scholarly journals Le droit international peut-il être un droit de résistance ? Dix conditions pour un renouveau de l’ambition normative internationale

2008 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 39-62 ◽  
Author(s):  
Frédéric Mégret

Le droit international (di) se présente comme un droit de consolidation de la souveraineté et de sa limitation par la communauté internationale. Demeurent exclus de ce face à face les efforts engagés par la « société civile », les individus ou les mouvements sociaux, qui concourent pourtant à renforcer les objectifs du di. Le projet normatif incarné par le di pourrait bénéficier d’une plus grande reconnaissance de la part significative qu’ont joué et pourraient encore jouer les acteurs non-étatiques dans son établissement. Il y aurait là une convergence entre l’aspiration substantive croissante du di à être un droit de l’humain, et le développement de modalités de mise en oeuvre du di renouvelées qui prendraient pour assise la figure centrale de la résistance. Pour que prenne forme cette utopie, on se propose d’identifier dix conditions préalables à son avènement.

Author(s):  
Gaëlle Breton-Le Goff

SommaireAlors que les effets de la crise asiatique s’étendent à l Amérique latine, et que les États empruntent largement pour soutenir leurs économies vacillantes, les ressources naturelles, ressources économiques fondamentales, sont de plus en plus menacées par les nécessités du remboursement de la dette. Dette et environnement restent aujourd’hui encore, quatorze années après la proposition du vice-président de WWF, Thomas Lovejoy, profondément interdépendants. Les échanges dette-contre-nature de la première génération dans les années 1984-90 ont inévitablement rencontré des difficultés. Mais la technique a convaincu, les État et les États s’en sont alors emparés pour la transposer aux problèmes du règlement de la dette dans les relations bilatérales. Peu à peu, la technique des échanges s’est affinée, s’est structurée et s’est diversifiée. Repensé et corrigé, le mécanisme des échanges dette-contre-nature apparaît à la fois comme un instrument utile de gestion et de protection de la ressource naturelle, et comme une source de financement pour la mise en œuvre du droit international de l’environnement. Enfin cet article met en lumière l’importance du rôle des organisations non gouvernementales dans le développement du droit international de l’environnement et plaide pour le maintien de la participation de la société civile au mécanisme qu 'elles ont inventé.


Author(s):  
Camilo Tamayo Gómez

Cet article examine l’expérience de deux mouvements sociaux de victimes de la région d’Antioquia orientale en Colombie. Ces mouvements ont développé une variété de symboles, adopté une perspective transnationale et mis en œuvre des actions de citoyenneté communicative afin de porter des revendications de droits humains au milieu du conflit armé. L’article se base en particulier sur l’étude de cas de deux associations : L’association des femmes organisées de l’Antioquia orientale (AMOR) et L’association provinciale des victimes vers les citoyens (APROVIACI). L’article explore la façon dont ces acteurs ont transféré, puis adopté différents symboles et mis en œuvre des actions de citoyenneté communicative. Les formes d’engagement politique déployées se réfèrent à d’autres groupes de victimes du Sud Global, tels que Les mères de Plaza de Mayo (Argentine) et Que nos filles puissent rentrer à la maison (Mexique). Nous démontrons que les deux associations colombiennes, AMOR et APROVIACI, sont des exemples réussis de transfert, d’adaptation et de mise en œuvre d’actions politiques et de symboles provenant d’autres parties du Sud Global, afin d’améliorer l’activisme social et politique dans leur contexte particulier. Nous introduisons à cet égard le concept de citoyenneté communicative, où les affects et les émotions agissent comme les catalyseurs des actions collectives menées par des groupes contre-publics dans des sociétés marquées par le conflit armé. Par ce biais, la citoyenneté communicative permet de transformer le statut de victime en une condition de citoyenneté active. Enfin, cet article soutient que la construction de symboles qui articulent les dimensions communicatives des droits politiques, sociaux et culturels, peuvent aider les groupes de la société civile et les mouvements sociaux à réparer le sens de la citoyenneté et de l’appartenance collective. Ils permettraient en outre de générer des processus de construction de mémoire sociale, de reconnaissance et de solidarité du point de vue des contre-publics.


1993 ◽  
Vol 75 (800) ◽  
pp. 129-150
Author(s):  
David Weissbrodt ◽  
Peggy L. Hicks

C'est aux gouvemements qu'appartient la responsabilité premiàre de la mise en ceuvre du droit international des droits de l'homme et du droit humanitaire lors des conflits armés. En cas de conflit armé ne présentant pas un caractére international, la responsabilité de veiller au respect de ces normes incombe à la fois aux gouvemements et aux groupes armés d'opposition.


2009 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 63-89
Author(s):  
François Buton

Résumé Dans le domaine de la lutte contre le VIH-sida en France, les associations de défense des personnes séropositives font souvent office d’acteurs protestataires, critiques à l’égard des pouvoirs publics et de coproducteurs des politiques publiques, partenaires dans leur élaboration et leur mise en oeuvre. Mais ils savent aussi parfois s’imposer politiquement aux décideurs et aux experts. L’examen des interactions, à distance et en face-à-face, entre représentants associatifs, décideurs et experts à l’occasion de la préparation d’un nouveau système de surveillance de l’épidémie, montre ainsi comment les premiers cités s’appuient sur les rapports de force politiquement constitués et sur les émotions ordinaires de leurs interlocuteurs pour parvenir à leurs fins.


1995 ◽  
Vol 77 (814) ◽  
pp. 494-516
Author(s):  
Jacques Meurant

Les activités de protection et d'assistance en faveur des victimes des conflits armés et le développement et la mise en œuvre du droit international humanitaire occupent une place privilégiée dans la Revue depuis ses débuts. Il n'y a rien là que de très naturel, au vu du mandat du CICR dont elle est l'organe officiel.


2014 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 99
Author(s):  
Gnissan Henri Auguste Yao ◽  
Lepri Bernadin Nicaise Aka ◽  
Nogbou Jean Marc Manouan ◽  
Kachi Odile Angbo-Effi ◽  
Alfred Douba ◽  
...  

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