Étude pilote de l’entretien motivationnel chez des personnes condamnées pour conduite avec facultés affaiblies

2008 ◽  
Vol 6 (2) ◽  
pp. 83-115 ◽  
Author(s):  
Florence Chanut ◽  
Maurice Dongier ◽  
Lucie Legault ◽  
Jacques Tremblay ◽  
Louise Nadeau ◽  
...  

Résumé Dans cette étude pilote contrôlée et randomisée (N = 51), nous avons examiné l’impact d’une intervention brève, l’entretien motivationnel (EM, Motivational Interviewing), comparée à une simple séance d’information comme condition contrôle, chez des personnes condamnées pour conduite avec facultés affaiblies. Les participants devaient avoir un diagnostic actif d’abus ou de dépendance à l’alcool et devaient être recrutés en dehors des programmes officiels de traitement pour conducteurs avec facultés affaiblies de façon à tester l’EM chez des individus qui n’étaient pas nécessairement prêts à changer. Nous avons évalué le pourcentage de jours de forte consommation d’alcool (≥ 6 consommations standards d’alcool par jour), les résultats à l’AUDIT et l’utilisation de services après trois et six mois de suivi. Les résultats indiquent que l’exposition à l’EM a entraîné une réduction significativement plus grande du nombre de jours à forte consommation d’alcool et du nombre de visites à des professionnels de la santé après six mois de suivi. L’ampleur des effets observés est comparable à celle que l’on peut retrouver dans d’autres études employant l’EM avec différentes populations ayant un problème d’alcool. Quoique préliminaires, ces résultats suggèrent que l’emploi de l’EM pourrait être avantageux, même chez des individus qui ne sont pas engagés dans un processus de réhabilitation. Une étude plus approfondie du potentiel de l’EM conduisant directement à une amélioration de la conduite en état d’ébriété est clairement justifiée.

2005 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 85-128 ◽  
Author(s):  
Bernard Roy

Résumé La consommation d’alcool chez les Autochtones constitue un sujet de préoccupation depuis les tous premiers contacts avec les Européens. Au XXe siècle, le discours médical a pris la relève des approches morales et légales qui dominèrent les siècles précédents. Aujourd’hui, médecins et professionnels de la santé occupent une place de premier plan dans les mesures de contrôle de l’alcoolisme et autres toxicomanies en milieu autochtone. Les propos du présent article sont de deux ordres. Dans un premier temps, l’auteur s’investit dans une série de critiques qu’il porte sur le modèle explicatif médical de l’alcoolisme chez les Autochtones. Modèle persistant à considérer la dépendance à l’alcool comme essentiellement une maladie relevant du corps biologique. Une maladie exigeant un accroissement constant des ressources médicales et pharmaceutiques. Cette critique offre à l’auteur une plateforme lui permettant, dans un deuxième temps, d’investir un argumentaire qui vise à démontrer que l’alcoolisme observé en milieu autochtone est profondément inscrit dans un contexte historique et politique. L’alcoolisme serait révélateur de l’inscription dans le corps biologique, social et politique de l’autochtone d’importantes disparités sociales ainsi que de l’exclusion. L’auteur propose que les comportements alcooliques observés en milieu autochtone sont révélateurs d’une trame identitaire complexe qui, en certains lieux, ouvre sur des espaces pouvant être qualifiés de « meurtriers ». L’acte de boire est, dans cet article, présenté comme une incontournable constituante de l’acte alimentaire. Un acte social total alimentant des discours multiples, mais surtout le « corps social et politique » de l’Autochtone dans cette quotidienneté qu’il vit.


Author(s):  
Anya Archer ◽  
Isha Berry ◽  
Uttam Bajwa ◽  
Robyn Kalda ◽  
Erica Di Ruggiero

Introduction La formation continue peut aider les professionnels de la santé à maintenir et à développer leurs connaissances et leurs compétences afin de s’adapter à la transformation du paysage de la santé publique. Cette revue de la portée vise à déterminer quelles sont les modalités préférées dans la formation continue des professionnels en santé publique et comment l’équité a été intégrée dans la formation en santé publique. Méthodologie En nous appuyant sur les lignes directrices PRISMA pour les revues de la portée, nous avons cherché dans quatre bases de données des études évaluées par les pairs qui évaluaient les modalités de formation continue du personnel en santé publique. Résultats La revue a porté sur 33 études, publiées dans 11 pays entre le 1er janvier 2000 et le 6 août 2019. Dans la plupart des articles, le public cible était généralement défini comme les professionnels en santé publique employés par un organisme gouvernemental ou non gouvernemental. Les méthodes de prestation étaient l’apprentissage en ligne, l’apprentissage en présentiel et l’apprentissage hybride (en ligne et en présentiel). Les apprenants avaient une nette préférence pour les approches autodirigées. Le soutien organisationnel, en particulier l’allocation de temps au perfectionnement professionnel durant les heures de travail, favorisait grandement l’achèvement de la formation. Les principaux obstacles mentionnés étaient la durée des cours et le nombre élevé d’heures de contact. Conclusion Les résultats laissent à penser qu’il n’y a pas véritablement de modalité de formation préférée. Nous avons relevé trois éléments qui influencent les préférences en matière de modalités de formation : la conception, la prestation et le soutien organisationnel. Les modalités devraient être choisies en fonction du lieu ainsi que des besoins et des expériences antérieures des participants, de manière à offrir un contenu pertinent et qui soit transmis d’une manière qui permette aux apprenants de mettre en application leurs nouvelles connaissances.


Author(s):  
Kim D. Raine ◽  
Kayla Atkey ◽  
Dana Lee Olstad ◽  
Alexa R. Ferdinands ◽  
Dominique Beaulieu ◽  
...  

Introduction Les aliments malsains sont facilement accessibles dans les lieux publics au Canada, ce qui favorise les maladies chroniques liées au régime alimentaire, comme l’obésité. Cette réalité est préoccupante, car les établissements publics servent souvent une grande quantité d’aliments destinés à des groupes vulnérables, tels que les enfants et les personnes âgées. L’adoption de politiques sur l’approvisionnement en aliments sains, qui soutiennent l’achat, la distribution, la vente ou l’offre d’aliments plus sains, apparaît depuis peu comme une stratégie prometteuse pour contrer ce problème de santé publique, en rendant plus accessibles les aliments sains. De telles politiques n’ont cependant pas encore été adoptées à grande échelle au Canada, malgré les recommandations de nombreuses organisations canadiennes à vocation scientifique et du domaine de la santé. Méthodologie Afin d’étayer la prise de mesures stratégiques qui favoriseront l’approvisionnement en aliments sains au Canada, nous avons, en premier lieu, réalisé une synthèse des données probantes en vue d’évaluer les répercussions des politiques sur l’approvisionnement en aliments du point de vue des résultats sur la santé, ainsi que des ventes, de la consommation et de l’offre d’aliments plus sains. En second lieu, nous avons tenu une conférence de consensus en septembre 2014. Cette conférence, qui a réuni des experts en recherche sur la santé publique et les politiques nutritionnelles, ainsi que des professionnels de la santé et des services alimentaires, a permis l’étude des données probantes, la mise en commun des expériences et l’élaboration d’un énoncé de consensus et de recommandations sur l’approvisionnement en aliments sains au Canada. Résultats Cet article expose les constatations de la synthèse des données probantes et les recommandations consensuelles sur l’approvisionnement en aliments sains au Canada. Plus précisément, nous décrivons les recommandations qui s’adressent aux gouvernements, aux établissements publics, aux décideurs et aux professionnels, aux citoyens et aux chercheurs. Conclusion La mise en oeuvre de politiques sur l’approvisionnement en aliments sains, dans le cadre d'une politique alimentaire globale au Canada, peut accroître l’accès des Canadiens à des aliments plus sains.


2019 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 10204  ◽  
Author(s):  
Olivier Walger ◽  
Véronique Haberey-Knuessi ◽  
Mélinée Schindler

Contexte : Cet article s’inscrit dans une étude longitudinale contrôlée à travers laquelle nous avons émis l’hypothèse selon laquelle une éducation thérapeutique centrée sur la personne donnait plus de satisfaction aux professionnels de la santé qu’une éducation thérapeutique biomédicale centrée sur la maladie ou le traitement. Pour tester l’hypothèse, nous avions besoin d’un outil d’observation des interactions soignantes à domicile. Objectifs : Construire et valider un nouvel outil d’observation des interactions soignantes à domicile. Méthodes : Nous nous sommes inspirés du Roter Interaction Analysis System (RIAS) initié par Debra Roter, pour élaborer cet outil dont nous avons ensuite testé la fidélité à travers l’analyse de sa concordance interne. Résultats : Nous avons observé 25 soignants, 72 patients et 223 soins. La fidélité varie entre un α de Cronbach de 0,23 à 0,81 en fonction des dimensions analysées, avec une moyenne de 0,58. L’analyse de la régression entre les réactions des clients et les interventions des soignants corrobore une certaine validité de construit. Discussion : Bien que partiellement fidèle, cet outil nous semble un instrument pertinent pour analyser les interactions des soignants centrés sur la personne dans le cadre des soins à domicile. Son contenu doit encore être amélioré afin d’augmenter sa fidélité. Conclusion : Cet outil contribue à la mise en évidence d’interactions soignantes réellement centrées sur la personne à domicile tout en identifiant les méthodes et les éléments qui les favorisent.


Author(s):  
Béatrice Jacques

Cadre de la recherche :L’article présenté est issu d’une enquête réalisée en 2010-2013 (financement IRESP-INSERM), dont le questionnement central a porté sur l’accès aux soins en santé génésique et reproductive de femmes dites « précaires » ou migrantes d’un territoire français.Objectifs :Nous souhaitons montrer comment des mères intègrent des dispositifs institutionnels et analyser comment les professionnels produisent des familles types.Méthodologie :Pour la partie sociologique de l’enquête, nous avons réalisé cinquante-sept entretiens semi-directifs auprès de professionnels médicaux, d’intervenants sociaux et de femmes en situation de précarité, et effectué des observations au domicile des patientes et auprès des professionnels de structures socio-sanitaires.Résultats :Nous décrirons d’abord comment les femmes suivies par les services de la protection maternelle et infantile1sont identifiées selon des indicateurs de « qualité » de la parentalité. Puis, nous nous interrogerons sur les « techniques d’entrée » des professionnels dans les familles et ferons le constat que les bénéficiaires observé(e)s ont souvent compris qu’elles ne correspondaient pas parfaitement au modèle attendu par l’institution.Conclusions :Ce travail permet de saisir la manière dont les parentalités « à risque » sont accompagnées par la mise en place d’une relation de confiance qui peut venir brouiller la réalité du suivi social. Par ailleurs, l’accompagnement des femmes dévoile des rapports sociaux de genre et de classe. Nous notons aussi que les pratiques professionnelles dépassent largement le cadre de la santé et s’imposent plus largement aux champs de la famille, du travail et du logement, intervenant même parfois dans la sphère privée et sur l’estime de soi.Contribution :En nous intéressant à des professionnels de la santé, nous souhaitons interroger la similarité des pratiques de ce milieu avec les pratiques de soutien à la parentalité, déjà décrites par d’autres auteurs, chez des professionnels du social.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S5-S6
Author(s):  
E. Du Roscoät

Les interventions de prévention des conduites addictives chez les adolescents ont fait l’objet d’études d’évaluation visant à mesurer leur efficacité. Nous proposons de présenter un panorama des interventions évaluées comme efficaces sur la prévention des consommations de substances psychoactives chez les jeunes (alcool, tabac et substances illicites). Ce travail a été réalisé en 2014 dans le cadre de l’expertise collective de l’Inserm « conduite addictive chez les adolescents. Usages, prévention et accompagnement » . Il s’est appuyé sur l’exploitation des corpus bibliographiques de trois synthèses de littérature publiées en 2013 par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES). Notre analyse comprend 12 revues systématiques de la Cochrane Library, huit synthèses ou revues d’organismes ou instituts œuvrant dans le champ de la santé publique, et 13 revues systématiques de la littérature scientifique publiées entre 2002 et 2012. Nous avons complété l’analyse à l’aide de trois revues de littérature consacrées spécifiquement aux interventions d’aide à distance. Ces données ont été synthétisées afin de dégager les principales approches préventives ayant fait la preuve de leur efficacité sur la prévention des comportements d’expérimentation ou sur la réduction (diminution ou arrêt) des comportements de consommation d’alcool, de tabac et de substances illicites. Les interventions jugées efficaces sont les interventions visant à développer les compétences psychosociales des élèves, en particulier la résistance à l’influence des pairs, la résolution de problèmes, l’affirmation et l’estime de soi. Les autres interventions ayant fait la preuve de leur efficacité sont les interventions visant le développement des compétences parentales, les stratégies à composantes multiples, les interventions fondées sur l’entretien motivationnel, les interventions incluant un volet psychothérapeutique, les interventions d’aide à distance, certaines campagnes médias et certaines interventions visant à limiter l’accès aux produits.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S107-S108
Author(s):  
M. Naassila ◽  
F. Coune ◽  
J. Jeanblanc ◽  
M.D.C. Gonzales Marin

Parmi les théories de l’addiction, celle de la sensibilisation comportementale tient une place importante avec l’augmentation de la motivation à consommer la drogue au fil des expositions répétées (sensibilisation de la valeur incitatrice de la drogue encore appelée sensibilisation motivationnelle). Cependant, il existe très peu de preuves du rôle de cette sensibilisation dans le comportement addictif. La sensibilisation pourrait jouer un rôle majeur non seulement dans l’escalade de la consommation mais aussi dans le phénomène de rechute et le craving, une composante majeure de l’addiction. Nous avons déjà démontré une corrélation inverse entre comportement de type anxieux et vulnérabilité à développer la sensibilisation. Toujours dans une approche heuristique du phénomène, nous avons réalisé des expériences chez la souris pour déterminer le rôle de ce phénomène de sensibilisation dans la motivation à consommer de l’alcool. Nous avons aussi voulu savoir si des modifications de plasticité synaptique hippocampique pouvaient être associées à vulnérabilité au phénomène de sensibilisation. Nos résultats démontrent une vulnérabilité individuelle face au phénomène de sensibilisation aux effets stimulants moteurs de l’alcool : des souris présentant une forte sensibilisation alors que d’autres sont complètement résistantes. Les souris sensibilisées sont celles qui présentent la plus forte consommation d’alcool dans une procédure d’auto-administration opérante d’alcool et surtout celles qui présentent la plus forte motivation à consommer de l’alcool dans un paradigme de ratio progressif où le prix à payer pour obtenir de l’alcool augmente lors d’une même session. Enfin nos résultats d’électrophysiologie démontrent des atteintes spécifiques de la dépression synaptique à long terme chez les souris résistantes et ouvrent donc des perspectives intéressantes en termes de bases neurobiologiques. L’ensemble de ces résultats a une incidence majeure dans le champ de l’addiction à l’alcool car c’est la première fois que la relation entre vulnérabilité à la sensibilisation et motivation à consommer de l’alcool est établie.


Author(s):  
Darren R. Brenner ◽  
Tiffany R. Haig ◽  
Abbey E. Poirier ◽  
Alianu Akawung ◽  
Christine M. Friedenreich ◽  
...  

Introduction La consommation modérée ou élevée d’alcool constitue un facteur de risque de mortalité toutes causes confondues et de cancer. Nous disposons de données transversales grâce aux enquêtes nationales, mais jusqu'à présent aucunes données sur la consommation d’alcool en Alberta n'étaient disponibles pour une grande cohorte prospective. Notre objectif est de définir, à la lumière des lignes directrices de prévention du cancer, les niveaux de consommation d’alcool des adultes ayant pris part à l’Alberta’s Tomorrow Project. Nous avons également analysé les liens entre la consommation d’alcool et certains autres comportements à risque, en particulier à risque élevé. Méthodologie Entre 2001 et 2009, 31 072 hommes et femmes de 35 à 69 ans ont participé à l’Alberta’s Tomorrow Project, une grande étude de cohorte provinciale. Des données concernant la consommation d’alcool dans les 12 derniers mois ont été obtenues pour 26 842 participants ayant répondu à des questionnaires autoadministrés sur la santé et sur le mode de vie. Nous avons effectué des analyses transversales sur la consommation d’alcool quotidienne et les lignes directrices de prévention du cancer en matière de consommation d’alcool en lien avec des facteurs sociodémographiques. Nous avons aussi examiné la prévalence combinée de la consommation d’alcool, du tabagisme, de l’obésité et de diverses comorbidités. Résultats Environ 14 % des hommes et 12 % des femmes ont déclaré consommer davantage d’alcool que ce que préconisent les recommandations en matière de prévention du cancer. Une consommation plus importante d’alcool a été rapportée chez les plus jeunes, les citadins, les personnes à revenu plus élevé et celles consommant davantage de viande rouge. En outre, le volume de consommation quotidienne d’alcool était positivement associé au tabagisme, tant chez les hommes que chez les femmes. De manière générale, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de correspondre aux profils comportementaux à risque modéré et élevé ainsi que de consommer quotidiennement de l'alcool. Conclusion Malgré les messages de santé publique à propos de l’impact négatif de la consommation d’alcool, une proportion considérable de participants de l’Alberta’s Tomorrow Project consommait davantage d’alcool que ce que préconisent les recommandations en matière de prévention du cancer. Des stratégies durables en faveur d'une consommation d’alcool à faible risque auprès de ceux qui choisissent de boire pourraient avoir une influence sur le risque de maladie chronique au sein de cette population.


Author(s):  
N Doggett ◽  
S Dogra

Introduction Notre analyse visait à déterminer l’association entre l’asthme et le niveau d’activité physique ainsi qu’avec le nombre d’heures d’activités sédentaires chez les adultes autochtones et visait à comprendre l’influence de l’inactivité physique et du nombre d’heures d’activités sédentaires sur l’utilisation des soins de santé par les adultes autochtones asthmatiques. Méthodologie Notre analyse a porté sur 20 953 répondants adultes de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006. Nous avons considéré que les répondants étaient atteints d’asthme « actuel » s’ils avaient déclaré avoir reçu un diagnostic d’asthme de la part d’un médecin et s’ils avaient une ordonnance valide pour des médicaments contre l’asthme. Notre définition d’une activité physique insuffisante correspondait au fait de pratiquer moins de 3 heures d’activité physique modérée à intense par semaine, et notre définition d’un nombre élevé d’heures passées devant la télévision correspondait au fait de regarder la télévision pendant plus de 10 heures par semaine. Nous avons évalué l’utilisation des soins de santé à l’aide du nombre de consultations de professionnels de la santé et du nombre d’hospitalisations d’au moins une nuit. Résultats Les adultes autochtones asthmatiques étaient plus susceptibles de déclarer un nombre élevé d’heures passées devant la télévision (RC = 1,16; IC : 1,11 à 1,22) et une activité physique insuffisante (RC = 1,15; IC : 1,10 à 1,20) que les non-asthmatiques. Les asthmatiques ayant déclaré un nombre élevé d’heures passées devant la télévision ont signalé plus de consultations de professionnels de la santé au cours des 12 derniers mois (RC = 2,59; IC : 2,34 à 2,87), plus d’hospitalisations d’au moins une nuit au cours de la dernière année (RC = 1,95; IC : 1,82 à 2,08) et plus d’hospitalisations d’au moins une nuit au cours des 5 dernières années (RC = 1,13; IC : 1,07 à 1,18). Les résultats étaient moins cohérents pour l’activité physique et l’utilisation des soins de santé. Conclusion Ces résultats laissent penser que les adultes autochtones asthmatiques sont moins actifs que leurs pairs non asthmatiques et que ce mode de vie est lié à une utilisation accrue des soins de santé. Ces résultats sont importants pour les stratégies de promotion de l’activité physique et de lutte contre le comportement sédentaire ciblant les adultes autochtones asthmatiques.


2021 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 213-220
Author(s):  
Kalliopi Stilos ◽  
Katherine Burgoyne

La spécialité des soins palliatifs se concentre bien souvent sur la prise en charge des besoins complexes des patients souffrant d’une maladie incurable et des préoccupations émotionnelles et psychosociales de leur famille. Les professionnels de la santé qui travaillent avec des patients atteints d’une maladie à un stade avancé sont parfois anxieux et frustrés lorsqu’ils rentrent chez eux après s’être occupés de patients mourants. Quelquefois, lorsque les infirmières souffrent, elles ne peuvent plus assurer les soins psychosociaux qui contribuent à la satisfaction des patients et de leur famille (Pendry, 2007; Freeman, 2013). L’exposition permanente à des situations aussi difficiles et l’accumulation de sentiments et de comportements qui ne sont pas pris en compte peuvent conduire à des difficultés physiques et psychologiques (Pereira et al., 2011). C’est pourquoi les infirmières se doivent de préserver au mieux leur santé. Pour inciter les infirmières à promouvoir la santé émotionnelle, nous avons intégré l’outil CARES (Comfort, Airway management, Restlessness and delirium, Emotional and spiritual support, Self-care [confort, prise en charge des voies respiratoires, agitation et délire, soutien affectif et spirituel et autosoins]) de Freeman (2013) à l’ensemble des mesures de confort définies par notre organisme pour les patients mourants (pronostic < 72 heures) (Stilos, Wynntchuk et al., 2016).


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