scholarly journals Une analyse par quantiles de la résilience chez les élèves issus de milieux défavorisés

2011 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 93-118
Author(s):  
Gabriel Power ◽  
Lucie DeBlois

Une analyse prenant appui sur la notion de capital social et de résilience a permis d’élaborer un modèle de création du capital humain de l’élève. En utilisant ce modèle, nous avons voulu cerner les facteurs qui pourraient favoriser la réussite scolaire des élèves de 15 ans issus de milieux défavorisés, réussite interprétée comme un développement de leur capital humain. Nous avons étudié les résultats aux questionnaires de l’élève de Pisa 2000 et nous les avons interprétés en fonction des dimensions structurales, normatives et interactives qui sont générées par le capital social de l’école et de la famille et par la résilience de l’élève. Nous observons des corrélations positives pour des variables en relation avec les dimensions structurales et interactives. Toutes les variables en relation avec la dimension normative révèlent des corrélations négatives. Nous présentons ces résultats et précisons des hypothèses pour expliquer ces résultats. Enfin, nous dégageons des critères permettant de définir la réussite scolaire comme un capital scolaire.

2007 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 127-145 ◽  
Author(s):  
Canisius Kamanzi ◽  
Xiao Ying Zhang ◽  
Lucie Deblois ◽  
Marc-André Deniger

Résumé Cette étude examine l’influence du capital social de l’école et de la famille sur la formation du capital humain chez les jeunes en examinant comment ce capital social permet aux élèves issus des milieux socioéconomiques défavorisés de surmonter les difficultés inhérentes à leur origine. Les données de l’enquête PISA 2000, réalisée auprès des jeunes Canadiens, montrent qu’il existe une association significative entre le capital social de l’école et de la famille et les résultats des élèves en lecture. Le test d’Anova permet de constater que, quelle que soit l’origine socioéconomique, les élèves qui obtiennent un résultat supérieur à la moyenne canadienne sont ceux qui bénéficient d’un capital social de l’école élevé en ce qui concerne l’utilisation des ressources éducatives disponibles.


Author(s):  
OUSSAMA ELKHALFI ◽  
Rachid CHAABITA ◽  
Chafik GUEMIMI

La relation entre le capital humain et la croissance économique  a évoquée une littérature empirique  abondante à partir le début des années 90 avec des aboutissements opposés. En fait, la plupart des apports des analyses théoriques ont affirmé que le capital humain joue un rôle positif et  significatif sur la croissance économique. Pour notre part, nous envisageons à évaluer cette relation dans l’optique de l’enseignement supérieur et sa qualité dans la croissance et le développement cette fois. À cet égard, nous tendons  d’affranchir  en séries chronologiques la relation entre l’enseignement supérieur et la croissance économique pour un groupe de pays d’Afrique qui englobe (Maroc, Tunisie, Sénégal et Niger), couvrant la période  2002-2018.Pour ce faire, nous avons opté pour un modèle économétrique panel  de type à effets individuels fixes qu’est plus adapté à la structure de nos données. Les résultats auxquels nous avons abouti attestent que plus  le stock de capital humain composé par des individus arriveraient à l’université  est important, plus le niveau du Pib par tète est élevé et que ce dernier est impacté selon le niveau de la qualité des systèmes d’enseignement supérieur et l’économie des pays.  


2009 ◽  
Vol 67 (4) ◽  
pp. 517-531
Author(s):  
Yves Létourneau ◽  
Yves Rabeau

RÉSUMÉ Dans cette étude, nous évaluons à l’aide des principes découlant de la théorie du capital humain en économie de marché, le salaire concurrentiel des travailleurs de l’industrie de la construction au Québec couverts par le Décret. Dans le sillage des études déjà faites par le passé sur l’industrie de la construction, nous trouvons que les travailleurs couverts par le décret de la construction au Québec reçoivent une prime salariale de 25 à 30 % par rapport au taux de salaire de marché de professions comparables. Cet écart est obtenu après avoir tenu compte des particularités des conditions de travail du secteur de la construction; notamment nous avons pris en considération une prime de risque non monétaire associée aux risques de lésions professionnelles et de mort accidentelle dans le secteur de la construction. Nous attribuons l’existence de cette prime en partie au régime de monopole bilatéral en matière de négociation salariale créé par le système du décret et en partie à l’instabilité de l’activité dans l’industrie de la construction. Les travailleurs recevant déjà une prime salariale pour instabilité d'’activité, l’instauration d’un régime de revenu garanti pour les travailleurs de la construction ne nous apparaît pas approprié. Mots clés : Industrie de la construction, détermination des salaires, régime de négociation salariale, prime salariale.


2005 ◽  
Vol 13 (3) ◽  
pp. 309-342 ◽  
Author(s):  
Paul R. Bélanger ◽  
Louis Maheu

La mobilisation politique des populations étudiantes n'est pas en soi un phénomène vraiment contemporain. Certaines études ont déjà établi que des groupes étudiants ont participé à des mouvements politiques à diverses époques de l'histoire. Par contre, la pratique politique étudiante, ces dernières années, s'est amplifiée en même temps qu'elle se caractérisait par des traits plus spécifiques et particuliers à cette population. Aussi a-t-on vu croître, en sociologie, un intérêt nouveau pour l'analyse de ces phénomènes. Les études consacrées à ce sujet se multiplient de même que les schémas d'analyse se diversifient. Pour l'étude de la pratique politique étudiante québécoise contemporaine, nous avons, pour notre part, opté pour une grille d'analyse qui n'enferme pas l'étudiant, comme agent politique, dans le système d'enseignement supérieur. Sa mobilisation politique ne nous semble pas, au premier chef, être fonction de sous-cultures étudiantes plus ou moins contestataires et typiques des milieux universitaires ou des seules difficultés de fonctionnement des systèmes universitaires. Encore moins sommes-nous portés à penser que la marginalité sociale de la jeunesse étudiante est un facteur déterminant de politisation : « camper hors de la nation » ou de la société n'est pas de nature à susciter la mobilisation politique. Au contraire, notre analyse ne produit une définition de l'étudiant comme agent politique qu'au moyen de déterminations structurelles qui conditionnent, provoquent et organisent la pratique politique étudiante qui vise elle-même à modifier le cadre sociétal où elle émerge. Au nombre des principales caractéristiques de la période des années '60 dans l'histoire du Québec, il nous faut retenir la politisation des problèmes de fonctionnement de l'appareil scolaire québécois : les rapports entretenus par cet appareil avec d'autres structures de la société, le système de production économique par exemple, devenaient l'enjeu de luttes et de rapports politiques. L'État et les diverses couches sociales qui appuyaient ses politiques d'intervention auprès de l'appareil scolaire rencontraient l'hostilité et l'opposition plus ou moins soutenues d'autres couches sociales qui appréciaient différemment les politiques de l'État en ce domaine. Avec l'adoption du bill 60 qui créait, en 1963, le Ministère de l'éducation du Québec, le parti au pouvoir imposa une restructuration de l'appareil scolaire qui impliquait une responsabilité plus nette et ferme accordée à l'État et la mise en place d'organes officiels de consultation, comme le Conseil supérieur de l'éducation, où l'Église était loin de conserver une fonction prépondérante. Le législateur devait même consulter, au moment de la formation du premier Conseil supérieur de l'éducation, de multiples associations qui n'avaient pu auparavant s'imposer comme interlocuteurs dans un secteur contrôlé par l'Église. Parmi celles-ci, notons les associations d'enseignants; les associations d'administrateurs dans le domaine scolaire; les associations de parents et parents-maîtres; les associations syndicales; et diverses associations d'affaires. Puis finalement, le législateur dut consentir, après que des représentations eurent été faites dans ce sens, à prendre aussi l'avis d'associations étudiantes et d'associations de professeurs et d'administrateurs universitaires. On a pu également observer, dans le processus de régionalisation de commissions scolaires, que même au niveau local et régional, les agents qui contrôlaient traditionnellement l'appareil scolaire pouvaient voir leur position sociale remise en cause. Bref, la politisation des problèmes d'éducation a modifié les rapports de force entre les divers groupes sociaux qui se préoccupaient des politiques d'intervention de l'État auprès de l'appareil scolaire. L'État devait aussi se lancer, au cours des années '60, dans des transformations importantes des structures académiques et du contenu des programmes d'enseignement. Ces mutations de structures et de programmes académiques visaient essentiellement à reprendre le retard que connaissait le Québec, par rapport aux principales provinces canadiennes, et notamment l'Ontario et la Colombie-Britannique, dans le développement de son appareil scolaire. On attribuait à ce retard les problèmes de développement économique du Québec qui se manifestaient par un revenu moyen inférieur à celui des provinces canadiennes riches et par une productivité industrielle, en général, plus faible. La main-d’œuvre québécoise ne présentait pas des standards de qualification très élevés, ni des niveaux d'instruction jugés satisfaisants. Aussi, l'intervention de l'État auprès de l'appareil scolaire québécois avait-elle un sens bien précis : elle concernait la préparation et la modernisation d'une main-d’œuvre professionnelle au moyen de transformations apportées aux structures et au contenu de l'enseignement. Afin d'assurer une plus grande adaptation de l'appareil scolaire aux exigences de développement de la société, l'État misait essentiellement sur le « capital humain » et le perfectionnement des « ressources humaines » comme facteur de production. Ainsi cette intervention s'est accompagnée d'une augmentation considérable des investissements en éducation. Les dépenses totales d'enseignement au Québec qui étaient, à la fin des années '50, de l'ordre de $300,000,000, passaient en 1963 à $719,319,000 ; elles ont donc plus que doublé sur une période de cinq ans. Les dépenses du Ministère de l'éducation sont passées de près de $200,000,000 en 1960-61 à près de $710,000,000 en 1967-68, puis à $1,100,114,000 en 1970-71 ; sur une période de dix ans, ces dépenses ont été multipliées à peu près par dix. Ces hausses représentent des taux d'augmentation annuelle qui sont légèrement supérieurs à l'augmentation annuelle des dépenses du gouvernement du Québec; ainsi, la proportion du budget total consacrée à l'enseignement est passée de 23% en 1959 à 32% en 1964, puis à 34.7% en 1969. Il faut encore souligner que cette intervention de l'État auprès de l'appareil scolaire s'est accompagné d'un discours idéologique de circonstance. L'État, au moyen de slogans tels « Qui s'instruit s'enrichit », devait expliquer à la population combien l'éducation était le moyen par excellence de la promotion collective de la communauté canadienne-française. Le Québec était invité à joindre les sociétés industrielles avancées qui valorisaient, comme politique de croissance et de progrès, le développement et le perfectionnement continus des «ressources humaines».


2009 ◽  
Vol 52 (2) ◽  
pp. 195-207 ◽  
Author(s):  
Miu Chung Yan ◽  
Ching Man Lam

English For youths to seek employment, social capital is as important as human capital. This article conceptually examines how guanxi, a form of social capital in Chinese culture, may be instrumental in helping young people access jobs. Suggestions of alternative services for helping unemployed youths in Mainland China, Taiwan and Hong Kong are offered. French Pour les jeunes à la recherche d’un emploi, le capital social est aussi important que le capital humain. Cet article examine comment la notion de guanxi, une forme de capital social dans la culture chinoise, peut aider concrètement les jeunes gens à avoir accès à un emploi. Il propose aussi des suggestions de services alternatifs pour aider les jeunes chômeurs en Chine, à Taïwan et à Hong-Kong. Spanish Para la juventud que busca empleo, el capital social es tan importante como el capital humano. Este artículo examina conceptualmente cómo guanxi, forma de capital social en la cultura China, puede ayudar instrumentalmente a la gente joven para acceder al trabajo. Se ofrecen recomendaciones de servicios alternativos para ayudar a la juventud desempleada en Mainland China, Taiwán y Hong Kong.


2010 ◽  
Vol 45 (1) ◽  
pp. 93-113 ◽  
Author(s):  
Pierre Canisius Kamanzi ◽  
Marc-André Deniger ◽  
Claude Trottier

Les études récentes ont montré qu’il existe une association entre les inégalités sur le marché de l’emploi et le capital social. Selon les tenants de la théorie du capital social, l’accès à l’emploi est associé au capital social que l’individu investit au moment de la recherche de l’emploi. L’objectif de cet article est d’examiner l’influence du capital social sur l’accès à l’emploi dans le contexte canadien. Nous examinerons dans quelle mesure, l’accès à un emploi permanent est associé aux types de sources utilisées pour obtenir l’information sur l’emploi occupé. Notre analyse est basée sur les données de l’Enquête nationale auprès des diplômés de 1995 menée par Statistique Canada. Les résultats montrent que l’accès à un emploi permanent est significativement associé au capital social mobilisé par un individu au moment de la recherche d’un emploi, mais aussi au capital humain (scolarité, domaine d’études et expérience professionnelle) de même qu’à d’autres variables, notamment au secteur d’emploi.


2012 ◽  
Vol 53 (2) ◽  
pp. 315-336 ◽  
Author(s):  
Pierre Canisius Kamanzi

Plusieurs études ont soutenu l’hypothèse d’une discrimination ethnique à l’endroit des membres des minorités visibles au Canada. Elles ont montré qu’en dépit de leurs niveaux de qualification élevés, ces derniers exercent des emplois socialement moins valorisés et perçoivent des revenus inférieurs à ceux des autres Canadiens. Peu d’études se sont cependant intéressées à la discrimination ethnique sous l’angle de la relation entre l’emploi occupé et le niveau de qualification. L’article examine cette question chez les membres des minorités visibles qui détiennent des diplômes universitaires obtenus au Canada à partir des données de l’Enquête nationale de Statistique Canada auprès des diplômés de l’an 2000 et compare la situation des répondants résidant au Québec et en Ontario. Selon les résultats, à scolarité équivalente, les membres des minorités visibles sont plus susceptibles que les autres d’exercer des emplois pour lesquels ils sont surqualifiés. La situation varie cependant selon la province de résidence et le groupe minoritaire auquel appartient l’individu. Ces résultats nous incitent à remettre en question, du moins en partie, la théorie du capital humain et à faire appel à d’autres théories, notamment les théories du capital social et de la discrimination dans l’interprétation de ces résultats.


Author(s):  
Faris AL BARRAK ◽  
Yousef AL MERIOUH

L’un des plus grands défis que les multinationales d’aujourd’hui doivent relever, si elles désirent rester compétitives et garder un avantage concurrentiel, est de disposer d’un capital humain formé en accord avec les objectifs stratégiques de la firme, afin d’être capables de réagir et de s’adapter constamment aux changements et aux difficultés imposés par son environnement concurrentiel, technologique et réglementaire. Ceci est d’autant plus vrai pour les multinationales industrielles dont les activités quotidiennes reposent sur l’utilisation d’outils informatiques et de technologies de l’information et de la communication, qui sont souvent objet de changements, d’améliorations et de mises à jour, auxquels les employés doivent s’adapter pour continuer à exécuter leurs tâches de manière efficiente et productive. L’un des rôles majeurs de la direction des ressources humaines est dès lors d’assurer que le capital humain de l’entreprise sera prêt à faire face aux challenges actuels et futurs, afin de permettre à la firme de continuer à exister sur le marché. Les questions que l’on pourrait se poser à ce sujet sont diverses : Quel est le rôle de la direction des ressources humaines dans l’accompagnement et la réalisation des objectifs de l’entreprise ? Quelles sont les différentes possibilités auxquelles les multinationales pourraient avoir recours en matière de formation continue de leurs employés ? Comment être sûr qu’un programme de formation est efficace et quels sont les critères d’évaluation qui permettent de déterminer cette efficacité ? Le sujet de la formation étant très vaste, nous ne pouvons aspirer à le traiter de manière exhaustive dans notre écrit, c’est la raison pour laquelle, dans le présent article, nous avons décidé de nous focaliser sur les deux principales pratiques en matière de formation dans les multinationales, à savoir, la formation sur site (on-site training), dans laquelle l’entreprise utilise ses propres moyens pour fournir la formation adéquate à ses employés, et la formation hors site (off-site training), dans laquelle, la formation est prodiguée hors des locaux de l’entreprise. Dans un premier temps, nous allons commencer par établir un état de l’art des écrits en matière de formation afin de mettre en exergue les différences et spécificités des formations sur site et hors site. Dans un second temps, nous présenterons la méthodologie et le cheminement employés pour notre étude. Enfin, nous essaierons de concrétiser nos propos par l’étude d’un cas concret, celui de la société Delphi, qui opère dans l’industrie des faisceaux électriques. Nous essaierons de détailler les pratiques adoptées par Delphi en matière de formation et de développement des compétences.  


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