scholarly journals Les entreprises à forte croissance et leur contribution à l’emploi : le cas de la Suède 1987-1996

Author(s):  
Per Davidsson ◽  
Frédéric Delmar
Keyword(s):  

Cette étude explore la manière dont les entreprises à forte croissance en Suède contribuent à la création d’emplois. Avec un échantillon composé de toutes les entreprises en Suède ayant plus de 20 employés et en activité en 1996 (n = 11 748), nous avons analysé leurs développements annuels au cours des dix dernières années (soit de 1987 à 1996). Nous avons défini un échantillon d’entreprises à forte croissance comprenant les 10 % qui ont le plus contribué en moyenne annuelle absolue à la croissance d’emplois (n = 1153). Les résultats indiquent que les entreprises jeunes et de taille moyenne, souvent dans des industries jeunes et en croissance, créent la majeure partie des nouveaux emplois. Néanmoins, la contribution totale à la création d’emplois par les entreprises en forte croissance est inférieure à celle des entreprises récemment établies. Des implications pour la recherche et les pratiques sont offertes.

Author(s):  
Anja Bilandzic ◽  
Laura Rosella

Introduction Notre objectif était d’estimer les coûts de santé directs liés au traitement du diabète au Canada sur 10 ans, à l’aide de données de sondages nationaux et d’un outil de prévision du risque de diabète, ainsi que les coûts par personne. Méthodologie Nous avons utilisé le Diabetes Population Risk Tool pour estimer le nombre de nouveaux cas de diabète chez les personnes âgées de 20 ans et plus sur 10 ans (jusqu'en 2022) à l’aide des données de 2011 et de 2012 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Nous avons évalué les coûts liés au diabète à partir d’une étude de cohorte faisant appel à l’appariement par score de propension, en utilisant la base de données sur le diabète de l’Ontario ainsi que d’autres données administratives. Nous avons calculé les coûts totaux en utilisant les coûts associés aux nouveaux cas, en tenant compte du sexe, de l’année du diagnostic et des taux de mortalité annuels dus à la maladie. Résultats D'après nos calculs, le risque de développer le diabète sur 10 ans s’élevait pour la population canadienne en 2011-2012 à 9,98 %, soit 2,16 millions de nouveaux cas. Les coûts totaux en soins de santé imputables au diabète pendant cette période sont de 15,36 milliards (7,55 milliards pour les femmes et 7,81 milliards pour les hommes). Ce sont les hospitalisations de courte durée qui constituent la majeure partie de ces coûts (43,2 %). Des interventions menées au sein de la population entraînant une perte de poids de 5 % au sein de la population permettraient de réduire les coûts des soins de santé de 2,03 milliards de dollars. Une réduction du risque de 30 % obtenue grâce à des interventions auprès des personnes à plus haut risque de développer le diabète (c.-à-d. les 10 % au sommet du groupe à risque le plus élevé) entraînerait des économies de l’ordre de 1,48 million de dollars. Conclusion D'ici 2022, le diabète va constituer un lourd fardeau financier pour le système de santé canadien. Notre méthode de calcul des coûts à venir offre aux décideurs et aux planificateurs un outil accessible et clair susceptible de leur permettre de prévoir les dépenses imputables à la maladie et les économies potentielles de coûts associées aux interventions.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S5-S5
Author(s):  
M. Willard

Les problèmes psychosociaux dans le monde de l’entreprise sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves. L’augmentation continue du nombre de suicides au travail, dont les médias se font régulièrement l’écho, en témoigne. La France est l’un des pays les plus touchés. Pourtant, les réponses proposées dans le monde de l’entreprise restent limitées à la gestion du stress, semblant ignorer l’existence de réels troubles de l’humeur d’origine professionnelle. Il est vrai que la plupart des intervenants au sein des entreprises n’ont pas de formation psychiatrique. Il existe d’authentiques dépressions professionnelles qui surviennent suite à des difficultés dans le monde du travail et s’expriment principalement au travail. Ces dépressions représentent la majeure partie des dépenses médicales occasionnées par les problèmes de santé mentale. La dépression des dirigeants d’entreprise, souvent méconnue, est un facteur causal de certaines faillites. La sémiologie est spécifique, les éléments de prise en charge et de prévention primaire, sont très différents de ceux du stress professionnel. De la même façon, le cadre législatif est surprenant. La dépression n’existe pas dans le tableau des maladies professionnelles, et sa reconnaissance hors tableau est difficile, avec en particulier, une absence de présomption d’origine. Au contraire, le suicide est désormais fréquemment reconnu comme accident du travail. Notre intervention, après avoir rappelé la sémiologie spécifique des troubles de l’humeur d’origine professionnelle, fera le point sur les aspects de prévention spécifique et sur les éléments de prise en charge. Nous présenterons, pour conclure, la prise en charge que nous avons mise en place dans un établissement bancaire français.


2005 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 255-288
Author(s):  
Réjean Lachapelle

Science des populations humaines sous leurs aspects quantitatifs, la démographie ne se sent à l'aise qu'avec les grands nombres. C'est pourquoi la majeure partie des études démographiques portent sur les populations nationales pour lesquelles on dispose de données statistiques abondantes et variées qui proviennent des recensements et de l'état civil. À l'échelon national, grâce à la richesse des statistiques disponibles, l'influence de nombreux facteurs peut être isolée afin d'expliquer les variations des phénomènes démographiques; cependant, les moyennes nationales masquent des variations locales — souvent importantes — et, partant, n'en rendent pas compte. Deux voies se présentent pour étudier les différences locales des phénomènes démographiques: les corrélations écologiques et les monographies régionales. Par « corrélation écologique» nous entendons l'ensemble des procédés et techniques statistiques utilisés pour rendre compte des variations des phénomènes démographiques (variables dépendantes) à l'échelon local en les reliant à des facteurs économiques, sociaux, culturels, etc. (variables indépendantes). Cette méthode permet d'arriver à des explications générales; si l'intérêt se porte sur une région particulière, elle se révèle toutefois inopérante. Intéressé avant tout à l'évolution de la population madelinienne, nous avons choisi de l'étudier comme unité autonome, quitte à recourir au besoin à des comparaisons avec l'ensemble du Québec. À l'aide d'études historiques et géographiques et de statistiques tirées des divers recensements canadiens' et de l'état civil nous avons d'abord brossé à grands traits l'évolution de la population des Iles-de-la-Madeleine des origines à 1966. En outre, pour la période allant de 1931 à 1966, nous avons distingué l'accroissement naturel (c'est-à-dire le solde des naissances et des décès) des migrations nettes (c'est-à-dire le bilan net des départs et des arrivées) dans la croissance de la population. Nous avons ensuite analysé successivement chacun des phénomènes qui interviennent dans l'évolution de la population: la mortalité, la fécondité et les migrations nettes. En chaque cas, nous avons poussé l'analyse aussi loin que le permettaient les renseignements disponibles. Nous avons également mis en lumière les conséquences qu'entraînent la mortalité, la fécondité et les migrations nettes sur la composition par âge de la population madelinienne. Finalement, nous avons tenté de prévoir l'évolution future de la population de 1966 à 1986. Afin d'éviter toute équivoque, les commentaires qu'appellent les lacunes et les déséquilibres révélés par l'analyse ont été renvoyés à la fin.


2016 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 169-176
Author(s):  
Khalid Bouraada ◽  
Mariam Essafi

Cet article traite de l’aspect global et des effets positifs etnégatifs du phénomène de la décompositiondes feuilles, qui représente l’une des principalescaractéristiques du fonctionnement hétérotrophedes milieux aquatiques. L’objectif de cette étudeétait d’évaluer la relation entre les coursd’eau et les milieux terrestres adjacents, puisque c’est auniveau des interfaces terre/eau que se résument les grandesétapes du fonctionnement d’un écosystème.Nous avons utilisé la technique des sacs à mailles, avecdes sachets de 0,5 cm d’ouverture de mailles permettant ainsi unaccès plus facile à la majeure partie desinvertébrés aquatiques qui interviennent dans ladégradation des feuilles dans l’eau. Les sachetsétaient introduits dans l’eau avec deux ou trois pierrespermettant de les lester au fond. Au niveau de la dégradationdes feuilles, nous avons constaté que les feuilles de laurierrose se décomposent et perdent leurs poids plus rapidement quecelles d’eucalyptus, une perte d’ailleurs trèsrapide puisqu’elle atteint la valeur de 70 % du poidsinitial en 30 jours seulement. Cette perte du poids initial pourraitêtre liée au phénomène de lessivage desfeuilles, lui-même dépendant de la texture et de lastructure des feuilles et de l’action desinvertébrés, particulièrement celle des mollusques(dilacérateurs) et des diptères (filtreurs) quicontribuent pour une part très importante dans ladégradation des feuilles. Cette période est assez rapidepour les feuilles de laurier rose (15 jours), alors qu’elle estrelativement longue pour celles d’eucalyptus (30 jours) dont lacolonisation par les invertébrés, aussi bien en nombrequ’en biomasse, demeure plus faible par rapport à celledes feuilles de laurier.


1909 ◽  
Vol 46 (2) ◽  
pp. 405-441 ◽  
Author(s):  
Clément Vaney

La Scotia a rapporté de son expédition au pôle sud une très importante collection d'Holothuries; nous remercions bien vivement M. W. S. Bruce de l'honueur qu'il nous a fait en nous en confiant l'étude.Cette collection ne renferme pas moins de trente-quatre espèces, dont vingt et une, c'est à dire près des deux tiers, sont nouvelles. Cette proportion aurait été probablement plus grande, mais par suite de l'action de quelques agents conservateurs employés (formaldéhyde et acide acétique glacial) certains échantillons sont indéterminables: leurs corpuscules calcaires ayant été complètement dissous par les liquides acides. Pour la même raison nous avons décrit quelques nouvelles espèces sans pouvoir fournir daus la diagnose les caractères de leurs spicules. Mais la majeure partie des exemplaires et surtout ceux de grandes profondeurs sont en bon état et très bien préparés.


2008 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 174-183
Author(s):  
S.B. Patten ◽  
J.V.A. Williams ◽  
C. Mitton

Les études de coûts sont essentielles aux décisions stratégiques en matière de santé. Les estimations de coûts disponibles concernant les troubles anxieux et les troubles de l’humeur au Canada ne sont, cependant, peut-être plus à jour. Dans la présente étude, nous avons estimé un ensemble de coûts directs liés aux soins de santé, en utilisant les données recueillies au moyen d’une enquête téléphonique provinciale portant sur les troubles anxieux et les troubles de l’humeur en Alberta. L’enquête a fait appel à la méthode de composition aléatoire afin de joindre un échantillon de 3 394 résidants de ménages âgés de 18 à 64 ans. L’entrevue téléphonique comprenait des questions permettant d’évaluer les coûts, sans indiquer si ces coûts étaient engagés par le répondant, le gouvernement ou un régime de santé. L’entrevue intégrait également la mini-entrevue diagnostique neuropsychiatrique (Mini Neuropsychiatric Diagnostic Interview [MINI]). Les coûts associés aux antidépresseurs semblent avoir augmenté depuis la publication des dernières estimations de coûts disponibles. Étonnamment, la majeure partie des coûts des antidépresseurs étaient engagés par les répondants ne présentant aucun trouble décelé. De plus, contre toute attente, une proportion importante des coûts des médicaments se rapportaient aux médicaments psychotropes autres que les antidépresseurs et les anxiolytiques-sédatifs-hypnotiques. De tels résultats laissent croire que les coûts associés au traitement antidépresseur ont subi des changements notables. Il est possible que les données disponibles sur les coûts de la maladie ne soient plus à jour et que certaines hypothèses émises dans des études précédentes ne soient plus valables aujourd’hui.


2005 ◽  
Vol 23 (58) ◽  
pp. 99-124 ◽  
Author(s):  
Robert A. Leblanc
Keyword(s):  

L'Acadie fit partie de l'empire colonial français en terre d'Amérique de 1604 à 1713. La majeure partie du territoire et de la population fut cédée aux Britanniques par le traité d'Utrecht. La position équivoque des Acadiens conduisant à l'instabilité politique entraîna leur expulsion en 1755. Leurs tentatives de rapatriement dans les cinquante ans qui suivirent, furent toutes contrecarrées. C'est seulement à la fin du 18e siècle qu'ils purent s'installer dans des lieux sûrs. Nous avons essayé de représenter ici les flux migratoires des Acadiens suite à leur déportation, ainsi que leur implantation « définitive » vers les années 1800.


Author(s):  
C. Steensma ◽  
L. Loukine ◽  
Heather Orpana ◽  
J. Vachon ◽  
F. Mo ◽  
...  

Introduction Peu d’études ont évalué, dans l’ensemble d’une population, les conséquences de la dépression en matière de pertes dues à la mortalité prématurée d’une part et à la qualité de vie liée à la santé (QVLS) d’autre part. L’espérance de vie ajustée en fonction de la santé (EVAS) est une mesure synthétique de la santé de la population qui combine la morbidité et la mortalité en une seule statistique succincte décrivant l’état de santé d’une population à un moment donné. Méthodologie Nous avons estimé la QVLS de la population canadienne adulte en fonction de la présence ou non de dépression. Nous avons effectué un suivi de la mortalité, de 1994 à 2009, des participants à l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) (n = 12 373) de 20 ans et plus, là aussi en fonction de la présence ou non de dépression. La dépression a été définie comme l’état d’une personne susceptible d’avoir connu au cours de l’année précédente un épisode dépressif majeur au sens du formulaire abrégé de l’Entrevue composite diagnostique internationale. L’espérance de vie a été estimée en créant des tables abrégées de mortalité selon le sexe et l’état dépressif à l’aide des risques relatifs de mortalité de l’ENSP et des données sur la mortalité du Système canadien de surveillance des maladies chroniques (2007 à 2009). L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2009-2010) a fourni des estimations de la prévalence de la dépression, et l’indice de l’état de santé Health Utilities Index a permis de mesurer la QVLS. L’EVAS de la population adulte a été mesurée en fonction de la présence ou non de dépression et en fonction du sexe à l’aide des estimations combinées de la mortalité, de la prévalence de la dépression et de la QVLS. Résultats Chez les femmes ayant connu récemment un épisode de dépression majeure, l’EVAS à 20 ans était de 42,0 ans (IC à 95 % : 40,2 à 43,8), contre 57,0 ans (IC à 95 % : 56,8 à 57,2) chez les femmes n’ayant pas vécu récemment d’épisode de dépression majeure. Au sein de la population masculine canadienne, l’EVAS à 20 ans était de 39,0 ans (IC à 95 % : 36,5 à 41,5) chez ceux qui avaient connu récemment un épisode de dépression majeure, contre 53,8 ans (IC à 95 % : 53,6 à 54,0) chez ceux n’ayant pas connu récemment d’épisode de dépression majeure. La différence de 15 ans dans l’EVAS des femmes avec et sans épisode récent de dépression majeure peut se décomposer en 12,3 ans attribuables à l’écart de la QVLS et 2,7 ans à l’écart observé en matière de mortalité. Les 14,8 années de moins d’EVAS chez les hommes ayant souffert de dépression correspondent à un écart de la QVLS de 13 ans et à un écart de mortalité de 1,8 an. Conclusion La population canadienne adulte atteinte de dépression au Canada avait une espérance de vie en santé considérablement plus faible que celle ne souffrant pas de dépression, chez les hommes comme chez les femmes. Si la majeure partie de cet écart s’explique par des niveaux moins élevés de la QVLS, la mortalité prématurée joue également un rôle.


2019 ◽  
Vol 85 (3-4) ◽  
pp. 173-192
Author(s):  
Abel Tiemtore

L’assurance indicielle, considérée dès son introduction dans les pays en développement comme un puissant outil de stabilisation des revenus des paysans et de réduction de la pauvreté, a très vite désenchanté ses promoteurs. L’évolution de la demande de cette assurance est particulièrement décevante dans la majeure partie des pays qui l’ont expérimenté. Au Burkina Faso, on constate une forte baisse des adhésions et partant des superficies et des sommes assurées. La principale raison évoquée par les producteurs est l’absence d’indemnisations ou le très faible niveau d’indemnisation en cas de perte de production (risque de base). La présente étude propose l’utilisation des techniques de classification floue qui autorise l’appartenance partielle à des classes à indemniser pour réduire le risque de base et augmenter l’attractivité de l’assurance indicielle au sein des producteurs de coton au Burkina Faso. Nous avons montré que l’application de la technique de classification floue augmente significativement la probabilité d’être indemnisé (de plus de trois fois par rapport à son niveau actuel) mais aussi la prime de l’assurance. Toutefois selon Elabed et Carter (2014a), les producteurs seraient prêts à payer des sommes substantielles pour atténuer ou éliminer totalement le risque de base.


1965 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 136
Author(s):  
J. Dommanget
Keyword(s):  

Au cours de recherches bibliographiques diverses, nous avons remarqué que bien des observateurs se sont servis et se servent encore de formules par trop approximatives pour calculer – lorsqu’ils le font – les erreurs moyennes affectant leurs mesures.Nous croyons important et opportun de rappeler ici la formule correcte dont nous avons donné une démonstration à une autre occasion (1959).


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