scholarly journals La ville durable est-elle soluble dans le changement climatique?

2011 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 1-9 ◽  
Author(s):  
François Mancebo

Le changement climatique est une préoccupation ayant émergé récemment dans le champ du développement durable. Les espaces urbains jouent un rôle majeur dans l'inclusion des impératifs du changement climatique au coeur de la ville durable, mais le risque, qui commence à se vérifier, est que les politiques urbaines durables se réduisent à la composante climatique, au détriment de questions aussi importantes que les conditions de vie ou les inégalités environnementales, par exemple. Est-il possible de remédier à cette situation et, si oui, selon quelles règles et quels arbitrages?

2008 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 137-144
Author(s):  
P. HERPIN ◽  
B. CHARLEY

La dimension planétaire des problématiques de recherche (développement durable, changement climatique, gestion de la biodiversité, qualité de l’eau, qualité et sécurité de l’alimentation, maladies émergentes, bioénergies), la nécessité d’accroître encore à l’avenir l’offre alimentaire mondiale pour répondre à une démographie galopante, et l’évolution du statut de l’animal replacent les pratiques d’élevage, les animaux et leurs produits au coeur de débats de société. Après un tour d’horizon des grands enjeux auxquels seront confrontés les agronomes de demain, quelques axes de recherche prioritaires sont brièvement esquissés. Ils entrent totalement dans l’objectif d’une recherche agronomique finalisée pour une alimentation adaptée, un environnement préservé et une agriculture compétitive et durable, en lien avec l’ensemble des acteurs publics et privés. Les relations entre l’élevage, ses produits et l’environnement devront être explorées, analysées, modélisées pour faire évoluer nos pratiques et tenter de réconcilier élevage et écologie. L’analyse des grands enjeux qui conditionnent l’évolution de la place des produits animaux dans l’alimentation de l’Homme permettra de revisiter notre dispositif de recherche et d’apporter une dimension intégrative indispensable aux travaux de recherche. Le formidable potentiel de progrès et d’innovation offert par la génomique et la post-génomique devra être exploré. La maîtrise des processus infectieux, émergents ou récurrents, nécessitera la mise oeuvre d’une véritable écologie des maladies, intégrant la dimension environnementale. Pour s’approprier pleinement ces différentes dimensions, les chercheurs en sciences animales devront résolument ouvrir leurs réflexions et leurs projets à d’autres disciplines (écologie, agronomie, nutrition humaine, sociologie, économie de l’élevage et des produits…), et construire leurs questions de recherche en diversifiant leurs partenariats, dans le cadre d’un dialogue renouvelé et constructif avec la société.


2018 ◽  
pp. 11-19 ◽  
Author(s):  
Annabelle Moatty ◽  
Freddy Vinet ◽  
Stéphanie Defossez ◽  
Jean-Philippe Cherel ◽  
Frédéric Grelot

La reconstruction, entendue comme l'ensemble des mesures pour rétablir un fonctionnement acceptable du territoire, est une notion de plus en plus traitée dans la littérature scientifique des risques. Elle peut faire l'objet, sans que cela soit systématique, de stratégies d'adaptation collectives et individuelles, planifiées et spontanées, aux objectifs différents. L'anticipation de la reconstruction est un enjeu majeur pour optimiser le potentiel préventif et pour fluidifier la prise de décision en période post-catastrophe. L'étude des phases du processus par le biais d'un retour d'expérience à moyen et long terme permet d'en dégager des règles et de définir des blocages et leviers d'action au regard des objectifs de la Réduction des Risques de Catastrophe et de l'Adaptation au Changement Climatique pour mettre en œuvre les principes du Développement Durable. Les méthodes d'enquêtes, l'analyse documentaire, et la spatialisation des résultats permettent la collecte des données et leur analyse plusieurs années après la catastrophe. Nous nous appuyons sur l'analyse de 2 reconstructions post-catastrophe : l'Aude (notamment Cuxac-d'Aude) et le Var, suite aux inondations de 1999 et 2010. Des exemples d'adaptations ont été intégrés à la reconstruction mais de manière opportuniste sans véritable stratégie globale. Il ressort que l'événement catastrophique à lui seul ne peut être le déclencheur d'une adaptation au risque et que la mise en œuvre d'une reconstruction préventive ne s'improvise pas : le travail d'anticipation est aussi nécessaire que nécessairement limité par le besoin d'ajustement ad hoc.


2006 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 57-72 ◽  
Author(s):  
Gilles Côté ◽  
Christiane Gagnon

Le fait que la participation citoyenne aux décisions d’environnement soit une valeur acceptée par les administrations publiques et les organismes privés ne doit pas constituer une raison pour faire l’économie d’un questionnement sur son apport sur les plans social, politique et administratif. L’examen détaillé de cas nous permet d’effectuer une confrontation entre la théorie et la pratique. Dans cet article, nous présentons les résultats d’une étude portant sur la participation des acteurs sociaux à l’évaluation et au suivi des impacts d’un projet industriel, la construction du complexe industriel d’Alcan à Alma (Québec). Notre étude s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la place d’une gouvernance environnementale participative, quatrième pilier d’un développement durable viable. Sur le plan des résultats, malgré l’ampleur des moyens déployés, le bilan de la participation à l’évaluation et au suivi des impacts est plutôt mitigé. Deux catégories de raisons expliquent cette situation : les lacunes des dispositifs participatifs et la conduite des acteurs. En outre, il ressort de l’étude que les dispositifs participatifs ont contribué à l’application de normes sociales favorisant l’autocensure et la construction d’un consensus cherchant à assurer la réalisation du projet, perçu par la communauté comme essentiel à sa survie.


Author(s):  
Pascale LE ROY ◽  
Alain DUCOS ◽  
Florence PHOCAS

Les objectifs et méthodes d’amélioration génétique doivent évoluer pour répondre aux enjeux du développement durable des filières d’élevage. Dans toutes les espèces, il s’agit désormais d’améliorer la robustesse des animaux en promouvant leurs capacités d’adaptation, en intégrant dans les objectifs des programmes de sélection de nombreux caractères d’efficience, en particulier de santé et d’adaptation à des ressources alimentaires moins standardisées et de qualité fluctuante, à des environnements changeants et variés, et au changement climatique. Cela amène à considérer les interactions génotype x environnement dans la prédiction des valeurs génétiques et à évaluer les performances des animaux dans des systèmes à moindres intrants, notamment alimentaires et médicamenteux. Depuis la fin des années 2000, la méthode mise en œuvre progressivement dans toutes les filières est la sélection génomique qui, en déconnectant le calcul des valeurs génétiques des candidats à la sélection de l’obtention de phénotypes, facilite la sélection de nouveaux caractères et la prise en compte des interactions génotype x environnement. Dans un futur relativement proche, il sera techniquement possible de mettre en œuvre des stratégies de modification et sélection ciblées des génomes qui pourraient substantiellement accroitre les gains de progrès génétique en comparaison avec ceux obtenus dans les programmes actuels de sélection génomique. Toutefois, l’utilisation de ces nouvelles techniques de sélection animale pose de nombreuses questions, tant sur le plan scientifique, qu’opérationnel, éthique ou politique.


2021 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. C21A07-1-C21A07-7
Author(s):  
Samba Guorgui MANE ◽  
◽  
Modou MBAYE ◽  
Mactar FAYE ◽  
Gayane FAYE ◽  
...  

Le changement climatique a pour principale conséquence l'accélération et l'accentuation de la sécheresse en Afrique au sud du Sahara. Cet article étudie l'évolution de la sécheresse dans le département de Bambey au Sénégal ces dernières années. Dans cette étude, les données de la pluviométrie, de l'humidité du sol et du NDVI sont des données satellitaires. Le logiciel libre R a été utilisé pour traiter et visualiser les données. À partir du NDVI statistique, l'Indice de Condition de la Végétation (VCI) du département de Bambey a été déterminé de 2001 à 2019. Sur cette période, les dynamiques de la pluviométrie de l'humidité du sol et du VCI ont été analysées. À partir du NDVI spatial, la cartographie du VCI a été réalisée pour les saisons sèche et pluvieuse des années 2016 et 2017. Les résultats révèlent globalement que les conditions de la végétation sont assez bonnes pendant la saison des pluies avec une évolution positive de l’indice de végétation entre 2001 et 2013 suivie d’une légère baisse. L'analyse statistique du VCI montre que le département de Bambey est soumis à une sécheresse très sévère pendant la saison sèche. Cette situation évolue vers une très faible sécheresse en plein hivernage. L'analyse spatiale du VCI montre que le niveau de gravité de la sécheresse n'est pas uniforme dans tout le département de Bambey.


2021 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
Author(s):  
Kouassi Koffi Bertin ◽  
Adon Kouadio Patrick

Cet article vise à analyser les mécanismes de réussite et de rupture d’avec les pratiques non viables, de la mise en œuvre des projets de développement durable dans la ville d’Abidjan. Il s’agit de mécanismes sociaux dont le rôle dans les projets s’accroit avec la vision globale du grand Abidjan. Ensemble de stratégies et de moyens de contournement, ces mécanismes sont souvent inefficaces et inadaptés pour affronter les résistances sociales face au développement durable. En lieu et place des mécanismes institutionnels dans les actions publiques, ont été élaborés des mécanismes sociaux et d’arrangement entre les opérateurs économiques et les agents publics chargés de mettre en œuvre le développement durable. Cette situation freine les initiatives des villes durables en Côte d’Ivoire.


2018 ◽  
Author(s):  
Youssef Filali-Meknassi

Prenant conscience de la réalité des perturbations climatiques dans les années 1990, les chefs d’Etat ont décidé d’initier une politique de lutte contre le réchauffement planétaire. C’est en 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio, qu’ils ont reconnu la nécessité d’agir dans le cadre d’un « partenariat mondial » avec l’adoption de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), puis avec le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005 et la stratégie de réduction des gaz à effet de serre (GES). Cette stratégie remettant en cause les choix de développement du Nord et du Sud et posait en particulier la question cruciale de l’énergie. Mais, ces textes ont montré leurs limites ; en effet le Protocole de Kyoto n’a pas été ratifié par les Etats-Unis. Quant à la convention de l’ONU, elle n’a pas de caractère contraignant. Le présent ouvrage, publié par le Bureau Multipays de l’UNESCO à Rabat, dévoile l’état des lieux et les perspectives du changement climatique dans la région du Maghreb (Algérie, Maroc, Mauritanie et Tunisie), présenté par différents experts du domaine. Ce livre s’adresse à tous les acteurs gouvernementaux, mais aussi aux experts internationaux et régionaux du changement climatique, aux collectivités locales et régionales, aux ONG qui oeuvrent dans cette région et à la société civile. Il vise à informer sur les données climatologiques existantes dans la région et leur fiabilité, à présenter la situation du Maghreb face aux aléas climatiques, et à exposer les stratégies mises en oeuvre pour lutter contre le changement climatique et favoriser le développement durable socio-économique des pays de la Région. Ainsi, cet ouvrage, en proposant des éléments de réflexion, veut lancer et prolonger le débat sur la problématique du changement climatique versus le développement durable afin de conforter les plaidoyers des pays du Maghreb vis-à-vis de la problématique du changement climatique. Change Climate


Author(s):  
Hermann Mikonda ◽  
Bertrand-Michel Mahini

Certaines études considèrent la République du Cameroun comme faisant partie de la catégorie d’États fragiles. Le présent article se propose, à partir de ces travaux, d’ouvrir à nouveau le débat sur l’appartenance supposée ou réelle de cet État à ladite catégorie. Dès lors, l’analyse puise l’essentiel de sa démarche dans le portefeuille théorique du constructivisme social et de l’interactionnisme. Il est concrètement question de se demander s’il est vrai que le Cameroun présente les traits de caractère de la fragilité. Ce faisant, l’on montrera que les dynamiques développementalistes mises en œuvre par les pouvoirs publics et les partenaires internationaux le soustraient de cette situation négative pour l’orientation résolument sur le sentier du développement durable.


2020 ◽  
pp. 101-106
Author(s):  
Carole Paplorey

En 2018, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) lançait la préparation concertée d'une nouvelle stratégie internationale en matière d'eau et d'assainissement. La concertation a pris la forme d'une consultation des parties prenantes, dont la Société hydrotechnique de France (SHF). Rapporteur, avec l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et l'Office international de l'eau (OIEau) du collège « Recherche, formation et associations scientifiques et techniques », la SHF s'est nettement positionnée pour que les tensions sur les ressources en eau, les impacts du changement climatique, les besoins de formation et toutes les composantes d'une gestion intégrée des ressources en eau soient traités au bon niveau. La stratégie 2020–2030 ainsi élaborée a été présentée lors d'une réunion de lancement le 24 février 2020 au MEAE en présence du Secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne. Philippe Lacoste, ingénieur des travaux publics de l'État, Directeur du développement durable du MEAE nous en explique les grandes lignes. Propos recueillis par Carole Paplorey, Déléguée Générale de la SHF.


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