Femme, Société Civile, Espace Public Articulation, Considérations Théoriques et Empiriques

Author(s):  
Idrissi , Echaimae
2010 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 35-56 ◽  
Author(s):  
Luc Turgeon

Ce texte propose une ré-interprétation de la Révolution tranquille qui puisse permettre de comprendre l’appui relativement massif de la population québécoise aux réformes du gouvernement Lesage. En se basant sur une théorie de la société civile comme espace public d’interaction, ce texte tend à démontrer que la Révolution tranquille constitue l’aboutissement d’une réorganisation de la société civile durant le règne duplessiste. Les modifications de la société civile à cette époque se présentent sous plusieurs aspects qui anticipent les grandes transformations des années 1960 : décléricalisation des institutions, renouvellement du discours, et mise en place d’une nouvelle culture politique basée sur les notions d’autonomie et de participation.


2012 ◽  
Vol 2 (3) ◽  
pp. 84-117
Author(s):  
Pedro Buendía

The emergence of graffiti's urban subculture as a means of political expression has become a singular issue of the so-called Arab Spring. Graffiti and urban art, which had little to no relevance in the Arab world until now, emerged with unusual force in many countries, notably in the Palestinian territories, Lebanon, and Egypt. This blossoming takes shape in tangent with the strengthening of a civil society and its rise as a decisive actor in the new political arena. In Egypt's case, graffiti achieved a leading role that reflected the milestones of civil disturbance, marking the walls with virtual snapshots of the popular sentiment. The proliferation of graffiti also had considerable resonance in international media because of the strategy of spreading rebellious and subversive slogans by means of the symbolic occupation of a public space, which, until now, was monopolized by authoritarian powers.Spanish Un fenómeno singular de la denominada “Primavera Árabe“ ha sido la eclosión de la subcultura urbana del graffiti como medio de expresión política. De escasa o nula relevancia hasta ahora, el arte urbano de las pintadas ha surgido con una fuerza inusitada en varias zonas del mundo árabe, notoriamente en los Territorios Palestinos, el Líbano y Egipto. Dicho florecimiento cuaja en paralelo con la rearticulación de la sociedad civil y su irrupción irreversible como actor de los nuevos escenarios políticos. En el caso de Egipto, los graffitis han tenido un señalado protagonismo como reflejo de los sucesivos hitos de las revueltas, marcando los muros y paredes con verdaderas instantáneas del sentir popular. La proliferación del graffiti ha tenido asimismo una considerable resonancia en los medios internacionales, debido a la estrategia de ocupar simbólicamente el espacio público, -que hasta ahora estaba reservado al monopolio de los poderes autoritarios- para la difusión de consignas contestatarias y subversivas.French Un phénomène singulier de la “printemps arabe“ a été l'émergence de la culture urbaine du graffiti comme un moyen d'expression politique. Avec peu ou pas d'importance jusqu'à ce jour, l'art urbain et le graffiti ont émergé avec une force inhabituelle dans diverses régions du monde arabe, notamment dans les Territoires Palestiniens, le Liban et l'Égypte. Ce e éclosion doit être mise en parallèle avec le renforcement de la société civile et son émergence comme acteur décisif dans le nouveau scénario politique. Dans le cas de l'Égypte, le graffiti a joué un rôle clé comme reflet des jalons successifs des révoltes, en marquant les murs avec des instantanés virtuelles du sentiment populaire. La prolifération des graffitis a rencontré aussi un écho remarquable dans les médias internationaux en raison de la stratégie d'occupation symbolique de l'espace public pour la diffusion des slogans rebelles et subversifs; un espace public qui était réservé jusqu'à aujourd'hui aux pouvoirs autoritaires.


2017 ◽  
Vol 72 (3) ◽  
pp. 433-456 ◽  
Author(s):  
Christian Azaïs ◽  
Patrick Dieuaide ◽  
Donna Kesselman

L’article propose une grille de lecture des transformations de la relation d’emploi dans le cadre de la globalisation des marchés à partir de la notion de « zone grise d’emploi » (ZGE). Cette notion, forgée à l’origine par le juriste A. Supiot, pour désigner une convergence de situation entre l’« état de subordination » des salariés et des travailleurs indépendants est reprise et discutée dans le cadre élargi d’une « relation d’emploi avec tiers ». Ce cas de figure renvoie à un contexte d’internationalisation de la production où la relation employé-employeur ne se résume pas à une relation de face à face, mais dépend d’un ensemble de parties prenantes impliquées dans les conditions qui président à son organisation et sa gestion. L’article propose une définition de la ZGE qui ne se limite pas à souligner un défaut d’institutionnalisation dans la règle de droit, mais considère que tout « écart à la norme » est devenu la règle et non plus l’exception. La ZGE est définie comme « espace public » entendu comme un espace de délibération où les jeux d’intérêt et les relations de pouvoir se coordonnent ou se confrontent pour la constitution d’un ordre de régulation hybride, public et privé, formel et informel. L’intérêt de cette notion est de porter un autre regard sur les transformations de la relation d’emploi. En prenant la firme Uber comme exemple, l’article montre que l’on ne peut réduire la question de l’emploi des chauffeurs prestataires au paradigme juridique standard qui limiterait le débat entre choisir le statut de travailleur indépendant ou celui de salarié. La diversité, mais aussi la fragilité des jugements prononcés par les tribunaux, leurs caractères partiels et toujours provisoires, laissent deviner que la situation socio-professionnelle des chauffeurs, si elle relève de l’« indécidable » au plan du droit, ne peut être comprise sans prendre en considération l’action des États, des territoires et de la société civile dans le jeu de la régulation.


2018 ◽  
pp. 336-339
Author(s):  
Heber Ostroviesky ◽  
Michèle Leclerc-Olive

2020 ◽  
pp. 84-90
Author(s):  
Jérôme Germain

Prise en tenaille entre une économie de plus en plus prégnante dans la vie quotidienne et une administration de plus en plus paternaliste et intrusive, la participation politique décline immanquablement. Afin de renouer avec le projet émancipateur des Lumières, une nouvelle conception de la citoyenneté, y compris financière, doit être formulée à partir de la découverte de la raison communicationnelle. Il en résulte une approche procédurale et délibérative de la démocratie reposant sur un espace public régénéré et une participation citoyenne dynamisée. À l‘heure de la mondialisation, une citoyenneté financière au plan européen est par ailleurs indispensable à la maîtrise démocratique de nos destins collectifs et de nos libertés individuelles.


1999 ◽  
Vol 68 (1) ◽  
pp. 207-237
Author(s):  
Laurence Allard
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