scholarly journals Mouvements des femmes et représentation politique au Brésil (1980-1990) : le genre de la représentation

2005 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
pp. 75-86 ◽  
Author(s):  
Elisabeth Souza Lobo

Dans cette note, l'auteure examine la documentation brésilienne d'abord sur les mouvements sociaux et la participation des femmes à ces mouvements, s'attardant particulièrement à ceux basés sur des articulations particulières entre vie privée et pratiques publiques (clubs de mères, luttes urbaines, revendications de garderies, de logements, etc.). Elle tente ensuite de saisir, dans les travaux des années 1980, l'émergence des femmes comme sujets collectifs, en rapport avec les questions de citoyenneté et d'égalité des droits et dans leur représentation au sein des institutions politiques et syndicales. Elle en conclut qu'au Brésil, l'enracinement profond des femmes dans les mouvements sociaux ne s'est pas traduit en légitimité politique.

2009 ◽  
Vol 42 (2) ◽  
pp. 345-362 ◽  
Author(s):  
Sylvia Bashevkin

Abstract.This study examines public statements by female candidates for the leadership of major federal parties in the period 1975–2006, with reference to the conceptual literature on political representation. Was the willingness of women politicians to voice feminist rhetoric more closely related to extra-parliamentary dynamics, notably the changing fortunes of feminist and antifeminist movements, or to parliamentary factors, including the ideological as well as competitive circumstances of their parties? The empirical discussion suggests feminist content was particularly strong in the language of Rosemary Brown for the NDP in 1975, Kim Campbell for the PCs in 1993 and Martha Hall Findlay for the Liberals in 2006. Overall results point toward the utility of a two-pronged perspective that merges a parliamentary view that centre-left through centre-right parties, as well as those in an opposition or weak governing position, were more likely sites of feminist discourse than hard right and firmly competitive parties, with a movement-focused approach that explains the diminished use of representational rhetoric during this period, even in relatively hospitable parties, with reference to the declining legitimacy of organized feminism. Unlike in the US, women candidates in right parties in Canada did not use their campaigns as vehicles for voicing strong antifeminist positions.Résumé.Cette étude survole la littérature conceptuelle sur la représentation politique et examine ainsi les déclarations publiques faites par les candidates lors des courses à la direction des principaux partis politiques fédéraux pendant la période allant de 1975 à 2006. La volonté des politiciennes d'exprimer la rhétorique féministe était-elle davantage apparentée à la dynamique extra-parlementaire, notamment la force des mouvements féministes et antiféministes, ou plutôt aux facteurs parlementaires comme l'idéologie et la compétitivité de leur parti? La discussion empirique suggère que le contenu féministe était particulièrement important dans le vocabulaire utilisé par Rosemary Brown pour le NPD en 1975, par Kim Campbell pour le PPC en 1993 et par Martha Hall Findlay pour le PLC en 2006. Les résultats indiquent qu'il est utile, pour ce type d'étude, de considérer une fusion des deux approches. La première est une perspective parlementaire, qui suggère que les partis se situant sur le spectre politique entre le centre-gauche et le centre-droit, de même que ceux qui se trouvent dans une position d'opposition ou de gouvernement faible ou minoritaire, sont les plus réceptifs aux discours féministes. La deuxième approche (movement-focused) porte son attention sur les mouvements sociaux pour expliquer la diminution de l'utilisation de la rhétorique représentationnelle pendant cette période, et ce, même dans les partis relativement réceptifs au féminisme organisé. Contrairement à la situation aux États-Unis, les candidates à la direction des partis de droite au Canada n'ont pas utilisé la course à l'investiture de leur parti comme tremplin pour exprimer de fortes positions antiféministes.


2019 ◽  
Vol 14 (1) ◽  
pp. 203-227
Author(s):  
Christian Le Bart

L’objectif de cette contribution est de réfléchir au lien démocratique qui unit représentés et représentants du point de vue des émotions. Nous privilégierons une approche historique pour rendre compte du cas français. Selon un premier modèle, les émotions sont strictement encadrées au sommet de l’État. Ce modèle n’a évidemment pas disparu, mais il est concurrencé depuis quelques années par un modèle fondé sur le relâchement partiel, y compris au sommet de l’État, des contraintes de sang-froid. Le politique n’est plus seulement celui qui perçoit les émotions de la foule et qui sait les traduire en actions publiques; il est celui (ou celle) qui les éprouve avec intensité. Il s’émeut comme tout un chacun face aux drames collectifs et il se réjouit lors des liesses collectives; il peut même assumer publiquement des émotions personnelles liées à la carrière politique ou à la vie privée.


2009 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 37-62 ◽  
Author(s):  
Pascale Dufour ◽  
Christophe Traisnel

Résumé Le concept de mouvement social, dans sa définition usuelle, fait référence à l’ensemble des militants et des organisations, qui, structurés plus ou moins formellement en réseaux, développent des actions concertées en faveur d’une cause plus ou moins définie. Quelle que soit l’approche théorique considérée, les organisations du mouvement social sont présentées comme distinctes de partis politiques perçus comme des acteurs de la politique institutionnelle, intervenant au sein de l’arène électorale. Dans cette perspective, les partis politiques et les mouvements sociaux entretiennent évidemment des relations, mais sont présentés comme opérant sur des terrains de jeux disjoints : la représentation politique institutionnalisée pour les uns, le champ de la protestation sociale pour les autres. Pourtant, la « frontière » entre participation politique institutionnelle et extra-institutionnelle est on ne peut plus poreuse. Dans cet article, nous soutenons que, dans certaines configurations de mouvements sociaux, les partis politiques peuvent faire partie intégrante du mouvement social dont ils sont issus et en constituent même les acteurs pivots. En basant notre démonstration sur le cas du mouvement souverainiste au Québec et sa transformation au cours des 40 dernières années, nous montrons comment le Parti québécois et le Bloc québécois se trouvent au coeur de la mouvance souverainiste et contribuent encore, vaille que vaille, à la définition d’un mouvement qui les dépasse.


1982 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 246-254 ◽  
Author(s):  
Janusz Tazbir

M'étant interrogé, il y a quelques années, sur l'accueil réservé aux œuvres de Thomas More et sur leur diffusion en Pologne, j'ai tenté de définir les raisons pour lesquelles les utopies classiques n'avaient pas trouvé de résonance parmi les citoyens de la République nobiliaire. Elles sont multiples. Ainsi, presque toutes les représentations de la société idéale, depuis la Politique de Platon, les visions de More ou de Campanella, jusqu'aux utopies du siècle des Lumières, préconisent une ingérence très poussée dans la vie privée des citoyens, un contrôle continu exercé sur eux par des censeurs spécialement institués à cette fin, la soumission à des normes très rigoureuses de discipline sociale — en un mot, un fonctionnement de l'État qui est en contradiction flagrante avec les institutions de la Pologne des xvie-xviie siècles. Comme le remarque à juste titre Claude Backvis, l'utopie naît dans des conditions où elle ne peut en aucune mesure être réalisée. Elle réclame tout parce qu'elle n'est en mesure de rien obtenir ; son maximalisme vient de ce qu'on pense impossible de modifier, de quelque façon que ce soit, les rapports sociaux et politiques existants. C'est la raison pour laquelle la noblesse polonaise qui, à l'époque de la Renaissance, avait largement les moyens de transformer l'État, ne recherchait pas de compensation dans la création imaginaire d'un monde idéal, utopique. Plus tard, le conservatisme de l'État polonais, son hostilité déclarée à tout changement, s'opposèrent efficacement tant à la création de variantes polonaises qu'à la réception des versions étrangères de l'utopie.


2006 ◽  
Vol 148 (1) ◽  
pp. 81-102 ◽  
Author(s):  
Christine Errera
Keyword(s):  

1976 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 155-165
Author(s):  
Elena Hernandez-Casas de Benenati

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