minéraux argileux
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2020 ◽  
Vol 14 (3) ◽  
pp. 1153-1166
Author(s):  
Yoh Natogoma Coulibaly ◽  
Fori Yao Paul Assale ◽  
Ismaël Ben Ouattara ◽  
Sylvain Monde

Nombreuses études sur les déblais de forage à l’Albien du bassin sédimentaire (Côte d’Ivoire) ont montré la présence d’un fort taux de dépôts d’argiles. Toutefois, ces roches argileuses apparemment identiques peuvent être différentes chimiquement. Afin de caractériser ces roches, deux types d’analyses ont été réalisées : l’analyse de la poudre de roche et celle de la fraction fine. Le traitement des données de la poudre de roche s’est fait avec le logiciel EVA et celui de la fraction fine avec le logiciel Fytik 0.9.8. L’analyse lithologique des sédiments d’âge albien présente une alternance de bancs d’argile, de sables, de grès, de silts et de kaolin. Au toit, alternent avec les bancs d’argiles des bancs carbonatés. Le cortège détritique est essentiellement constitué de quartz, albite, traces de microcline, sidérite et calcite. En outre, les minéraux argileux sont constitués de : la kaolinite, des interstratifiés néoformés à deux feuillets : l’illite/smectite régulier (R1) par endroits et illite/chlorite irrégulier (R0) à la base de l’Albien moyen et des interstratifiés néoformés à trois feuillets : illite/chlorite/smectite, illite/vermiculite/smectite. Ces minéraux traduisent une évolution en fonction de la profondeur impliquant la disparition progressive des feuillets de smectite et l’apparition progressive des feuillets de chlorite. Cette évolution est favorisée par une diagénèse d’enfouissement (qui évolue en fonction de la profondeur).Mots clés : Diagénèse, minéralogie, lithologie, Albien.


2018 ◽  
Vol 189 (1) ◽  
pp. 1 ◽  
Author(s):  
Nicolas Dupont ◽  
Yves Quinif ◽  
Caroline Dubois ◽  
Hai Cheng ◽  
Olivier Kaufmann

Le système karstique de Sprimont est riche de phénomènes karstiques variés dans un contexte géologique bien défini : un synclinal de carbonates carbonifères entourés au nord, à l’est et au sud par des formations famenniennes imperméables. À l’ouest, l’Ourthe recoupe le synclinal perpendiculairement à son axe d’allongement dans le cadre d’un relief appalachien typique et constitue le niveau de base karstique. Le relief consiste en un vallon orienté est-ouest dont l’axe coïncide avec celui du synclinal. Les ruisseaux qui descendent des hauteurs imperméables vers le vallon se perdent après leur entrée dans le domaine calcaire. Ces ruisseaux confluent sous terre pour résurger au « Trou Bleu », unique résurgence du système, non loin du talweg de l’Ourthe. Le système compte de nombreuses grottes, de dimensions souvent décamétriques. Quelques-unes sont de plus grande ampleur, dont la grotte du « Noû Bleû » récemment découverte, qui est un regard sur la rivière souterraine à quelques dizaines de mètres en amont de la résurgence. Les carrières ont dévoilé en plus de diverses grottes des phénomènes karstiques de type fantôme de roche. La karstogenèse de type fantôme de roche consiste en une altération modérée des carbonates produisant une séparation de phase. D’une part, la phase soluble comprend essentiellement le calcium, le magnésium, le bicarbonate et la silice colloïdale. Elle sort du système par la voie souterraine. D’autre part, une altérite résiduelle constitue la phase solide restante comprenant une partie des carbonates cinétiquement moins solubles comme la calcite sparitique et la dolomie pro parte, les insolubles comme les minéraux argileux, le quartz, et la matière organique. Cette phase solide évolue de façon isovolume lors d’une première étape et voit donc sa porosité augmenter, de même que sa fragilité mécanique. Cette première étape se déroule durant une période géologique où le potentiel hydrodynamique est très réduit, la fantômisation s’exerçant grâce à des circulations phréatiques très lentes mais chimiquement agressives. On obtient ainsi des volumes soit totalement circonscrits dans la masse rocheuse (pseudoendokarsts) soit sous forme de couloirs descendant du toit de la roche mère, remplis par l’altérite résiduelle. À Sprimont, la carrière du Coreux a dévoilé ces fantômes de roche. Durant une seconde phase, lorsqu’apparaît un potentiel hydrodynamique suite à une surrection et à l’incision des rivières, l’altérite peut être mécaniquement érodée par des circulations fluviatiles : les grottes « spéléologiques » se forment. Dans le site étudié, une cavité, la grotte « Nico », a été ouverte par l’avancée du front de la carrière. On y trouve une coupe sédimentaire montrant l’altérite résiduelle ravinée par des formations fluviatiles. Cet article décrit la coupe levée dans ces formations au travers de la lithostratigraphie, de la granulométrie et de la minéralogie des grains. La grotte « Nico » résulte de la coalescence de deux grottes superposées, le plancher rocheux séparant les deux cavités étant fantômisé et affaissé. Les parois et le sol sont des fantômes de roche dont l’altérite résiduelle est essentiellement formée de grains dolomitiques, tels les encrines dolomitisées. Les formations fluviatiles ravinent l’altérite suivant une surface chenalisante. Les grains sont constitués de grains remaniés d’altérite, calcite et dolomite, et d’une faible partie d’insolubles tels des grains de muscovite et de quartz en provenance des psammites famenniens. La série détritique est coiffée par un plancher stalagmitiques dont deux échantillons ont été datés de 53 851 ± 2493 et 61 542 ± 1235 ans B.P. ce qui situe l’érosion de l’altérite à une date relativement récente dans le Pléistocène supérieur. Ces phénomènes éclairent d’un jour nouveau la formation des grottes en Haute Belgique. L’évolution du karst de Sprimont trouve son origine dans un massif fantômisé partiellement érodé au cours de la surrection plio-quaternaire. L’apparition du potentiel hydrodynamique responsable de cette érosion trouve son origine dans les différences d’altitude entre pertes supérieures et résurgence à l’aval par enfoncement du niveau de base : la rivière Ourthe. Nous sommes confrontés à un holotype de spéléogenèse dans le cadre d’un relief appalachien. La grotte « Nico » et les phénomènes associés permettent de concevoir un modèle d’évolution des karsts de la Haute Belgique. Enfin, cet exemple montre aussi qu’une distinction claire peut être faite entre le terme karstogenèse qui englobe la fantômisation de celui de spéléogenèse qui ne concerne que le creusement des grottes spéléologiques par érosion mécanique de l’altérite résiduelle.


2010 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 89-103 ◽  
Author(s):  
Amel Zahira Bouyakoub ◽  
Smaïl Kacha ◽  
Rachid Ouhib ◽  
Sohbi Bellebia ◽  
Bruno Lartiges

Résumé Les effluents textiles contenant des colorants réactifs sont souvent très complexes et nécessitent des traitements intensifs. De nos jours, la combinaison de deux ou plusieurs techniques opératoires, en se servant des progrès scientifiques permettant une bonne commande du procédé, est devenue une alternative intéressante. Par ailleurs, les argiles et les minéraux argileux, du fait d’avoir des propriétés leur permettant d’être à la fois adsorbants et adjuvants de floculation, attirent un intérêt particulier des chercheurs dans le domaine du traitement des effluents industriels. Dans cette étude, un effluent textile qui représente les eaux résiduaires de l’unité de teinture du coton Denitex, Tlemcen en Algérie, a été traité par un procédé combiné. Le traitement comporte deux étapes : la première est une coagulation-floculation (CF) à l’aide des sels d’aluminium pré-neutralisés jusqu’à un rapport OH/Al égal à 2,25, donnant naissance au polycation de structure AlO4Al12(OH)24(H2O)12, appelé aussi Al13, en association avec une bentonite algérienne (B). Dans la deuxième étape, qui succède à la première, l’électroflottation (EF) a été utilisée pour exploiter son rôle de séparation solide-liquide, et aussi pour améliorer l’efficacité du traitement. Dans les deux techniques utilisées : (CF) et (EF), les conditions opératoires, telles que le pH, la concentration des réactifs, le temps de contact, d’une part, et aussi la densité du courant électrique et la consommation d’énergie, d’autre part, ont été déterminées. Les résultats obtenus indiquent que l’effluent traité par cette méthode ne contient pratiquement plus de couleur ni de DCO : 99,71 % et 99,07 % d’élimination sont obtenus, respectivement.


2005 ◽  
Vol 15 ◽  
pp. 95-108
Author(s):  
B. Fanget ◽  
O. Devos ◽  
E. Naffrechoux
Keyword(s):  

Les substances humiques se fixent en surface des minéraux argileux et modifient les sites d'adsorption des polluants organiques hydrophobes (POH). Parallèlement, les substances humiques dissoutes complexent les POH non ioniques selon des mécanismes de liaison réversible généralement évalués par le coefficient de partage Koc. Les solutés humiques seraient ainsi responsables du transport des POH dans les écosystèmes aquatiques par solubilisation de la fraction adsorbée sur le sédiment. Notre étude a pour objectif la quantification et la modélisation de ces phénomènes pour des composés modèles disponibles commercialement : kaolinite, pyrène et acide humique Aldrich purifié. L'isotherme d'adsorption de l'acide humique (AH) sur la kaolinite à pH 6,5 et à force ionique 10-2 M suit une loi de Freundlich, dont les valeurs du modèle sont KF =0,79 et nF =1,90. Dans les mêmes conditions expérimentales, le pyrène, composé modèle à quatre noyaux du groupe des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), semble s'adsorber en formant des microcristaux à la surface de l'argile. La présence d'acide humique fixé sur la kaolinite modifie l'adsorption du pyrène, qui se modélise par une isotherme de Freundlich de paramètres K'F =0,30 et n'F =2,00. Les interactions entre le pyrène et l'acide humique dissous ont été quantifiées par spectroscopie d'extinction de fluorescence et relation de Stern-Volmer. La fraction humique dissoute non adsorbée sur le minéral argileux se caractérise par de plus fortes valeurs de Koc que l'acide humique initial (2,95.105 L.kg-1 contre 1,86.105 L.kg-1). L'hypothèse de fractionnement des substances humiques lors de l'adsorption sur l'argile est confirmée par les variations du poids moléculaire moyen des AH, déterminé par chromatographie d'exclusion stérique, et des variations des intensités de fluorescence des fractions chromatographiées. Les résultats obtenus pour la quantification du pyrène désorbé du solide argileux dans l'eau pure et dans une solution d'AH (50 mg.L-1) tendent à minimiser le rôle de la matière organique naturelle dissoute dans le transfert des polluants hydrophobes du milieu solide au milieu liquide.


2003 ◽  
Vol 335 (2) ◽  
pp. 175-183 ◽  
Author(s):  
Fakher Jamoussi ◽  
Mourad Bédir ◽  
Noureddine Boukadi ◽  
Samir Kharbachi ◽  
Fouad Zargouni ◽  
...  
Keyword(s):  

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