scholarly journals On the Functional Determination of Lexical Categories

2009 ◽  
Vol 27 (2) ◽  
pp. 29-69 ◽  
Author(s):  
Henry Davis ◽  
Lisa Matthewson

RÉSUMÉNous présentons d’abord des données de l’anglais et du st’át’imcets (famille salish) qui nous amènent à conclure que les racines doivent être spécifiées pour la valeur de leur catégorie lexicale, et ceci indépendamment du contexte syntaxique où elles se trouvent. Puis nous examinons la variation paramétrique entre les systèmes catégoriels de l’anglais et du st’át’imcets. En anglais, il y a une corrélation entre la catégorie fonctionnelle D (déterminant) et la présence de N, alors qu'en st’át’imcets il y a une corrélation entre D et le statut argumental d’une expression. Nous proposons que la différence principale se situe dans la nature même des noms. Dans les langues salish, tous les noms sont comptables et donc dénotent des ensembles d’individus précis. Par contre, en anglais, tous les noms sont non comptables et sont individualisés à l’aide de la catégorie fonctionnelle Num (nombre).

2020 ◽  
Vol 13 ◽  
pp. 149-159
Author(s):  
Kenneth Cramer ◽  
Denise DeBlock

Following 20 years of publishing rank and reputation scores for Canada’s 49 institutions of higher education, the present analysis tested five hypotheses: (1) rank and reputation should be positively correlated across schools for each year; (2) rank and reputation should be positively correlated across the 20 years for each school; (3) a school’s rank variance should be equivalent to a school’s reputation variance; (4) previous reputation would predict current rank; and (5) previous rank would predict current reputation. Results showed that whereas rank corresponded roughly to reputation for a given school, there are noteworthy exceptions. One in seven schools offered a reliable correlation between rank and reputation, and four school correlations were negative. Rank and reputation variability correlated, though (marginally) better-ranked schools had stable reputation scores over the years. Implications for future ranking exercises are discussed, as are directions for future research.   Voilà maintenant 20 ans que l’on publie le classement et la réputation des 49 établissements d’enseignement supérieur canadiens. Dans cet article, nous examinons cinq hypothèses : 1) le classement et la réputation devraient faire l’objet d’une corrélation positive parmi les établissements d’année en année; 2) le classement et la réputation devraient faire l’objet d’une corrélation positive sur toute la période de 20 ans pour chaque établissement; 3) les variations dans le classement d’un établissement devraient se refléter dans les variations de la réputation; 4) l’indice de réputation antérieur permettrait de prévoir le classement actuel d’un établissement; et 5) le classement antérieur permettrait de prévoir l’indice de réputation actuel d’un établissement. Selon les résultats de notre analyse, bien que le classement et la réputation puissent être équivalents dans le cas d’un établissement en particulier, il existe des exceptions notoires. Dans le cas d’un établissement sur sept, il y a une corrélation sûre entre le classement et la réputation. Dans le cas de quatre établissements, la corrélation s’est montrée négative. Il y a une corrélation entre les variations du classement et de la réputation, quoique les établissements un peu mieux classés ont des indices de réputation plus stables au fil du temps. Nous présentons enfin les conséquences de ces résultats pour la conception de futurs palmarès et nous proposons des avenues pour la recherche.


2019 ◽  
Vol 3 (3) ◽  
pp. 136
Author(s):  
Francielli Cristina Giacomini

Lorsqu'on parle de l'autisme on est vite confronté à la question du langage et de l'absence de la parole. Comment peut-on s'en passer sans la voie traditionnel du symbolique ? L'abord plus raisonnable serait d'effectuer une recherche à ce propos étudiant les raisons de cette absence, de ce « déficit » qui cause de différents dysfonctionnements à niveau social, de l'apprentissage, etc. réfléchissant sur des méthodes de la prise en charge de l'autiste qui donneraient de réponses à ce vide. Toutefois, nous avons pris le contresens de direction. Notre abord théorique est justement étudier deux méthodes clinique et clinic-éducationnelle de prise en charge de l'autiste développé par Lacan et Deligny qui ne travaillent pas sur le manque ou sur le défaut du langage mais ils prennent la réponse donné par le corps lui-même comme façon d'établir un bord qui permet un certain équilibre dans le monde chaotique de l'autiste. Pourquoi le corps est-il en premier plan dans notre recherche ? Par absence de parole et non du langage, c'est le corps de l'autiste qui permet d'établir un lien avec le monde extérieur. Notre recherche a pour objectif mener une étude sur le corps dans l'autisme dans l'approche clinique en sciences de l'éducation à partir des théories de Jacques Lacan et de Fernand Deligny. Cette démarche est donc d'examiner un sujet qui a été très peu exploité et qui n'a jamais été affronté directement ni systématisé, rendant notre recherche inédite. Cette recherche, qui s'inscrit dans une démarche qualitative, est organisée selon un double enjeu : d'un côté l'enjeu théorique développant les concepts apportés par la DSM et les lois concernant la prise en charge de l'autisme dans la sphère médicale et éducationnelle ; et également l'apport psychanalytique de Jacques Lacan concernant la constitution du corps chez l'autiste et ses modes de traitements aussi bien que les méthodes innovatrices de prise en charge clinic-éducationnelle de Fernand Deligny. De l'autre côté l'enjeu empirique : en France, nous nous proposons d'accompagner le travail clinique d'orientation lacanienne fait avec les autistes dans l'Association Main à l'Oreille tandis qu'au Brésil au sein d'une institution éducationnelle nous allons réfléchir à l'application des méthodes de la cartographie et lignes d'erre proposées par Deligny. Notre objectif est de réfléchir la prise en charge de l'autisme comme un moyen de révéler un langage là où il y a vacance de la parole. Les résultats partiels qui nous avons pu repérer c'est qu'il n'y a pas de méthode unique d'apprentissage, ni de recette, ni de routine possibles appliquée à l'autisme parce que dans le monde auquel il vit, le symbolique est réel et l'imaginaire ne trouve pas forme dans la relation spéculaire. Par conséquent, les meilleures inventions qui se révèlent les plus solides pour (mieux) répondre à la souffrance de l'autiste sont celles du sujet lui-même.


2009 ◽  
Vol 19 (2) ◽  
pp. 207-228 ◽  
Author(s):  
LAURENT PRÉVOT ◽  
LAURE VIEU ◽  
NICHOLAS ASHER

ABSTRACTLes théories cherchant à capturer la cohérence discursive (Mann & Thompson, 1987; Asher & Lascarides, 2003) offrent des cadres théoriques stimulants pour analyser de nombreux phénomènes discursifs. Ils peinent parfois cependant à fournir des définitions de relations combinant précision et robustesse pour des travaux d'annotation à grande échelle permettant, par exemple, de constituer des corpus annotés en relations discursives. Le cas des relations d'Élaboration et d'Arrière-plan constitue une parfaite illustration de ce problème. La plupart des théories discursives les incluent, parfois sous des noms différents, et l'on pourrait penser que leur définition et la manière de les reconnaître est maintenant établie. Cependant, en dépit du fait que ce sont les relations les plus courantes dans les corpus, c'est à leur sujet que les annotateurs ont le plus de problèmes. Elles sont souvent prises l'une pour l'autre. Dans cet article nous examinons la source de ces problèmes et nous proposons une solution basée sur la distinction d'une relation d'Élaboration d'entité, que nous formalisons en SDRT.


2003 ◽  
Vol 48 (1) ◽  
pp. 16-33 ◽  
Author(s):  
Suzie Robichaud ◽  
Danielle Maltais ◽  
Gilles Lalande ◽  
Anne Simard ◽  
Guy Moffat
Keyword(s):  

Résumé Une catastrophe naturelle ne correspond pas seulement à l'arrivée d'un malheur effroyable et subit, mais constitue un long processus dans lequel s'engagent les sinistrés. Dans la logique de cette perspective, par la présente réflexion, nous nous proposons d'examiner, à l'aide des écrits scientifiques et des entrevues menées auprès de victimes des inondations survenues dans une région du Québec – le Saguenay – en juillet 1996, les trois points qui vont suivre. Tout d'abord, il y a lieu de voir comment les chercheurs analysent les difficultés qui surviennent à la suite d'un désastre. Il importe ensuite de s’attarder aux considérations méthodologiques, aux caractéristiques sociodémographiques et à l'état de santé postdésastre des sinistrés. Et, enfin, il s'agit d'analyser les principales situations stressantes qui se sont imposées aux sinistrés tout au long du parcours. Il sera alors possible pour les intervenants sociaux de mieux comprendre et aider les victimes, et ce, tout au long du processus.


2006 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 51-68 ◽  
Author(s):  
FLORENCE LEFEUVRE
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

Dans cet article, nous examinons la structure en de quoi + infinitif qui peut être régie par un verbe:(i) Il y a de quoi s'interroger!ou ne pas l'être:(ii) Jamais la France du très haut ne s'est aussi bien portée que sous Jospin. De quoi irriter l'ex-Premier ministreNous envisageons deux possibilités d'analyse, selon la valeur de de. Soit celui-ci est considéré comme un article partitif. Mais alors de quelle façon l'infinitif s'articulet-il à de quoi? Soit il constitue une préposition. On se rapproche alors d'énoncés tels que:(iii) Il a de qui tenirmais ici, de quoi prend une fonction inhabituelle, celle de circonstant, alors que dans un exemple tel que (iii), de qui remplit la fonction de complément essentiel indirect par rapport à l'infinitif. Dans un dernier temps, nous avons étudié les emplois en discours de cette structure, selon que la proforme quoi anaphorise ou non une structure prédicative de l'énoncé précédent et selon les infinitifs utilisés.


2009 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 239-261 ◽  
Author(s):  
Henri Eckert

Résumé La raison généralement avancée pour rendre compte du fait que les jeunes Québécois occupent de plus en plus souvent des emplois salariés durant leurs études prend appui, au-delà des circonstances économiques qui ont favorisé cette évolution, sur leur désir d’autonomie financière. L’explication sociologique d’un phénomène aussi massif peut-elle pourtant se satisfaire de l’invocation de ce seul motif ? Pour en décider, nous proposons d’examiner d’abord l’évolution du phénomène et d’en souligner la généralité. Dans un second temps, nous examinons les raisons évoquées par les jeunes eux-mêmes pour travailler pendant leurs études et le poids du motif de l’autonomie financière parmi elles. Dans un troisième temps, nous examinons les interprétations possibles de ces raisons et les enjeux sociaux plus globaux du cumul études-emploi. Au terme de ce parcours, l’explication sociologique du phénomène nous paraît devoir prendre en compte la question de l’intégration sociale des jeunes et les transformations des modes de socialisation de la jeunesse actuelle. Plus qu’à la seule recherche d’autonomie financière, le cumul études-emploi renverrait ainsi à une nouvelle conception de la jeunesse.


2009 ◽  
Vol 77 (2) ◽  
pp. 231-254 ◽  
Author(s):  
Pierre Mohnen ◽  
Julio Rosa
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

RÉSUMÉ De nombreux travaux se sont penchés sur les conditions qui favorisent les efforts en matière d’innovation technologique dans les entreprises canadiennes. L’objectif de cette étude est d’examiner l’innovation sous l’angle opposé, à savoir les obstacles perçus à l’innovation. Nous examinons les obstacles dans les industries des communications, de la finance et des services techniques. Les données proviennent de l’enquête innovation de 1996 menée par Statistique Canada. Premièrement, nous essayons de faire ressortir quelques facteurs expliquant la perception des obstacles à partir d’une analyse des données et d’un modèle économétrique. Deuxièmement, nous cherchons à déterminer dans quelle mesure certains obstacles sont complémentaires entre eux. Si complémentarité il y a, il faut adopter une approche systémique aux barrières à l’innovation pour y remédier efficacement.


2009 ◽  
Vol 22 (1) ◽  
pp. 117-143 ◽  
Author(s):  
Abdelkader Fassi Fehri

Résumé Dans cet article, nous proposons un traitement unifié des différents usages des formes pronominales arabes de troisième personne (qu’il s’agisse de pronoms personnels, de copules ou d’explétifs). Nous montrons que cet objectif ne peut être atteint qu’en recourant à une (sous)spécification lexicale ou syntaxique appropriée. En second lieu, nous examinons la variation des formes explétives dans les langues, ainsi que celle des formes d’accord compatibles avec celles-ci. Nous montrons que dans les cas simples, les deux classes de formes sont liées, la liste des formes explétives étant dérivable de celle des formes pronominales de troisième personne qui peuvent être légitimées dans le contexte des formes d’AGR. En outre, un paramètre argunemtal est proposé pour AGR, selon lequel certaines langues autorisent uniquement un NP argumental dans Spec AGR. Par contre, d’autres langues autorisent également des NP non-argumentaux, mais elles requièrent que les traits phi (spécifiés) soient légitimés par des NP argumentaux (qui sont membres de chaînes explétives).


Author(s):  
Mathieu Lefebvre ◽  
Sergio Perelman ◽  
Pierre Pestieau

Depuis quelques années, il est admis qu’il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir de l’État providence. Des menaces croissantes pèsent en effet sur son fonctionnement. Elles ont pour noms vieillissement, concurrence fiscale, changements familiaux et segmentation du marché du travail. Pour toutes ces raisons, les États providences européens ont besoin de réformes, réformes qui permettraient une meilleure adéquation entre leurs structures et la réalité socio-économique actuelle, très différente de celle qui prévalait après la seconde guerre mondiale, lorsque les grands programmes de protection sociale ont été créés. Avant de procéder à toute réforme, il est nécessaire de se rappeler quels sont les objectifs de la protection sociale. En effet, pour juger de sa performance, il importe de savoir comment ces objectifs ont été atteints. Ces objectifs sont essentiellement de deux ordres : assurer une bonne protection contre les grands risques de la vie (le chômage, la maladie, l’invalidité, l’absence de qualification) et réduire au mieux les inégalités sociales et la pauvreté. Dans ce numéro de Regards économiques, nous proposons une mesure et un classement de la performance de la protection sociale des 27 pays membres de l’UE ainsi que des régions belges. On retrouve les suspects habituels dans le peloton de tête, à savoir les Pays Nordiques et les Pays-Bas. Parmi les derniers entrants, la Tchéquie et la Slovénie se comportent également très bien. Malgré les différences de performances observées entre les pays, une analyse de l’évolution dans le temps montre que les pays à la traine tendent à rattraper leur retard par rapport aux Etat les plus performants, ce qui semble indiquer l’absence de dumping social. Quant à la Belgique, elle se retrouve au milieu du classement des 27 pays. Ce n’est guère glorieux surtout par rapport à la réputation que notre pays pouvait avoir il y a deux décennies. Ce qui est intéressant, c’est de distinguer les deux principales régions belges. La Flandre se retrouve tout en haut du classement alors que la Wallonie est classée parmi les derniers.


2020 ◽  
pp. 000842982091615
Author(s):  
Vincent Brillant-Giroux

À partir d’une recherche menée sur les rituels de possession du Teyyam, au Kerala, Inde du Sud, nous examinons en quoi les questions d’authenticité formulées du point de vue des acteurs, et des processus qui s’y rattachent, ont un rôle à jouer pour générer une confiance en l’efficacité du rituel à réaliser les attentes des fidèles à son endroit. Alors que les performeurs de la nouvelle génération essaient de concilier l’exigence de cette pratique avec une amélioration de leurs conditions de vie, des performeurs plus âgés, qui valorisent l’idée d’un sacrifice de soi pour la communauté, alimentent un débat au sujet de leur compétence. Au cœur de ce débat, il y a des enjeux interreliés se rapportant à la notion d’authenticité donnant lieu à des interprétations, ancrées à la fois dans l’imaginaire mythique et contestataire du Teyyam de même que dans la réalité de l’Inde actuelle, qui orientent les conceptions de part et d’autre, et rappellent l’importance de répondre à la nécessité de convaincre que les dieux pourront toujours continuer à intervenir en faveur des fidèles. Que passe-t-il lorsque des critères pour confirmer la présence d’une divinité lors d’un rituel sont réinterprétés ? À quoi doivent-ils satisfaire pour assurer un consensus ?


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