scholarly journals Des théories aux stratégies de lutte contre la pauvreté dans le Tiers monde : l’exemple de la Banque mondiale

Author(s):  
Jacques Fisette

Les années 1970 sont généralement perçues comme une décennie de changements profonds marquant un tournant dans les politiques des organismes internationaux vis-à-vis de la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. Cette perception vient sans doute de l’importance que prennent les débats sur l’équité, la redistribution des richesses et la mise en place de programmes nouveaux axés sur la lutte contre la pauvreté en milieu rural et urbain. L’article tente de montrer que l’échec des attentes fondées sur la théorie du « trickle down » n’a pas mené à une véritable remise en cause des finalités des politiques ni des fondements intellectuels qui sous-tendent les actions pratiques. Ce sont essentiellement les instruments d’intervention qui ont pris une configuration nouvelle.

2017 ◽  
Vol 1 (4) ◽  
Author(s):  
Kheira Kheira ◽  
Khadidja Mahmoudi

Le rétinoblastome est la tumeur maligne intraoculaire la plus fréquente chez l’enfant, avec une incidence de 1 sur 15000 à 20000 naissances dans le monde. L’incidence exacte du rétinoblastome en Algérie n’est pas connue. Il est cité parmiles cancers de l’enfant et occupe de ce fait la 3ème place avec 6,3% après les leucémies et les lymphomes. Son diagnostic est souvent tardif. Des décès liés à la maladie sont encore enregistrés. L’objectif de cette étude est d’étudier le profilépidémiologique et clinique du rétinoblastome dans l’Ouest Algérien.Matériels et méthodes Nous avons effectué une étudedescriptive, rétrospective sur une période de 14 ans, du 1er mars 2002 au 31 décembre 2015. Elle regroupe tous les cas de rétinoblastome originaires dela région Ouest Algérien, recrutés au service d’ophtalmologiepédiatrique de l’EHS Canastel à Oran. L’analyse statistique a été réalisée en utilisant le test Chi2 pour la comparaison des pourcentages et un test « t » de student pour la comparaison des moyennes. Les courbes de survie ont été réaliséesselon la méthode Kaplan-Meier et comparées par un test de log-Rank.Résultats Au total, 140 cas de rétinoblastome ont été diagnostiqués, 91 cas unilatéraux (65%), 48 cas bilatéraux (34,3%) et un cas trilatéral (0,7%). La moyenne enregistréeétait de10 cas/an. Le sexe ratio M/F=1,25. L’âge moyen au diagnostic était de 26,56 mois.74% de ces malades vivaient en milieu rural. Les cas familiaux représentaient 8,57 %. Le premier signe d’appel était la leucocorie dans 58%, la buphtalmie 15%, le strabisme vient en 3ème position avec 13,5% suivi de la celluliteorbitaire avec 10%. Le retard de consultation était en moyenne de 4,1mois. 97% des rétinoblastomes unilatérauxont été diagnostiqués au stade IV ou Vet 20% des yeux des bilatéraux aux stades IV ou V. Le strabisme et la leucocorie sont associés à un meilleur taux de survie par rapport à la cellulite orbitaire et la buphtalmie (p=0,018).ConclusionLe profil clinique des rétinoblastomes dans l’Ouest Algérien ressemble à celui des pays en développement notamment maghrébins. Le diagnostic est souvent tardif par manque de dépistage et méconnaissance des signes révélateurs précoces de la maladie. Les efforts doivent être concentrés sur la vulgarisation des signes d’appels les plus précoces de la maladie au sein de la population et des médecins de santé primaire.


Author(s):  
Kisito Tindano ◽  
Nassim Moula ◽  
Amadou Traoré ◽  
Pascal Leroy ◽  
Nicolas Antoine-Moussiaux

A l’image de l’ensemble de la filière de l’élevage dans les pays en développement, l’élevage ovin au Burkina Faso fait face à une demande croissante, dans un contexte de production socio­économique et environnemental contraignant. Cela a donné lieu à des croisements peu maîtrisés dans la zone périurbaine de la capitale, Ouagadougou. Afin d’identifier les moyens d’enca­drer ces pratiques pour rendre durables les systèmes ovins, une enquête a été conduite auprès de 63 éleveurs évoluant dans le milieu rural de la région du Plateau Central. L’objectif princi­pal était d’évaluer les possibilités d’une gestion intégrée entre les éleveurs ruraux et les éleveurs périurbains à travers notam­ment des échanges de femelles. Les données ont été collec­tées à travers des entretiens directs à l’aide d’un questionnaire comportant des questions ouvertes et fermées. Les résultats ont montré que l’ensemble des éleveurs avaient des stratégies de sélection à travers le choix des mâles reproducteurs. Ce choix se faisait essentiellement dans leur propre troupeau (98 % des interviewés) et quelquefois dans les marchés (22 %). Les objec­tifs principaux d’amélioration concernaient le poids adulte et la croissance des jeunes, ou le maintien de la rusticité. La brebis Djallonké, variété Mossi, était la race la plus rencontrée dans la zone (présente dans 97% des troupeaux). Mettant en œuvre leurs objectifs les éleveurs croisaient leurs brebis Mossi avec des béliers Peuhls, d’un plus grand gabarit, mais de manière tem­poraire afin de limiter la perte de résistance de leur troupeau. Le lien potentiel avec la production des éleveurs périurbains par la vente de femelles semblait faire face à des contraintes culturelles. Le système de production décrit par les éleveurs présentait des contraintes de durabilité et ne permettait pas de véritable intégration avec le système périurbain. Des approches participatives devraient être mises en œuvre localement afin d’élaborer des solutions appropriées pour accroître la produc­tion et la gestion durable des ressources zoogénétiques.


1999 ◽  
Vol 252 (1) ◽  
pp. 47-54 ◽  
Author(s):  
Christophe Z. Guilmoto ◽  
Frédéric Sandron

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