scholarly journals Opérationnaliser le développement durable en contexte écotouristique : quels critères ?

2013 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 72-83 ◽  
Author(s):  
Manu Tranquard ◽  
Christiane Gagnon

L’usage du concept de développement durable est actuellement particulièrement répandu dans le secteur touristique. Tout projet d’envergure tend désormais à intégrer dans sa planification ou dans son cahier des charges la recherche des normes et principes de développement durable. Une difficulté tient cependant à la distance qui subsiste entre ce concept et les moyens employés pour y parvenir et l’évaluer. Plusieurs études sectorielles récentes soulignent ainsi la complexité de la mise en application des principes du développement durable dans le domaine touristique. Cette situation tiendrait notamment au relatif défaut de connaissances des fondements théoriques de ce concept de la part des gestionnaires privés et publics et des parties prenantes. Ce constat est par ailleurs d’autant plus problématique dans le cas spécifique de l’écotourisme, car celui-ci repose sur une application rigoureuse des principes du développement durable, notamment pour la dimension environnementale.L’objet de la présente analyse est d’identifier les critères de la durabilité écotouristique, soit les critères devant être opérationnalisés dans le cadre d’activités écotouristiques afin de favoriser le développement durable des territoires. Au-delà de leur recensement, il s’agit d’évaluer s’il existe une hiérarchisation de certains de ces critères, notamment s’agissant de la dimension environnementale du développement durable. Cette hiérarchisation peut permettre d’optimiser une démarche d’implantation lors de l’élaboration des projets écotouristiques.

2006 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 57-72 ◽  
Author(s):  
Gilles Côté ◽  
Christiane Gagnon

Le fait que la participation citoyenne aux décisions d’environnement soit une valeur acceptée par les administrations publiques et les organismes privés ne doit pas constituer une raison pour faire l’économie d’un questionnement sur son apport sur les plans social, politique et administratif. L’examen détaillé de cas nous permet d’effectuer une confrontation entre la théorie et la pratique. Dans cet article, nous présentons les résultats d’une étude portant sur la participation des acteurs sociaux à l’évaluation et au suivi des impacts d’un projet industriel, la construction du complexe industriel d’Alcan à Alma (Québec). Notre étude s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la place d’une gouvernance environnementale participative, quatrième pilier d’un développement durable viable. Sur le plan des résultats, malgré l’ampleur des moyens déployés, le bilan de la participation à l’évaluation et au suivi des impacts est plutôt mitigé. Deux catégories de raisons expliquent cette situation : les lacunes des dispositifs participatifs et la conduite des acteurs. En outre, il ressort de l’étude que les dispositifs participatifs ont contribué à l’application de normes sociales favorisant l’autocensure et la construction d’un consensus cherchant à assurer la réalisation du projet, perçu par la communauté comme essentiel à sa survie.


2021 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
Author(s):  
Kouassi Koffi Bertin ◽  
Adon Kouadio Patrick

Cet article vise à analyser les mécanismes de réussite et de rupture d’avec les pratiques non viables, de la mise en œuvre des projets de développement durable dans la ville d’Abidjan. Il s’agit de mécanismes sociaux dont le rôle dans les projets s’accroit avec la vision globale du grand Abidjan. Ensemble de stratégies et de moyens de contournement, ces mécanismes sont souvent inefficaces et inadaptés pour affronter les résistances sociales face au développement durable. En lieu et place des mécanismes institutionnels dans les actions publiques, ont été élaborés des mécanismes sociaux et d’arrangement entre les opérateurs économiques et les agents publics chargés de mettre en œuvre le développement durable. Cette situation freine les initiatives des villes durables en Côte d’Ivoire.


Author(s):  
Hermann Mikonda ◽  
Bertrand-Michel Mahini

Certaines études considèrent la République du Cameroun comme faisant partie de la catégorie d’États fragiles. Le présent article se propose, à partir de ces travaux, d’ouvrir à nouveau le débat sur l’appartenance supposée ou réelle de cet État à ladite catégorie. Dès lors, l’analyse puise l’essentiel de sa démarche dans le portefeuille théorique du constructivisme social et de l’interactionnisme. Il est concrètement question de se demander s’il est vrai que le Cameroun présente les traits de caractère de la fragilité. Ce faisant, l’on montrera que les dynamiques développementalistes mises en œuvre par les pouvoirs publics et les partenaires internationaux le soustraient de cette situation négative pour l’orientation résolument sur le sentier du développement durable.


Afrika Focus ◽  
2021 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 237-261
Author(s):  
Augustin Ramazani Bishwende ◽  
Carlos Alberto Tello

Résumé Deux études de cas de villes très étalées (Kinshasa et Mexico) illustrent mieux la question de l’urbanisation de grandes villes du point de vue de la déviance et de l’éthique. À travers une analyse méthodologique de faits concrets nous parlons de l’espace urbain comme probable conducteur de la ségrégation sociale. L’article considère qu’il faudrait gérer la déviance le mieux possible, parce qu’elle travaille contre toute initiative d’éthique et de développement durable. Une discussion indique que sans une approche sociale, sans des politiques urbaines justes; des espaces de ségrégation sociale continueront d’exister avec des fortes conséquences sur l’étalement urbain et la qualité de vie (qdv) et la qualité d’un lieu (qdl) des populations. Pour mieux gérer cette situation, l’accent est mis sur le principe du développement durable afin de remédier aux problèmes de la déviance. L’article conclut qu’une nouvelle configuration urbaine beaucoup plus éthique serait plus bénéfique aux populations et aux nombreuses villes du monde dans l’avenir.


2011 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 1-9 ◽  
Author(s):  
François Mancebo

Le changement climatique est une préoccupation ayant émergé récemment dans le champ du développement durable. Les espaces urbains jouent un rôle majeur dans l'inclusion des impératifs du changement climatique au coeur de la ville durable, mais le risque, qui commence à se vérifier, est que les politiques urbaines durables se réduisent à la composante climatique, au détriment de questions aussi importantes que les conditions de vie ou les inégalités environnementales, par exemple. Est-il possible de remédier à cette situation et, si oui, selon quelles règles et quels arbitrages?


Author(s):  
Bruno Van der Linden

Selon les projections économiques de l’automne 2016 réalisées par la BNB, l’emploi en Belgique a augmenté de 116.000 unités sur la période 2014-2016. Le gouvernement fédéral s’est empressé d’y voir une illustration du succès de sa politique. Ce que notamment l’Institut pour un développement durable a «mis en perspective». Se faire une opinion quant au lien entre l’action de tel gouvernement et nos performances d’emploi est un exercice critiquable si l’évolution observée n’est pas comparée à la construction d’une situation de référence de qualité. Celle-ci doit mesurer ce qu’il serait advenu à l’emploi chez nous en l’absence de l’action du gouvernement concerné. La construction de cette situation de référence est indispensable. Elle est aussi un défi, souvent mal relevé.


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