scholarly journals Variations écologiques et chorologiques de la végétation macrophytique des rivières acides du Massif armoricain et des Vosges du Nord (France)

2005 ◽  
Vol 4 (4) ◽  
pp. 463-482 ◽  
Author(s):  
J. Haury ◽  
S. Muller

La végétation macrophytique des rivières acides d'Europe occidentale présente une grande unité, marquée par la constance d'un ensemble floristique de base, dont certaines espèces (Callitriche hamulata, Myriophyllum alterniflorum, Potamogeton polygonifolius, P. alpinus, etc) sont propres à ces eaux acides, d'autres (Callitriche platycarpa, Sparganium emersum, Elodea canadensis, Potamogeton crispus, etc) étant communes avec les eaux calcaires. Cet ensemble subit des variations écologiques et chorologiques : L'augmentation du niveau trophique des eaux conduit d'une végétation oligotrophe (différenciée par P. polygonifolius, Juncus bulbosus, etc) à un groupement mésoeutrophe (caractérisé par Callitriche obtusangula, Nasturtium officinale, etc). Ainsi, quatre types de phytocénoses ont pu étre distingués dans les Vosges du Nord en fonction de ce paramètre. D'autre part, une pollution organique localisée, par exemple par une pisciculture en Bretagne, provoque une augmentation des espèces eutrophes (C. obtusangula) et une régression des taxons plus oligotrophes (Scapania undulata). L'alternance de biotopes courants et lents se traduit par un remplacement de phytocénoses : ainsi, en Bretagne, Oenanthe crocata et Ranunculus penicillafus sont associées sur les radiers, alors que Nuphar lutea et S. emersum caractérisent les mouilles. De plus, une diminution de l'éclairement permet la présence de groupements bryophytiques spécifiques.Les principales variations chorologiques entre les deux territoires correspondent à un enrichissement des zones atlantiques en macrophytes euatlantiques ou méditerranéoatiantiques, comme O. crocata ou Apium inundatum, qui manquent dans les régions médioeuropéennes. En outre, selon les territoires biogéographiques, l'écologie de certaines espèces peut varier (par exempte S. emersum, R. peltatus, P. polygonifolius). Les macrophytes permettent donc, à l'instar des invertébrés benthiques, l'élaboration de biodiagnostics des eaux courantes.

2005 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 397-410 ◽  
Author(s):  
P. Chatenet ◽  
J. Haury ◽  
M. Botineau ◽  
F. Picaud

L'impact des pollutions ponctuelles sur les phytocénoses aquatiques est étudié autour des rejets de 12 agglomérations dont 9 sont équipées d'une station d'épuration. Un échantillonnage systématique avec segmentation du cours d'eau autour de chaque rejet est réalisé. Sur chaque secteur, des relevés de végétation sont pratiqués au niveau de faciès d'écoulements homogènes dont on caractérise le milieu physique parallèlement à une analyse physicochimique de l'eau. L'ensemble des rejets provoque globalement une élévation de la conductivité, des teneurs en ammonium, nitrates et orthophosphates. Cela ce traduit par la régression de la phytocénose à Callitriche hamulata et Myriophyllum alterniflorum, par le développement de Ranunculus peltatus, Callitriche platycarpa et d'espèces cryptogames telles que Leptodyctium riparium, ou Melosira sp. Une Analyse en Composantes Principales menée sur l'ensemble des données permet d'opposer des phytocénoses propres aux secteurs amonts (Scapania undulata, Chiloscyphus polyanthus) à d'autres situées au niveau de rejets (Callitriche platycarpa, Leptodictyum riparium, Melosira sp.,). Une Analyse Canonique de Correspondances valide le déterminisme de la qualité physicochimique de l'eau sur la végétation. La conductivité, les teneurs en ammonium, nitrates et orthophosphates deviennent prépondérants par rapport aux facteurs du milieu physique classiquement discriminants dans l'installation des phytocénoses dans les rivières limousines.


Inland Waters ◽  
2015 ◽  
Vol 5 (4) ◽  
pp. 421-432 ◽  
Author(s):  
Xiufeng Zhang ◽  
Rikke Odgaard ◽  
Birgit Olesen ◽  
Torben L Lauridsen ◽  
Lone Liboriussen ◽  
...  

2006 ◽  
Vol 42 (6) ◽  
pp. 85-92
Author(s):  
N. I. Kirpenko ◽  
V. F. Kovalenko ◽  
O. V. Balanda
Keyword(s):  

2006 ◽  
Vol 42 (4) ◽  
pp. 62-73
Author(s):  
T. F. Shevchenko ◽  
N. I. Kirpenko ◽  
V. A. Medved'
Keyword(s):  

Author(s):  
П.Г. БЕЛЯЕВА

Приведена характеристика альгоценозов обрастаний каменистых субстратов и макрофитов среднего течения р. Сылва. Проанализированы многолетние (1992-2012 гг.) изменения альгофоры перифитона. Показано, что видовой состав, численность и биомасса фитоперифитона зависят от гидролого-гидрохимических условий в местах отбора проб. Для эпифитона и от морфо-физиологических особенностей субстрата-макрофита: погруженные Potamogeton lucens L., P. perfoliatus L., P. gramineus L. и P. pectinatus L., Myriophyllum spicatum L. и полупогруженные Nuphar lutea (L.) Smith, Petasites hybridus (L.) Gaertn., Mey. et Sxherb., Equisetum fluviatile (L.).


Molecules ◽  
2021 ◽  
Vol 26 (15) ◽  
pp. 4660
Author(s):  
Marta Klimek-Szczykutowicz ◽  
Michał Dziurka ◽  
Ivica Blažević ◽  
Azra Đulović ◽  
Małgorzata Miazga-Karska ◽  
...  

The study demonstrated the effects of precursor feeding on the production of glucosinolates (GSLs), flavonoids, polyphenols, saccharides, and photosynthetic pigments in Nasturtium officinale microshoot cultures grown in Plantform bioreactors. It also evaluated the antioxidant and antimicrobial activities of extracts. L-phenylalanine (Phe) and L-tryptophan (Trp) as precursors were tested at 0.05, 0.1, 0.5, 1.0, and 3.0 mM. They were added at the beginning (day 0) or on day 10 of the culture. Microshoots were harvested after 20 days. Microshoots treated with 3.0 mM Phe (day 0) had the highest total GSL content (269.20 mg/100 g DW). The qualitative and quantitative profiles of the GSLs (UHPLC-DAD-MS/MS) were influenced by precursor feeding. Phe at 3.0 mM stimulated the best production of 4-methoxyglucobrassicin (149.99 mg/100 g DW) and gluconasturtiin (36.17 mg/100 g DW). Total flavonoids increased to a maximum of 1364.38 mg/100 g DW with 3.0 mM Phe (day 0), and polyphenols to a maximum of 1062.76 mg/100 g DW with 3.0 mM Trp (day 0). The precursors also increased the amounts of p-coumaric and ferulic acids, and rutoside, and generally increased the production of active photosynthetic pigments. Antioxidant potential increased the most with 0.1 mM Phe (day 0) (CUPRAC, FRAP), and with 0.5 mM Trp (day 10) (DPPH). The extracts of microshoots treated with 3.0 mM Phe (day 0) showed the most promising bacteriostatic activity against microaerobic Gram-positive acne strains (MIC 250–500 µg/mL, 20–21 mm inhibition zones). No extract was cytotoxic to normal human fibroblasts over the tested concentration range (up to 250 μg/mL).


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