scholarly journals The “New Saskatchewan”: Neoliberal Renewal or Redux?

2011 ◽  
Vol 7 (1 / 2) ◽  
Author(s):  
Simon Enoch

The release of Naomi Klein’s Shock Doctrine has popularized the notion that neoliberalism has relied on the rhetoric of crisis and emergency to persuade citizens to accept its economic dictates. How then does one “sell” the neoliberal vision when there can be no recourse to crisis rhetoric, particularly to a population steeped in a social democratic political culture? It is this question that this essay attempts to resolve by investigating the discourse of the “New Saskatchewan” that has been a favourite and recurrent meme of the Saskatchewan Party since the 2003 electoral campaign. This paper will argue that rather than relying on the rhetoric of crisis, the “New Saskatchewan” puts forward a discourse of prosperity that promises to unleash the full economic potential of the province through neoliberal economic policy. Moreover, the “New Saskatchewan” (NS) discourse has been specifically tailored to advance this neoliberal project in Saskatchewan by taking special care to address the local specificities unique to the politics of the province, while drawing upon historical narratives and themes that have been emblematic of Saskatchewan political history. La parution du livre The Shock Doctrine par Naomi Klein a popularisé l’idée que le néolibéralisme dépend d’une rhétorique de crise et d’urgence afin de persuader les citoyens d’accepter ses préceptes économiques. Comment peut-on vendre la vision néolibérale lorsqu’on ne peut pas recourir à une rhétorique de crise, en particulier vis-à-vis d’une population imprégnée d’une culture politique social-démocrate? Cet article s’adresse à cette question en examinant le discours de la Nouvelle Saskatchewan qui a été un mème favori et récurrent du parti Saskatchewanais depuis la campagne électorale de 2003. Cet article soutient que, plutôt que de se baser sur une rhétorique de crise, la Nouvelle Saskatchewan propose un discours de prospérité en promettant de déclencher le potentiel économique de la province par l’entremise d’une politique économique néo-libérale. Qui plus est, le discours de la Nouvelle Saskatchewan (NS) a été spécifiquement ajusté pour avancer le projet néo-libéral en Saskatchewan en abordant le caractère unique de la politique de la province, tout en puisant dans les récits historiques et thèmes qui ont été emblématiques de l’histoire politique de la Saskatchewan.

2007 ◽  
pp. 116-132 ◽  
Author(s):  
S. Kimelman ◽  
S. Andyushin

The article basing upon estimation of the social and economic potential of Russian Federation subjects shows that the resource model of economic development is suitable for nearly half of them. The advantages of this model are described using the example of the Far Eastern Federal District subjects that could be the proof of the necessity of "resource correction" of regional economic policy in Russia.


Author(s):  
Hervé Ondoua

Les subalternes peuvent-elles parler ? C’est à cette question que s’attèle à répondre notre communication à partir d’une approche marxiste propre à Spivak. En empruntant la méthode déconstructive, il s’agit pour Spivak de résister à la traduction et à tentation de la « reconnaissance du tiers-monde par assimilation ». Aussi pour Spivak comme pour Derrida de s’interroger sur la manière d’accueillir l’Autre comme absolument étranger, sans le soumettre à la violence de la traduction, de la première question, qui es-tu ? Il ne s’agit plus de rendre invisible la pensée ou le sujet pensant, mais bien au contraire de faire ressortir l’ethnocentrisme. Le risque est toujours de se « reterritorialiser » au sein du langage hégémonique impérialiste sur un essentialisme. Il faut donc une réécriture de l’impulsion structurale utopique qui fait « délirer la voix intérieure qui est la voix de l’autre en nous ». Il s’agit pour Spivak de déconstruire, en tant qu’intellectuelle post-coloniale et décolonialiste, le concept de « femme du Tiers-monde », de désapprendre c’est-à-dire se poser en situation de recul par rapport à la manière dont elle a pu être formée dans une logique traductrice. Dès lors, « les subalternes peuvent-elles parler ? » n’apparaît elle pas comme le lieu où les minorités sortent du discours impérialiste et discriminatoire de la francophonie ? Cette nouvelle orientation du discours ne permet-elle pas de sortir des concepts monolithiques majoritaires utilisés dans les sciences sociales pour parler des minorités ?   Mot clés : subalterne, francophone, couleur, éducation, occident


Author(s):  
Isabelle Cassiers

Les résistances au projet de contrat de solidarité entre générations révèlent un malaise. Ce malaise semble toucher des questions bien plus vastes que celle des prépensions : n’est-ce pas l’évolution globale des relations entre le citoyen, l’État et l’économie qui inquiète une large fraction de la population ? Cette évolution comporte en effet un basculement : on quitte une logique d’État providence, on consolide celle d’un État social actif. Quels sont les causes et les enjeux de telles transformations ? Une prise de recul est salutaire. L’État providence, institué après la deuxième guerre mondiale, reposait sur un accord de solidarité sociale, sur un compromis entre travail et capital. Ce compromis, qui portait sur la gestion de la croissance économique et sur le partage de ses fruits, actait la primauté du politique sur l’économique. La concertation sociale, la sécurité sociale, l’extension des biens collectifs et les politiques économiques de soutien de la demande ont contribué, pendant vingt-cinq ans, à nourrir et à stabiliser une croissance vigoureuse et à étendre les mécanismes de solidarité sociale. La crise économique des années 1970 a mis les États-providence sous pression. Les redressements des années 1980 ont été opérés dans un contexte politique et doctrinal en nette rupture par rapport aux compromis sociaux antérieurs et ont conduit à des mutations dans les règles du jeu économique. Depuis les années 1990, la globalisation financière semble devenir la composante dominante d’un nouveau mode de régulation et restreindre le champ d’intervention des pouvoirs publics. Si la notion d’État social actif – inspirée de la troisième voie de Tony Blair - sous-tend les réorientations récentes de la politique sociale belge et européenne, il y a lieu de se demander en quel endroit l’État est actif et quels sont les points où il a renoncé à l’être. En considérant la globalisation financière comme une donnée, en acceptant comme inéluctable ou souhaitable la passivité dans certains registres de la politique économique, en concevant l’activation de la politique sociale comme une mise en conformité des personnes vis-à-vis des exigences du marché, l’État social actif ne contribue-t-il pas à consacrer la primauté de l’économique sur le politique ?


Revista Trace ◽  
2018 ◽  
pp. 50
Author(s):  
Philippe Schaffhauser

A lo largo de sus 20 años de existencia, de 1942 a 1964, el programa Bracero se tradujo en la firma de 4 646 199 contratos de trabajo e involucró a cerca de 1.5 millones de trabajadores; los que inicialmente fueron empleados en la construcción de vías férreas y en la agricultura, y después de la Segunda Guerra Mundial, sólo en el sector agrícola. Este movimiento también es cuestión de generaciones y una historia de géneros. Dicha articulación hace de esta lucha social “un asunto de familia” que se desarrolla principalmente en el medio rural mexicano, cuyo vector principal de expresión es la comunidad a su alrededor. El tema del bracero refleja también la actualidad de la cultura política mexicana, ya que recoge experiencias colectivas e individuales heredadas de los movimientos sociales de la segunda mitad del siglo pasado.Abstract: Throughout 20 years, from 1942 to 1964, the Mexican Farm Labor Program represented the signature of about 4 464 199 contracts for 1.5 million of workers who were initially employed in the construction of railways and in agriculture and after the World War II only in the agricultural sector. This movement is also a question of generations and of gender history. This articulation makes this social struggle «a family affair» that is taking place principally in the mexican rural context for what the main expression vector is the community and its surrounding area. The theme bracero also reflects today « mexican political culture » because it includes collective and individual experiences of social movements inherited from the second half of the last century.Résumé : Au cours de ses vingt-deux ans d’existence, de 1942 à 1964, le programme Bracero s’est traduit par la signature de 4 646 199 contrats de travail pour environ 1.5 million de travailleurs. Ceux-ci furent d’abord employés pour la construction des chemins de fer et pour l’agriculture puis, après la Seconde Guerre mondiale, seulement pour l’agriculture. Ce mouvement est aussi une question de générations et d’histoire du genre. Cette articulation fait de cette lutte sociale « une affaire de famille » qui se déroule principalement dans le milieu rural mexicain dont le vecteur d’expression principal est la communauté et ses environs. Le sujet bracero reflète aussi ce qu’on le pourrait appeler l’actualité de la « culture politique mexicaine » issue des expériences collectives et individuelles héritées des mouvements sociaux de la seconde moitié du siècle dernier.


2016 ◽  
pp. 218-243 ◽  
Author(s):  
Rachel Sarrasin ◽  
Anna Kruzynski ◽  
Sandra Jeppesen ◽  
Émilie Breton
Keyword(s):  
De Se ◽  

La mobilisation contre la mondialisation des échanges économiques au tournant du xxie siècle et, au Québec en particulier, dans le cadre du Sommet des Amériques en 2001 a donné l’impulsion à un mode d’engagement politique qui prend forme à l’extérieur des voies institutionnalisées de l’action partisane et du milieu communautaire. S’inspirant de la pensée politique anarchiste, les initiatives en apparence fragmentées qui s’inscrivent dans cette option libertaire forment aujourd’hui dans la province une communauté de mouvement social antiautoritaire. L’article a pour objectif de tracer un portrait empirique de cette communauté en dégageant la culture politique et l’interface organisationnelle qui relient les différents acteurs qui la composent. Mobilisés sur une variété de thématiques de lutte, ces acteurs antiautoritaires portent l’embryon d’un projet politique alternatif fondé sur la promotion de l’autonomie collective. Ce faisant, la communauté antiautoritaire porte les germes d’une façon novatrice de se réapproprier le politique par la pratique de la préfiguration, contribuant à la radicalisation du répertoire des formes d’engagement disponibles dans le paysage social et politique québécois.


2019 ◽  
pp. 135406881986409 ◽  
Author(s):  
Markus Baumann ◽  
Marc Debus ◽  
Martin Gross

Parties should develop a consistent issue profile during an electoral campaign. Yet, manifestos, which form the baseline for a party’s programmatic goals in the upcoming legislative period, are usually published months before Election Day. We argue that parties must emphasize policy issues that are of key relevance to their likely voters in the last weeks of the election campaign, in which an increasing share of citizens make up their minds in terms of which party they will choose. To test this notion empirically, we draw on a novel data set that covers information on party representatives’ statements made during the final weeks of an election campaign in nine European countries. Focusing on the campaign messages of social democratic and socialist parties, we find that these parties indeed intensify their emphasis of unemployment policy, which is a salient issue for their core voter clienteles, particularly in times of economic hardship.


2014 ◽  
pp. 1-23 ◽  
Author(s):  
Manon Vialle
Keyword(s):  
De Se ◽  

La croissance de l’infertilité liée à l’âge dans les sociétés industrielles avancées suscite un accroissement de demandes en matière d’assistance médicale à la procréation (AMP) et amène ainsi chaque société à s’interroger sur ses normes et pratiques. En France, cette question est un révélateur de la spécificité du modèle bioéthique qui encadre les techniques d’AMP ainsi que de ses tensions et contradictions croissantes. La particularité de ce modèle est de se présenter comme strictement « thérapeutique » et de reposer sur la notion d’« infertilité pathologique ». Or c’est justement la simplicité apparente de cette distinction entre pathologie et convenance que met en question l’infertilité liée à l’âge : elle ouvre vers une approche plus complexe de l’infertilité comme phénomène liant à la fois le somatique et le social. À partir d’une enquête auprès de professionnels qui font face à l’infertilité, nous montrerons la prégnance de ce modèle thérapeutique dans leur pratique. Mais nous verrons également que le contexte sociodémographique contemporain amène à une évolution de la notion même d’infertilité et interroge ce modèle de référence. De plus, l’apparition de nouvelles techniques telles que la congélation ovocytaire renforce la mise en question du modèle bioéthique et amène à penser autrement l’opposition pathologie/convenance sur laquelle il est construit. La question est de savoir si ce modèle saura évoluer vers une vision plus complexe et moins idéologique de l’infertilité, ce qui s’avère être un enjeu important pour la société française dans les années à venir et qui va bien au-delà de l’accès aux techniques favorisant ce dépassement.


2005 ◽  
Vol 36 (1) ◽  
pp. 59-75
Author(s):  
Silvestra Mariniello
Keyword(s):  
De Se ◽  

Résumé Comment désobéir sans emprunter les voies de la désobéissance déjà prévues par L’Autorité ? L’article propose une lecture de l’oeuvre d’Elsa Morante à la lumière de cette question à laquelle Carlottina dans LeMonde sauvé par les gamins, trouve une réponse originale. La merveilleuse fable de l’étoile jaune semble résumer toute l’activité littéraire d’Elsa Morante : il ne s’agit pas, pour cet auteur, de se situer du côté des avant-gardes, en subvertissant les règles de la tradition, par exemple, (forme de désobéissance prévue par « La Loi »), ni de se situer du côté de la tradition littéraire, d’obéir à son autorité, mais d’inventer une autre désobéissance, qui ne serait ni prévue, ni diamétralement opposée aux lois. La désobéissance de Morante semble récupérer l’expérience vécue des femmes, qui passe par un devenir-femme de la conscience et de la poésie. Un devenir- femme, auquel les femmes doivent accéder pour sortir de leur histoire, pour écrire une autre histoire, faite aussi de corps, de silence, d’expériences vécues au quotidien, l’histoire d’un « je » pluriel, ouvert à l’autre.


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