scholarly journals Un groupe de soutien à l’intention des femmes victimes de violence conjugale

2007 ◽  
Vol 16 (2) ◽  
pp. 89-97
Author(s):  
Thérèse Rainville ◽  
Suzanne Kérouac ◽  
Dominique Boucher

RÉSUMÉ Pour les femmes victimes de violence conjugale, le départ du foyer et le séjour dans une maison d'hébergement ne représentent que la première étape d'un long processus de changement qui est souvent ponctué de crises. Un groupe de soutien a été mis sur pied pour aider ces femmes à établir de nouveaux modes de relations qui les rendraient aptes à traverser avec succès cette période difficile de leur vie. En s'inspirant des principes d'affinité, de présence et de consolidation élaborés par Lifton (1976), les auteures de cet article soulignent la valeur de la réciprocité dans la relation thérapeutique et proposent des éléments de réflexion sur les points saillants d'une intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale ayant fait un séjour dans un centre d'hébergement.

2016 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 5-25 ◽  
Author(s):  
Louis-François Dallaire ◽  
Normand Brodeur

La concomitance de violence conjugale et de troubles mentaux chez les conjoints violents est un sujet controversé, tant au plan conceptuel qu’au plan clinique. De nombreuses études ont objectivé la présence de troubles mentaux dans la population des conjoints violents, sans toutefois s’intéresser aux points de vue des professionnels qui accompagnent ces hommes dans un processus de changement. Cet article présente les résultats d’une recherche qualitative qui visait à explorer les points de vue de professionnels spécialisés dans l’intervention auprès de conjoints violents quant à la concomitance de violence conjugale et de troubles mentaux chez leur clientèle. Onze professionnels ont été rencontrés au cours d’une entrevue de recherche semi-dirigée. Les participants estiment que les conjoints violents souffrant de troubles mentaux (CVTM) se distinguent de l’ensemble des conjoints violents par un degré élevé de désorganisation, et conçoivent les troubles mentaux comme un facteur augmentant le risque d’exercer de la violence conjugale. Leurs points de vue sont observables à travers leurs énoncés verbaux et les conduites professionnelles qu’ils adoptent auprès des CVTM, soit l’évitement, la distanciation et l’intégration. Le discours des participants reflète les paradoxes associés à la catégorisation des CVTM et à l’intervention auprès de cette clientèle.


2020 ◽  
Vol 54 (2) ◽  
pp. 187-192
Author(s):  
Odile Biaud ◽  
Jean-Michel Biaud

Pour nous, soignants désireux de proposer le meilleur soin à nos patients, il est primordial d’acquérir une capacité d’écoute afin de percevoir au mieux leurs besoins. Des freins dans la relation soignants-soignés peuvent être le fait du soignant. Parmi les différents moyens d’améliorer la qualité de la relation thérapeutique, le travail du clown peut être une approche intéressante, comme nous vous proposons de le découvrir.


1973 ◽  
Vol 51 (1) ◽  
pp. 7-26 ◽  
Author(s):  
Víctor M. Pérez-Díaz

2006 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 101-109
Author(s):  
Robert Perreault

Est-ce que le marketing actuel de la psychothérapie sonnera son glas ? La confusion croissante induite par la commercialisation de la psychothérapie ne semble pas préoccuper les psychothérapeutes qui pensent en profiter autant que le public. L’article adopte la position qu’il est grand temps pour les psychothérapeutes d’adopter une perspective de consommateur s’ils veulent complètement saisir l’étendue du problème engendré par la commercialisation de la psychothérapie contemporaine. Les règles de la relation thérapeutique ne sont pas destinées seulement à servir les objectifs du patient mais sont sujettes à d’autres pressions comme les contextes institutionnels, la position idéologique et sociopolitique des thérapeutes. L’auteur analyse les contraintes régissant les pratiques de la psychothérapie et met en évidence plusieurs façons avec lesquelles les psychothérapeutes contribuent au déclin de la psychothérapie. Sur une base critique, cinq secteurs sont identifiés à l’intérieur desquels l’action des psychothérapeutes peut aider à sortir les psychothérapeutes de sa crise actuelle.


Author(s):  
Audrey Baiverlin ◽  
Emmanuelle Piquet ◽  
Manon Delhalle ◽  
Aurélie Volders ◽  
Stéphanie Chartier ◽  
...  

2006 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 79-99 ◽  
Author(s):  
Vanessa Watremez

Travailler sur la violence dans les relations lesbiennes, c’est aussi s’interroger sur la violence des femmes dans ses enjeux sociaux et politiques. En effet, cette dernière est un phénomène qui suscite de plus en plus de débats, où différents discours, perspectives et théories analysent la réalité de façon diamétralement opposée (des analyses féministes aux plus antiféministes). Il apparaît important alors de discuter et de mesurer les enjeux de cette question tant sur le plan des politiques sociales, du service social et de la réalité sociale qu’en ce qui concerne la vision des rapports sociaux de sexe, car, à l’issue de ce débat, les analyses qui feront le poids auront des incidences, notamment sur les orientations et réorientations des politiques sociales en matière de violence conjugale. Ce texte propose ainsi de jeter un regard sur ces enjeux et les perspectives qui se dessinent et d’élaborer un cadre d’analyse du féminisme matérialiste et du lesbianisme politique pour rendre compte de la violence des lesbiennes dans un cadre domestique.


2017 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 250-275
Author(s):  
Simon Lapierre ◽  
Isabelle Côté ◽  
Dominique Damant ◽  
Marie Drolet ◽  
Chantal Lavergne ◽  
...  

Cet article présente les résultats issus de la première phase d’une recherche qualitative et participative qui vise à mieux comprendre l’expérience et le point de vue d’enfants et d’adolescents québécois et franco-ontariens vivant dans un contexte de violence conjugale. L’objectif de cette première phase de l’étude n'était pas de documenter l’expérience et le point de vue des participants sur la violence à laquelle ils ont été exposés, mais plutôt d’amorcer un dialogue concernant la nature et les modalités de l’étude en impliquant les jeunes dès les premières étapes du processus, permettant ainsi à l’équipe de recherche de mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation d’une recherche « avec » et « pour » les enfants et les adolescents. Les résultats présentés dans cet article s’appuient donc sur les données recueillies lors de trois groupes de discussion, réalisés auprès de 20 participants âgés entre 6 et 15 ans. Ils démontrent, à partir de données recueillies directement auprès des jeunes participants, les principales raisons justifiant l’importance de développer des recherches qui donnent la parole aux enfants et aux adolescents qui vivent dans un contexte de violence conjugale.


2005 ◽  
Vol Numéro 479 (5) ◽  
pp. 579 ◽  
Author(s):  
Mélanie Gosselin ◽  
Marie-France Lafontaine ◽  
Claude Bélanger
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