scholarly journals Le corps accidenté chez Hélène Monette et Élise Turcotte

2011 ◽  
Vol 37 (1) ◽  
pp. 115-128
Author(s):  
Marie Parent
Keyword(s):  

Cet article propose d’interroger une fois de plus le concept d’américanité, cette fois-ci à partir de deux textes d’écrivaines québécoises contemporaines, Unless d’Hélène Monette et Pourquoi faire une maison avec ses morts d’Élise Turcotte. À travers la figure du corps « accidenté » sera mise en évidence la relation de réciprocité établie dans ces textes entre corps et territoire : la représentation du corps blessé, souffrant est indissociable de l’expérience d’une Amérique torturée, hantée par le sentiment de sa fin imminente. Corps et continent, pris l’un pour l’autre, trahissent ici le même malaise, et fondent d’une manière particulière la difficulté à habiter le monde.

2011 ◽  
Vol 36 (1) ◽  
pp. 27-44
Author(s):  
Marie-Pascale Huglo ◽  
Kimberley Leppik

Le discours critique fait du minimalisme narratif une caractéristique du contemporain en France comme au Québec. Marque par excellence d’un retour à la lisibilité et au récit, le minimalisme, dans quelques-unes de ses formes marquantes, relève pourtant d’une sorte de malaise : les réductions de tous ordres, la disparition d’enjeux d’envergure et la dilution de la littérature dans un univers médiatique éclaté font de cette tendance un « amoindrissement », un « repli » plus ou moins nostalgique. Si les contextes historiques et culturels du Québec et de la France diffèrent, la critique tend de part et d’autre à associer la « réduction » minimaliste à la perte d’envergure de la littérature contemporaine, qui raconterait « malgré tout », que ce soit sur un mode fragmentaire, intimiste ou ludique. Nous proposons de revenir sur cette conception, de faire travailler les convergences et divergences critiques entre la France et le Québec pour tenter de cerner une certaine narrativité minimaliste, distincte de ce qu’on appelle parfois « le mode mineur ». Nous nous basons sur une lecture de Jean-Philippe Toussaint, Larry Tremblay et Elise Turcotte pour remettre en question l’idée d’une réduction minimaliste et reconsidérer le rapport entre le sensible et le sens, en insistant sur l’importance, peu soulignée jusqu’ici, de la tension narrative et des imaginaires qui mobilisent ce type de récit.


2006 ◽  
Vol 31 (3) ◽  
pp. 59-73
Author(s):  
Daniel Laforest
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Résumé On a pointé çà et là des affinités manifestes entre les pratiques de la poésie et du roman chez Élise Turcotte, sans pour autant interroger leur portée constitutive dans l’écriture elle-même. La proximité chronologique et thématique des recueils de poésie La voix de Carla (1987) et La terre est ici (1989) avec le roman Le bruit des choses vivantes (1991) permet ici d’examiner sous un jour nouveau la porosité des frontières entre les deux genres dans l’oeuvre, en posant qu’une part importante de la subjectivité s’exprime spécifiquement dans le passage entre le poétique et le romanesque. Or, afin de conceptualiser ce passage, il nous faut considérer le statut que réserve l’écriture à une troisième notion dont l’importance est incontestable chez Turcotte : l’image.


2015 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 111-124
Author(s):  
Joëlle Papillon
Keyword(s):  

Cet article étudie les rapports entre humains et animaux mis en scène dans l’œuvre d’Élise Turcotte, notamment dans Pourquoi faire une maison avec ses morts et Autobiographie de l’esprit. Les animaux familiers offrent aux narratrices une consolation et un accompagnement dans la souffrance, ce qui provoque chez elles une identification avec les animaux malades ou morts à qui elles sont confrontées.


Author(s):  
Eva Pich Ponce

Élise Turcotte est une écrivaine québécoise contemporaine, qui a reçu de nombreux prix littéraires (Prix Émile-Nelligan ; Prix Louis-Hémon ; Prix du Gouverneur Général ; entre autres). Dans le roman L’île de la merci (1997), Turcotte décrit la vie d’une famille marquée par le manque de communication et par la mort d’un de ses membres. Notre communication vise à présenter l’importance qu’acquiert l’eau dans ce roman. Nous observerons comment, à travers l’imaginaire de l’eau, la narration pousse le lecteur à une réflexion sur la vie et la mort, et sur la relation entre eros et thanatos. Nous analyserons aussi le symbolisme de l’île et comment la description de l’espace permet de mettre en relief les tensions entre les différents personnages.DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2910  


2006 ◽  
Vol 31 (3) ◽  
pp. 15
Author(s):  
Denise Brassard
Keyword(s):  

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