scholarly journals Le développement touristique de la communauté d’Arviat, Nunavut

2013 ◽  
Vol 36 (2) ◽  
pp. 59-78
Author(s):  
Laine Chanteloup

Le village inuit d’Arviat, situé au sud-ouest du Nunavut, est aujourd’hui au coeur d’un programme de développement touristique communautaire mené par le Nunavut Tunngavik Inc. et la région de Kivalliq. Ce programme vise à développer les services touristiques de la communauté qui se limitent pour le moment à du tourisme de chasse. Cet article analyse les dynamiques développées par ce programme de tourisme de découverte de l’environnement et décrit ses principaux enjeux. La recherche se fonde sur une revue de la littérature concernant le tourisme au Nunavut, complétée par une enquête de terrain qualitative (entretiens semi-directifs et observations) menée à Arviat en mai 2011. Suite à une présentation du tourisme de chasse, la mise en oeuvre de nouveaux services touristiques est discutée. Le programme tend notamment à renforcer les capacités d’adaptation de la communauté à un système socio-écologique en constante évolution. L’article se termine sur les réalisations du programme et les enjeux futurs.

2018 ◽  
Vol 44 (3) ◽  
pp. 383-404
Author(s):  
Jérôme Grand

Résumé Cet article analyse la formulation et la mise en oeuvre d’une politique sociale visant à promouvoir la citoyenneté. En s’intéressant au cas de la Fondation pour l’animation socioculturelle genevoise mandatée par l’État de Genève pour « favoriser la citoyenneté active », l’article cherche à mettre en lumière la norme de citoyenneté véhiculée par l’État, mais aussi à rendre compte de sa mise en oeuvre par des animateurs socioculturels au bénéfice de dispositions individuelles et confrontés à la réalité des contextes.


2008 ◽  
Vol 27 (2) ◽  
pp. 191-218
Author(s):  
Joël Idt

Résumé Cet article analyse la construction sociale des problèmes politiques soulevés dans la conduite de l’action publique, par l’étude des rapports dialectiques entre technique et politique dans le cas des projets d’aménagement urbain à Paris en France. Les aspects techniques et les aspects politiques des problèmes ne sont pas figés. En particulier, des problèmes initialement techniques de mise en oeuvre de l’action publique peuvent devenir politiques. À travers ces processus de problématisation politique de l’action se construisent, d’une part, la légitimité des questions portées sur la place publique et traitées par l’action publique et, d’autre part, la légitimité des acteurs qui posent ces questions.


2005 ◽  
Vol 26 (4) ◽  
pp. 841-861
Author(s):  
Donna Soble Kaufman

L'article 23 de la Loi sur la radiodiffusion prévoit que le gouverneur en conseil peut annuler ou renvoyer au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, pour un nouvel examen ou une nouvelle audition, l’attribution, la modification ou le renouvellement de toute licence de radiodiffusion. Cette disposition manque de précision et la procédure suivie par le Cabinet reste obscure. En effet l'on ne sait trop si des parties intéressées peuvent s'adresser au Cabinet, ou si leur demande l'atteindra effectivement. Cet article analyse la législation pertinente, les situations dans lesquelles le Cabinet est intervenu (quelques-unes dans lesquelles il s'est abstenu), et les mécanismes de la procédure. Cette dernière partie est basée sur des interviews menées auprès de personnes participant à cette procédure, et elle en démontre le caractère possiblement inéquitable. L'auteur conclut que le pouvoir de révision du Cabinet devrait être maintenu mais que sa mise en oeuvre devrait être orientée par des normes.


2005 ◽  
Vol 14 (1) ◽  
pp. 63-82 ◽  
Author(s):  
Marie-Thérèse Chicha

Le Québec tient un rôle d'avant-garde dans l'adoption de lois visant à instaurer l'égalité des femmes en emploi notamment sous l'angle de l'accès à l'égalité dans les professions traditionnellement masculines et, de façon encore plus importante, dans le domaine de l'équité salariale. L'étude de la mise en œuvre de ces lois indique que l'État québécois n'a pas été au bout de ses engagements et n'a pas permis à ces législations d'atteindre les objectifs visés. D'une part, il n'a pas offert aux divers acteurs le soutien requis pour la mise en œuvre de ces politiques novatrices et il n'a pas exercé la vigilance nécessaire auprès des entreprises assujetties. D'autre part, en tant qu'employeur d'un grand nombre de femmes, Il a résisté par divers moyens à l'application de ces lois dans son propre milieu de travail. L'ambivalence de l'État québécois reflète le dilemme entre les valeurs de solidarité et d'équité et celles du libre marché qui caractérise le néolibéralisme. Cet article analyse l'intervention de l'État québécois dans le domaine de l'égalité en montrant le mouvement de balancier qu'il suit en tentant de maintenir un équilibre entre ces deux tendances antagonistes.


2020 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 39-51 ◽  
Author(s):  
Baptiste Motte ◽  
Grégory Aiguier ◽  
Dominique Van Pee ◽  
Jean Philippe Cobbaut

Contexte :  Mal gérée ou mal tolérée, l’incertitude en médecine a des conséquences néfastes pour le patient et/ou le praticien. Dans la littérature, il n’existe pas de modèle explicatif global des différentes dimensions de l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés dans le soin, sur lequel fonder une démarche pédagogique. But : L’objet de notre travail est d’élaborer un modèle pour penser l’incertitude en tant qu’objet d’apprentissage en médecine générale. Méthode : Nous effectuons une revue de la littérature des différentes définitions de l’incertitude dans la base de données PubMed, en présentons une synthèse chronologique et sélectionnons une taxonomie qui catégorise les multiples variétés de l’incertitude médicale. Nous confrontons ensuite cette taxonomie aux résultats d’une étude sociologique réalisée par Bloy qui décrit les différentes attitudes des médecins généralistes face à l’incertitude. À l’aide de cartes conceptuelles itératives, nous construisons un modèle explicatif de la gestion de l’incertitude médicale et en explorons les concepts clés. Résultats : Il ressort de notre analyse que la nature même de la médecine en tant que pratique soignante génère des incertitudes complexes. Gérer ces incertitudes requiert une meilleure compréhension du rapport des soignants aux savoirs et à leurs mises en œuvre dans la pratique. Former à la gestion de l’incertitude devrait favoriser l’exploration et l’enrichissement des épistémologies personnelles et pratiques. Conclusion : Nous discutons l’impact des concepts clés de notre modèle sur la pédagogie médicale et argumentons la pertinence de l’approche pragmatiste dans cette perspective. Nous proposons des pistes pour sa mise en œuvre.


2011 ◽  
Vol 66 (1) ◽  
pp. 9-29 ◽  
Author(s):  
Alice Ingold

RésuméCet article analyse comment s’élabore le gouvernement des eaux courantes dans la première moitié du XIXe siècle, en combinant leur inscription dans la catégorie des choses communes, une extension du droit de police de l’administration et des garanties nouvelles apportées aux usages. L’enquête porte sur la tentative des ingénieurs des Ponts et Chaussées de concevoir une « gestion intégrée » des eaux d’une vallée. Comment cette politique ouvret- elle une réflexion sur le droit qui pourrait la soutenir, sur le rôle de l’administration dans sa mise en oeuvre et sur les savoirs qui pourraient la fonder ? La conflictualité de cette politique est observée à partir de l’analyse d’une controverse scientifique et technique qui se déploie en Roussillon puis enrôle l’Académie des sciences et la Société centrale d’agriculture. On y observe comment l’administration tente de faire prévaloir une définition unifiée du cours d’eau, visant à la fois à hiérarchiser les différents acteurs d’un bassin, particulièrement les anciens usagers et les nouveaux entrants, et à défendre un espace d’intervention indépendant de celui de la justice. La mesure des eaux occupe une place centrale, au travers de la discussion de la notion de pénurie, et engage des conflits entre administration et justice pour la régulation des eaux. Les savoirs déployés par les ingénieurs, savoirs naturalistes et savoirs de la mesure, renvoient à leur capacité à rendre compatibles des usages, des pratiques et des savoirs concurrents de la rivière. Ils se heurtent en même temps à la capacité pratique du droit à trancher des conflits.


2014 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 87-112 ◽  
Author(s):  
Romain Martin ◽  
Jean-Guy Blais

Le présent article analyse les changements qui ont été introduits dans les enquêtes comparatives internationales (plus spécifiquement celles de l’OCDE) par suite de l’introduction du testing assisté par ordinateur. On passera en revue les différents instruments de mesure administrés par ordinateur qui ont été utilisés dans les différents cycles de ces enquêtes et on discutera si elles ont réellement impliqué une valeur ajoutée, notamment par le fait de fournir des données sur des compétences qui sont inaccessibles à travers des instruments classiques sous format papier-crayon. On analysera également les relations spécifiques que les mesures assistées par ordinateur entretiennent avec des variables d’arrière-fond tel le genre. Finalement, l’article mettra en évidence les défis et les risques qui sont associés avec une introduction de plus en plus massive d’instruments de mesure assistés par ordinateur, notamment en ce qui concerne deux aspects majeurs: la nécessité de garder une continuité dans les compétences mesurées en vue de mettre en évidence des évolutions, et le manque de cadres théoriques adéquats pour la mise en oeuvre efficace des mesures assistées par ordinateur.


Author(s):  
Thérèse Albertini ◽  
Thierry Fabiani

La mise en oeuvre d’une démarche marketing traditionnelle, les prestations de conseils en management et a fortiori en mercatique entraînent très souvent une certaine réticence de la part des dirigeants de très petites entreprises (TPE). Pourtant, savoir apprécier son marché, apprendre à parler couramment le langage du client, procéder à l’évaluation de sa propre offre avec les yeux du client afin d’optimiser la proposition en fonction des segments de clientèle visés nous paraît essentiel. Cet article se propose de mettre à plat les mécanismes de compréhension des attentes clients afin de construire les réponses les plus appropriées et d’atteindre une performance durable. La présentation de la méthode du « parler courant client » (PCCL) est ici exposée par les deux auteurs sur la base de leurs expériences au contact de nombreuses PME et TPE. La revue de la littérature viendra souligner les attentes des TPE dans le domaine marketing. L’étude empirique permettra, quant à elle, d’illustrer et de vérifier la pertinence du PCCL face aux attentes exprimées (accessibilité, transférabilité, simplicité, fidélisation de la clientèle existante). Afin d’argumenter le propos, les auteurs s’appuieront ici sur trois exemples « fil rouge » (dont une TPE agroalimentaire installée en région Corse) et sur une enquête menée auprès des managers de TPE ayant suivi la formation PCCL dans le but d’instruire deux aspects : la présentation de la méthode PCCL ainsi que ses retombées (intérêt du chef d’entreprise pour cette méthode et mise en application de cette dernière). Nous verrons que le présent dispositif nécessite une approche méthodique autour de quatre étapes clés et qu’il existe de véritables avantages pour les entreprises qui sauront mettre en place ce dispositif.


2006 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 104-116 ◽  
Author(s):  
Priscilla Gareau ◽  
Laurent Lepage

Alternatives aux politiques publiques sectorielles et réglementaires de la protection de l’environnement, les expériences de gestion intégrée se sont rapidement multipliées depuis les années 1990. Ces lieux de concertation regroupent des acteurs diversifiés à qui l’on prête la capacité de définir un intérêt général. Cet article analyse les facteurs qui influencent la mise en oeuvre de la gestion intégrée et le fonctionnement des lieux de concertation sur le Saint-Laurent, soit les comités ZIP. À travers deux études de cas, menées à l’enseigne de la sociologie des organisations, nous examinons plus particulièrement les obstacles à une action collective pour protéger l’environnement.


Author(s):  
Hélène Buisson-Fenet ◽  
Xavier Pons

Cet article analyse les projets de réforme de l’évaluation des enseignants en France depuis la fin des années 1990 ainsi que les réactions, notamment syndicales, qu’ils ont suscitées. Cette évaluation est considérée comme un analyseur privilégié pour étudier les réactions des enseignants au développement de nouvelles politiques de reddition de comptes.A partir de méthodes qualitatives (entretiens, analyse de dépêches de presse et de corpus de documents), il étudie plus spécifiquement les systèmes de négociation des différents projets de réforme d’une évaluation régulièrement contestée mais jamais réformée au moment où nous terminons cet article.Adoptant une perspective de sociologie de l’action publique, il envisage les échecs de ces différents projets non pas comme le résultat d’une culture de contestation particulièrement prononcée parmi les syndicats d’enseignants dans un système certes encore fortement régulé de manière corporatiste ; mais comme la conséquence de la mise en œuvre de différents répertoires d’action publique par les acteurs de ce dossier. Selon leur mise en adéquation plus ou moins grande  avec la configuration d’action publique d’ensemble dans laquelle ils sont déployés, ces répertoires produisent des mouvements de politisation ou de dépolitisation plus ou moins propices  au changement.Après avoir décrit le système d’évaluation actuellement en vigueur en France, ainsi que les problèmes qu’ils posent et qui ont été identifiés à maintes reprises, nous analysons quatre séquences d’action publique (deux statuquo et deux projets de réforme) et mettons en évidence le déploiement de trois répertoires d’action publique différents : statutaire-conservateur (1997-2009), managérial-réactif (2009-2012) et professionnaliste-coopératif (2012-2016).


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