse, demeure plus faible par rapport à celledes feuilles de laurier.

Author(s):  
Anja Bilandzic ◽  
Laura Rosella

Introduction Notre objectif était d’estimer les coûts de santé directs liés au traitement du diabète au Canada sur 10 ans, à l’aide de données de sondages nationaux et d’un outil de prévision du risque de diabète, ainsi que les coûts par personne. Méthodologie Nous avons utilisé le Diabetes Population Risk Tool pour estimer le nombre de nouveaux cas de diabète chez les personnes âgées de 20 ans et plus sur 10 ans (jusqu'en 2022) à l’aide des données de 2011 et de 2012 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Nous avons évalué les coûts liés au diabète à partir d’une étude de cohorte faisant appel à l’appariement par score de propension, en utilisant la base de données sur le diabète de l’Ontario ainsi que d’autres données administratives. Nous avons calculé les coûts totaux en utilisant les coûts associés aux nouveaux cas, en tenant compte du sexe, de l’année du diagnostic et des taux de mortalité annuels dus à la maladie. Résultats D'après nos calculs, le risque de développer le diabète sur 10 ans s’élevait pour la population canadienne en 2011-2012 à 9,98 %, soit 2,16 millions de nouveaux cas. Les coûts totaux en soins de santé imputables au diabète pendant cette période sont de 15,36 milliards (7,55 milliards pour les femmes et 7,81 milliards pour les hommes). Ce sont les hospitalisations de courte durée qui constituent la majeure partie de ces coûts (43,2 %). Des interventions menées au sein de la population entraînant une perte de poids de 5 % au sein de la population permettraient de réduire les coûts des soins de santé de 2,03 milliards de dollars. Une réduction du risque de 30 % obtenue grâce à des interventions auprès des personnes à plus haut risque de développer le diabète (c.-à-d. les 10 % au sommet du groupe à risque le plus élevé) entraînerait des économies de l’ordre de 1,48 million de dollars. Conclusion D'ici 2022, le diabète va constituer un lourd fardeau financier pour le système de santé canadien. Notre méthode de calcul des coûts à venir offre aux décideurs et aux planificateurs un outil accessible et clair susceptible de leur permettre de prévoir les dépenses imputables à la maladie et les économies potentielles de coûts associées aux interventions.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S5-S5
Author(s):  
M. Willard

Les problèmes psychosociaux dans le monde de l’entreprise sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves. L’augmentation continue du nombre de suicides au travail, dont les médias se font régulièrement l’écho, en témoigne. La France est l’un des pays les plus touchés. Pourtant, les réponses proposées dans le monde de l’entreprise restent limitées à la gestion du stress, semblant ignorer l’existence de réels troubles de l’humeur d’origine professionnelle. Il est vrai que la plupart des intervenants au sein des entreprises n’ont pas de formation psychiatrique. Il existe d’authentiques dépressions professionnelles qui surviennent suite à des difficultés dans le monde du travail et s’expriment principalement au travail. Ces dépressions représentent la majeure partie des dépenses médicales occasionnées par les problèmes de santé mentale. La dépression des dirigeants d’entreprise, souvent méconnue, est un facteur causal de certaines faillites. La sémiologie est spécifique, les éléments de prise en charge et de prévention primaire, sont très différents de ceux du stress professionnel. De la même façon, le cadre législatif est surprenant. La dépression n’existe pas dans le tableau des maladies professionnelles, et sa reconnaissance hors tableau est difficile, avec en particulier, une absence de présomption d’origine. Au contraire, le suicide est désormais fréquemment reconnu comme accident du travail. Notre intervention, après avoir rappelé la sémiologie spécifique des troubles de l’humeur d’origine professionnelle, fera le point sur les aspects de prévention spécifique et sur les éléments de prise en charge. Nous présenterons, pour conclure, la prise en charge que nous avons mise en place dans un établissement bancaire français.


Author(s):  
Per Davidsson ◽  
Frédéric Delmar
Keyword(s):  

Cette étude explore la manière dont les entreprises à forte croissance en Suède contribuent à la création d’emplois. Avec un échantillon composé de toutes les entreprises en Suède ayant plus de 20 employés et en activité en 1996 (n = 11 748), nous avons analysé leurs développements annuels au cours des dix dernières années (soit de 1987 à 1996). Nous avons défini un échantillon d’entreprises à forte croissance comprenant les 10 % qui ont le plus contribué en moyenne annuelle absolue à la croissance d’emplois (n = 1153). Les résultats indiquent que les entreprises jeunes et de taille moyenne, souvent dans des industries jeunes et en croissance, créent la majeure partie des nouveaux emplois. Néanmoins, la contribution totale à la création d’emplois par les entreprises en forte croissance est inférieure à celle des entreprises récemment établies. Des implications pour la recherche et les pratiques sont offertes.


2005 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 255-288
Author(s):  
Réjean Lachapelle

Science des populations humaines sous leurs aspects quantitatifs, la démographie ne se sent à l'aise qu'avec les grands nombres. C'est pourquoi la majeure partie des études démographiques portent sur les populations nationales pour lesquelles on dispose de données statistiques abondantes et variées qui proviennent des recensements et de l'état civil. À l'échelon national, grâce à la richesse des statistiques disponibles, l'influence de nombreux facteurs peut être isolée afin d'expliquer les variations des phénomènes démographiques; cependant, les moyennes nationales masquent des variations locales — souvent importantes — et, partant, n'en rendent pas compte. Deux voies se présentent pour étudier les différences locales des phénomènes démographiques: les corrélations écologiques et les monographies régionales. Par « corrélation écologique» nous entendons l'ensemble des procédés et techniques statistiques utilisés pour rendre compte des variations des phénomènes démographiques (variables dépendantes) à l'échelon local en les reliant à des facteurs économiques, sociaux, culturels, etc. (variables indépendantes). Cette méthode permet d'arriver à des explications générales; si l'intérêt se porte sur une région particulière, elle se révèle toutefois inopérante. Intéressé avant tout à l'évolution de la population madelinienne, nous avons choisi de l'étudier comme unité autonome, quitte à recourir au besoin à des comparaisons avec l'ensemble du Québec. À l'aide d'études historiques et géographiques et de statistiques tirées des divers recensements canadiens' et de l'état civil nous avons d'abord brossé à grands traits l'évolution de la population des Iles-de-la-Madeleine des origines à 1966. En outre, pour la période allant de 1931 à 1966, nous avons distingué l'accroissement naturel (c'est-à-dire le solde des naissances et des décès) des migrations nettes (c'est-à-dire le bilan net des départs et des arrivées) dans la croissance de la population. Nous avons ensuite analysé successivement chacun des phénomènes qui interviennent dans l'évolution de la population: la mortalité, la fécondité et les migrations nettes. En chaque cas, nous avons poussé l'analyse aussi loin que le permettaient les renseignements disponibles. Nous avons également mis en lumière les conséquences qu'entraînent la mortalité, la fécondité et les migrations nettes sur la composition par âge de la population madelinienne. Finalement, nous avons tenté de prévoir l'évolution future de la population de 1966 à 1986. Afin d'éviter toute équivoque, les commentaires qu'appellent les lacunes et les déséquilibres révélés par l'analyse ont été renvoyés à la fin.


1909 ◽  
Vol 46 (2) ◽  
pp. 405-441 ◽  
Author(s):  
Clément Vaney

La Scotia a rapporté de son expédition au pôle sud une très importante collection d'Holothuries; nous remercions bien vivement M. W. S. Bruce de l'honueur qu'il nous a fait en nous en confiant l'étude.Cette collection ne renferme pas moins de trente-quatre espèces, dont vingt et une, c'est à dire près des deux tiers, sont nouvelles. Cette proportion aurait été probablement plus grande, mais par suite de l'action de quelques agents conservateurs employés (formaldéhyde et acide acétique glacial) certains échantillons sont indéterminables: leurs corpuscules calcaires ayant été complètement dissous par les liquides acides. Pour la même raison nous avons décrit quelques nouvelles espèces sans pouvoir fournir daus la diagnose les caractères de leurs spicules. Mais la majeure partie des exemplaires et surtout ceux de grandes profondeurs sont en bon état et très bien préparés.


2008 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 174-183
Author(s):  
S.B. Patten ◽  
J.V.A. Williams ◽  
C. Mitton

Les études de coûts sont essentielles aux décisions stratégiques en matière de santé. Les estimations de coûts disponibles concernant les troubles anxieux et les troubles de l’humeur au Canada ne sont, cependant, peut-être plus à jour. Dans la présente étude, nous avons estimé un ensemble de coûts directs liés aux soins de santé, en utilisant les données recueillies au moyen d’une enquête téléphonique provinciale portant sur les troubles anxieux et les troubles de l’humeur en Alberta. L’enquête a fait appel à la méthode de composition aléatoire afin de joindre un échantillon de 3 394 résidants de ménages âgés de 18 à 64 ans. L’entrevue téléphonique comprenait des questions permettant d’évaluer les coûts, sans indiquer si ces coûts étaient engagés par le répondant, le gouvernement ou un régime de santé. L’entrevue intégrait également la mini-entrevue diagnostique neuropsychiatrique (Mini Neuropsychiatric Diagnostic Interview [MINI]). Les coûts associés aux antidépresseurs semblent avoir augmenté depuis la publication des dernières estimations de coûts disponibles. Étonnamment, la majeure partie des coûts des antidépresseurs étaient engagés par les répondants ne présentant aucun trouble décelé. De plus, contre toute attente, une proportion importante des coûts des médicaments se rapportaient aux médicaments psychotropes autres que les antidépresseurs et les anxiolytiques-sédatifs-hypnotiques. De tels résultats laissent croire que les coûts associés au traitement antidépresseur ont subi des changements notables. Il est possible que les données disponibles sur les coûts de la maladie ne soient plus à jour et que certaines hypothèses émises dans des études précédentes ne soient plus valables aujourd’hui.


2005 ◽  
Vol 23 (58) ◽  
pp. 99-124 ◽  
Author(s):  
Robert A. Leblanc
Keyword(s):  

L'Acadie fit partie de l'empire colonial français en terre d'Amérique de 1604 à 1713. La majeure partie du territoire et de la population fut cédée aux Britanniques par le traité d'Utrecht. La position équivoque des Acadiens conduisant à l'instabilité politique entraîna leur expulsion en 1755. Leurs tentatives de rapatriement dans les cinquante ans qui suivirent, furent toutes contrecarrées. C'est seulement à la fin du 18e siècle qu'ils purent s'installer dans des lieux sûrs. Nous avons essayé de représenter ici les flux migratoires des Acadiens suite à leur déportation, ainsi que leur implantation « définitive » vers les années 1800.


2009 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 3
Author(s):  
P. Zeinsteger ◽  
A. Palacios ◽  
P. Leaden ◽  
A. Gurni

<p>Se definen como plantas tóxicas de importancia agropecuaria aquellas que, ingeridas voluntariamente por el ganado en condiciones naturales, causan daños a la salud y pueden provocar la muerte. En los animales domésticos las intoxicaciones vegetales son frecuentes y ocurren especialmente en épocas del año en donde la oferta forrajera disminuye por falta de precipitaciones. Los glucósidos cardiotónicos constituyen un grupo de principios activos presentes en cierto grupo de plantas con gran efecto farmacológico a nivel del aparato digestivo y principalmente sobre el corazón. El “laurel de campo” o “laurel rosa” (Nerium oleander L.) es un arbusto ampliamente distribuido en el mundo, capaz de producir la muerte si se ingieren sus hojas u otras partes. En ciertas ocasiones el profesional veterinario confunde inicialmente el material vegetal hallado en el contenido ruminal luego de una necropsia con otra planta totalmente inocua: hojas del árbol “eucalipto”. En el presente trabajo se explican algunos caracteres botánicos que permiten la diferenciación entre las hojas de “laurel de campo” y “eucalipto”, y además se investiga la digestión ruminal in vitro de ambas plantas utilizando la técnica del rumen artificial en miniatura. Las hojas de N. oleander y E. camaldulensis fueron sometidas a digestión ruminal in vitro y posterior análisis micrográfico para determinar los efectos de los microorganismos ruminales sobre las estructuras vegetales. No se observaron cambios significativos en los diferentes órganos vegetales que dificulten la identificación de ambas especies, lo que permite concluir que la micrografía constituye una herramienta valiosa como método de diagnóstico complementario para confirmar las intoxicaciones producidas por plantas, permitiendo en este caso en particular la diferenciación entre Nerium oleander, especie muy tóxica, y Eucalyptus camaldulensis, vegetal inocuo.</p>


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