Une approche pour l’analyse des faiblesses du secteur des déchets solides en Tunisie à partir des contraintes et de leurs effets induits et cumulatifs

2009 ◽  
Vol 36 (6) ◽  
pp. 1001-1015
Author(s):  
Mohamed Cherif ◽  
Michel André Bouchard

En dépit des ressources financières généralement limitées dans les pays émergents, en plus du manque de ressources humaines qualifiées et devant la pression qu’exerce le secteur des déchets sur l’environnement et la qualité de la vie dans ces pays, il est indispensable d’établir un ordre de priorité pour les interventions des pouvoirs publics dans le secteur des déchets et de cibler en priorité le traitement des origines des problèmes, en analysant les faiblesses, matérialisées par les causes des déficits et les obstacles devant une amélioration rapide de la situation. À travers le recoupement des effets induits de ces deux contraintes (causes et obstacles) cas par cas, nous avons montré que leurs effets cumulatifs peuvent générer une amplification des nuisances et aggraver ainsi la situation. La pondération des effets induits permet de quantifier l’effet cumulatif (0, + ou ++), ce qui pourrait indiquer, en fonction des moyens disponibles, le degré de pertinence des mesures réparatrices à engager (A, B ou C). Il ressort de la discussion des combinaisons les plus nuisibles que l’évaluation des effets induits et cumulatifs indique, par le biais d’un raisonnement plausible, le genre de mesures réparatrices à engager. Dans cette étude nous avons essayé de montrer que cette méthode s’adapte bien à l’évaluation de la gestion des déchets dans les pays émergents et ne se limite pas à la simple pondération des apparences, à l’instar de certains logiciels de conception stratégique qu’on trouve sur le marché, mais procède en premier lieu au recoupement des contraintes pour la détermination de leurs effets induits et cumulatifs. La pondération vise les effets et n’est alors plus aléatoire, car elle dépend d’un raisonnement justifié à la fois à l’amont et à l’aval. L’application de cette méthodologie de réflexion sur le secteur de gestion des déchets solides de la Tunisie, comme exemple de pays émergents, a confirmé l’efficacité d’un tel raisonnement et a mené à des mesures de réparation fondées.

2005 ◽  
Vol 55 (3) ◽  
pp. 391-413 ◽  
Author(s):  
Tracey Adams ◽  
Kevin McQuillan

Tout comme les lieux de travail, les organisations connaissent actuellement des changements drastiques. Au cours des dernières années, les petites et grandes entreprises ont procédé à des restructurations: redéfinition des postes de travail, modifications à l'interne et changement des attentes au plan de l'emploi. Cet article a pour objectif de vérifier dans quelle mesure des changements récents de la philosophie de gestion au plan de l'organisation du travail ont incité la direction de ces entreprises à modifier leurs attentes à l'endroit des travailleurs: est-ce que le nouveau travail fait appel à de nouveaux travailleurs? Pour répondre à cette question, nous avons puisé dans des rapports d'entrevues avec des directeurs de ressources humaines de trois types d'industries de l'Ouest de l'Ontario (les équipements de transport, les produits chimiques et les services de santé). Nous avons ainsi cherché à évaluer l'ampleur des restructurations qui ont cours dans ces secteurs et la perception que les dirigeants se font de la nature des habiletés et des caractéristiques des travailleurs maintenant exigées par ces restructurations. Les dirigeants dans ces trois secteurs décrivent la nature des changements en cours en termes d'aplatissement des structures organisationnelles, de redéfinition des postes et de l'insertion de ces derniers dans une nouvelle structure. De plus, ces mêmes dirigeants nous révèlent que ces changements ont modifier leur vision de ce qu'est un bon travailleur. Ils ont donc changé la nature des caractéristiques recherchées chez un travailleur. En premier lieu, ces dirigeants souhaitent un niveau de scolarité plus élevé, une formation préalable plus accentuée et de l'expérience différente de celle exigée dans le passé. Ils croient que le rythme récent des changements technologiques, associé à une tendance vers un agrandissement des tâches, fait appel à une main-d’œuvre plus scolarisée et mieux formée. De plus, dans plusieurs cas, ils veulent de moins en moins assumer les coûts inhérents à un relèvement des niveaux de scolarité et de formation. En deuxième lieu, ces directeurs de ressources humaines souhaitent une plus grande flexibilité chez les travailleurs, flexibilité qui reçoit diverses significations: des travailleurs plus polyvalents, mieux adaptés à des emplois de plus d'envergure qu'on retrouve maintenant dans les entreprises allégées. Cette flexibilité peut aussi revêtir des caractéristiques personnelles de l'ordre d'une réponse aux besoins de l'entreprise et d'une volonté de travailler au moment et à l'endroit où cette dernière l'exige. Les entreprises valorisent aussi une flexibilité qui implique des changements de lieux de travail d'un établissement à l'autre à l'intérieur d'une province, d'un pays et dans le monde entier. Ces entreprises recherchent des personnes qui sont prêtes à travailler selon différents horaires et aussi à accepter de faire du surtemps. En troisième lieu, ces directions de ressources humaines souhaitent l'arrivée de travailleurs qui peuvent se servir des nouvelles technologies plus que dans le passé. Elles manifestent également un plus grand besoin de salariés qui peuvent faire l'entretien et la programmation de ces technologies et de salariés sans spécialité qui peuvent utiliser des ordinateurs ou d'autres équipements informatiques dans l'exécution de leur travail. Quatrièmement, ces directions mettent l'accent sur certaines habiletés douces (d'ordre relationnel), telles que la capacité de communiquer et de travailler en équipe. Les entreprises font appel au travail d'équipe beaucoup plus que dans le passé, de sorte que la communication interpersonnelle devient de plus en plus importante. Les directions recherchent aussi des travailleurs capables d'accomplir des tâches multiples et d'assumer un élargissement de leurs responsabilités. La capacité d'apprendre est aussi une préoccupation de ces directions et elle est associée à une croyance que l'entraînement et la formation bonifiés sont nécessaires pour se tenir à jour face au changement continuel de la technologie et des lieux de travail. Des changements au niveau des attitudes des directions ont des effets sur l'emploi et les travailleurs. Au fur et à mesure que le niveau de formation exigé par les entreprises s'accroît, les travailleurs possédant peu de scolarité sont poussés hors du marché du travail. Par conséquent, les travailleurs susceptibles d'obtenir et de conserver un emploi sont ceux qui sont mieux formés, qui possèdent une bonne connaissance de la technologie nouvelle et les habiletés relationnelles alors exigées. De plus, la demande de main-d’œuvre plus flexible semble en opposition avec l'accroissement du nombre de familles à double revenu et de familles monoparentales. L'obligation pour ces familles de satisfaire aux exigences de deux carrières et aux responsabilités inhérentes à l'éducation des enfants vient de façon évidente limiter la flexibilité des travailleurs. Sans égard à la nature exacte des changements en cours dans les organisations, la reconnaissance chez les dirigeants d'un besoin de repenser le travail vient changer de façon significative la perception qu'ils se font des qualifications exigées chez les salariés. Ces changements auront donc des conséquences largement diffusées tant chez les travailleurs que dans les organisations au cours des années qui viennent.


2005 ◽  
Vol 50 (2) ◽  
pp. 560-572 ◽  
Author(s):  
Danny Masschelein ◽  
Walter Verschueren
Keyword(s):  

Résumé Il est difficile d’entamer le débat sur l’évaluation de la traduction si on ne précise pas dans quel contexte (professionnel ou didactique) celle-ci va être pratiquée ou quelle est sa fonction exacte (stimuler les apprenants à perfectionner leurs compétences et performances ou sanctionner un produit final). Cet article contient, donc, une description du cadre local dans lequel nous avons développé une méthode d’évaluation qui met à profit les avantages de tout un éventail d’outils électroniques (en premier lieu, le logiciel d’annotation Markin) et qui tente de concilier les exigences de l’évaluation formative et de l’évaluation sommative, tout en privilégiant la première. Le contexte didactique conditionne les réponses qu’on donne à des questions classiques, comme celles qui ont trait au statut de la faute de langue dans les cours de traduction, ou à l’importance relative de la cause et de l’effet des erreurs et des fautes.


2007 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 55-82
Author(s):  
Stephanie Chasserio

Dans une étude conduite auprès d’entreprises québécoises de services technologiques aux entreprises, nous avons analysé l’organisation du travail par projets et le modèle de gestion des ressources humaines particulier à ce type d’organisation. Notre analyse révèle que, comme dans les bureaucraties, il existe dans ces entreprises des écarts entre les hommes et les femmes quant aux conditions de leur vie professionnelle. Nous précisons dans notre article les caractéristiques de ce modèle organisationnel et nous en soulignons les limites et les effets sur les individus, en particulier les femmes. Les résultats obtenus permettent de contextualiser les conditions de son fonctionnement et de mettre au jour la présence d’effets de genre.


Author(s):  
Omar RAJÂA

Cette revue de littérature théorique et empirique nous a permis de mieux appréhender les différentes approches qui ont abordé le rôle des pratiques RH dans la performance des organisations et d’exposer les principaux résultats des études effectuées partout dans le monde aussi bien dans la perspective unidimensionnelle que pluridimensionnelle. En premier lieu, nous avons présenté, l’approche économique, l’approche financière, l’approche stratégique et l’approche psychologique et de plus spécifiquement l’approche universaliste, l’approche de contingence et l’approche configurationnelle. En second lieu, après avoir exposé une synthèse quantitative de 235 résultats des 241 études empiriques et recherches effectuées entre 1978 et 2003 répertoriées en 2004 par Allouche et al., nous avons présenté quelques 123 confirmations empiriques du lien pratiques RH, dont 7 traitant le cas marocain, et la performance des organisations effectuées partout dans le monde depuis 2004 et quelques 31 études illustrant la variable culturelle comme élément contingent et médiateur dans la relation pratiques RH et performance des organisations.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S32-S32
Author(s):  
A. Gros

Le nez a ses raisons que la raison ignore. Les émotions olfactives sont souvent inconscientes et vont pourtant diriger nombreux de nos comportements. Ce lien étroit entre émotion et olfaction est dû au fait que certaines régions cérébrales sont à la fois impliquées dans les processus olfactifs et émotionnels (cortex frontal et amygdale). Dans les pathologies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer (MA), ces structures vont être atteintes à des stades plus ou moins sévères de la maladie. Au-delà d’une aide au diagnostic précoce, nous avons montré que l’utilisation d’odorants pourrait aider au diagnostic différentiel entre certains troubles de l’humeur et la maladie d’Alzheimer . Sentir et ressentir, humer et humeur : la langue française nous apporte déjà des preuves d’un lien étroit entre nos émotions et notre olfaction. De manière objective nous avons mis en évidence que les odorants étaient des générateurs d’émotion puissants et stables . Ainsi les odeurs pourraient constituer une alternative non pharmacologique de prise en charge des troubles émotionnels de manière pratique, cette présentation abordera, en premier lieu, le lien précoce entre atteinte olfactive et psycho-comportementale dans la maladie d’Alzheimer puis l’intérêt de la stimulation olfactive dans la prise en charge non médicamenteuse des perturbations émotionnelles et comportementales dans cette pathologie. Pour finir, nous nous interrogerons sur l’apport de l’étude de l’olfaction dans la prise en charge des principaux syndromes émotionnels et thymiques du champ de la pathologie psychiatrique.


2010 ◽  
Vol 64 (4) ◽  
pp. 575-592 ◽  
Author(s):  
José Bélanger ◽  
Alain Gosselin ◽  
François Bellavance
Keyword(s):  

Résumé Au cours des dernières années, un nombre croissant d’auteurs en gestion des ressources humaines se sont intéressés aux rôles que peuvent jouer les services des RH et les cadres supérieurs en RH dans le développement de la stratégie de l’entreprise. Toutefois, il est pertinent de se demander dans quel contexte l’exercice de ces rôles devient légitime. Selon certains auteurs, c’est particulièrement le cas lorsque l’entreprise se retrouve face à des défis exigeants au plan des ressources humaines. Donc, compte tenu du contexte actuel caractérisé par une économie sous pression, les cadres supérieurs en RH devraient être en mesure d’en profiter pour devenir des partenaires influents auprès du comité de direction. Cependant, nous savons très peu de choses sur la capacité d’influence des cadres supérieurs en RH, particulièrement auprès des membres du comité de direction, de même que l’écart potentiel qui peut exister entre la perception de ces derniers et celle que les cadres supérieurs RH entretiennent à leur propre égard en ce qui concerne leur capacité d’influence. Dans le cadre de notre recherche, le terrain ciblé se compose de cadres supérieurs en RH travaillant majoritairement dans la grande région de Montréal. Au total, nous avons rencontré 41 cadres supérieurs en RH afin de mesurer leur capacité d’influence. Suite à l’entretien, nous les avons invités à distribuer un questionnaire à des membres de leur comité de direction qu’ils avaient influencé au cours des trois dernières années. Les analyses révèlent que les cadres supérieurs en RH tendent à surestimer leur capacité d’influence auprès des membres de l’équipe de direction par rapport au jugement porté par leurs collègues exécutifs ou de leur supérieur immédiat. Enfin, nos résultats montrent qu’une bonne réputation, une solide crédibilité ainsi qu’un pouvoir de référence élevé peuvent faciliter l’exercice de l’influence des cadres supérieurs en RH.


2010 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 59-90 ◽  
Author(s):  
Martine St-Amour ◽  
Jacques Ledent
Keyword(s):  

Cette étude s’intéresse à l’évolution de la capacité du Québec hors Montréal à attirer et retenir les immigrants depuis l’introduction d’un axe de régionalisation dans la politique québécoise d’immigration au début des années 1990. À partir d’une exploitation longitudinale du Fichier d’inscription des personnes assurées de la Régie de l’assurance maladie du Québec, nous avons reconstruit jusqu’en 2007 les trajectoires résidentielles de quatre cohortes d’immigrants admises au Québec entre 1992 et 2004. Nos résultats montrent que la présence d’immigrants hors Montréal est davantage tributaire du choix du premier lieu de résidence que de la migration secondaire interne. Tant la répartition initiale que les échanges migratoires subséquents ont toutefois connu des changements profitables au Québec hors Montréal qui reçoit une part accrue des nouveaux immigrants et qui est devenu plus attractif auprès des immigrants de Montréal. Les résultats précisent aussi qu’à l’extérieur de Montréal, ce sont les principaux centres urbains (Québec, Gatineau et Sherbrooke) qui exercent la plus forte attraction, mais que des agglomérations de taille plus réduite ont considérablement amélioré leur bilan.


1979 ◽  
Vol 12 (1) ◽  
pp. 21-54
Author(s):  
William R. Schonfeld

Nous nous attaquons à un paradoxe de la science politique contemporaine. En effet on fait des sondages sur les attitudes des gens face au politique et l'on ne semble pas tenir compte de l'idée reçue selon laquelle le politique n'est pas important pour la majorité des citoyens. Est-il raisonnable de solliciter les opinions des gens sur une question qui selon toute vraisemblance les laisse indifférents?Pour élucider cette contradiction nous avons élaboré un instrument de mesure de l'importance du politique et nous l'avons appliqué à des él èves d'écoles secondaires de France. Nous avons choisi notre échantillon de façon à vérifier rigoureusement notre hypoth èse.Nos conclusions montrent en premier lieu que pour 16.4 pour cent des personnes interrogées le politique est tr ès important; pour 23.3 pour cent, il importe mats relativement peu et pour 60.3 pour cent, il n'est pas important. Nos conclusions indiquent en deuxi ème lieu que la place accordée au politique varie selon l'engagement politique et les orientations partisanes.Nous traitons à la fin des conséquences de ces découvertes pour la recherche en science politique. En particulier, nous nous demandons ce que les politologues étudient vraiment lorsqu'ils analysent les réponses que donnent la plupart des gens aux sondages. En outre nous montrons l'utilité de mesurer l'importance du politique pour d'autres recherches.


Linguistica ◽  
1987 ◽  
Vol 27 (1) ◽  
pp. 63-72
Author(s):  
Momčilo D. Savić
Keyword(s):  

A vant d' essayer à repondre à la question que nous avons posée et qui représente l'objet central de notre expose d'aujourd'hui, nous considérons opportun d'envisager un peu plus amplement le problème en intégrité mettant en relief aussi sa dimension historique, parce que nous savons très bien que toute solution n'est que partielle si elle ne tient pas compte de la réalité historique. D'autre part, il est aussi nécessaire de s'arrêter plus à long sur la préhistoire du problème parce que nous nous occupons d'une des questions périphériques de la Romània Orientale. En disant "question périphérique", je désire souligner que l'intérêt des romanisants est attaché aux langues romanes qui possèdent une langue traditionnelle en écrit, qui sont nationales et représentent la langue d'une formation politique, c'est-à-dire de l'autorité d'Etat. Nous savons aussi qu'il y a en Occident un intérêt bien limité pour les langues et les groupes linguistiques qui ne sont pas représentants de l'autorité d'Etat, tandis que, d'autre côté, quand nous parlons aujourd'hui de la romanité orientale, nous avons en vue en premier lieu la langue roumaine littéraire, sa littérature, ainsi que la culture exprimée dans cette langue. Quant à l'aroumain, l'intérêt qu'il suscite est assez limité, soit comme dialecte soit comme langue, ce qui reste au centre de notre attention.


Linguistica ◽  
1978 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
pp. 131-141
Author(s):  
Ştefan Popa ◽  
Momčilo D. Savić
Keyword(s):  

En parlant de ce problème nous allons souligner - en premier lieu l' influence serbocroate sur la langue roumaine (et non pas l' influence inverse), parce que nous avons examiné la zone qui était longtemps sous l' influence de la langue serbo-croate. La zone qui nous intéresse pour l' instant, c' est le Banat, c' est-à-dire le cóté yougoslave de cette région, tandis que de l' autre côté, en Banat Roumain, on rencontre une situation différente. Précisons qu' ici nous n' allons pas traiter des problèmes du bilinguisme en Serbie, au sud du Danube, où nous avons affaire avec une problématique speciale. Comme nous avons déjà délimité la zone de l' intérêt linguistique que nous allons examiner, il faut d' abord expliquer les conditions historiques dans lesquelles se sont développés les procès linguistiques.


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