scholarly journals Santé physique

2004 ◽  
Vol 95 (S1) ◽  
pp. S21-S33
Keyword(s):  
Praxis ◽  
2020 ◽  
Vol 109 (1) ◽  
pp. 27-30 ◽  
Author(s):  
Idris Guessous ◽  
David de Ridder ◽  
Pedro Marques-Vidal ◽  
Stéphane Joost

Résumé. Des informations géographiques sur les facteurs de risque pour la santé ou sur la maladie sont de plus en plus utilisées dans le but de mieux comprendre les déterminants de la santé. GeoLaus est un projet initié en 2015 qui étudie l’impact des lieux de vie et de la situation socio-économique sur la santé physique, mentale et sur les différentes habitudes de vie. Cet article discute et illustre l’utilisation de l’information spatiale dans CoLaus pour mieux comprendre les déterminants de l’obésité et de la somnolence. Les premiers résultats de l’étude GeoLaus ouvrent des nouvelles perspectives en matière de santé populationnelle.


2006 ◽  
Vol 9 (2) ◽  
pp. 17-25
Author(s):  
Marie-Carmen Plante

Résumé Le chômage et le non-emploi causent beaucoup de perturbations chez les jeunes. Plus ils durent, davantage peuvent-ils causer des troubles profonds sur les différents aspects de la santé mentale de ces mêmes jeunes. Afin de mieux cerner ces effets, nous traiterons dans cet article des effets du chômage sur la santé physique des jeunes, et de l'impact du chômage dans les années 30 par rapport à l'impact du chômage dans les années 80. Ensuite, nous étudierons les réactions au chômage, les trois stades traversés par les adolescents en recherche d'emploi, et les atteintes à la santé mentale des jeunes soient: l'indépendance, la réaction d'ennui, la diffusion de l'identité, l'estime de soi, la culpabilité et la honte, l'anxiété et la peur, la colère, la dépression ; l'atteinte des relations familiales, les perturbations dans l'organisation du temps libre, l'augmentation du taux de suicide, l'augmentation de la consommation de drogues et d'alcool et l'augmentation de la criminalité.


Author(s):  
Loïc Lerouge

Le droit à la santé au travail doit-il être considéré comme un droit fondamental ou bien le droit fondamental à la santé s’applique-t-il directement au travail ? L’approche de la santé au travail au prisme des textes internationaux relatifs aux droits fondamentaux et aux droits de l’Homme, aussi l’évolution au regard de la reconnaissance de la santé mentale au travail au côté de la santé physique au regard notamment de l’essor des risques organisationnels, amènent à nous interroger sur la portée du droit fondamental à la santé à l’aune du travail. C’est une question de grande importance aujourd’hui, notamment au regard de la reconnaissance des risques psychosociaux au travail, mais également des atteintes à la santé mentale au travail notamment en raison d’organisations du travail qui aujourd’hui impactent de plus en plus la santé mentale des travailleurs. Pour répondre à ces interrogations, la reconnaissance et les enjeux liés au droit à la santé au travail doivent être explicités et précisés. Ces enjeux se prolongent dans l’objectif de garantir une meilleure protection de la santé physique et mentale au travail et d’asseoir une approche préventive tout en intégrant dorénavant de nécessaires questionnements de l’ordre de l’éthique. Les pages suivantes sont dédiées à la reconnaissance et aux enjeux du droit à la santé au travail et à sa qualification ou non comme droit fondamental.


2016 ◽  
Vol 9 (2) ◽  
pp. 73-97 ◽  
Author(s):  
Mélanie Lefrançois ◽  
Catherine Des Rivières-Pigeon ◽  
Sylvie Fortin

Non seulement les horaires de travail « non standards » propres aux marchés d’alimentation et aux restaurants posent d’énormes défis à la conciliation travail-famille (CTF), mais ils influent sur la santé physique et mentale des personnes employées. Cette étude qualitative vise la compréhension des pratiques, des difficultés et des stratégies de CTF présentes dans ces deux milieux de travail. Quarante-deux entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de travailleuses, de gestionnaires et de représentantes et représentants syndicaux. Une analyse thématique nous a permis de saisir la complexité de l’articulation entre les aspects formels et informels des pratiques de conciliation, ainsi que les différents facteurs qui contribuent à l’invisibilité des enjeux auxquels doivent faire face les travailleuses de ces milieux. Plus particulièrement, l’inégalité entre les postes occupés par les femmes et par les hommes a émergé des données, notamment la précarité importante vécue par les caissières. L’ampleur des difficultés de conciliation rapportées et la faible ouverture des milieux de travail aux enjeux de CTF pourraient expliquer la résignation des travailleuses et l’impression partagée par tous les acteurs que les conditions de ces milieux ne peuvent être changées.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S34-S34
Author(s):  
M. Balès ◽  
S. Barandon ◽  
E. Pambrun ◽  
M. Melchior ◽  
N. Glangeaud-Freudenthal ◽  
...  

La plupart des travaux ne considèrent pas les interrelations potentielles entre les différents facteurs de risque reconnus de troubles émotionnels maternels périnataux. L’Étude Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) a permis d’interroger l1 643 mères sur leur santé mentale périnatale (contrat ANR-DSSA, 2012). Les facteurs influençant indépendamment l’existence de difficultés psychologiques durant la grossesse et l’accès aux mesures de dépistage et de prévention anténatales (entretien prénatal précoce [EPP] ; préparation à la naissance et à la parentalité [PNP]) ont été étudiés par des régressions multivariées. Des analyses en équations structurelles ont ensuite permis de tester les relations directes et indirectes entre 9 groupes de facteurs de risque (niveau socioéconomique, soutien anténatal, soutien postnatal, accompagnement à la parentalité, complications obstétricales, facteurs psychologiques maternels, santé physique du bébé, comportements maternels envers le bébé et capacités d’autorégulation du bébé) et l’intensité des symptômes dépressifs postnataux évalués par l’Edingburgh Postnatal Depression Scale , selon un modèle multifactoriel inspiré du modèle théorique de Milgrom et al. . Douze pour cent des femmes rapportaient des difficultés psychologiques anténatales (plus fréquentes en cas de niveau économique bas, consommation d’alcool/tabac, grossesse non planifiée, déclaration tardive, multiparité, grossesse compliquée) . Les femmes primipares, nées en France, de niveau éducatif élevé, en situation d’emploi, ou déclarant des difficultés psychologiques avaient plus souvent bénéficié de l’EPP et de la PNP . Les mères jeunes, bénéficiant de la CMU, ambivalentes quant à leur grossesse, ayant moins de 7 visites prénatales et des complications obstétricales suivaient, elles, moins fréquemment une PNP . Enfin, le soutien anténatal et les capacités d’autorégulation du bébé avaient des effets directs sur l’intensité de la symptomatologie dépressive à 2 mois post-partum, et le niveau socioéconomique, les problèmes de santé du bébé et la compréhension maternelle des pleurs avaient eux des effets indirects. L’impact prépondérant de facteurs anténatals et liés au bébé orientent vers des pistes originales de recherche et d’adaptation de la prévention des difficultés psychologiques périnatales maternelles au population socioéconomiquement vulnérables.


2015 ◽  
Vol 28 (1-2) ◽  
pp. 84-97
Author(s):  
E. Macia ◽  
P. Duboz ◽  
L. Gueye

L'auto-évaluation de la santé est une variable largement utilisée dans les recherches en santé, mais elle n'a donné lieu qu'à de rares études en Afrique Sub-saharienne, et aucune au Sénégal sur la population générale. L'objectif de cette étude était donc d'analyser les principaux déterminants de l'auto-évaluation de la santé à Dakar, en tenant compte des facteurs socio-démographiques et économiques, des relations sociales et l'état de santé physique et mentale des individus. Pour cela, un échantillon de 600 individus, représentatif de la population âgée de 20 ans et plus vivant dans le département de Dakar, a été constitué par la méthode des quotas croisés. Les résultats des analyses bivariées et multivariées ont montré que l'auto-évaluation de la santé est à la fois un bon indicateur de l'état de santé physique et mentale des Dakarois, et un outil utile pour évaluer les inégalités sociales face à la santé. Cependant, d'importantes différences entre hommes et femmes ont été observées lors d'analyses différentielles selon le genre. Ces résultats ont été discutés dans un cadre anthropo-biologique insistant sur la dimension culturelle de la santé subjective et dans une perspective comparative entre hommes et femmes.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 559-560
Author(s):  
S. Berthoz

L’idée que certaines dimensions de la personnalité et du fonctionnement affectif prédisposent à l’émergence de comportements à risque pour la santé physique et/ou soient des facteurs de vulnérabilité pour différents troubles psychiatriques n’est pas nouvelle. Dans la lignée de ce courant, plusieurs instruments auto-rapportés de l’évaluation de la personnalité et/ou du fonctionnement socio-affectif ont été développés. Toutefois, la capacité de ces instruments à rendre compte des mécanismes neurobiologiques sous-jacents reste limitée, et le fait qu’ils constituent des reflets pertinents de mécanismes génétiques et cérébraux spécifiques est de plus en plus discuté [1]. Les échelles de personnalité développées par J. Panksepp et al. pallieraient cette limite. Plutôt que de se baser sur un lexique descriptif du ressenti émotionnel, leur construction repose sur les avancées dans le domaine des neurosciences affectives et l’identification des circuits cérébraux et neuromédiateurs impliqués dans la réaction et la régulation émotionnelle [2]. Ces « échelles neuroaffectives de personnalité » (Affective Neuroscience Personality Scales [ANPS]) permettraient l’évaluation d’endophénotypes émotionnels. Les ANPS rendraient compte du fonctionnement et de l’équilibre entre 6 systèmes émotionnels primaires (3 positifs : la maternance, la jovialité, l’exploration ; 3 négatifs : la peur, la colère et la tristesse). Leur élaboration, validation en langue française ainsi que les données de la littérature émergente en faveur de leur utilisation seront présentées. Les pistes proposées pour en améliorer les qualités psychométriques seront discutées ([3,4]).


2000 ◽  
Vol 55 (4) ◽  
pp. 825-843 ◽  
Author(s):  
Arouna P. Ouédraogo
Keyword(s):  

RésuméLoin d'être une philosophie homogène et cohérente, le végétarisme, entendu comme théorie et pratique d'une alimentation végétale, est un terme commode mais inexact. Appellation polémique, il constitue en fait un point de ralliement. Renvoyant à des courants de pensée différents, les végétarismes donnent lieu à des pratiques sanitaires et sociales differenciées. Les arguments varient historiquement en relation étroite avec les formations politiques et ideologiques auxquelles ils sont associés. Cet article, qui dresse la genèse sociale du végétarisme occidental, montre en l'occurrence que la secte religieuse en est le principal invariant, au moins à ses origines : de la fin du xvIIe siècle à la première moitié du xixe siécle environ, la diffusion du végétarisme en Angleterre, puis aux États-Unis, est motivée par le souci d'élever les âmes individuelles afin d'améliorer la société. La laïcisation du végétarisme, consécutive à la formation de la Société végétarienne anglaise en 1847, va de pair avec la sécularisation progressive de ses promoteurs, de plus en plus soucieux d'agir sur la santé physique des individus, comme moyen d'élargir la base sociale du végétarisme et de réformer la société.


2017 ◽  
Vol 46 (1-2) ◽  
pp. 89-119
Author(s):  
Geneviève Laurin
Keyword(s):  

La revue des plus récentes études psychosociales et neurologiques révèle sans équivoque que les châtiments corporels constituent une méthode de discipline qui est non seulement inefficace et sans effet bénéfique, mais qui pose au contraire un risque important d’effets préjudiciables à court, moyen et long terme pour les enfants, notamment en raison de leurs impacts négatifs sur leur santé physique et mentale de même que sur leur développement. D’autre part, l’analyse de la jurisprudence en lien avec les châtiments corporels depuis Canadian Foundation for Children, Youth and the Law c. Canada [2004] 1 RCS 76 démontre qu’en vertu de l’article 43 du Code criminel, la protection accordée aux parents canadiens qui utilisent ces méthodes de discipline est extrêmement limitée devant les tribunaux canadiens, puisque les critères stricts établis dans cet arrêt rendent cette défense pratiquement inapplicable. Pour ces raisons, la légitimité de l’article 43 du Code criminel doit être remise en cause.


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