chaleur extrême
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Author(s):  
Allison Eady ◽  
Bianca Dreyer ◽  
Brandon Hey ◽  
Manuel Riemer ◽  
Anne Wilson

Introduction Les changements climatiques mondiaux entraînent des vagues de chaleur qui ont une incidence disproportionnée sur les personnes âgées et divers autres groupes socialement vulnérables. Afin d’atténuer les risques associés aux épisodes de chaleur extrême, il est essentiel d’élaborer et de promouvoir des ressources permettant de faire face à ces épisodes. Une meilleure compréhension du rôle de la perception des risques et des facteurs qui les influencent permettra d’améliorer les réactions du public aux événements menaçants, en particulier chez les personnes âgées. Méthodologie Cette étude à méthodologie mixte visait à examiner la perception des risques et les pratiques d’adaptation des personnes âgées en effectuant des entrevues qualitatives (n = 15) et une enquête (n = 244) auprès de personnes âgées de la région de Waterloo (Ontario). Résultats Les personnes âgées ont fait preuve d’une connaissance relativement précise des risques, comme l’indique le lien entre les mesures du risque réel et la perception de leur risque personnel. Alors que l’on associe souvent la vulnérabilité à la chaleur à une perception inexacte du risque, dans notre échantillon, cette vulnérabilité semble plus fortement liée à la situation sociale et à l’accès aux ressources. Les participants ont cité les liens sociaux comme des ressources importantes pour la résilience et ont mentionné la stigmatisation entourant la vulnérabilité ainsi que d’autres normes sociales comme des obstacles à la recherche de soutien. Conclusion L’une de nos constatations importantes est la relation positive entre la perception des risques par les participants et le risque réel de subir les conséquences négatives d’une chaleur extrême, alors que les problèmes de préparation aux situations d’urgence et de réduction des risques sont souvent présentés comme des questions de sensibilisation aux risques plutôt que de situation sociale et d’inégalité. Outre l’augmentation des ressources publiques pour composer avec la chaleur extrême, la communication sur les ressources, la promotion des liens sociaux et la réduction de la stigmatisation peuvent s’avérer des aspects cruciaux dans l’augmentation de la résilience des personnes âgées face aux vagues de chaleur.


Author(s):  
Elaina MacIntyre ◽  
Sanjay Khanna ◽  
Anthea Darychuk ◽  
Ray Copes ◽  
Brian Schwartz

Introduction La communication des risques au public demeure un défi pour les professionnels de la santé publique oeuvrant dans le secteur des changements climatiques. Nous avons effectué un examen de la portée de la littérature sur l’évaluation de la communication des risques en présence de phénomènes météorologiques extrêmes et de changements climatiques dans le but de créer des messages en matière de santé publique à l’échelle locale conformes aux exigences des Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO). Ces normes ont été mises à jour en 2018 pour inclure la communication efficace de messages sur les changements climatiques et les phénomènes météorologiques extrêmes. Méthodologie Des spécialistes en bibliothéconomie ont établi des stratégies de recherche pour recenser les publications universitaires revues par des pairs et la littérature grise dans plusieurs bases de données bibliographiques (Medline, Embase, Scopus et CINAHL) et dans les moteurs de recherche Google nationaux. Cette stratégie de recherche a été validée lors d’un atelier avec des experts et des intervenants communautaires spécialisés en environnement, en santé, en gestion des urgences et en communication des risques. Résultats Au total, 43 articles ont été retenus. Ces articles traitaient principalement des changements climatiques (n = 22), des inondations (n = 12), des ouragans (n = 5), de la chaleur extrême (n = 2) et des incendies de forêt (n = 2). Les études provenaient principalement des États-Unis (n = 14), de l’Europe (n = 6) et du Canada (n = 5). Conclusion Pour satisfaire aux NSPO de 2018, les professionnels de la santé publique doivent communiquer efficacement les risques afin d’encourager la prise de mesures efficaces à l’échelle locale aptes à atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes et des changements climatiques. D’après notre examen de la portée, les efforts de communication des risques durant les phénomènes météorologiques extrêmes de courte durée semblent plus efficaces que les efforts de communication des risques liés aux changements climatiques. Cela pourrait constituer une occasion unique pour les intervenants en santé publique d’appliquer les stratégies couramment utilisées pour les phénomènes météorologiques extrêmes aux changements climatiques.


2019 ◽  
Vol 338 ◽  
pp. 3
Author(s):  
Jacques Tassin

Le rôle global des arbres dans la régulation des flux, hydriques ou atmosphériques, en particulier dans la séquestration de carbone, est aujourd’hui scientifiquement acquis et ne saurait plus être remis en cause. Il n’en reste pas moins que la traduction contemporaine de ce constat en vastes programmes de plantations forestières mérite d’être questionnée et évaluée, d’autant que leurs effets futurs sur la fixation de carbone restent eux-mêmes à connaître et quantifier.Plusieurs études publiées au cours de l’année 2018 explorent en particulier les limites de la panacée du reboisement dans les zones de parcours, notamment dans les zones sèches.La toute dernière en date, sous la plume de Diana Davis et Paul Robbins, deux grands noms de la political ecology, montre dans quelle mesure le reboisement obéit encore parfois à des préceptes instaurés durant l’époque coloniale et demeurés vivaces. Par exemple, la notion de« taux de boisement national », création de l’école forestière française de Nancy, et dont la valeur est invariablement fixée à 30-33 %, s’avère une projection de statistiques établies en Europe au début du XIXe siècle. La démonstration était simple : une colonie ne pouvait devenir civilisée que si sa couverture forestière acquérait le même taux que sur le continent considéré comme référence civilisationnelle. Les auteurs montrent combien cette norme statistique, d’abord appliquée aux colonies du Maghreb, s’est diffusée en Asie méridionale, mais aussi en Indonésie, au Viêt Nam, à Madagascar ou au Nigeria.L’application de normes statistiques similaires conduit à établir des plantations forestières dans des sites qui ne sont pas nécessairement appropriés au plan écologique. Il apparaît tout particulièrement que, d’un point de vue écologique, certaines zones géographiques, notamment les espaces de pâturage libre, qui représentent près de la moitié des espaces terrestres, ne gagnent pas forcément à être reboisées. Le pastoralisme extensif en zones sèches apparaît aujourd’hui, aux yeux d’un nombre croissant d’auteurs, comme un mode d’exploitation durable, écologiquement approprié. En recourant à des simulations numériques bioclimatiques, Chris Brierley et ses collègues émettent même l’hypothèse que le pastoralisme, intrinsèquement flexible et ajusté aux variations climatiques, pourrait avoir retardé de plusieurs siècles la désertification de la zone, jadis verte, du Sahara.Cette hypothèse est-elle si farfelue ? Dans certains pays, les espaces pastoraux, sait-on aujourd’hui, stockent globalement autant de carbone que les forêts. C’est notamment le cas de la Californie, comme l’évoquent Pawlok Dass et ses collaborateurs. Or, n’oublient pas de mentionner ces mêmes auteurs, ces terres de parcours représentent un puits de carbone plus résilient que les forêts. Elles souffrent en effet moins durablement des incendies ou des épisodes de sécheresse ou de chaleur extrême. Dans les zones sèches en particulier, la végétation des terres de parcours s’accommode beaucoup mieux que les forêts de la variabilité climatique.Sans aller jusqu’à évoquer une tyrannie de l’arbre, ce qui nous semblerait abusif, l’hybride technico-politique que représente le reboisement à l’échelle gouvernementale gagnerait à être davantage envisagé selon ses deux facettes. Il serait regrettable qu’aux échelles locales comme aux échelles globales l’application forcenée de principes trop exclusivement inhérents aux approches forestières, grandes alliées du contrôle de l’État sur les terres qu’il administre, se traduise par des effets négatifs, tant socio-économiques qu’écologiques.S’agissant tout particulièrement des opérations de reboisement dans les terres de parcours en zone sèche, il semblerait que la controverse ne fasse que commencer.


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