scholarly journals Le développement des communautés francophones vivant en situation minoritaire : les effets du contexte sur ses représentations en Ontario et au Nouveau-Brunswick

2011 ◽  
pp. 37-60 ◽  
Author(s):  
Martin Normand

La notion de développement se retrouve généralement dans les débats sur les langues officielles au Canada. Comment les différents acteurs communautaires se représentent-ils cette notion ? Ce texte propose que les représentations du développement découlent des effets structurants du contexte plus global du débat sur les langues officielles au Canada. Après un survol de l’évolution du débat sur le développement, ce texte vérifie les effets du Plan d’action pour les langues officielles, compris comme une institution qui à la fois structure l’action de la société civile et qui lui procure des ressources, sur les représentations du développement véhiculées par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario et par la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Dans les deux cas, les représentations du développement semblent influencées par l’action du gouvernement fédéral dans le domaine des langues officielles.

2014 ◽  
Vol 32 (3) ◽  
pp. 159-176 ◽  
Author(s):  
Sarah Ben Néfissa

Cet article a pour objectif de renouveler le questionnement sur la société civile égyptienne en proposant une démarche susceptible de lever les apories du débat classique sur celle-ci. La démarche repose sur la distinction entre la société civile comme un répertoire de l’action pour les acteurs sociaux et politiques et la société civile comme un concept formulé par les scientifiques. Le texte montre ainsi que le renouvellement du concept de société civile proposé par Jean Cohen et Andrew Arato peut être utile pour comprendre le processus d’autonomisation de la société civile égyptienne des dernières années. Le texte met l’accent sur le redémarrage du parcours historique de la notion de société civile en Égypte à la suite de la révolution du 25 janvier 2011 avec le débat en cours sur la question de la « civilité » de l’État égyptien et de ses rapports avec la religion et l’institution militaire. La dernière partie de l’article constate toutefois que la distinction entre les deux registres de discours sur la société civile est difficile à faire. Les luttes de définitions de la société civile au sein du milieu scientifique revêtent une telle intensité qu’elles nuisent à l’obtention d’un consensus scientifique minimal sur cette notion.


2017 ◽  
Vol 72 (3) ◽  
pp. 433-456 ◽  
Author(s):  
Christian Azaïs ◽  
Patrick Dieuaide ◽  
Donna Kesselman

L’article propose une grille de lecture des transformations de la relation d’emploi dans le cadre de la globalisation des marchés à partir de la notion de « zone grise d’emploi » (ZGE). Cette notion, forgée à l’origine par le juriste A. Supiot, pour désigner une convergence de situation entre l’« état de subordination » des salariés et des travailleurs indépendants est reprise et discutée dans le cadre élargi d’une « relation d’emploi avec tiers ». Ce cas de figure renvoie à un contexte d’internationalisation de la production où la relation employé-employeur ne se résume pas à une relation de face à face, mais dépend d’un ensemble de parties prenantes impliquées dans les conditions qui président à son organisation et sa gestion. L’article propose une définition de la ZGE qui ne se limite pas à souligner un défaut d’institutionnalisation dans la règle de droit, mais considère que tout « écart à la norme » est devenu la règle et non plus l’exception. La ZGE est définie comme « espace public » entendu comme un espace de délibération où les jeux d’intérêt et les relations de pouvoir se coordonnent ou se confrontent pour la constitution d’un ordre de régulation hybride, public et privé, formel et informel. L’intérêt de cette notion est de porter un autre regard sur les transformations de la relation d’emploi. En prenant la firme Uber comme exemple, l’article montre que l’on ne peut réduire la question de l’emploi des chauffeurs prestataires au paradigme juridique standard qui limiterait le débat entre choisir le statut de travailleur indépendant ou celui de salarié. La diversité, mais aussi la fragilité des jugements prononcés par les tribunaux, leurs caractères partiels et toujours provisoires, laissent deviner que la situation socio-professionnelle des chauffeurs, si elle relève de l’« indécidable » au plan du droit, ne peut être comprise sans prendre en considération l’action des États, des territoires et de la société civile dans le jeu de la régulation.


2005 ◽  
Vol 21 (1-2) ◽  
pp. 55-96 ◽  
Author(s):  
G.-Raymond Laliberté

Préoccupé de cerner plus étroitement que ce n'est souvent le cas le concept même de corporatisme, cet essai en propose une définition opératoire susceptible de réserver cette notion aux seuls projets sociaux globaux qui s'appuient sur une restructuration à base de domination directe qui fasse l'économie des appareils d'État parlementaires ou les contourne en un fascisme de type étatique. Conçue en vue de cerner la forme spécifique de corporatisme que l'on connut au Québec au cours des décennies trente et quarante surtout et dont l'Action libérale nationale, le Bloc populaire, de même que d'autres mouvements politiques de moindre envergure sont directement tributaires, cette étude applique ce concept on ne peut plus politique à l'École sociale populaire de Montréal dont un des éléments forts du discours était de dire son corporatisme social et non politique. Elle tente également de cerner les origines cléricalistes de cette idéologie de classe marquée d'une conjoncture économique de crise, en même temps que d'une tentative hégémonique de prise 'en charge directe de la superstructure idéologique/politique, à travers une nouvelle articulation de la reproduction sociale large qui fasse régner politiquement la petite bourgeoisie clérico-intellectuelle, oriente l'économie locale vers cette forme de « restauration sociale » et asservisse le syndicalisme « national » à cette nouvelle direction politique de la société civile. En cela même, l'École sociale populaire et ses associés intellectuels se révèlent avoir été à l'origine d'un projet corporatiste aussi remarquable, pour le Québec, que ne l'ont été les fascismes catholicistes de l'Europe de l'Ouest dans la période qui précéda la Seconde Guerre mondiale, corporatisme dont les racines nationalistes utopistes effleurent encore la scène politique québécoise actuelle.


1991 ◽  
Vol 102 (4) ◽  
pp. 29-31
Author(s):  
Michel Trebitsch
Keyword(s):  

1991 ◽  
Vol 102 (4) ◽  
pp. 23-27
Author(s):  
Pierre Lantz
Keyword(s):  

2007 ◽  
Vol 100 (3) ◽  
pp. 126-134
Author(s):  
Bonny Ling ◽  
Wing Lam ◽  
Elisabeth Wickeri ◽  
Tina Tan
Keyword(s):  

2006 ◽  
Vol 97 (1) ◽  
pp. 31-43
Author(s):  
Chen Jie
Keyword(s):  

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