scholarly journals Émigration de la jeunesse anglophone

2008 ◽  
Vol 7 (2) ◽  
pp. 3-24 ◽  
Author(s):  
Gary Caldwell ◽  
P. Obermeir

RÉSUMÉ Il s’agit dans ce texte de décrire brièvement le contexte dans lequel est née l’enquête A.Q.E.M. sur la migration des jeunes anglophones hors du Québec, de présenter un sommaire du rapport dont le texte intégral est disponible à l’Université Bishop's, et enfin de discuter et de critiquer l’enquête du point de vue méthodologique. Nous commençons l’étude par une brève présentation de la méthodologie, une approche « longitudinale », par la délimitation géographique de la population visée et par la méthode d’échantillonnage. Les techniques de cueillette grâce auxquelles nous avons obtenu un taux de réponse de 87 % sont également mises en évidence. Nous enchaînons avec un survol des données en commençant par certaines caractéristiques de l’échantillon, notamment la composition par langue maternelle et la connaissance du français. Ensuite nous présentons les résultats, c’est-à-dire l’ampleur de l’émigration de la jeunesse anglophone hors du Québec. La proportion des jeunes qui quittent le Québec pour la période de l’enquête (cinq ans et demi) est évaluée globalement à 31 %. Nous examinons ensuite les données sur l’émigration selon la langue maternelle et la connaissance du français. Parmi d’autres constatations, nous remarquons que le taux d’« émigration » des sujets de langue maternelle « autre » (que l’anglais ou le français) est de beaucoup inférieur (19 %) a celui des personnes de langue anglaise (33 %). Puis il est question de la destination des émigrés et de l’année de leur départ. Après ce survol des résultats obtenus de l’enquête nous tentons de comparer ceux-ci avec les données de Statistique Canada, mais pour le lustre précédent. De plus nous comparons l’émigration interprovinciale des anglophones du Québec avec celle des populations des autres provinces. A la lumière des résultats de ces comparaisons on constate que la minorité de langue maternelle anglaise au Québec est et demeure extrêmement mobile. Finalement, pour ce qui est des données, un examen plus poussé des relations langue maternelle - connaissance du français - émigration, révèle que c’est la langue maternelle, plus que la connaissance du français qui influe sur la propension à quitter le Québec. Dans la toute dernière section, nous commentons certains aspects méthodologiques de l’enquête, et ceci à la lumière des données partielles du recensement de 1976. Dans cette critique, les auteurs font le procès d’une enquête sur la migration par voie d’échantillonnage.

2018 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 4-20
Author(s):  
Rosiane Xypas
Keyword(s):  
De Se ◽  

Dans le cadre de l’enseignement du Français Langue Étrangère à l’université, il nous a paru que l’étude de biographies langagières d’auteurs francophones ayant appris le français à l’âge adulte, constitue un puissant encouragement pour les apprenants de FLE et leur permet de se pencher sur leur propre parcours linguistico-culturel en découvrant comment s’est forgée l’identité langagière d’auteurs bilingues riches d’une double culture, l’une héritée avec leur langue maternelle, l’autre construite avec la langue de leur choix, le français. L’objectif de cet article est de susciter auprès des étudiants de FLE une métaréflexion sur  leur propre parcours langagier entre le portugais et le français, ainsi qu’à prendre conscience que leur propre identité linguistique bilingue se construit jour après jour pendant leurs études et que cette construction continuera, à condition qu’ils le veuillent,  au-delà de l’université. Parmi les auteurs francophones, nous avons choisi de présenter ici Brina Svit, auteur d’expression française d’origine slovène, pour la clarté de sa réflexion métalinguistique dans deux de ses récits : Moreno (2003) et Petit éloge de la rupture (2009). Elle y explique son rapport à la langue française : ce qui l’a conduite à délaisser sa langue maternelle pour écrire en français ? Par quels chemins y est-elle arrivée ? En effet, pour Brina Svit, le choix de langue relève, d’une part, d’une certaine attirance, du goût et du défi pour la langue française, et, d’autre part, d’une rupture avec sa langue maternelle. Enfin, ce choix construit la nouvelle identité de l’auteure enrichie d’une double langue-culture.


Criminologie ◽  
2005 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 151-175 ◽  
Author(s):  
Julie Paquin
Keyword(s):  

RésuméLa forme que prend la fraude fiscale complexe à l’étude est celle d’un marché de factures de complaisance qui a desservi 350 compagnies appartenant à l’industrie montréalaise du vêtement pendant une décennie. Cette fraude est connue sous le nom de l’affaire « Ventex ». L’examen du cas est principalement basé sur les informations tirées des transcriptions judiciaires des procès qui ont découlé de la découverte du scandale. Nous avons également réalisé des entrevues avec des témoins directs et indirects de l’affaire pour compléter les renseignements à notre disposition.En analysant l’affaire « Ventex », nous examinons trois thématiques. La thématique du succès nous amène à étudier les conditions qui ont assuré la viabilité et la pérennité de ce marché spécifique de factures d’accommodation. La thématique de son impunité est justifiée en partie par la tolérance de régulateurs habituels de performance économique des compagnies. Enfin, la thématique du contrôle judiciaire est abordée de façon à expliquer pourquoi l’affaire « Ventex » a donné lieu à des poursuites criminelles, alors que les tribunaux criminels sont rarement sollicités pour sanctionner la délinquance d’affaires. En reconstituant la dynamique de cette fraude fiscale complexe, nos résultats mettent en rapport différents aspects d’un phénomène criminel généralement abordés séparément dans la littérature consacrée à la fraude fiscale.


2006 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 51-68 ◽  
Author(s):  
FLORENCE LEFEUVRE
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

Dans cet article, nous examinons la structure en de quoi + infinitif qui peut être régie par un verbe:(i) Il y a de quoi s'interroger!ou ne pas l'être:(ii) Jamais la France du très haut ne s'est aussi bien portée que sous Jospin. De quoi irriter l'ex-Premier ministreNous envisageons deux possibilités d'analyse, selon la valeur de de. Soit celui-ci est considéré comme un article partitif. Mais alors de quelle façon l'infinitif s'articulet-il à de quoi? Soit il constitue une préposition. On se rapproche alors d'énoncés tels que:(iii) Il a de qui tenirmais ici, de quoi prend une fonction inhabituelle, celle de circonstant, alors que dans un exemple tel que (iii), de qui remplit la fonction de complément essentiel indirect par rapport à l'infinitif. Dans un dernier temps, nous avons étudié les emplois en discours de cette structure, selon que la proforme quoi anaphorise ou non une structure prédicative de l'énoncé précédent et selon les infinitifs utilisés.


Author(s):  
Laura Hurd Clarke ◽  
Alexandra Korotchenko

RÉSUMÉDans cet article, nous examinons les recherches socioculturelles existantes et la théorie concernant le corps vieillissant. En particulier, nous examinons l’image du corps et la littérature de l’incarnation et discutons de ce qui est connu de la façon dont les aînés perçoivent et sentent l’expérience de leur corps vieillissants. Nous analysons comment l’image du corps est influencée par l’âge, la culture, l’origine ethnique, le sexe, l’état de santé, les préferences sexuelles, et la classe sociale. En outre, nous avons élaboré de façon critique la littérature comme mode de réalisation qui a trait aux expériences de la maladie, la sexualité, la gestion quotidienne du corps vieillissante, le travail avec l’apparence et l’identité incarnée. En présentant les principales conclusions, les débats théoriques, et les divergences de fond qui sont présentes dans la recherche et dans la théorie de l’image corporelle et l’incarnation, nous avons identifié les lacunes dans la littérature et avons prévu des axes d’enquête requises à l’avenir.


Author(s):  
Victor Ginsburgh ◽  
Juan Moreno-Ternero

La Commission européenne est très prudente et discrète dans ses communications sur le budget et l’utilisation des langues dans l’Union européenne (UE). Ce que l’on sait, c’est que ce budget s’élève «à peu près» à un milliard d’euros. Comme le disait le britannique Neil Kinnock du temps de sa Vice-Présidence de la Commission européenne à ceux qui, sans doute, l’ennuyaient par leurs questions sur l’importance du budget langues : «C’est le prix d’une tasse de café par habitant dans l’UE». Dans ce numéro de Regards économiques, nous examinons comment évaluer la part dans le budget langues de l’UE de chacune des 24 langues, y compris de l’anglais qui, suite au Brexit, sera la langue maternelle d’un pourcent seulement de la population de l’UE tout en produisant, lors de ces dernières années, plus de 70 % des documents officiels qui doivent, selon leur importance, être traduits dans le 23 autres langues. Notre analyse montre que le coût de l’anglais s’élève à près d’un tiers de budget, soit 290 millions d’euros. Ce montant est aussi le prix à payer par l’UE post-Brexit qui a conservé, dans son répertoire de langues, l’anglais comme langue officielle et procédurale (c’est-à-dire de travail). Pour les européens post-Brexit, la tasse de café s’est transformée en cappuccino au goût un peu amer. Il est sans aucun doute efficace, aussi bien pour l’UE que pour le Royaume-Uni, de préserver l’anglais comme langue officielle et procédurale. Mais on peut se demander pourquoi il irait de soi que les britanniques puissent profiter gratuitement de cette aubaine. Bien avant les velléités de quitter l’UE, on peut arguer que le Royaume-Uni a bénéficié, depuis son adhésion en 1973, du statut de sa langue dans l’UE, en détrônant très largement le rôle du français et de l’allemand, ce qui n’a enchanté et continuera de ne pas enchanter ni la France ni l’Allemagne. Il sera intéressant de suivre l’affaire dans les prochaines années.


Author(s):  
Vincent Bodart ◽  
Fatemeh Shadman
Keyword(s):  

Il existe en Belgique un débat animé et récurrent à propos du mécanisme d'indexation quasi automatique des salaires. D'un côté, les défenseurs de celui-ci y voient un dispositif essentiel de préservation du pouvoir d'achat des travailleurs en imposant un ajustement régulier et quasiment automatique des salaires à l'évolution du coût de la vie. D'un autre côté, les opposants à l'indexation estiment qu'elle induit une croissance des coûts salariaux plus rapide en Belgique que dans les pays voisins qui sont ses principaux partenaires commerciaux et qu'elle entraîne de ce fait une dégradation de la compétitivité des entreprises belges. Bien que l'hypothèse selon laquelle l'indexation nuit à la compétitivité soit souvent évoquée, que ce soit par les acteurs politiques, les responsables patronaux, les médias et certains économistes professionnels, cette hypothèse nécessite d'être examinée de façon rigoureuse et non partisane afin que le débat puisse reposer sur un argumentaire solide. D'une part, théoriquement, considérer que l'indexation engendre inévitablement des pertes de compétitivité ne va pas nécessairement de soi. L'indexation ne constitue en effet qu'un mécanisme parmi d'autres visant à adapter les salaires à l'évolution du coût de la vie. La particularité de l'indexation est de rendre cette adaptation (quasiment) automatique alors que dans les pays où un tel mécanisme n'existe pas, cette adaptation se fait généralement dans le cadre de négociations salariales dont la fréquence est plus ou moins élevée selon les pays. Dès lors, à moins de considérer que la préservation du pouvoir d'achat n'est pas une préoccupation majeure des travailleurs dans les pays qui sont les principaux concurrents de la Belgique, il paraît peu vraisemblable que l'indexation soit un facteur systématique de détérioration de la compétitivité sur le long terme. Etant donné son caractère automatique, l'indexation risque en revanche de pénaliser la compétitivité à court terme mais l'ampleur et la persistance de l'impact dépendent de la vitesse à laquelle les salaires sont ajustés dans les pays concurrents. D'autre part, il n'existe pas à notre connaissance d'études ayant démontré formellement que l'indexation des salaires en Belgique a contribué à la dégradation passée de la compétitivité des entreprises belges. Il existe bien des études qui examinent l'impact de l'indexation sur la formation des prix et des salaires en Belgique mais l'impact sur la compétitivité n'est cependant pas directement étudié. C'est dès lors cet aspect précis que nous examinons dans ce numéro de Regards économiques. Pour déterminer empiriquement si l'indexation des salaires a nui effectivement à la compétitivité de la Belgique, la méthodologie que nous avons adoptée consiste à examiner (à l'aide de méthodes statistiques) si les hausses passées des prix du pétrole ont eu systématiquement un impact négatif sur la compétitivité belge. Le raisonnement sous-jacent est simple. Dans la mesure où une hausse des prix du pétrole (pour autant qu'elle persiste quelque temps) induit inévitablement une hausse du niveau général des prix à la consommation, de par le fait de l'indexation, les salaires augmentent également à la suite du choc pétrolier. Si l'ajustement des salaires s'avère être effectivement plus rapide en Belgique qu'à l'étranger, la compétitivité belge devrait se détériorer, du moins à court terme. Les résultats de notre analyse tendent à indiquer que l'indexation salariale n'est pas un facteur déterminant de l'évolution à long terme de la compétitivité des entreprises belges, confirmant ainsi notre point de vue théorique. En revanche, nos résultats indiquent que la compétitivité belge se détériore à court terme en cas de hausse des prix du pétrole et que cet impact persiste suffisamment longtemps pour entraîner des pertes de parts de marché.


2015 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 47-65
Author(s):  
Nathalie GARDES
Keyword(s):  

Dans une situation de crise économique et financière, nous avons souhaité démontrer en quoi l’engagement et le mode de gestion de la relation financière par le dirigeant de PME favorise l’accompagnement financier de l’entreprise. Cette recherche s’inscrit dans une approche relationnelle de l’échange. Nous examinons comment les relations interentreprises informelles et la multibancarité affectent le pouvoir de négociation de la PME à l’égard de sa banque. À travers une étude quantitative, ce travail permet d’identifier le rôle et l’origine du pouvoir de négociation de la PME dans sa relation financement. Celui-ci est en mesure de faciliter son accompagnement financier en créant une valeur relationnelle : la confiance. Cette recherche n’établit pas de lien entre la multibancarité et le pouvoir de négociation. Ce n’est pas tant le nombre de banques mais le mode de gestion de sa relation avec son banquier principal qui est déterminant dans la construction d’une capacité de négociation. Nous pointons ici les bénéfices pour le client bancaire de s’investir dans une gestion relationnelle de leur relation bancaire.


Author(s):  
Jamal Abnaha ◽  
Fadwa Errami
Keyword(s):  

Les services financiers (FS) sont un secteur très important pour Oxial. Certains de nos premiers clients étaient des sociétés de services financiers, nous travaillons actuellement avec des sociétés de services financiers dans le monde entier et c’est un secteur dans lequel nous avons une grande expérience et des connaissances approfondies. les services financiers sont devenus plus fortement réglementés que jamais, à la fois au niveau local et mondial, et le secteur est également confronté à plus de risques qu’auparavant. Les services financiers sont plus réglementés que jamais, tant au niveau local que mondial, et le secteur est confronté à des risques plus importants que par le passé. Cela signifie que les prestataires de services financiers doivent être encore plus vigilants en ce qui concerne la gestion et l’atténuation des risques, et qu’ils doivent mettre en place les outils de GRC appropriés pour les aider dans cette tâche et veiller à ce qu’ils restent conformes. Ils disposent de plus de ressources, de personnel et d’accès aux dernières solutions logicielles de GRC. Le Maroc, premier pays non européen où Oxial a ouvert un bureau, est un pays où les services financiers sont plus prospères que dans la plupart des autres pays d’Afrique, et nous examinons dans quelle mesure le secteur est préparé à gérer et à atténuer les risques.


Author(s):  
Sherry Olson ◽  
Peter Holland ◽  
Rosalie L'Heureux-Daigneault
Keyword(s):  
Site Web ◽  

Cadre de recherche : Durant les trente années qui précèdent la Grande Guerre, l’expansion de l’économie mondiale engendre de nouvelles possibilités et de nouvelles contraintes pour les enfants et les adolescents, comme pour les adultes. Cependant, l’avis des mineurs sur leurs expériences de travail est peu documenté dans les sources écrites. Objectifs : Afin de découvrir les changements sociétaux qui ont affecté les jeunes, nous examinons la « page des enfants » d’un hebdomadaire rural de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Le point de vue des jeunes est essentiel à l’interprétation des trajectoires déduites des sources plus conventionnelles disponibles dans un contexte urbain nord-américain (Montréal, Québec). Méthodologie : À partir du site web d’archives PapersPast, nous avons recueilli 12 000 lettres de jeunes âgés de 6 à 19 ans, publiées entre 1886 et 1909, et extrait leurs commentaires sur deux sujets populaires : le travail qu’ils effectuaient (avec ou sans rémunération), et leurs maux de dents. Résultats : Les lettres nous informent des tâches assumées par les jeunes selon leur âge, leur sexe, la saison, la routine quotidienne et la structure familiale. Les changements dans la distribution des tâches entre 12 et 14 ans – changements qui coïncident avec une poussée de croissance et, pour la majorité, avec la fin de la scolarité – ont suscité des discussions à propos des comportements genrés et, chez les filles, de la résistance face à l’imposition d'un calendrier de leur passage à la vie adulte. Conclusion : La saisonnalité des tâches confiées aux enfants témoigne d’une contribution méconnue à l’économie rurale, cette dernière faisant partie du paysage de l’approvisionnement alimentaire industriel à l’échelle mondiale. La réaffectation du travail des jeunes se révèle continue et négociable. Contribution : Le foisonnement de l’information et des opinions contenues dans les lettres incite à étendre davantage l’expérimentation avec les sources journalistiques, afin de reconnaître la participation des groupes sociaux dont la contribution à la croissance économique demeure sous-estimée.


2018 ◽  
Vol 46 ◽  
pp. 01014
Author(s):  
Patrick Dendale ◽  
Anne Vanderheyden

À vue d’oeil est une locution adverbiale qui a échappé à l’attention des linguistes, malgré une polysémie riche et variée et des problèmes intéressants qu’elle pose. Si nous avons choisi de l’étudier ici, c’est en premier lieu parce qu’elle a des acceptions qui nous paraissent relever de l’évidentialité lexicale – dont l’étude est très populaire parmi les linguistes depuis une bonne décennie – plus précisément de l’évidentialité inférentielle. Nous présentons ici les deux grands types d’opérations inférentielles auxquelles la locution, selon le type de contenu propositionnel qu’elle qualifie, peut renvoyer comme marqueur évidentiel, et que nous appelons : l’« analyse » et l’« estimation », qui s’articulent elles-mêmes chacune en trois ou quatre opérations inférentielles plus spécifiques. Nous montrons comment ces opérations inférentielles se retrouvent, mutatis mutandis, dans l’une des trois acceptions de l’emploi « endophrastique » de la locution, où celle-ci est syntaxiquement incidente à des verbes qui décrivent explicitement ces opérations d’« acquisition d’information » (compter, mesurer, calculer ou identifier). Nous situons cette acception dans la polysémie de la locution. Dans la dernière partie, nous examinons et comparons la valeur et le statut évidentiel des deux acceptions exophrastiques de la locution.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document