scholarly journals Des familles « sous surveillance »

Author(s):  
Béatrice Jacques

Cadre de la recherche :L’article présenté est issu d’une enquête réalisée en 2010-2013 (financement IRESP-INSERM), dont le questionnement central a porté sur l’accès aux soins en santé génésique et reproductive de femmes dites « précaires » ou migrantes d’un territoire français.Objectifs :Nous souhaitons montrer comment des mères intègrent des dispositifs institutionnels et analyser comment les professionnels produisent des familles types.Méthodologie :Pour la partie sociologique de l’enquête, nous avons réalisé cinquante-sept entretiens semi-directifs auprès de professionnels médicaux, d’intervenants sociaux et de femmes en situation de précarité, et effectué des observations au domicile des patientes et auprès des professionnels de structures socio-sanitaires.Résultats :Nous décrirons d’abord comment les femmes suivies par les services de la protection maternelle et infantile1sont identifiées selon des indicateurs de « qualité » de la parentalité. Puis, nous nous interrogerons sur les « techniques d’entrée » des professionnels dans les familles et ferons le constat que les bénéficiaires observé(e)s ont souvent compris qu’elles ne correspondaient pas parfaitement au modèle attendu par l’institution.Conclusions :Ce travail permet de saisir la manière dont les parentalités « à risque » sont accompagnées par la mise en place d’une relation de confiance qui peut venir brouiller la réalité du suivi social. Par ailleurs, l’accompagnement des femmes dévoile des rapports sociaux de genre et de classe. Nous notons aussi que les pratiques professionnelles dépassent largement le cadre de la santé et s’imposent plus largement aux champs de la famille, du travail et du logement, intervenant même parfois dans la sphère privée et sur l’estime de soi.Contribution :En nous intéressant à des professionnels de la santé, nous souhaitons interroger la similarité des pratiques de ce milieu avec les pratiques de soutien à la parentalité, déjà décrites par d’autres auteurs, chez des professionnels du social.

Phronesis ◽  
2017 ◽  
Vol 6 (3) ◽  
pp. 126-138
Author(s):  
Karen DA SILVA SANTOS ◽  
Patricia ALONSO ◽  
Cinira MAGALI FORTUNA

L’objectif principal de cette étude a été d’analyser les pratiques professionnelles relatives à la lutte antituberculeuse au sein d’un CLAT (centre de lutte antituberculeuse) du centre ouest de la France. Pour ce faire, nous avons mobilisé quelques approches conceptuelles du cadre théorique de l’analyse institutionnelle : l’observation et l’analyse des implications, à travers des entretiens avec des étudiants étrangers, des usagers étrangers ainsi qu’une infirmière et un médecin qui travaillent en CLAT. Nous avons procédé à l’analyse des documents institutionnels disponibles en ligne, à usage professionnel, et utilisé le journal de recherche comme outil afin d’éclairer les interactions et enjeux de la réalité observée. La recherche montre que la formation initiale des professionnels de santé à la tuberculose est insuffisante même si les médecins bénéficient d’une formation plus spécialisée pour travailler en CLAT. Cependant, cette carence n’est pas la principale difficulté. Du point de vue des usagers et des professionnels, celle-ci se situe dans la maîtrise plus ou moins bonne de la langue française. Le processus de communication comme analyseur des pratiques professionnelles est un élément d’identification des aspects d’humanisation dans l’accueil thérapeutique. Les pratiques professionnelles relatives à la lutte antituberculeuse, dans le CLAT observé, apparaissent construites objectivement et subjectivement dans la rencontre des implications libidinales et institutionnelles des professionnels et des usagers.


Author(s):  
Anya Archer ◽  
Isha Berry ◽  
Uttam Bajwa ◽  
Robyn Kalda ◽  
Erica Di Ruggiero

Introduction La formation continue peut aider les professionnels de la santé à maintenir et à développer leurs connaissances et leurs compétences afin de s’adapter à la transformation du paysage de la santé publique. Cette revue de la portée vise à déterminer quelles sont les modalités préférées dans la formation continue des professionnels en santé publique et comment l’équité a été intégrée dans la formation en santé publique. Méthodologie En nous appuyant sur les lignes directrices PRISMA pour les revues de la portée, nous avons cherché dans quatre bases de données des études évaluées par les pairs qui évaluaient les modalités de formation continue du personnel en santé publique. Résultats La revue a porté sur 33 études, publiées dans 11 pays entre le 1er janvier 2000 et le 6 août 2019. Dans la plupart des articles, le public cible était généralement défini comme les professionnels en santé publique employés par un organisme gouvernemental ou non gouvernemental. Les méthodes de prestation étaient l’apprentissage en ligne, l’apprentissage en présentiel et l’apprentissage hybride (en ligne et en présentiel). Les apprenants avaient une nette préférence pour les approches autodirigées. Le soutien organisationnel, en particulier l’allocation de temps au perfectionnement professionnel durant les heures de travail, favorisait grandement l’achèvement de la formation. Les principaux obstacles mentionnés étaient la durée des cours et le nombre élevé d’heures de contact. Conclusion Les résultats laissent à penser qu’il n’y a pas véritablement de modalité de formation préférée. Nous avons relevé trois éléments qui influencent les préférences en matière de modalités de formation : la conception, la prestation et le soutien organisationnel. Les modalités devraient être choisies en fonction du lieu ainsi que des besoins et des expériences antérieures des participants, de manière à offrir un contenu pertinent et qui soit transmis d’une manière qui permette aux apprenants de mettre en application leurs nouvelles connaissances.


Author(s):  
Antoine Printz

La littérature a conclu à l’avènement, au cours des dernières décennies, de l’État social actif. Dans le champ de la gestion du chômage, ce changement de référent a résulté, le 30 avril 2004, en un accord de coopération relatif à l’accompagnement et au suivi actif des chômeurs : le chômage sera désormais traité en Belgique, et donc en Wallonie, selon des modalités particulières, celles de l’accompagnement personnalisé du demandeur d’emploi. Les politiques d’emploi doivent être opérées au plus près de ce dernier, au travers de dispositifs d’action individuels et encadrés par le conseiller-référent, nouveau professionnel de l’emploi. L’enquête qui suit vise à mettre en lumière les conséquences d’une telle modification de l’action publique, qui repose dorénavant sur une relation établie entre l’agent mandaté et l’allocataire dans l’isolement du bureau. Au cours d’une enquête qualitative auprès de conseillers-référents (entretiens semi-directifs et observations) au sein de trois lieux de l’Office wallon de la formation professionnelle et de l’emploi (Le Forem), nous avons dégagé ce qui pourrait constituer les traits marquants de la pratique de tels professionnels qui, bien qu’étant des agents de l’État, sont très éloignés de l’idéal-type de la bureaucratie wébérienne. Cette évolution des pratiques professionnelles porte l’espoir d’une sortie des carcans dépersonnalisés et asphyxiants de l’action bureaucratique, mais comporte le risque de l’introduction dans le travail de la variable morale et d’une iniquité de traitement.


Author(s):  
Kim D. Raine ◽  
Kayla Atkey ◽  
Dana Lee Olstad ◽  
Alexa R. Ferdinands ◽  
Dominique Beaulieu ◽  
...  

Introduction Les aliments malsains sont facilement accessibles dans les lieux publics au Canada, ce qui favorise les maladies chroniques liées au régime alimentaire, comme l’obésité. Cette réalité est préoccupante, car les établissements publics servent souvent une grande quantité d’aliments destinés à des groupes vulnérables, tels que les enfants et les personnes âgées. L’adoption de politiques sur l’approvisionnement en aliments sains, qui soutiennent l’achat, la distribution, la vente ou l’offre d’aliments plus sains, apparaît depuis peu comme une stratégie prometteuse pour contrer ce problème de santé publique, en rendant plus accessibles les aliments sains. De telles politiques n’ont cependant pas encore été adoptées à grande échelle au Canada, malgré les recommandations de nombreuses organisations canadiennes à vocation scientifique et du domaine de la santé. Méthodologie Afin d’étayer la prise de mesures stratégiques qui favoriseront l’approvisionnement en aliments sains au Canada, nous avons, en premier lieu, réalisé une synthèse des données probantes en vue d’évaluer les répercussions des politiques sur l’approvisionnement en aliments du point de vue des résultats sur la santé, ainsi que des ventes, de la consommation et de l’offre d’aliments plus sains. En second lieu, nous avons tenu une conférence de consensus en septembre 2014. Cette conférence, qui a réuni des experts en recherche sur la santé publique et les politiques nutritionnelles, ainsi que des professionnels de la santé et des services alimentaires, a permis l’étude des données probantes, la mise en commun des expériences et l’élaboration d’un énoncé de consensus et de recommandations sur l’approvisionnement en aliments sains au Canada. Résultats Cet article expose les constatations de la synthèse des données probantes et les recommandations consensuelles sur l’approvisionnement en aliments sains au Canada. Plus précisément, nous décrivons les recommandations qui s’adressent aux gouvernements, aux établissements publics, aux décideurs et aux professionnels, aux citoyens et aux chercheurs. Conclusion La mise en oeuvre de politiques sur l’approvisionnement en aliments sains, dans le cadre d'une politique alimentaire globale au Canada, peut accroître l’accès des Canadiens à des aliments plus sains.


2019 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 10204  ◽  
Author(s):  
Olivier Walger ◽  
Véronique Haberey-Knuessi ◽  
Mélinée Schindler

Contexte : Cet article s’inscrit dans une étude longitudinale contrôlée à travers laquelle nous avons émis l’hypothèse selon laquelle une éducation thérapeutique centrée sur la personne donnait plus de satisfaction aux professionnels de la santé qu’une éducation thérapeutique biomédicale centrée sur la maladie ou le traitement. Pour tester l’hypothèse, nous avions besoin d’un outil d’observation des interactions soignantes à domicile. Objectifs : Construire et valider un nouvel outil d’observation des interactions soignantes à domicile. Méthodes : Nous nous sommes inspirés du Roter Interaction Analysis System (RIAS) initié par Debra Roter, pour élaborer cet outil dont nous avons ensuite testé la fidélité à travers l’analyse de sa concordance interne. Résultats : Nous avons observé 25 soignants, 72 patients et 223 soins. La fidélité varie entre un α de Cronbach de 0,23 à 0,81 en fonction des dimensions analysées, avec une moyenne de 0,58. L’analyse de la régression entre les réactions des clients et les interventions des soignants corrobore une certaine validité de construit. Discussion : Bien que partiellement fidèle, cet outil nous semble un instrument pertinent pour analyser les interactions des soignants centrés sur la personne dans le cadre des soins à domicile. Son contenu doit encore être amélioré afin d’augmenter sa fidélité. Conclusion : Cet outil contribue à la mise en évidence d’interactions soignantes réellement centrées sur la personne à domicile tout en identifiant les méthodes et les éléments qui les favorisent.


2005 ◽  
Vol 9 (1) ◽  
pp. 105-132 ◽  
Author(s):  
Pierrette Bouchard ◽  
Jean-Claude St-Amant ◽  
Jacques Tondreau

Au moyen d'entrevues de groupe auprès d'élèves de troisième secondaire de la région de Québec, nous avons voulu vérifier, d'une part, comment se manifestent dans l'expérience scolaire des élèves les rapports sociaux de classe et de sexe et, d'autre part, quelle dynamique sous-tend la production et la reproduction de ces rapports sociaux. Nous avons regardé à la fois du côté des représentations sociales que se font les filles et les garçons de leur identité de sexe et du côté de leurs interactions au sein de l'école. Peu importe le milieu ou le niveau de rendement scolaire, les filles interrogées témoignent d'une conscience des inégalités entre les hommes et les femmes. Chez les garçons, la représentation de l'identité de sexe montre une soumission aux valeurs de la masculinité, notamment une compréhension des relations hommes - femmes à travers le prisme de la sexualité et une difficulté à penser la masculinité en dehors de l'hétérosexualité. Peu importe le milieu ou le niveau de rendement scolaire, ces garçons partagent des stéréotypes sexuels, sexistes et hétérosexistes.


Author(s):  
N Doggett ◽  
S Dogra

Introduction Notre analyse visait à déterminer l’association entre l’asthme et le niveau d’activité physique ainsi qu’avec le nombre d’heures d’activités sédentaires chez les adultes autochtones et visait à comprendre l’influence de l’inactivité physique et du nombre d’heures d’activités sédentaires sur l’utilisation des soins de santé par les adultes autochtones asthmatiques. Méthodologie Notre analyse a porté sur 20 953 répondants adultes de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006. Nous avons considéré que les répondants étaient atteints d’asthme « actuel » s’ils avaient déclaré avoir reçu un diagnostic d’asthme de la part d’un médecin et s’ils avaient une ordonnance valide pour des médicaments contre l’asthme. Notre définition d’une activité physique insuffisante correspondait au fait de pratiquer moins de 3 heures d’activité physique modérée à intense par semaine, et notre définition d’un nombre élevé d’heures passées devant la télévision correspondait au fait de regarder la télévision pendant plus de 10 heures par semaine. Nous avons évalué l’utilisation des soins de santé à l’aide du nombre de consultations de professionnels de la santé et du nombre d’hospitalisations d’au moins une nuit. Résultats Les adultes autochtones asthmatiques étaient plus susceptibles de déclarer un nombre élevé d’heures passées devant la télévision (RC = 1,16; IC : 1,11 à 1,22) et une activité physique insuffisante (RC = 1,15; IC : 1,10 à 1,20) que les non-asthmatiques. Les asthmatiques ayant déclaré un nombre élevé d’heures passées devant la télévision ont signalé plus de consultations de professionnels de la santé au cours des 12 derniers mois (RC = 2,59; IC : 2,34 à 2,87), plus d’hospitalisations d’au moins une nuit au cours de la dernière année (RC = 1,95; IC : 1,82 à 2,08) et plus d’hospitalisations d’au moins une nuit au cours des 5 dernières années (RC = 1,13; IC : 1,07 à 1,18). Les résultats étaient moins cohérents pour l’activité physique et l’utilisation des soins de santé. Conclusion Ces résultats laissent penser que les adultes autochtones asthmatiques sont moins actifs que leurs pairs non asthmatiques et que ce mode de vie est lié à une utilisation accrue des soins de santé. Ces résultats sont importants pour les stratégies de promotion de l’activité physique et de lutte contre le comportement sédentaire ciblant les adultes autochtones asthmatiques.


2021 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 213-220
Author(s):  
Kalliopi Stilos ◽  
Katherine Burgoyne

La spécialité des soins palliatifs se concentre bien souvent sur la prise en charge des besoins complexes des patients souffrant d’une maladie incurable et des préoccupations émotionnelles et psychosociales de leur famille. Les professionnels de la santé qui travaillent avec des patients atteints d’une maladie à un stade avancé sont parfois anxieux et frustrés lorsqu’ils rentrent chez eux après s’être occupés de patients mourants. Quelquefois, lorsque les infirmières souffrent, elles ne peuvent plus assurer les soins psychosociaux qui contribuent à la satisfaction des patients et de leur famille (Pendry, 2007; Freeman, 2013). L’exposition permanente à des situations aussi difficiles et l’accumulation de sentiments et de comportements qui ne sont pas pris en compte peuvent conduire à des difficultés physiques et psychologiques (Pereira et al., 2011). C’est pourquoi les infirmières se doivent de préserver au mieux leur santé. Pour inciter les infirmières à promouvoir la santé émotionnelle, nous avons intégré l’outil CARES (Comfort, Airway management, Restlessness and delirium, Emotional and spiritual support, Self-care [confort, prise en charge des voies respiratoires, agitation et délire, soutien affectif et spirituel et autosoins]) de Freeman (2013) à l’ensemble des mesures de confort définies par notre organisme pour les patients mourants (pronostic < 72 heures) (Stilos, Wynntchuk et al., 2016).


Author(s):  
Louise Pelletier ◽  
Shamila Shanmugasegaram ◽  
Scott B Patten ◽  
Alain Demers

Introduction L’activité physique et l’exercice constituent une stratégie d’autogestion importante pour les personnes vivant avec une maladie mentale. Cette étude visait à caractériser à la fois les personnes atteintes d’un trouble de l’humeur et/ou d’anxiété qui faisaient de l’exercice ou de l’activité physique pour aider à gérer leur trouble et celles qui n’en faisaient pas, ainsi qu’à identifier les facteurs facilitant l’activité physique et l’exercice et ceux constituant un obstacle. Méthodologie L’Enquête sur les personnes ayant une maladie chronique au Canada – Composante des troubles de l’humeur et/ou d’anxiété de 2014 a été utilisée pour cette étude. Les répondants (n = 2 678) ont été classés en fonction de la fréquence à laquelle ils faisaient de l’exercice : (1) aucun exercice, (2) exercice une à trois fois par semaine et (3) exercice quatre fois ou plus par semaine. Nous avons pondéré toutes les estimations afin que les données soient représentatives de la population canadienne adulte vivant en logement privé dans l'une des 10 provinces et ayant déclaré avoir reçu un diagnostic de troubles de l’humeur et/ou d’anxiété. Résultats Sur l’ensemble des Canadiens affectés, 51,0 % ne faisaient aucun exercice pour aider à gérer leur trouble de l’humeur et/ou d’anxiété, 23,8 % en faisaient d’une à trois fois par semaine et 25,3 % en faisaient quatre fois ou plus par semaine. On a établi un lien entre, d’une part, un âge plus avancé, des niveaux de scolarité plus bas et une suffisance de revenu du ménage plus faible et, d’autre part, une fréquence plus importante de l’inactivité. Les individus vivant avec un trouble de l’humeur (avec ou sans anxiété) et ceux avec des comorbidités physiques étaient moins susceptibles de faire régulièrement de l’exercice. Les recommandations d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé constituaient le facteur le plus important associé à la décision de faire de de l’exercice. Les obstacles mentionnés le plus souvent à de l’exercice au moins une fois par semaine étaient un problème physique (27,3 %), un manque de temps ou un horaire trop chargé (24,1 %) et un manque de volonté ou d’autodiscipline (15,8 %). Conclusion Malgré les bénéfices de l’activité physique et de l’exercice pour contrer les symptômes de dépression et d’anxiété, un pourcentage important de personnes atteintes d’un trouble de l’humeur et/ou d’anxiété ne fait aucun exercice sur une base régulière, particulièrement celles atteintes de trouble de l’humeur et celles présentant des comorbidités physiques. Il est essentiel que les professionnels de la santé recommandent à leurs patients de faire une activité physique ou de l’exercice, discutent avec eux des obstacles rencontrés et les encouragent à persévérer.


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