scholarly journals Les clauses financières restreignant la concurrence dans les contrats de licence : le droit américain, canadien et européen

2016 ◽  
Vol 28 (2) ◽  
pp. 201-233
Author(s):  
Anton Carniaux

Le choix des modalités financières qui accompagnent tout contrat de transfert de technologie n’est jamais innocent. Il peut être tentant pour un donneur de licence d’imposer au licencié, par exemple, un prix de vente de sa technologie, ou encore d’exiger des modes particuliers de versement des redevances dues par le licencié. Ce dernier peut lui-même y trouver son compte. Toutefois, les droits de la concurrence américain, canadien et européen, encadrent plus ou moins la discussion sur ces aspects financiers. Sous cet angle particulier, ces droits font l’objet ici d’une étude comparée. Ces droits reflètent un compromis, variable selon les pays, entre les intérêts du fournisseur de la technologie, qui a le mérite de l’effort créatif, et la libre concurrence, qui peut être entravée par certaines clauses financières. Le régime juridique américain obéit à une tradition de sévérité, remise en cause depuis quelques années. Le Canada offre l’exemple d’un droit incertain ayant connu très peu d’applications jurisprudentielles. L’Union européenne, de son côté, développe un droit de la concurrence particulièrement interventionniste pour préserver les conditions d’une saine concurrence inter-étatique. Ces diverses conceptions ne sont pas ancrées définitivement dans le contexte économique et politique qui leur est propre. Bien au contraire, les différents régimes juridiques des clauses financières restrictives connaissent une mutation commune, dans le sillage de la mondialisation économique. On entrevoit, en effet, une libéralisation progressive de ces régimes, notamment sous l’influence d’auteurs se réclamant de l’École de Chicago. Malgré tout, l’auteur doute du bien-fondé d’une libéralisation totale, en particulier lorsqu’une intégration économique régionale est en jeu, comme le montre le droit européen.

2003 ◽  
Vol 33 (4) ◽  
pp. 647-666
Author(s):  
Nelson Michaud

Résumé Face aux événements qui ont frappé les États-Unis et le monde, il y a un an, le Canada se trouve à une croisée de chemins importante. D’un côté, son statut de puissance moyenne dépend en très grande partie de l’influence qu’il exerce, au-delà de sa puissance militaire et économique, dans le concert des nations ; cette influence est tributaire de la marge de manoeuvre sur laquelle reposent ses interventions et cette marge de manoeuvre est elle-même délimitée par le niveau de souveraineté sur lequel le Canada peut compter. De l’autre, sa proximité géographique, ses alliances militaires et son intégration économique de plus en plus grande en regard des États-Unis l’incitent à ne pas faire la sourde oreille aux demandes de Washington. Quelle route doit-il privilégier ? Celle de la protection de la souveraineté qui assure son statut ou celle de la sécurité continentale qui assure son bien-être ? En se basant sur la grille typologique définie par Krasner quant aux diverses formes de souveraineté, cette étude analyse la menace à la souveraineté canadienne que pose la nouvelle donne continentale en matière de sécurité.


2005 ◽  
Vol 39 (4) ◽  
pp. 753-802
Author(s):  
Vilaysoun Loungnarath

Abordant sous l'angle de la technique juridique l'enjeu du partenariat Québec-Canada, l'auteur s'intéresse à ses implications constitutionnelles pour le Canada. Après avoir esquissé un modèle pour les rapports Québec-Canada dont les principaux rouages s'inspirent de l'Entente du 12 juin 1995 et de la Communauté européenne, il fait valoir que le déploiement du partenariat dans le droit interne canadien pourrait emprunter des éléments à l'expérience du Royaume-Uni en ce qui a trait à l'arrimage de son ordre juridique interne avec le droit européen. Il soutient d'ailleurs dans son étude qu'un tel déploiement pourrait se réaliser au moyen d'un instrument législatif semblable à la principale loi britannique de mise en oeuvre des traités européens, l’European Communities Act 1972. Dans la dernière partie, l'auteur propose une analyse de certaines problématiques constitutionnelles qui se dessinent avec le modèle du partenariat avancé : elles concernent les transferts de souveraineté, la production d'instruments normatifs supranationaux, le système juridictionnel du partenariat, la suprématie parlementaire, l'organisation fédérale du Canada de même que la réception dans l'ordre juridique interne du Canada d'un principe qui poserait la primauté du droit du partenariat sur le droit national.


Author(s):  
Martin St-Amant

En 1990, l'action juridique du canada en matière de commerce international se sera principalement manifestée au GATT, comme le démontre les conflits relativement nombreux dans lesquels le Canada fut impliqué ainsi que l'activité qu'il aura dépolyé cette année là. L'action juridique du Canada se sera en outre révélée en cette année, par l'entremise d'actes unilatéraux et d'accords commerciaux conclus avec d'autres États. La mise en oeuvre de l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis constitue un dernier aspect qui aura préoccupé, par la force des choses, le Canada en cette année 1990.


1998 ◽  
Vol 95 (6) ◽  
pp. 1469-1474
Author(s):  
J. P. Parneix ◽  
J. L. Miane ◽  
T. Colin ◽  
G. Ruffie ◽  
J. Mege

2009 ◽  
Vol 30 (1_2) ◽  
pp. xiii-xxi
Author(s):  
Ric Knowles
Keyword(s):  

1974 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 797-807 ◽  
Author(s):  
Alexandre Charles Kiss ◽  
Claude Lambrechts
Keyword(s):  

1966 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 141-158
Author(s):  
Eugenio Pereira Salas
Keyword(s):  

Pour les historiens contemporains, la fin du Moyen Age marque un « tournant dans l'évolution de la notion humaine du temps ». Cette évolution intime et silencieuse, ce subtil changement de psychologie sociale, s'expriment concrètement dans ce que Jacques Le Goff a appelé les deux types de temps, « le temps de l'Église et le temps du marchand ».Le premier, « le temps de l'Église », prolonge une tradition agricole millénaire, à laquelle les coutumes et les lois mosaïques avaient donné une forme rituelle et une tonalité religieuse. Dans cette tradition le travail et l'activité de l'homme se mesuraient en fonction de repères sidéraux, le lever et le coucher du soleil, douze heures de durée variable selon les saisons, scandées à l'époque romaine par l'éclat épique des trompettes, et à l'époque médiévale par la majestueuse solennité liturgique des cloches, vigies de la foi et de l'espérance en ces temps de rudesse.


2011 ◽  
Vol 57 (1) ◽  
pp. 641-674
Author(s):  
Jean-Yves Carlier ◽  
François Crépeau
Keyword(s):  

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