scholarly journals Méditation de pleine conscience et psychothérapie dans la prise en charge de la santé et de la maladie

2010 ◽  
Vol 35 (1) ◽  
pp. 49-83 ◽  
Author(s):  
Claude Berghmans ◽  
Cyril Tarquinio ◽  
Lionel Strub

L’objet de cette recherche est de délimiter le domaine de la méditation en tant que prise en charge thérapeutique dans le champ de la psychologie de la santé. Les auteurs portent leur intérêt sur le courant le plus prolifique de ces dernières années en termes de recherche : la méditation en pleine conscience. L’objectif est de définir le concept de méditation et de pleine conscience, pour ensuite porter l’attention sur les psychothérapies qui en découlent, et les études cliniques effectuées dans ce domaine. La méditation en pleine conscience constitue un champ de recherche très prometteur pour la psychologie de la santé dans le cadre des prises en charge thérapeutique. Au regard des nombreuses études cliniques, les auteurs constatent que les techniques MBSR, MBCT appliquées à la pleine conscience s’avèrent pertinentes et apportent un résultat en terme d’amélioration de la santé en général. Toutefois, les recherches sur la pleine conscience n’en sont encore qu’à leur début. Des approches plus rigoureuses sur le plan méthodologique et des développements conceptuels plus affinés s’avèrent nécessaires.

2002 ◽  
pp. 145-158 ◽  
Author(s):  
Agnès Pitrou

RÉSUMÉ Les recherches qui traitent des relations entre les personnes âgées et leur famille se sont principalement centrées soit sur les services mutuels qui s'échangent lorsque les grands-parents sont encore actifs, soit sur la prise en charge de ces derniers par les enfants lorsqu'ils perdent leur autonomie. La réflexion menée dans l'article tente d'examiner dans quelle mesure les nouveaux processus du vieillissement et les transformations des structures familiales — en particulier leur instabilité — peuvent modifier ces rapports et le rôle qu'ils jouent, en particulier auprès des jeunes au cours de leur évolution. Le changement probable des conditions de vie et d'insertion des personnes âgées risquent-ils de transformer ces échanges intrafamiliaux ?


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 666-666
Author(s):  
O. Bonnot

Des études cliniques et de neuroimagerie récentes permettent de penser que la musique peut être un média privilégié dans la prise en charge de patients, en particulier dans les maladies neurologiques. La musique modifie le cerveau. Comment l’expliquer ? Quelles en sont les possibles applications cliniques ? La perception des sons participe à la construction du langage préverbal et verbal, dans une dimension dyadique d’interaction. Si les perceptions sont modifiées dans l’autisme, les processus d’accordage affectif et de communication peuvent être soutenus et améliorés en musicothérapie. Celle-ci constitue donc un soin pertinent pour les enfants présentant un TSA, spécifiquement dans des dimensions vocales et rythmiques, qui vont agir sur les altérations de la communication et sur les interactions sociales des patients.De même, des méthodes de musicothérapie telles que la Communication sonore non verbale d’Edith Lecourt (La musicothérapie analytique de groupe, 2007) ou les techniques de l’improvisation clinique de Kenneth E. Bruscia (Improvisational Models of Music Therapy, 1987) permettent d’apporter une réponse thérapeutique ou un accompagnement approprié des processus de vieillissement, dans leurs aspects tant psychique, identitaire que sociologique. Notamment dans le cas de troubles cognitifs liés à l’âge : les patients souffrant de maladies neurodégénératives de type Alzheimer pourront ainsi bénéficier efficacement des apports neuropsychologiques de la musique et de la musicothérapie.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 532-532
Author(s):  
M. Grall-Bronnec ◽  
S. Bulteau ◽  
J.-M. Vanelle ◽  
A. Sauvaget

ContexteLes addictions comportementales (AC), ou addictions sans drogues, ont en commun la perte de contrôle sur le comportement et la poursuite de ce comportement malgré les dommages. Les principales AC sont : le jeu pathologique, l’addiction sexuelle, l’exercice physique excessif, les achats compulsifs et certains troubles du comportement alimentaire. Associées à des comorbidités psychiatriques et addictives, à des conséquences sociales, leur prise en charge repose essentiellement sur des psychothérapies et des mesures sociales. L’utilisation des techniques de stimulation cérébrale est encore relativement récente, notamment dans le champ des addictions. La tDCS a principalement été testée dans les addictions avec substances, mais très peu dans les AC. Cette revue de la littérature a pour objectif de faire une mise au point méthodologique et clinique sur les premiers travaux couvrant cette question.Matériels et méthodesUne recherche bibliographique a été réalisée sur Pubmed et ScienceDirect, jusqu’au 30 juillet 2014. Les critères d’inclusion étaient : articles de revue, articles didactiques, essais thérapeutiques, études physiopathologiques.Résultats et discussionQuatorze revues et études ont été retenues. Elles portent sur les troubles du comportement alimentaire, l’obésité, et les processus décisionnels et de prise de risque. Les études cliniques ont montré l’intérêt de la tDCS bilatérale dans la diminution de la prise de risque, et du craving alimentaire. La tDCS présente des avantages prometteurs dans le traitement des AC. Non invasive, bien tolérée, avec un dispositif portable, peu coûteuse comparée à la TMS, elle pourrait être dispensée dans un cadre ambulatoire.


Une table ronde consacrée à ce thème a réuni huit personnes impliquées dans l’évolution récente des CLSC, particulièrement en ce qui concerne leur activité médicale et sanitaire. Les CLSC entendent promouvoir une nouvelle conception de la santé (et non de la maladie). Si leurs débuts ont été difficiles (conflits entre les groupes professionnels, les administrateurs, les usagers, le gouvernement), ils semblent avoir acquis leur vitesse de croisière. Les CLSC produisent des pratiques vraiment nouvelles, dans les modalités de la pratique médicale, la prise en charge communautaire de la santé, la santé familiale et infantile, la santé au travail, etc. La table ronde décrit de nombreuses initiatives dans ces domaines qui toutes mettent l’accent sur la participation de la population, l’approche globale, multidisciplinaire et déprofessionalisante des problèmes identifiés. Si les CLSC sont encore en nombre restreint (80 sur 250 prévus), si leur budget ne représente même pas celui du principal hôpital de Montréal ($63 millions), leur influence n’en est pas moins de plus en plus déterminante sur l’ensemble du réseau des établissements sanitaires et sociaux, ainsi que sur les organisations professionnelles médicales. Pour toutes ces raisons, les CLSC représentent un enjeu politique de taille et la volonté du gouvernement d’assurer leur développement est très incertaine. Il importe que la population se mobilise pour exiger la poursuite de la réforme socio-sanitaire dont ils sont le symbole.


Author(s):  
Myriam Chatot

Cadre de la recherche : En dépit de la promotion dans les représentations d’un partage égalitaire des tâches domestiques et des responsabilités parentales entre conjoints, les femmes sont encore largement responsables de la prise en charge des enfants et des tâches ménagères ; l’entrée d’un homme dans la situation de « père au foyer » représente une inversion des rôles traditionnels. Objectifs : L’objectif de cet article est de comprendre comment se recomposent les rôles de genre traditionnels dans les couples où le père est au foyer, en étudiant les relations qu’entretiennent ces pères et leurs conjointes aux rôles de pourvoyeurs de ressources et de pourvoyeurs de soins dans la famille, et plus largement à la masculinité et à la féminité. Méthodologie : Pour ce faire, nous nous appuierons sur une enquête quantitative menée en France auprès de vingt-cinq pères en couple hétérosexuel avec enfants, qui n’ont pas exercé d’activité salariée pendant au moins six mois, interrogés dans le cadre d’entretiens semi-directifs. Résultats : Les résultats suggèrent que les pères au foyer occupent une position hybride vis-à-vis des normes du genre, entre transgression assumée par l’adoption d’un rôle perçu comme féminin et réaffirmation de leur appartenance au genre masculin par la mise en avant d’activités ou de rôles marqués comme masculins. De même, si les conjointes sont assignées au rôle de pourvoyeuse de ressources dans ces couples, elles ne semblent pas délaisser pour autant le rôle de pourvoyeuse de soins. Conclusion : Ces pères semblent donc aménager le rôle de parent au foyer pour l’endosser selon une modalité masculine, en conciliant rôle de pourvoyeur de soins et de pourvoyeur de ressources, et en privilégiant les facettes masculines du rôle de pourvoyeur de soin. Contribution : Cette recherche exploratoire semble indiquer l’efficacité possible de mesures visant à impliquer davantage les pères par le biais de congés liés à la petite enfance.


2021 ◽  
Author(s):  
P. Beaulieu

Le système cannabinoïde est un ensemble pharmacologique mieux connu aujourd’hui qui pourrait offrir par sa modulation des avenues thérapeutiques intéressantes dans le futur. Au niveau canadien, l’utilisation du cannabis médical a fait l’objet d’une première réglementation mise en place en juillet 2001 suivie de plusieurs autres, la dernière datant de 2016 et concerne le règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales. Au niveau provincial, différents produits du cannabis sont proposés par les producteurs canadiens autorisés par Santé Canada, et leur nombre a récemment dépassé 500. Le cannabis médical « pharmaceutique » est disponible au Canada et peut être prescrit à des patients, notamment le nabiximols et la nabilone. Par ailleurs, une initiative du Collège des médecins du Québec a permis le recrutement de 3 002 patients entre mai 2015 et octobre 2018 afin d’établir un registre (registre Cannabis Québec) où le cannabis a été prescrit pour diverses indications thérapeutiques et sous différentes formes. La légalisation du cannabis au Canada en octobre 2018 ajoute une certaine complexité dans la distinction entre cannabis médical et cannabis récréatif, ce dernier étant en vente libre à la Société québécoise du cannabis. Néanmoins, le cannabis n’est pas encore considéré comme un médicament, et ses indications thérapeutiques sont rares ; le cannabis n’est pas en première ligne de traitement. Les effets indésirables sont fréquents, et le patient doit être suivi régulièrement et les posologies adaptées en fonction de la tolérance. Des études cliniques sont encore nécessaires afin de préciser les indications thérapeutiques du cannabis.


Author(s):  
Emmanuelle Canet-Soulas

La prise en charge des accidents vasculaires ischémiques cardiaques (syndromes coronariens aigus ou SCA) et cérébraux (AVC) est un enjeu de santé publique majeur. Pour restaurer le flux sanguin, le traitement mécanique endovasculaire est systématique pour le SCA, et révolutionne actuellement le traitement de l’AVC. Le rétablissement de l’apport sanguin est la première ligne d’action thérapeutique, mais des dégâts secondaires à l’épisode d’ischémie-reperfusion interviennent, qui mettent en jeu le pronostic des patients. Aucun traitement efficace n’existe et leurs mécanismes physiopathologiques comme leur évolution spatio-temporelle sont encore mal circonscrits. Parmi ceux-ci, la réaction inflammatoire est un acteur clé, mais nul à ce jour ne peut en prédire l’issue tant son rôle peut se révéler à l’échelle individuelle bénéfique ou délétère. Dans ce contexte, quelles en seront les approches translationnelles diagnostiques et thérapeutiques ? Aujourd’hui, quels sont les acteurs de ces avancées médicales et comment former ceux de demain ?


2020 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 34-43
Author(s):  
L Bakama ◽  
F Dilu ◽  
P Lelo ◽  
N Kowe ◽  
G Bakambana ◽  
...  

Objectifs : Mesurer l'ampleur des manifestations buccales chez les enfants et adolescents VIH positif fréquentant le milieu hospitalier de Kinshasa et en identifier les facteurs associés. Méthodes : Il s'est agi d'une étude transversale analytique, conduite dans deux hôpitaux pédiatriques de Kinshasa (RDC), du 01 mai 2017 au 15 janvier 2018, chez des enfants et adolescents VIH positif âgés de 0 à 19 ans. Les manifestations buccales ont été diagnostiquées selon les critères cliniques de Ramos-Gomez et al. La régression logistique, en analyse univariée et multivariée, exprimée en Odds ratio (OR) avec leur intervalle de confiance estimée à 95%, a été exploitée pour rechercher les facteurs associés aux manifestations buccales.Résultats : Quatre cent vingt-deux patients étaient inscrits (219 filles et 203 garçons), l'âge médian était de 13 ans (IIQ : 10 ans–16 ans) ; 402 patients (95,3%) recevaient les ARV ; 359 patients (85,1%) présentaient une ou plusieurs  manifestations buccales. La carie dentaire était présente chez 161 patients (38,9%). Le sexe féminin (ORa : 2,478 ; IC à 95 % [1,30 – 4,69]) ; p = 0,005) et  l'hygiène buccale modérée et mauvaise (ORa : 4,54 ; IC à 95% [1,74 – 11,835] ; p = 0,006) étaient les facteurs associés aux manifestations buccales.Conclusion : Les manifestations buccales chez les enfants et adolescents VIH positif  sont encore très fréquentes dans notre milieu, à l'ère de la thérapie antirétrovirale. Cette situation indique la nécessité d'inclure la santé buccodentaire dans la prise en charge des enfants et adolescents VIH positif.     


2019 ◽  
Vol 32 (2) ◽  
pp. 73-78
Author(s):  
A.-P. Trouvin ◽  
S. Perrot

Un nombre croissant de pays autorisent l’utilisation du cannabis à visée thérapeutique dans la prise en charge de la douleur. Les preuves de l’efficacité du cannabis médical, dans la prise en charge antalgique, sont aujourd’hui contradictoires. Les effets indésirables sont connus en population générale chez les personnes utilisant le cannabis de façon récréative ; cependant, les effets indésirables du cannabis médical chez des patients douloureux chroniques sont encore en cours d’exploration, en particulier le risque de mésusage et le risque d’addiction.


2018 ◽  
Vol 27 (2) ◽  
pp. 122-132
Author(s):  
J. Brunet ◽  
X. Valette ◽  
C. Daubin

Le bénéfice d’une réanimation cardiopulmonaire (RCP) extracorporelle en comparaison d’une réanimation conventionnelle sur la survie et le pronostic neurologique à long terme des patients victimes d’un arrêt cardiaque réfractaire reste encore incertain. Il pourrait être très différent selon que la RCP soit considérée dans les arrêts cardiaques extrahospitaliers ou intrahospitaliers, d’origine cardiaque ou pas, en contexte toxicologique ou d’hypothermie. L’objectif de cet article est une mise au point sur l’apport de l’assistance circulatoire extracorporelle dans la prise en charge des arrêts cardiaques réfractaires à partir des recherches cliniques les plus récentes. Ainsi, l’apport d’une RCP extracorporelle dans les arrêts cardiaques réfractaires extrahospitaliers d’origine cardiaque est probablement limité, même au sein de populations hautement sélectionnées. En revanche, son intérêt est probablement plus important dans les arrêts cardiaques réfractaires intrahospitaliers d’origine cardiaque sous réserve d’une bonne sélection des patients. Enfin, si des résultats encourageants ont été rapportés dans les cas d’arrêt cardiaque réfractaire de cause toxique ; en revanche, ils sont plus contrastés concernant les arrêts cardiaques réfractaires associés à une hypothermie profonde suite à une exposition accidentelle au froid, à une noyade ou une avalanche. Des recherches bien conduites sont encore nécessaires pour préciser les contextes et les indications pour lesquels les patients seraient en droit d’attendre un bénéfice médical d’une RCP extracorporelle.


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