scholarly journals Dissémination des résultats de recherche dans les pays en développement : cas d’une expérience en santé maternelle au Burkina Faso

2010 ◽  
Author(s):  
Maurice Yaogo
2021 ◽  
Vol N° 142 (1) ◽  
pp. 41-69
Author(s):  
Lirassê Akouwerabou ◽  
Laurice Alexandre ◽  
Aude d’Andria

2019 ◽  
Vol 28 ◽  
pp. 26
Author(s):  
Gaspard Vognan ◽  
Michel Fok

L’avantage économique des cultures transgéniques pour les producteurs des pays en développement reste un sujet de préoccupation et de controverse. Seules quelques études ont pris en compte les différences entre producteurs pour comprendre les performances variables des cultures transgéniques, notamment dans le cas du coton Bt incorporant des gènes de la bactérie Bacillus thuringiensis pour la résistance à certains ravageurs du coton. Notre étude d’évaluation concerne le Burkina Faso où la diffusion à grande échelle du coton Bt a commencé en 2009 et a été suspendue en 2016. Elle aborde plus particulièrement les pratiques des producteurs, dans des exploitations différenciées selon le niveau d’équipement en culture attelée, la première année d’adoption à grande échelle du coton Bt et de diffusion de recommandations adaptées de traitement insecticide. Nous avons trouvé que le coton Bt augmentait les rendements, mais dans une moindre mesure que prévu ; de plus, une augmentation de la rentabilité n’a été observée que dans les exploitations bien équipées en culture attelée (les plus aisées), mais pas pour les autres, plus démunies et représentant 58 % des producteurs. Cela résulte des stratégies des producteurs démunis consistant à réduire les dépenses monétaires pour les engrais minéraux et les insecticides, stratégies exacerbées par le prix élevé des semences de coton Bt. Le cas étudié indique que les premiers impacts d’une nouvelle technologie dépendent de son prix et de la prise en compte, ou pas, du comportement des producteurs les plus démunis.


2019 ◽  
Vol 85 (3-4) ◽  
pp. 173-192
Author(s):  
Abel Tiemtore

L’assurance indicielle, considérée dès son introduction dans les pays en développement comme un puissant outil de stabilisation des revenus des paysans et de réduction de la pauvreté, a très vite désenchanté ses promoteurs. L’évolution de la demande de cette assurance est particulièrement décevante dans la majeure partie des pays qui l’ont expérimenté. Au Burkina Faso, on constate une forte baisse des adhésions et partant des superficies et des sommes assurées. La principale raison évoquée par les producteurs est l’absence d’indemnisations ou le très faible niveau d’indemnisation en cas de perte de production (risque de base). La présente étude propose l’utilisation des techniques de classification floue qui autorise l’appartenance partielle à des classes à indemniser pour réduire le risque de base et augmenter l’attractivité de l’assurance indicielle au sein des producteurs de coton au Burkina Faso. Nous avons montré que l’application de la technique de classification floue augmente significativement la probabilité d’être indemnisé (de plus de trois fois par rapport à son niveau actuel) mais aussi la prime de l’assurance. Toutefois selon Elabed et Carter (2014a), les producteurs seraient prêts à payer des sommes substantielles pour atténuer ou éliminer totalement le risque de base.


2020 ◽  
Vol 35 (Supp 2) ◽  
Author(s):  
Emmanuelle Semporé ◽  
Herman Bazié ◽  
Bernard Ilboudo ◽  
Hervé Kpoda ◽  
Blandine Bila ◽  
...  

2014 ◽  
Vol 88 (3) ◽  
pp. 317-346
Author(s):  
Félix Badolo

Comment les marchés des produits agricoles dans les pays en développement répondent-ils aux chocs de prix sur les marchés internationaux est une question cruciale en économie agricole qui n’est pas totalement résolue. La hausse des prix des produits agricoles sur les marchés internationaux durant la période 2006-2008 a entraîné une flambée des prix intérieurs dans certains pays en développement, mais cela n’a pas été le cas dans d’autres pays. La littérature empirique sur l’analyse de l’ampleur de la transmission des chocs des prix internationaux aux prix intérieurs dans les pays en développement reste très mitigée. L’objectif de cet article est d’évaluer la relation entre le prix du riz importé au Burkina Faso et le prix international, à partir des tests de coïntégration linéaires et non linéaires (modèle autorégressif à seuil ou modèle TAR). L’analyse empirique se base sur des séries mensuelles de prix pour deux marchés du Burkina Faso : le marché de Sankaryaré à Ouagadougou et le marché de Dori au nord du pays. Les résultats montrent que les prix du riz importé sur ces deux marchés sont intégrés au prix international. L’élasticité de transmission de long terme apparaît être importante. Le modèle TAR révèle une transmission asymétrique dont l’ampleur diffère en fonction de la nature des chocs. Les hausses du prix international se transmettent plus rapidement aux prix intérieurs par rapport aux baisses. Ces résultats s’expliquent par le pouvoir de marché des intermédiaires commerciaux, les coûts de transport et les mécanismes d’intervention du gouvernement.


2010 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
pp. 207-211
Author(s):  
H. Tiéno ◽  
M. Bouda ◽  
D-D. Ouédraogo ◽  
R. Traoré ◽  
C. Ouédraogo ◽  
...  

2015 ◽  
Vol 44 (1) ◽  
pp. 35-64
Author(s):  
Franklin Bouba Djourdebbé ◽  
Stéphanie dos Santos ◽  
Thomas K. Legrand ◽  
Abdramane Bassiahi Soura

La cooccurrence des symptômes est un problème de santé publique dans plusieurs pays en développement. Faute de données appropriées, on dispose de très peu de preuves entre cooccurrence des symptômes, environnement et facteurs démographiques. Dans cet article, on recourt aux données sur cinq quartiers de l’Observatoire de population de Ouagadougou pour examiner l’influence des facteurs environnementaux et démographiques dans la cooccurrence de la diarrhée et de la fièvre. Les analyses multivariées basées sur des modèles logit ordonnés montrent que les effets de l’environnement et des facteurs démographiques sont plus importants sur la diarrhée ou la fièvre simple que sur la diarrhée et la fièvre combinées. Les analyses révèlent également que l’insalubrité du ménage, la nature du sol extérieur et l’âge de l’enfant sont des facteurs importants de cooccurrence de la diarrhée et de la fièvre chez les enfants.


2020 ◽  
Vol 73 (2) ◽  
pp. 133-140
Author(s):  
Madi Savadogo ◽  
Philippe Koné ◽  
Laibané Dieudonné Dahourou ◽  
Rosine Manishimwe ◽  
Adama Sow ◽  
...  

La rage est une zoonose endémique dans les pays en développement et compte parmi les pathologies virales les plus virulentes et mortelles. Elle constitue une menace pour la sante publique et animale au Burkina Faso. La présente étude transversale a été conduite pour décrire l’épidémiologie de la rage et les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) des populations à Ouagadougou. Elle a consisté en une collecte de données auprès des ménages et des structures techniques impliquées dans la prévention, le contrôle et la surveillance de la rage humaine et animale. L’enquête CAP a été réalisée auprès de 616 ménages. Elle a montré que la majorité des participants avaient entendu parler de la rage humaine (80,7 %) et animale (94,6 %), savaient qu’elle se transmettait essentiellement à la suite de morsure par un chien infecte (94,2 %) et étaient capables de citer correctement au moins deux voies de transmission de la maladie (65,7 %). En revanche, seuls 9,7 % des propriétaires de chiens affirmaient être capables de financer la vaccination antirabique canine annuelle. Les principaux canaux d’information et de communication sur la rage utilises par les participants étaient l’entourage (41,8 %), l’école (33,4 %) et les médias (24,8 %). Quant à l’étude épidémiologique rétrospective, qui s’est appuyée sur les documents disponibles au sein des structures nationales, elle a mis en évidence qu’en moyenne 4172 cas de morsures étaient enregistrées chaque année, que seules 31,7 % des personnes mordues avaient bénéficié d’une prophylaxie postexposition complète et que 68 % des animaux testes étaient positifs au virus rabique. Ces études confirment la présence du risque rabique dans le pays et montrent la nécessite de renforcer l’éducation et l’engagement communautaire ainsi qu’une étroite collaboration entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine pour une gestion intégrée des cas de morsures.


Author(s):  
Kisito Tindano ◽  
Nassim Moula ◽  
Amadou Traoré ◽  
Pascal Leroy ◽  
Nicolas Antoine-Moussiaux

A l’image de l’ensemble de la filière de l’élevage dans les pays en développement, l’élevage ovin au Burkina Faso fait face à une demande croissante, dans un contexte de production socio­économique et environnemental contraignant. Cela a donné lieu à des croisements peu maîtrisés dans la zone périurbaine de la capitale, Ouagadougou. Afin d’identifier les moyens d’enca­drer ces pratiques pour rendre durables les systèmes ovins, une enquête a été conduite auprès de 63 éleveurs évoluant dans le milieu rural de la région du Plateau Central. L’objectif princi­pal était d’évaluer les possibilités d’une gestion intégrée entre les éleveurs ruraux et les éleveurs périurbains à travers notam­ment des échanges de femelles. Les données ont été collec­tées à travers des entretiens directs à l’aide d’un questionnaire comportant des questions ouvertes et fermées. Les résultats ont montré que l’ensemble des éleveurs avaient des stratégies de sélection à travers le choix des mâles reproducteurs. Ce choix se faisait essentiellement dans leur propre troupeau (98 % des interviewés) et quelquefois dans les marchés (22 %). Les objec­tifs principaux d’amélioration concernaient le poids adulte et la croissance des jeunes, ou le maintien de la rusticité. La brebis Djallonké, variété Mossi, était la race la plus rencontrée dans la zone (présente dans 97% des troupeaux). Mettant en œuvre leurs objectifs les éleveurs croisaient leurs brebis Mossi avec des béliers Peuhls, d’un plus grand gabarit, mais de manière tem­poraire afin de limiter la perte de résistance de leur troupeau. Le lien potentiel avec la production des éleveurs périurbains par la vente de femelles semblait faire face à des contraintes culturelles. Le système de production décrit par les éleveurs présentait des contraintes de durabilité et ne permettait pas de véritable intégration avec le système périurbain. Des approches participatives devraient être mises en œuvre localement afin d’élaborer des solutions appropriées pour accroître la produc­tion et la gestion durable des ressources zoogénétiques.


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