scholarly journals Évaluation de la qualité de vie et des besoins des personnes itinérantes atteintes de troubles mentaux graves : perceptions d’une équipe itinérance-outreach

2007 ◽  
Vol 25 (2) ◽  
pp. 195-215 ◽  
Author(s):  
Hugues Poirier ◽  
Jean-Pierre Bonin ◽  
Alain Lesage ◽  
Daniel Reinharz

Résumé Ce projet, mis sur pied par l'équipe itinérance-outreach du CLSC des Faubourgs à l'automne 1998, étudie comment les membres de cette équipe perçoivent l'impact de leur intervention clinique auprès des personnes itinérantes atteintes de troubles mentaux. Un échantillon de convenance (n=52) a été sélectionné à partir de la clientèle de l'équipe. Les besoins de la clientèle ont été évalués à l'aide du Camberwell Assessment of Needs (CAN-F, Phelan et al., 1995). La qualité de vie a été mesurée à deux reprises, à l'aide du Questionnaire de la qualité de vie du Wisconsin (Version intervenant ; Becker et al., 1993). L'étude démontre que l'intervention clinique est associée à une amélioration de la qualité de vie des itinérants souffrant de pathologies mentales graves et ce, malgré l'existence de multiples autres besoins non comblés. L'étude suggère que la démarche de l'équipe itinérance-outreach touche les aspects cliniques et s'associe à l'amélioration des problèmes sociaux des personnes itinérantes atteintes de troubles mentaux graves.

2007 ◽  
Vol 25 (2) ◽  
pp. 155-178 ◽  
Author(s):  
Marie-France Thibaudeau ◽  
Jean Fortier

Résumé Le but du suivi systématique clinique décrit dans cet article était d'améliorer l'état de santé et la qualité de vie des personnes itinérantes souffrant de troubles mentaux graves et persistants et de les aider à utiliser les services de santé et de bien-être de façon appropriée. C'est au moyen d'une étude descriptive de 12 mois auprès de 14 personnes itinérantes que les données relatives aux interventions du case manager et à leur évaluation ont été recueillies auprès de divers intervenants du CLSC des Faubourgs, de ressources communautaires et d'établissements de santé. L'expérience s'est avérée positive malgré sa courte durée et les ressources limitées qui y furent affectées. Des recommandations sont présentées en vue d'une action concertée de tous les intervenants auprès de cette population.


2007 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 75-86 ◽  
Author(s):  
Richard Warner ◽  
Peter Huxley

RÉSUMÉ Soixante-neuf personnes ayant des troubles mentaux, traitées dans le cadre d'un système rigoureux de soutien communautaire à Boulder au Colorado, ont été évaluées à l'aide des mêmes mesures de psychopathologie et de qualité de vie que celles utilisées pour l'évaluation de personnes similaires traitées dans des services hospitaliers et communautaires à Manchester, en Angleterre. La psychopathologie était plus grande dans l'échantillon de Boulder. Toutefois, sur le plan de la qualité de vie, les résultats des patients étatsuniens n'étaient pas moins bons que ceux des patients anglais. Nous examinons ici la relation entre ces conclusions, les systèmes de soins et la disponibilité des lits dans les hôpitaux psychiatriques.


2007 ◽  
Vol 22 (2) ◽  
pp. 195-217 ◽  
Author(s):  
Jean Caron ◽  
Céline Mercier ◽  
Raymond Tempier

RÉSUMÉ La version québécoise de l'Échelle de satisfaction avec les domaines de la vie (ESDV), développée aux Etats-Unis auprès de la population générale et adaptée pour des personnes avec des problèmes sévères et persistants de santé mentale a été validée auprèsI d'un échantillon de 266 personnes de la population générale, et de 245 personnes avec des troubles mentaux sévères. Les analyses factorielles ont permis d'identifier quatre sous-échelles dans la population clinique et cinq dans la population générale. La consistance interne de l'échelle globale (alpha = 0,90) et des sous-échelles (alpha entre 0,60 et 0,84) s'est avérée excellente et la stabilité temporelle de l'instrument s'est avérée bonne (r = 0,73). De plus, des analyses de la variance et l'analyse discriminante permettent de constater que les sous-échelles ont un pouvoir discriminant élevé ; elles permettent de distinguer la population générale, les bénéficiaires d'aide sociale et les personnes psychotiques. Les résultats obtenus suggèrent que l'ESDV possède de très bonnes qualités psychométriques et constitue une mesure valide de qualité de vie subjective pour desI études descriptives ou évaluatives.


2011 ◽  
Vol 36 (1) ◽  
pp. 13-34 ◽  
Author(s):  
Eric Latimer ◽  
Daniel Rabouin

Comment structurer le soutien d’intensité variable (SIV) pour les personnes qui ont des troubles mentaux graves, mais qui ne requièrent pas de suivi intensif ? Pour répondre à cette question, les auteurs ont effectué une recension des études de langue anglaise publiées entre 1980 et 2010. Ils ont identifié cinq modèles principaux : le modèle de courtage, la gestion de cas clinique, le modèle de réadaptation, le modèle des forces, et la gestion de cas intensive. En tout, 11 études expérimentales et 13 quasi expérimentales pertinentes ont été répertoriées. Selon ces études, le modèle des forces, considéré comme une façon de structurer le soutien d’intensité variable, est le mieux fondé sur des données probantes, non seulement en termes de réduction du nombre d’hospitalisations, mais aussi au niveau des dimensions telles que les symptômes, la qualité de vie et le fonctionnement social. Ce modèle est aussi compatible avec le concept du rétablissement, bien que les preuves demeurent restreintes.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S76-S76 ◽  
Author(s):  
C. Hingray ◽  
A. Biraben

Les comorbidités psychiatriques des épilepsies sont nombreuses et fréquentes. Un patient épileptique sur trois présente au cours de sa vie une pathologie psychiatrique (contre une personne sur cinq en population générale). Les études retrouvent des prévalences augmentées chez les patients épileptiques, en particulier pour les troubles de l’humeur, les troubles anxieux et les troubles psychotiques. Les troubles psychiatriques précèdent, accompagnent ou compliquent les différentes formes d’épilepsie. On sait, de plus, aujourd’hui que l’existence d’un trouble de l’humeur ou d’un trouble psychotique chez un sujet non épileptique augmente significativement le risque ultérieur de développer une épilepsie. Ces comorbidités ont un impact considérable, non seulement en termes de souffrance psychique et de qualité de vie, mais également sur le contrôle des crises épileptiques et sur l’efficacité et la tolérance des traitements antiépileptiques. De toute évidence, le lien qui unit épilepsie et troubles mentaux n’est pas celui d’une causalité unidirectionnelle où les troubles mentaux se réduiraient aux conséquences de l’épilepsie sur la santé mentale. En réalité, il s’agit moins d’une causalité que d’une association ; la relation entre pathologies épileptiques et psychiatriques est bidirectionnelle, voire triangulaire – certains facteurs physiopathologiques exposant les sujets à la fois à la survenue de troubles épileptiques et psychiatriques. L’usage des critères diagnostiques issus du DSM s’avère souvent problématique dans le cas des comorbidités psychiatriques de l’épilepsie. En effet, bon nombre de patients épileptiques présentent des symptômes psychiatriques sévères et invalidants mais atypiques, spécifiques qui ne réunissent pas l’ensemble des critères nécessaires au diagnostic d’un trouble particulier. Une attention particulière doit être notamment portée aux rapports temporels entre les crises d’épilepsie et l’apparition des symptômes psychiatriques. On distingue ainsi les troubles psychiatriques péri-ictaux (pré-ictaux, ictaux, postictaux) des troubles psychiatriques interictaux. Nous détaillerons, en outre, le syndrome dysphorique interictal, la psychose postictale et les crises non épileptiques psychogènes.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S86-S87
Author(s):  
C. Paris

Concernant le parcours de soins en santé mentale « L’objectif est d’améliorer sur le terrain, par des outils et des recommandations de bonne pratique, le parcours de soins et la qualité de vie des personnes présentant des troubles mentaux », précise la direction de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins de la HAS. Le centre F. Minkowska géré par l’association F. et E. Minkowski a mis en perspective cet objectif pour une population migrante et refugiée afin, d’une part, d’éviter toute ghettoïsation des pratiques cliniques et, d’autre part, le souci de répondre à la demande en proposant une offre de soin tout à fait conforme au droit commun et avec un éclairage santé publique. Le projet d’établissement de ce centre medico-psychosocial s’articule sur la valorisation des bonnes pratiques en les déclinant sur trois volets. Le volet théorique autour des représentations sociales et culturelles de la santé et de la maladie mentale, le volet organisationnel avec la mise en place d’un dispositif (Mediacor) permettant d’améliorer l’accès aux soins pour les personnes migrantes et refugiées et enfin, le volet clinique avec un cadre thérapeutique reposant sur la notion de compétence culturelle. Ces trois aspects permettent de mieux appréhender les obstacles identifiés dans le parcours de soin et, par conséquent, d’y remédier.


Criminologie ◽  
2007 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 103-122 ◽  
Author(s):  
Marc Daigle ◽  
Gilles Côté

Résumé L'article porte sur un échantillon de 243 hommes incarcérés dans deux villes différentes, échantillon au sein duquel on retrouve des taux élevés d'antécédents suicidaires et de troubles mentaux. Les niveaux de gravité, d'urgence et de risque suicidaires caractérisant ce groupe d'hommes étaient également élevés. Des 243 détenus à l'étude, 43 (17,7 %) présentaient une urgence suicidaire élevée et/ou un trouble mental grave. L'analyse des dossiers institutionnels de ces individus en difficulté a révélé que seulement 35 % d'entre eux avaient été dépistés formellement, mais que 75 % avaient au moins été identifiés informellement. Les dossiers étaient peu annotés et ne rendaient peut-être pas justice au travail clinique qui n'est pas toujours consigné. Ce manque d'informations pouvait néanmoins laisser entrevoir un problème au niveau du suivi des individus. Par ailleurs, de grandes différences étaient observées entre les détenus des deux villes. Les services psychiatriques et de déjudiciarisation offerts dans les communautés respectives pourraient expliquer ces différences en ce qui concerne les prisons. Cela tendrait à démontrer que la prise en charge communautaire des délinquants suicidaires ou souffrant de troubles mentaux peut avoir une influence sur la qualité de vie de ces derniers mais aussi, indirectement, sur celle des personnes vivant ou travaillant en milieu carcéral.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 25-25 ◽  
Author(s):  
G. Saucourt ◽  
R. Rigard ◽  
A. Véhier ◽  
S. Mouchet-Mages ◽  
T. D’Amato ◽  
...  

Dans le cadre du financement d’un Programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale, une recherche infirmière multicentrique (CH Saint-Jean de Dieu, CH Le Vinatier) est engagée en conjuguant psychoéducation et remédiation cognitive. L’utilisation de la remédiation cognitive chez des sujets souffrant de schizophrénie a fait l’objet de nombreuses études contrôlées attestant de son efficacité dans le domaine cognitif. La psychoéducation du patient commence à être appliquée en pratique chez les patients souffrant de troubles mentaux avec des résultats probants. L’étude se déroule sur trois ans, avec un recrutement de 80 patients répondant au diagnostic de schizophrénie randomisés en deux groupes appariés. Un premier groupe de 40 patients bénéficiera d’une prise en charge groupale de psychoéducation (TIPP conçu par le Dr Philippe Conus), puis d’une prise en charge individuelle de remédiation cognitive (RECOS conçu par Pascal Vianin). Le groupe contrôle de 40 patients bénéficiera d’une prise en charge individuelle de remédiation cognitive. Ce groupe bénéficiera, hors étude, d’une prise en charge groupale de psychoéducation. Les deux groupes seront comparés sur l’évolution de leurs performances pré- et post-prise en charge à l’aide d’une batterie neuropsychologique, d’une échelle d’insight et d’une échelle mesurant la qualité de vie. Cette évaluation sera renouvelée 6 mois après la fin du programme. Nous faisons l’hypothèse d’une potentialisation de l’efficacité de la remédiation cognitive par la psychoéducation placée en amont. Les bénéfices attendus seront une amélioration des fonctions neurocognitives, de l’insight et de la qualité de vie.


2017 ◽  
Vol 42 (1) ◽  
pp. 125-145 ◽  
Author(s):  
Isabelle Doré ◽  
Jean Caron

La santé mentale est plus que l’absence de maladie mentale ou de troubles mentaux : elle constitue une forme de bien-être complet et interpelle notre capacité à jouir de la vie et à faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés. La santé mentale et la maladie mentale ne représentent pas les extrêmes d’un même continuum, mais constituent plutôt des concepts distincts, bien que corrélés. La santé mentale influence directement le fonctionnement personnel et social des individus, justifiant l’importance d’agir en amont des problèmes pour promouvoir la santé mentale. Cet article vise, dans un premier temps, à situer le concept de santé mentale dans une perspective historique ; la conception traditionnelle suggérant que la santé mentale se définit par l’absence de troubles mentaux a été remplacée par une conception holistique qui interpelle directement la santé publique. Des modèles théoriques sont présentés afin d’exposer les diverses composantes de la santé mentale qui incluent une appréciation du bien-être émotionnel/qualité de vie (QV), du bien-être psychologique et social. Les auteurs présentent également différents instruments de mesure qui permettent d’évaluer les multiples dimensions de la santé mentale. Enfin, une recension des écrits présente les résultats de recherche sur les déterminants de la santé mentale. Nous souhaitons que cet article permette au lecteur de se familiariser avec des concepts et des outils qui ont pour but d’orienter la recherche, la surveillance, l’élaboration de politiques publiques et de programmes de santé publique destinés à la promotion de la santé mentale.


2007 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 235-251
Author(s):  
Michèle Paradis ◽  
Claude Gagnon

RÉSUMÉ Le projet « PSI-La Boussole » constitue un modèle de coordination de services caractérisé par deux grands courants : le « case management » et la coordination des plans de services individualisés (PSI). Ses objectifs consistent à améliorer l'autonomie, l'intégration sociale et la qualité de vie des personnes atteintes de troubles mentaux sévères et persistants, à réduire le fardeau des familles et des proches et à favoriser le partenariat entre les différentes ressources. Du printemps de 1992 au mois de janvier 1996, à Québec, 28 personnes atteintes de troubles mentaux ont participé au projet. Après avoir présenté leur profil, une synthèse de l'analyse de huit histoires de cas permet de mettre en lumière les particularités du modèle privilégié et son fonctionnement.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document