population à faible revenu
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Author(s):  
Joyce Slater ◽  
Stefan Epp-Koop ◽  
Megan Jakilazek ◽  
Chris Green

Introduction Les « déserts alimentaires » ont vu le jour dans les 20 dernières années et forment des secteurs préoccupants pour les collectivités, les autorités en santé publique et les chercheurs en raison de leur effet négatif possible sur la qualité de l’alimentation et en raison de leurs conséquences sur la santé. Ce sont des espaces résidentiels, habituellement en milieu urbain, où les résidents à faible revenu n’ont que peu ou pas accès à des établissements de vente au détail d'aliments qui offrent suffisamment de variété à un prix abordable. La recherche sur les déserts alimentaires présente des défis méthodologiques, notamment la façon de repérer et de classer les magasins d’alimentation au détail, la définition de la population à faible revenu ainsi que les paramètres concernant le transport et la proximité. De plus, les méthodes complexes qui sont souvent employées dans la recherche sur les déserts alimentaires peuvent être difficiles à reproduire et à communiquer aux principaux intervenants. Pour surmonter ces difficultés, nous avons voulu montrer qu’on pouvait concevoir une méthode simple et reproductible pour repérer les déserts alimentaires, à l’aide de données facilement accessibles en contexte canadien. Méthodologie Cette étude a été menée à Winnipeg (Canada) en 2014. Les établissements de vente au détail des aliments ont été trouvés à l’aide des Pages Jaunes et vérifiés par des diététistes en santé publique. Nous avons créé deux scénarios sur les déserts alimentaires en fonction de l’emplacement de la population à quintile de revenu le plus faible : a) celle qui habitait à 500 m ou plus d’une épicerie appartenant à une chaîne nationale et b) celle qui habitait à 500 m ou plus d’une épicerie appartenant à une chaîne nationale ou d’une épicerie à service complet. Résultats En fonction du scénario utilisé, 64 574 ou 104 335 résidents à faible revenu vivaient dans un désert alimentaire. Conclusion Les déserts alimentaires touchent une proportion importante de la population de Winnipeg et, même s’ils sont concentrés en centre-ville, ils sont présents également en banlieue. La méthodologie employée pour repérer les déserts alimentaires est accessible, claire et reproductible. Elle est utilisable pour exercer une surveillance périodique à faible coût, ainsi que pour favoriser un engagement significatif de la part des collectivités, des magasins de détail et des responsables des politiques.


2014 ◽  
Vol 57 (161) ◽  
pp. 215-237 ◽  
Author(s):  
Philippe Apparicio ◽  
Thi-Thanh-Hiên Pham ◽  
Anne-Marie Séguin ◽  
Shawn M. Landry

Résumé De récentes études ont montré que la végétation urbaine est inégalement distribuée au sein de plusieurs métropoles nord-américaines : certains quartiers plus défavorisés ou à forte concentration ethnique présenteraient des niveaux de couverture végétale plus limités. L’objectif de cet article est de vérifier l’existence d’iniquités environnementales en termes d’accès à la végétation urbaine sur le territoire de l’ancienne ville de Montréal pour les personnes à faible revenu et les minorités visibles. Six indicateurs de végétation à l’intérieur et autour des îlots résidentiels (à 250 et 500 m) sont construits à l’aide d’images satellites QuickBird. Puis, ces indicateurs sont mis en relation avec des données socioéconomiques au moyen de plusieurs analyses statistiques (corrélation, test de Student (test t), analyse de variance et analyse de régression). Les résultats démontrent que la population à faible revenu et, dans une moindre mesure, celle des minorités visibles résident dans des environnements où la végétation est moins présente. Finalement, l’utilisation combinée d’indicateurs de végétation à l’intérieur et autour de l’îlot permet de démontrer l’existence d’une double iniquité dans certains secteurs urbains.


2010 ◽  
Vol 30 (3) ◽  
pp. 86-97
Author(s):  
J. Caron ◽  
A. Liu

Objectif Cette étude descriptive compare la prévalence de la détresse psychologique élevée et des troubles mentaux dans la population à faible revenu à celle de la population à revenu plus élevé du Canada. Méthodes Les données ont été recueillies dans le cadre de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Santé mentale et bien-être (ESCC cycle 1.2), réalisée auprès de 36 984 Canadiens âgés de 15 ans et plus. La population à faible revenu (définie par la Mesure de faible revenu) a constitué 17,9 % (n = 6 620) de cet échantillon. On a utilisé l’échelle de Kessler K-10 pour mesurer la détresse psychologique, et l’entrevue CIDI pour évaluer les troubles mentaux. Résultats Un Canadien sur 5 a déclaré éprouver une grande détresse psychologique, et 1 sur 10, souffrir d’au moins un des cinq troubles mentaux étudiés ou de dépendance à une substance. Les femmes, les célibataires, les personnes séparées ou divorcées, les non-immigrants et les Autochtones ont été plus nombreux à déclarer souffrir de détresse psychologique, de troubles mentaux ou d’abus de substances. Les taux déclarés de détresse psychologique, de troubles mentaux ou d’abus de substances ont été beaucoup plus élevés chez les populations à faible revenu, et les différences mesurées étaient statistiquement cohérentes dans la plupart des catégories sociodémographiques. Conclusion Cette étude permet de mieux cerner les populations vulnérables en matière de santé mentale, susceptibles de bénéficier des programmes de prévention de la maladie et de promotion de la santé.


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