RésuméL'étude qualitative sur l'efficacité des pratiques de service social menée par Anne Opie auprès des soignants naturels qui s'occupent de parents atteints de démence prend sa source dans la perception de l'auteure selon laquelle la rhétorique politique sur l'importance du soutien que l'État doit accorder à ces populations à haute incidence de stress trouve peu d'applications pratiques dans l'organisation des services sociaux et sanitaires en Nouvelle-Zélande. Opie relève deux discours opposés dans l'expérience des soignants et des travailleurs sociaux en matière de services de soutien. Le premier est un discours de gestion/organisation axé sur l'efficacité, des définitions étriquées des besoins et du bien-être, des images réductrices de la signification du soutien et des pratiques de travail social de plus en plus orientées sur la routine. Le second, relativement effacé, est un discours qui met en lumière l'aspect complexe de la tâche des soignants, ses transitions et sespertes, ainsi que la valeur d'un service substantial et efficace, intégrant une aide à la fois pratique et émotive accordée sur une base continue. Àpartir de données provenant des soignants, des travailleurs sociaux, d'autres intervenants du secteur de la santé et de gestionnaires, l'auteure étudie l'axe et l'importance des différentes approches d'évaluation des services sous-jacentes à ces deux discours. Que ce soit à titre de praticiens, de chercheurs, d'activistes ou d'éducateurs, nous avons tous beaucoup à apprendre de l'analyse nuancée faite par Opie d'un territoire semblable à celui du Canada et qui a évolué plus loin etplus rapidement vers une limitation des droits des soignants et des aînés vulnérables dont Us prennent soin, et vers une définition de plus en plus restrictive des activités formelles de soutien et de soin.