scholarly journals Mouvements et composition de la population

2005 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 255-288
Author(s):  
Réjean Lachapelle

Science des populations humaines sous leurs aspects quantitatifs, la démographie ne se sent à l'aise qu'avec les grands nombres. C'est pourquoi la majeure partie des études démographiques portent sur les populations nationales pour lesquelles on dispose de données statistiques abondantes et variées qui proviennent des recensements et de l'état civil. À l'échelon national, grâce à la richesse des statistiques disponibles, l'influence de nombreux facteurs peut être isolée afin d'expliquer les variations des phénomènes démographiques; cependant, les moyennes nationales masquent des variations locales — souvent importantes — et, partant, n'en rendent pas compte. Deux voies se présentent pour étudier les différences locales des phénomènes démographiques: les corrélations écologiques et les monographies régionales. Par « corrélation écologique» nous entendons l'ensemble des procédés et techniques statistiques utilisés pour rendre compte des variations des phénomènes démographiques (variables dépendantes) à l'échelon local en les reliant à des facteurs économiques, sociaux, culturels, etc. (variables indépendantes). Cette méthode permet d'arriver à des explications générales; si l'intérêt se porte sur une région particulière, elle se révèle toutefois inopérante. Intéressé avant tout à l'évolution de la population madelinienne, nous avons choisi de l'étudier comme unité autonome, quitte à recourir au besoin à des comparaisons avec l'ensemble du Québec. À l'aide d'études historiques et géographiques et de statistiques tirées des divers recensements canadiens' et de l'état civil nous avons d'abord brossé à grands traits l'évolution de la population des Iles-de-la-Madeleine des origines à 1966. En outre, pour la période allant de 1931 à 1966, nous avons distingué l'accroissement naturel (c'est-à-dire le solde des naissances et des décès) des migrations nettes (c'est-à-dire le bilan net des départs et des arrivées) dans la croissance de la population. Nous avons ensuite analysé successivement chacun des phénomènes qui interviennent dans l'évolution de la population: la mortalité, la fécondité et les migrations nettes. En chaque cas, nous avons poussé l'analyse aussi loin que le permettaient les renseignements disponibles. Nous avons également mis en lumière les conséquences qu'entraînent la mortalité, la fécondité et les migrations nettes sur la composition par âge de la population madelinienne. Finalement, nous avons tenté de prévoir l'évolution future de la population de 1966 à 1986. Afin d'éviter toute équivoque, les commentaires qu'appellent les lacunes et les déséquilibres révélés par l'analyse ont été renvoyés à la fin.

2010 ◽  
Vol 65 (1) ◽  
pp. 134-154 ◽  
Author(s):  
Mélanie Laroche

Cet article se concentre sur l’acteur patronal et ses préférences en matière de structures de négociation collective. Les nouvelles réalités économiques, conjuguées aux nouvelles stratégies organisationnelles et étatiques, conduiraient les employeurs dans bon nombre de pays à vouloir décentraliser les structures de négociation. Il y a toutefois des cas d’exception auxquels nous portons une attention particulière. Nous présentons les résultats d’une étude auprès des employeurs de l’industrie du vêtement pour hommes au Québec où prévaut toujours la négociation coordonnée malgré les pressions de la mondialisation. Pour analyser cette réponse différenciée des employeurs, nous avons utilisé une méthodologie qualitative. Grâce à des entretiens en profondeur et une analyse documentaire, nous avons construit un cadre analytique regroupant quatre types de facteurs en mesure d’influencer les préférences patronales pour des structures de négociation centralisées ou décentralisées : économique, organisationnel, institutionnel et stratégique.Au plan empirique, nous dégageons deux principaux constats de nos observations. D’abord, nous avons observé une volonté partagée par les parties patronale et syndicale à poursuivre une négociation coordonnée. Notons toutefois qu’une certaine hétérogénéité dans la propension des employeurs à adhérer à ce type de négociation a pu être remarquée surtout en raison de la diversité des firmes en termes de taille, de marchés desservis et de capacité de payer. Ensuite, nos résultats suggèrent une tension entre les influences exercées par les facteurs considérés dans l’étude : d’une part, les facteurs économiques et organisationnels influencent les acteurs patronaux vers l’individualisation des négociations collectives ; d’autre part, les facteurs institutionnels, en imposant certaines contraintes qui limitent leurs choix stratégiques, influencent les employeurs vers l’action collective. Au plan théorique, les résultats démontrent que les facteurs généralement associés à la mondialisation ne surdéterminent pas le comportement des acteurs. Au contraire, les acteurs conservent une marge de manoeuvre pour réagir aux pressions de l’environnement. En fonction du contexte institutionnel en place, différentes réponses peuvent ainsi être offertes par les employeurs en regard du type de structure de négociation à privilégier.


2005 ◽  
Vol 30 (3) ◽  
pp. 447-463 ◽  
Author(s):  
Robert Dalpé

Une politique technologique, si ordinairement justifiée pat des facteurs économiques, n'en dépend pas moins des dimensions politiques des interventions publiques. Pour comprendre le contexte entourant l'élaboration et l'application de celle du Québec et afin d'identifier les principales contraintes qui jouent sur son développement, nous avons choisi d'étudier le cas de l'achat des micro-ordinateurs dans le réseau scolaire en 1984. Nous insistons sur le rôle joué par chacun des acteurs: les décideurs gouvernementaux, les commissions scolaires, la France et l'industrie. Définir et implanter une politique technologique peut être vu comme un phénomène complexe qui implique la coordination de plusieurs institutions publiques aux objectifs parfois divergents et la participation d'entreprises actives sur le marché international.


Author(s):  
Anja Bilandzic ◽  
Laura Rosella

Introduction Notre objectif était d’estimer les coûts de santé directs liés au traitement du diabète au Canada sur 10 ans, à l’aide de données de sondages nationaux et d’un outil de prévision du risque de diabète, ainsi que les coûts par personne. Méthodologie Nous avons utilisé le Diabetes Population Risk Tool pour estimer le nombre de nouveaux cas de diabète chez les personnes âgées de 20 ans et plus sur 10 ans (jusqu'en 2022) à l’aide des données de 2011 et de 2012 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Nous avons évalué les coûts liés au diabète à partir d’une étude de cohorte faisant appel à l’appariement par score de propension, en utilisant la base de données sur le diabète de l’Ontario ainsi que d’autres données administratives. Nous avons calculé les coûts totaux en utilisant les coûts associés aux nouveaux cas, en tenant compte du sexe, de l’année du diagnostic et des taux de mortalité annuels dus à la maladie. Résultats D'après nos calculs, le risque de développer le diabète sur 10 ans s’élevait pour la population canadienne en 2011-2012 à 9,98 %, soit 2,16 millions de nouveaux cas. Les coûts totaux en soins de santé imputables au diabète pendant cette période sont de 15,36 milliards (7,55 milliards pour les femmes et 7,81 milliards pour les hommes). Ce sont les hospitalisations de courte durée qui constituent la majeure partie de ces coûts (43,2 %). Des interventions menées au sein de la population entraînant une perte de poids de 5 % au sein de la population permettraient de réduire les coûts des soins de santé de 2,03 milliards de dollars. Une réduction du risque de 30 % obtenue grâce à des interventions auprès des personnes à plus haut risque de développer le diabète (c.-à-d. les 10 % au sommet du groupe à risque le plus élevé) entraînerait des économies de l’ordre de 1,48 million de dollars. Conclusion D'ici 2022, le diabète va constituer un lourd fardeau financier pour le système de santé canadien. Notre méthode de calcul des coûts à venir offre aux décideurs et aux planificateurs un outil accessible et clair susceptible de leur permettre de prévoir les dépenses imputables à la maladie et les économies potentielles de coûts associées aux interventions.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S5-S5
Author(s):  
M. Willard

Les problèmes psychosociaux dans le monde de l’entreprise sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves. L’augmentation continue du nombre de suicides au travail, dont les médias se font régulièrement l’écho, en témoigne. La France est l’un des pays les plus touchés. Pourtant, les réponses proposées dans le monde de l’entreprise restent limitées à la gestion du stress, semblant ignorer l’existence de réels troubles de l’humeur d’origine professionnelle. Il est vrai que la plupart des intervenants au sein des entreprises n’ont pas de formation psychiatrique. Il existe d’authentiques dépressions professionnelles qui surviennent suite à des difficultés dans le monde du travail et s’expriment principalement au travail. Ces dépressions représentent la majeure partie des dépenses médicales occasionnées par les problèmes de santé mentale. La dépression des dirigeants d’entreprise, souvent méconnue, est un facteur causal de certaines faillites. La sémiologie est spécifique, les éléments de prise en charge et de prévention primaire, sont très différents de ceux du stress professionnel. De la même façon, le cadre législatif est surprenant. La dépression n’existe pas dans le tableau des maladies professionnelles, et sa reconnaissance hors tableau est difficile, avec en particulier, une absence de présomption d’origine. Au contraire, le suicide est désormais fréquemment reconnu comme accident du travail. Notre intervention, après avoir rappelé la sémiologie spécifique des troubles de l’humeur d’origine professionnelle, fera le point sur les aspects de prévention spécifique et sur les éléments de prise en charge. Nous présenterons, pour conclure, la prise en charge que nous avons mise en place dans un établissement bancaire français.


2005 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 393-408
Author(s):  
Pierre-A. Bélanger
Keyword(s):  

Un aspect secondaire mais important de la recherche poursuivie aux îles-de-la-Madeleine a été l'inventaire bibliographique. Cette tâche ne fut pas sans poser de nombreux problèmes. En effet, les répertoires bibliographiques que nous avons l'habitude de consulter mentionnent rarement les Iles-de-la-Madeleine. Comme on pourra le constater, ce n'est certainement pas faute de publications. Plusieurs de celles-ci furent souvent découvertes par hasard. Nous sommes cependant redevables à trois auteurs, qui se sont d'ailleurs inspirés les uns des autres; il s'agit de: Noël Falaise, Louis-Edmond Hamelin et Léonise Harvey. Ces trois ouvrages constituent un point de départ mais ne fournissent aucun renseignement sur les publications récentes, non plus que sur la plupart des rapports de recherche non publies. Il ne serait donc pas surprenant qu'un certain nombre de références aient été oubliées. Cette bibliographie ne perd pas de son intérêt pour autant, parce que le chercheur intéressé par n'importe quel sujet pourra y trouver rapidement les travaux qui ont pu être faits dans sa discipline. Pour faciliter la consultation, la bibliographie est divisée en six sections, distinguant les publications des rapports. Voici le plan utilisé: I. GÉNÉRAL II. BIO-PHYSIQUE a) livres et articles de revues b) rapports III. ÉCONOMIQUE a) livres et articles de revues b) rapports IV. SOCIO-CULTUREL a) livres et articles de revues b) rapports V. FILMS VI. JOURNAUX


Author(s):  
Per Davidsson ◽  
Frédéric Delmar
Keyword(s):  

Cette étude explore la manière dont les entreprises à forte croissance en Suède contribuent à la création d’emplois. Avec un échantillon composé de toutes les entreprises en Suède ayant plus de 20 employés et en activité en 1996 (n = 11 748), nous avons analysé leurs développements annuels au cours des dix dernières années (soit de 1987 à 1996). Nous avons défini un échantillon d’entreprises à forte croissance comprenant les 10 % qui ont le plus contribué en moyenne annuelle absolue à la croissance d’emplois (n = 1153). Les résultats indiquent que les entreprises jeunes et de taille moyenne, souvent dans des industries jeunes et en croissance, créent la majeure partie des nouveaux emplois. Néanmoins, la contribution totale à la création d’emplois par les entreprises en forte croissance est inférieure à celle des entreprises récemment établies. Des implications pour la recherche et les pratiques sont offertes.


2005 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 289-300
Author(s):  
Aliette Geistdoerfer

Si nous avons choisi les Îles-de-la-Madeleine comme terrain d'une enquête sur la pêche de type traditionnel au Québec c'est que les techniques de pêche côtière n'y avaient jamais été étudiées ethnologiquement dans leur ensemble et que s'y trouvaient réunies en un seul territoire plusieurs pêches traditionnelles gardant encore aujourd'hui une importance économique assez élevée pour ne pas être relayées au rang de survivances. La pêche côtière y occupe en effet 27% d'une population active de 3,361 personnes. Pour que la pêche ait pris une telle importance aux Iles-de-la-Madeleine, il fallait que certaines conditions particulièrement favorables y soient réunies. Les Iles présentent trois types de côtes. Si les hautes falaises de schiste ou de grès rouge sont inabordables, les très nombreuses plages ont rendu les côtes hospitalières et sont devenues presque toutes de petits havres de pêche : certaines ont été aménagées de quais, de plans de halage et de treuils mécaniques. Les lagunes comprises entre de longues flèches de sable servirent de port jusqu'à ce que leur ensablement les rendent inutilisables. En effet, exception faite pour le Havre-Aubert, les autres Iles ne possèdent aucun port naturel. Les plages ne valent comme anses de pêche que parce que les pêcheurs halent leurs bateaux chaque soir à terre. Mais quand le tonnage des bateaux augmente, comme c'est le cas aujourd'hui, 1 la question du port se pose continuellement et avec acuité, car celui de Havre-Aubert s'ensable régulièrement, le port artificiel de Cap-aux-Meules est trop petit et mal abrité et celui de l'Étang-du-Nord se trouve dans une zone de faible profondeur d'eau. Les havres de pêche se répartissent à peu près également autour des Iles, suivant en cela le territoire de pêche: celui-ci dans sa plus grande étendue, est compris à l'intérieur d'une cote de profondeur d'eau de 20 brasses, cote qui se situe à 15 milles au large des Iles. La différence d'inclinaison de ce plateau, forte au sud et au nord où elle est de 90 pieds au mille, faible sur les façades est et nord-est, en particulier dans la baie de Plaisance, a déterminé une première spécialisation géographique des types de pêche. Les ports du nord et du sud, zones où les grands fonds sont proches de la côte, se consacrent à la pêche de la morue alors que ceux de la Baie de Plaisance sont spécialisés dans celle du hareng et du maquereau. Les fonds à homards, par contre, se répartissent aussi bien au nord qu'au sud, mais uniquement là où les fonds sont rocheux. Les eaux qui baignent les Iles offrent des conditions hydrologiques et biologiques constituant non seulement un habitat propice aux homards, mais aussi un milieu favorable au passage de bancs de différentes espèces de poissons. En effet l'organisation des pêches madelinoises est déterminée d'une part par l'alternance des saisons et principalement par l'arrivée et le départ des glaces, mais aussi par le cycle écologique constitué par les passages et séjours successifs des différentes espèces de poissons dans les eaux madelinoises. Les Madelinots ne pèchent donc que lorsque les bancs de poissons viennent très près des côtes: nous avons vu que leur territoire de pêche ne dépassait pas 15 milles à la ronde. Cette soumission aux migrations des poissons présente cependant plusieurs inconvénients. Les dates de passage de ces bancs ne sont que plus ou moins prévisibles et, parfois, le hareng arrive plus tôt que d'habitude, ne reste que quelques jours aux Iles et les quitte avant que les trappes aient pu être mouillées. Si les conditions ne sont pas favorables en faible profondeur, le poisson se maintient en grande eau et la pêche est nulle pour les Madelinots. L'automne, il y a de grandes migrations de hareng au large des Iles : aujourd'hui seuls les seineurs modernes peuvent en profiter alors qu'autrefois cette richesse était inexploitée. La pêche côtière s'est donc modernisée mais son organisation continue d'adhérer au cycle écologique. Nous allons voir maintenant comment les Madelinots en ont développé les différents types et, surtout, quelles ont été les grandes transformations techno-économiques qui sont à la base du système actuel.


2016 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 169-176
Author(s):  
Khalid Bouraada ◽  
Mariam Essafi

Cet article traite de l’aspect global et des effets positifs etnégatifs du phénomène de la décompositiondes feuilles, qui représente l’une des principalescaractéristiques du fonctionnement hétérotrophedes milieux aquatiques. L’objectif de cette étudeétait d’évaluer la relation entre les coursd’eau et les milieux terrestres adjacents, puisque c’est auniveau des interfaces terre/eau que se résument les grandesétapes du fonctionnement d’un écosystème.Nous avons utilisé la technique des sacs à mailles, avecdes sachets de 0,5 cm d’ouverture de mailles permettant ainsi unaccès plus facile à la majeure partie desinvertébrés aquatiques qui interviennent dans ladégradation des feuilles dans l’eau. Les sachetsétaient introduits dans l’eau avec deux ou trois pierrespermettant de les lester au fond. Au niveau de la dégradationdes feuilles, nous avons constaté que les feuilles de laurierrose se décomposent et perdent leurs poids plus rapidement quecelles d’eucalyptus, une perte d’ailleurs trèsrapide puisqu’elle atteint la valeur de 70 % du poidsinitial en 30 jours seulement. Cette perte du poids initial pourraitêtre liée au phénomène de lessivage desfeuilles, lui-même dépendant de la texture et de lastructure des feuilles et de l’action desinvertébrés, particulièrement celle des mollusques(dilacérateurs) et des diptères (filtreurs) quicontribuent pour une part très importante dans ladégradation des feuilles. Cette période est assez rapidepour les feuilles de laurier rose (15 jours), alors qu’elle estrelativement longue pour celles d’eucalyptus (30 jours) dont lacolonisation par les invertébrés, aussi bien en nombrequ’en biomasse, demeure plus faible par rapport à celledes feuilles de laurier.


1909 ◽  
Vol 46 (2) ◽  
pp. 405-441 ◽  
Author(s):  
Clément Vaney

La Scotia a rapporté de son expédition au pôle sud une très importante collection d'Holothuries; nous remercions bien vivement M. W. S. Bruce de l'honueur qu'il nous a fait en nous en confiant l'étude.Cette collection ne renferme pas moins de trente-quatre espèces, dont vingt et une, c'est à dire près des deux tiers, sont nouvelles. Cette proportion aurait été probablement plus grande, mais par suite de l'action de quelques agents conservateurs employés (formaldéhyde et acide acétique glacial) certains échantillons sont indéterminables: leurs corpuscules calcaires ayant été complètement dissous par les liquides acides. Pour la même raison nous avons décrit quelques nouvelles espèces sans pouvoir fournir daus la diagnose les caractères de leurs spicules. Mais la majeure partie des exemplaires et surtout ceux de grandes profondeurs sont en bon état et très bien préparés.


2012 ◽  
Vol 36 (4) ◽  
Author(s):  
Solina Richter ◽  
Kathy Kovacs Burns ◽  
Yuping Mao ◽  
Jean Chaw-Kant ◽  
Moira Calder ◽  
...  

ABSTRACT This article describes how the Canadian printed news media depicted the homeless and their situations between 1987 and 2007. Our study used a descriptive, cross-sectional design and a content analysis was conducted on selected newspaper articles on homelessness issues. The main themes were housing-related issues, profiling of homelessness, health-related issues, economic factors, illegal activities, community aid and support, and social factors as cause of homelessness. Housing related issues, community aid and support, profiling of homelessness and economic factors were addressed in 85.3% of the stories. This study provides a retrospective examination of the media’s interests in and portrayal of the homeless and homelessness issues.RÉSUMÉ Cet article décrit comment la presse écrite canadienne a représenté les sans-abri et leurs situations entre 1987 et 2007. Nous avons suivi une approche descriptive et transversale et nous avons effectué une analyse de contenu sur un éventail d’articles de journaux traitant des sans-abri. Les journaux canadiens sélectionnés couvraient des aspects différents de leur vécu, les thèmes principaux étant : le logement, les portraits de sans-abri, les questions de santé, les facteurs économiques, les activités illégales, les ressources communautaires, et les facteurs sociaux entraînant la perte d’un foyer. 85,3% des articles mettaient l’accent sur le logement, les ressources communautaires, les portraits de sans-abri et les facteurs économiques. Cette étude effectue un examen rétrospectif sur l’attention que portent les médias envers les sans-abri et la manière dont ils représentent ces derniers.


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