Le droit international peut-il être un droit de résistance ? Dix conditions pour un renouveau de l’ambition normative internationale
Le droit international (di) se présente comme un droit de consolidation de la souveraineté et de sa limitation par la communauté internationale. Demeurent exclus de ce face à face les efforts engagés par la « société civile », les individus ou les mouvements sociaux, qui concourent pourtant à renforcer les objectifs du di. Le projet normatif incarné par le di pourrait bénéficier d’une plus grande reconnaissance de la part significative qu’ont joué et pourraient encore jouer les acteurs non-étatiques dans son établissement. Il y aurait là une convergence entre l’aspiration substantive croissante du di à être un droit de l’humain, et le développement de modalités de mise en oeuvre du di renouvelées qui prendraient pour assise la figure centrale de la résistance. Pour que prenne forme cette utopie, on se propose d’identifier dix conditions préalables à son avènement.