Rôle de la nutrition et de la micronutrition dans la lutte contre les troubles de l’humeur

2019 ◽  
Vol 58 (590) ◽  
pp. 33-38
Author(s):  
Olivier Coudron
2019 ◽  
Vol 90 (3-4) ◽  
pp. 273-287 ◽  
Author(s):  
Laurianne Coutier ◽  
Patricia Franco

Introduction : Chez l’enfant, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) constitue un trouble du sommeil fréquent dont la prévalence est d’environ 3 % entre trois et huit ans. Matériels et méthodes : Son origine est multifactorielle (hypertrophie de tissus mous pharyngés, étroitesse des voies aérifères osseuses, atteinte du tonus neuromusculaire). Les symptômes et les signes cliniques diurnes et nocturnes à rechercher sont directement en rapport avec l’obstruction des voies aérifères supérieures (VAS) ou avec la mauvaise qualité de sommeil. Après une évaluation anamnestique et clinique complètes, incluant une nasofibroscopie, le spécialiste ORL s’orientera vers une adéno-amygdalectomie ou vers un enregistrement nocturne par polysomnographie ou polygraphie pour confirmer le diagnostic chez l’enfant. Chez l’adolescent, la prévalence du SAOS serait entre 0,5 et 6 %. Les facteurs de risque principaux sont l’obésité, le sexe masculin et les antécédents d’amygdalo-adénoïdectomie. Outre les symptômes classiques du SAOS de l’enfant, ce syndrome peut, chez l’adolescent, se manifester par une sémiologie trompeuse à type de dyssomnie, somnolence diurne excessive et/ou troubles de l’humeur. Les diagnostics différentiels à type de conduites à risque, retard de phase ou narcolepsie doivent être systématiquement évoqués. L’enregistrement de la respiration pendant le sommeil s’impose. Même si l’index d’apnées/hypopnées obstructives est faible, il doit être considéré. Conclusion : Chez l’enfant comme chez l’adolescent, la prise en charge multidisciplinaire (ORL, orthodontiste, kinésithérapeute maxillo-facial, pneumologue) doit être précoce afin d’éviter les complications neurocognitives, comportementales, cardiovasculaires et métaboliques. Une chirurgie maxillo-faciale pourra être discutée à partir de l’âge de 15 ans. Il ne faudra pas oublier de veiller aux règles d’hygiène de vie et de sommeil ainsi qu’à la prise en charge de l’obésité.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 87-87
Author(s):  
J.P. Fagot ◽  
S. Samson ◽  
J. Merlière ◽  
P. Gabach ◽  
A. Fagot

Introduction.Les fréquences des pathologies somatiques chez les adultes atteints de maladies psychiatriques sont peu documentées.Méthodes.Les bénéficiaires du régime général de l’Assurance Maladie en 2010, âgés d’au moins 18 ans, pris en charge pour troubles psychiatriques ont été identifiés dans le SNIIRAM à partir des diagnostics liés aux :– affections de longue durée ;– hospitalisations (PMSI-MCO, SSR, RIM-P) ;– arrêts de travail et invalidité [1].Les maladies somatiques ont été déterminées à partir des diagnostics liés aux affections de longue durée et aux hospitalisations [1]. Les prévalences ont été standardisées sur âge et sexe pour comparaison à celles observées en population générale.Résultats.En 2010, près de 2,1 millions d’adultes (5 %) avaient un trouble psychiatrique retrouvé dans le SNIIRAM, et 44 % d’entre eux avaient également une pathologie somatique retrouvée. Les pathologies somatiques les plus fréquemment retrouvées étaient les maladies cardiovasculaires (15 %), les affections respiratoires (11 %), le diabète (10 %) et les cancers (9,3 %). Par rapport à la population générale, une maladie cardiovasculaire était moins fréquemment retrouvée en cas de schizophrénie (fréquence brute : 5 %, ratio standardisé : 0,9), mais plus souvent en cas d’autres pathologies psychiatriques (16 %, ratio : 1,8 en cas d’épisode dépressif ou troubles de l’humeur). Un cancer était également moins souvent retrouvé que dans la population générale en cas de schizophrénie (3,3 %, ratio : 0,8), mais plus souvent en cas d’addictions (10,7 %, ratio : 2,1) ou de troubles anxieux (12 %, ratio : 1,6).Discussion.Par rapport à la population générale, certaines pathologies somatiques sont plus fréquemment retrouvées en présence de troubles psychiatriques, sauf en cas de schizophrénie. La connaissance de ces associations peut permettre aux soignants d’améliorer la prise en charge des pathologies somatiques comme des pathologies psychiatriques.


2008 ◽  
Vol 66 (3) ◽  
pp. 169-174 ◽  
Author(s):  
Y. Le Strat ◽  
N. Ramoz ◽  
P. Gorwood

1988 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 11-18 ◽  
Author(s):  
P. Lemoine ◽  
J. Mouret

RésuméRevue à travers les données de la littérature, la dépression apparaît comme un sujet de recherche très important, qui a déjà suscité de nombreuses théories chronobiologiques, souvent fondées sur des ≪critères diagnostiques objectifs≫. En revanche, l’impact thérapeutique de ces approches reste souvent limité à de rares services ultraspécialisés où les patients déprimés sont adressés en dernier recours.Dans cet article, les auteurs passent en revue quelques-unes des principales données de la littérature, en particulier celles qui concernent les aspects chronobiologiques de la dépression. Les investigations sophistiquées réalisées dans les unités de recherche peuvent avoir certaines conséquences cliniques et pratiques qui sont également évoquées. En effet, une évaluation clinique soigneuse, orientée sur des bases chronobiologiques suffit bien souvent à proposer des traitements individuels assez simples. Parmi ceux-ci, la privation partielle de sommeil (PPS) représente un moyen utile, permettant une amélioration rapide, mais malheureusement souvent imprévisible et transitoire, des troubles de l’humeur. Il semble possible de rendre plus fiables les PPS grâce à des interventions sur la température, la prise de nourriture et l’exposition à la lumiére.De plus, les auteurs décrivent un moyen possible de pérenniser les effets antidépresseurs de la PPS par des «microprivations de sommeil» réalisées pendant 15 min, à un moment spécifique de la nuit. Les résultats concernant 11 patients déprimés graves soumis à cette méthode sont exposés, 7 de ces sujets étant maintenus depuis 6 à 20 mois dans un état euthymique.


2013 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 57-64
Author(s):  
Naguib Mechawar

La neuroanatomie fine des troubles de l’humeur et du suicide est une discipline relativement récente. En complément à la neuroimagerie, à la biologie moléculaire et à la biochimie, les analyses histologiques post-mortem des circuiteries cérébrales impliquées dans la régulation de l’humeur permettent de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent la dépression majeure et le suicide. Dans cet article, je discute de travaux récents réalisés au sein de mon laboratoire sur la neuroanatomie fine du cortex cingulaire antérieur (CCA). Plus particulièrement, je présente des résultants qui indiquent que les astrocytes fibreux de la matière blanche du CCA sont hypertrophiés chez des dépressifs qui se sont suicidés. Ces données sont interprétées dans le contexte de l’hypothèse neuro-immunitaire de la dépression et du suicide.


2018 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 15
Author(s):  
N. Kammoun ◽  
S. Msaad ◽  
M. Hajjaji ◽  
A. Kotti ◽  
S. Rekik ◽  
...  

2005 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 1-9
Author(s):  
P. Vandel ◽  
V. Rebière ◽  
D. Sechter

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