Écrire un passé "altéritaire": Éléments du discours alimentaire dans Le Pavillon des miroirs de Sergio Kokis

2017 ◽  
Vol 32 (2) ◽  
pp. 195-213
Author(s):  
Pamela V. Sing
Keyword(s):  
2007 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
Author(s):  
Irène Oore
Keyword(s):  

Sergio Kokis a été peintre bien longtemps avant de devenir écrivain. Il est venu à l’écriture seulement en 1994 à l’âge de cinquante ans. Son premier roman, Le pavillon des miroirs a connu un début éblouissant dans le monde littéraire, et a été couronné de quatre prix littéraires. Depuis 1994 Sergio Kokis a publié onze autres romans et des écrits divers (récits, articles, tableaux accompagnés de poèmes, conférences). Dans son ouvrage l’amour du lointain, Kokis se propose de « cheminer en marge se [s]es propres textes et des paroles sur [s]a propre vie, dans l’espoir sinon de [s]e les approprier, du moins d’y trouver une sorte de panorama [lui] donnant l’illusion d’une totalité » (AL 13). C’est en quelque sorte une démarche semblable que nous nous proposons; toutefois c’est à partir des tableaux des pages-couvertures des douze romans que nous aimerions tenter d’esquisser « une sorte de panorama » et « l’illusion d’une totalité ». À travers l’oeuvre entière de Kokis, des rapports complexes, à la fois complémentaires et contradictoires, se tissent entre le narré et le pictural.


2008 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 115-130
Author(s):  
Pascal Riendeau ◽  
Sébastien Sacré
Keyword(s):  

Résumé Le roman de Sergio Kokis Le maître de jeu propose une double réflexion sur l’éthique et l’écriture romanesque, et pose une question essentielle : comment écrire un récit de torture ? Au-delà de l’histoire et de ses personnages, cette étude du roman s’attardera au registre du corps du torturé, à interroger la façon dont on passe du témoignage (le récit) à l’écriture (le roman) et à voir comment la pensée éthique transforme la narration. Tenter de cerner ces éléments implique un désir de comprendre les enjeux éthiques et les problèmes romanesques qui sous-tendent cette histoire de torture. Cette réflexion se prolonge par une interrogation sur le bien et le mal, notions présentées à travers la pensée Nietzsche ou les romans de Dostoïevski lors des échanges — souvent ludiques ou ironiques — entre le narrateur et un visiteur qui prétend être Dieu.


2015 ◽  
Vol 51 (3) ◽  
pp. 189-204
Author(s):  
Marie Pascal

Le pavillon des miroirs, roman autobiographique, présente un peintre écrivant sur son passé et imaginant un avenir meilleur. Au bord de la dépression, évoquant son enfance au Brésil, pays trop coloré et tumultueux, l’exilé se réfugie dans une pyramide et dans une attitude prostrée face à la nécessaire assimilation à un pays d’accueil jamais nommé. Mettant en mouvement non seulement deux attitudes opposées (envers le passé et le futur) mais aussi deux topoï (le Brésil, pays d’origine versus le Canada, pays d’accueil), les figures du clown et du masque sont développées tout au long de ce roman sur l’exil d’un artiste. En effet, Kokis file les métaphores annoncées par l’illustration-couverture et peint des figures de clowns exubérants et choquants, figures d’altérité rejetées par le monde qui les entoure. Parallèlement, les passages sur l’exil tendent à faire naître une figure plus fragile et subtile, celle du masque, discrète figure de l’Autre assimilé. Dans tous les cas, c’est l’Autre, le rejeté, le paria qui est présent et qui, dans ses différences, décrit le sentiment d’étrangeté de l’auteur. C’est par ce tourbillon de paradoxes que Kokis tente de représenter sa théorie artistique ainsi que la manière dont il perçoit la représentation de l’identité.


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