scholarly journals Vers une refonte de la loi de 1971 sur la formation continue

Author(s):  
Noel Terrot

Émanant d’une volonté commune de concertation pour une refonte de la loi de 1971 et un élargissement du droit à la formation continue, les points de vue émis dans ce texte prennent appui sur les institutions et les expériences existantes dans le but explicite de dessiner une cohérence nouvelle et une meilleure coordination de la politique de la formation professionnelle en France. Après avoir rappelé brièvement les enjeux et défis multiples auxquels la société française contemporaine, à sa troisième phase de révolution scientifique et technique est confrontée, l’auteur avance en regard de l’émergence de nouveaux besoins de qualification, quelques objectifs susceptibles de fournir des pistes pour une refonte de la loi de 1971. À travers deux grands axes représentés par l’amélioration des pratiques des négociations actuelles et une redéfinition des mécanismes du congé de formation, il voit là un moyen d’obtenir une mise à jour et une réarticulation de la formation continue.

2010 ◽  
Vol 38 (1) ◽  
pp. 72-91 ◽  
Author(s):  
Christophe Mauny

Résumé Devenir chef d’établissement scolaire constitue sans nul doute une inflexion importante de la trajectoire personnelle et professionnelle de l’individu. Pour autant, elle est fortement liée à un processus éducatif aux multiples formes. C’est tout d’abord l’empreinte biographique qui encourage sans doute une prise de risque certaine pour la recherche d’une reconnaissance de soi. Parallèlement, la formation curriculaire spécifique au corps des personnels de direction, bien que conservant son caractère formel, interpelle l’individu sur sa responsabilité décisionnelle. Enfin, dans une perspective dynamique, la multiplicité et la diversité des tâches au quotidien participent à l’enrichissement de l’individu et, de ce fait, constituent une mise en situation de formation continue. Notre approche compréhensive du métier de chef d’établissement exerçant dans les établissements scolaires français montre que les curricula réel, formel et caché semblent se conjuguer pour conduire le processus de mutation identitaire indissociable du changement de métier.


2018 ◽  
Vol 52 ◽  
pp. 01004 ◽  
Author(s):  
Stéphane Talerien ◽  
Stefano Bertone

Cette étude de cas s’inscrit dans un programme de recherche sur la formation professionnelle dont les principaux postulats théoriques sont empruntés à une théorie générale de l’apprentissage (Nelson, 2008) et de l’action collective (Wittgenstein, 2004). Ce travail de recherche propose une méthode permettant d’accéder aux connaissances ordinaires des enseignants expérimentés en vue de leur transmission dans le cadre d’un dispositif de formation. L’étude montre que l’enseignement ostensif de ces connaissances ordinaires et l’accompagnement de leur mobilisation en situation de travail permet d’améliorer l’efficacité des apprentissages informels et d’optimiser le développement professionnel.


J3eA ◽  
2019 ◽  
Vol 18 ◽  
pp. 1022
Author(s):  
B. Pradarelli ◽  
P. Nouet ◽  
P. Benoit ◽  
O. Bonnaud

Cet article présente les actions de dissémination et de vulgarisation mises en oeuvre pour promouvoir l’offre de formation continue en Microélectronique et en Nanotechnologies du réseau GIP-CNFM. Il rappelle la structuration et organisation du guichet d’entrée national et dresse le bilan 2014-2018 des formations continues réalisées dans le cadre du projet ANR IDEFI-FINMINA. Il conclut en adressant l’actualité et les nouvelles actions identifiées pour accroître la visibilité du GIP-CNFM dans le milieu de la formation professionnelle continue.


2015 ◽  
Vol 70 (3) ◽  
pp. 532-557
Author(s):  
Étienne Cognard

RésuméCet article étudie les politiques de formation professionnelle négociées par les partenaires sociaux des secteurs belge et français des services à domicile. Une attention particulière est accordée aux parcours professionnels offerts aux aides-ménagères à domicile. Ces parcours sont quasi-inexistants en Belgique, mais beaucoup mieux construits en France. Notre analyse comparative qualitative montre que deux principaux facteurs expliquent cette différence d’approche de la formation continue. Le premier est le type d’activités subsidiées par l’État dans le cadre des politiques d’emploi centrées sur le développement des services à domicile. La France se distingue de la Belgique par l’inclusion de l’aide à domicile et de la garde d’enfant. Dans la mesure où les prestataires « titres-services d’aide-ménagère » ne proposent pas ces deux types de services à domicile, ils n’ont pas intérêt à promouvoir des formations sectorielles qualifiantes. En France, les employeurs des services à la personne ont soutenu la mise en oeuvre de dispositifs sectoriels certifiant ou diplômant vers l’aide à domicile et la garde d’enfant, deux évolutions possibles pour les aides-ménagères. Le second facteur est la structure du dialogue social sectoriel. En Belgique, la concentration des aides-ménagères titres-services dans une seule commission paritaire spécifique rend plus difficile la construction de parcours professionnels par les partenaires sociaux sectoriels. En France, la concurrence économique et politique entre les trois branches des associations, entreprises et particuliers-employeurs stimulent, au contraire, la volonté des partenaires sociaux, employeurs en tête, de développer des politiques sectorielles cohérentes. L’effet pervers de cette concurrence est, toutefois, la réticence à organiser des mobilités interbranches.


Author(s):  
Abdesselam MILI ◽  
Jaouad EROUIHANE ◽  
Lahcen TOUBI

La formation continue des enseignants au Maroc a pris des formes multiples et diversifiées sur le plan organisationnel et fonctionnel. Aussi le recours à la formation continue reste-t-il, malgré tout, faible et n’atteint généralement pas les résultats escomptés. Actuellement, les CRMEF[1] sont les seules entités chargées de la formation du personnel du MEN[2] (enseignants, administrateurs, techniciens…). Cette mission, parmi d’autres, attribuée aux CRMEF est dans sa phase d’implémentation. En effet, la formation continue des enseignants, qui constitue la mission phare des CRMEF, n’a pas encore pris l’élan qu’il faut. S’agit-il d’un blocage institutionnel, financier, ou pédagogique ? Rappelons que, selon le décret en vigueur, les CRMEF et les AREF[3] doivent coordonner entre eux pour réaliser cette mission. Or, il est plus facile de dire que de faire. Nous allons montrer à travers l’expérimentation du dispositif de formation continue de la langue française durant l’année scolaire 2014/2015, l’importance de la prise en compte de certaines dispositions notamment : la qualité du dispositif de formation, le type de motivation attendu par les bénéficiaires, le processus de changement des représentations des concernés, pour garantir une formation qui pourrait avoir un impact positif sur le système. La nature de la nouvelle formule de formation est permanente, hebdomadaire et assurée au CRMEF selon un créneau horaire négocié.   [1] Les centres régionaux des métiers de l’Education et de la Formation. [2] Ministère de l’Education Nationale et de la Formation professionnelle. [3] Académie Régionale de l’Education et la Formation.


2007 ◽  
Vol 21 (4) ◽  
pp. 781-808 ◽  
Author(s):  
Carol Landry ◽  
Élisabeth Mazalon

Résumé Depuis une décennie, au Québec comme dans la plupart des pays industrialisés, les nouvelles politiques de formation professionnelle initiale et de formation continue tentent de rapprocher l'école et les entreprises. L'intervention de l'entreprise n'est toutefois pas récente et elle se manifeste de façons différentes au cours des grandes périodes que recouvre l'histoire de la formation professionnelle et technique au Québec. Une analyse sociohistorique des rapports formation-travail démontre que ces relations ont été plutôt étroites au début du vingtième siècle jusqu'aux années cinquante, qu'elles se sont rompues pendant les années soixante jusqu'aux années quatre-vingt et qu'elles semblent finalement vouloir se rétablir et s'institutionnaliser depuis les dernières années. Par la suite, nous illustrons plus concrètement les tendances actuelles des activités de collaboration entre les établissements de formation professionnelle et les entreprises. Les résultats de notre enquête permettent d'identifier des formes diversifiées de collaboration avec de nombreux partenaires et de mieux cibler les facteurs qui contribuent à cette collaboration qui passe d'un partenariat de service à un partenariat de réciprocité.


Author(s):  
Philippe Sarnin

Cet article prend appui sur une recherche internationale réalisée pour le compte de la Commission européenne dans le cadre du programme “FORCE ” Cette recherche répond à deux finalités principales : Les cas présentés permettent une clarification du contexte et des problématiques de la formation continue de quatre entreprises de quatre pays différents dans le secteur agroalimentaire. Le modèle de comparaison utilisé comprend six niveaux d’analyse :


2014 ◽  
Vol 31 (3) ◽  
pp. 35-59 ◽  
Author(s):  
Françoise Campanale ◽  
Gilles Raîche

Cet article a pour objectif de dresser un portrait du traitement de l’évaluation dans la formation supérieure à l’intérieur de la revue Mesure et évaluation en éducation depuis sa création il y a trente ans. L’analyse a été effectuée en fonction de trois contextes distincts. Il s’agit de l’évaluation dans la formation supérieure pour en améliorer la qualité, de l’évaluation dans la formation professionnelle initiale et de l’évaluation dans la formation continue. En conclusion, des constats tirés de cette analyse nous amèneront à proposer des perspectives de recherche.


1988 ◽  
Vol 29 (1) ◽  
pp. 78-101 ◽  
Author(s):  
Jean-Daniel Reynaud

Nous appellerons qualification, en un sens très large, la reconnaissance par l'employeur ou la revendication par le salarié de toutes les qualités de son travail qui importent pour la production: qu'il s'agisse du zèle avec lequel il l'accomplit (son effort, son attention, l'absence d'erreurs ou de fautes), de la compétence et de l'expérience qu'il mobilise et même du potentiel qu'il pourra montrer (sa capacité d'initiative et d'apprentissage). En ce sens — que nos développements justifieront, nous l'espérons — la qualification a toujours été négociée, ne serait-ce que par la signature d'accords de classification. Si développement il y a, il a été très progressif: l'accord interprofessionnel sur la formation continue date de 1970 (faut-il rappeler que l'intérêt de certaines entreprises pour la formation est bien antérieur ?), la préoccupation pour l'amélioration des conditions de travail s'est affirmée au début des années 70 et a abouti à un accord interprofessionnel en 1975. L'usage à des fins de conversion des institutions de formation s'est progressivement développé. La loi de 1971 sur la formation professionnelle et les accords qui l'ont prolongée ont confirmé le rôle des comités d'entreprise dans l'examen des plans de formation professionnelle. Et il est inutile de rappeler la part qui a été faite aux partenaires sociaux dans la définition des formations initiales.


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