scholarly journals Évolution des taux de mortalité par cause au Québec

2008 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 99-118
Author(s):  
Yang Mao ◽  
Louise Fortier ◽  
Donald Wigle

RÉSUMÉ L’évolution de la mortalité par cause, au Québec, pour les trois dernières décennies, est étudiée. Les espérances de vie et les années potentielles de vie perdues, de la naissance à 75 ans, sont calculées. De plus, les taux de mortalité des différentes provinces, pour certaines causes de décès, sont comparés. Il en résulte que le Québec connaît des taux de mortalité relativement élevés. Les causes de décès les plus inquiétantes sont le suicide et le cancer du poumon. Les maladies cérébro-vasculaires, le cancer de l’estomac et les maladies du rein connaissent, de leur coté, de nettes améliorations.

2004 ◽  
Vol 22 (1) ◽  
pp. 179-192
Author(s):  
Robert Choinière

RÉSUMÉ Ce texte a pour objectif de tracer un portrait des causes prépondérantes de décès et d'hospitalisation sur l'île de Montréal selon le sexe et l'âge. Des comparaisons sont établies avec l'ensemble du Québec. De plus, pour les décès, l'on retrouve l'évolution des taux de mortalité selon la cause de 1976 à 1990. Le sida, qui était inconnu avant 1983, représente maintenant la première cause de décès à Montréal chez les hommes âgés de 25 ans à 44 ans. Pour la plupart des causes retenues, la mortalité a diminué entre 1976 et 1990. L'on observe cependant une augmentation importante des taux de mortalité pour les maladies pulmonaires chez les deux sexes, ainsi que pour le cancer du poumon chez les femmes.


2005 ◽  
Vol 18 (3) ◽  
pp. 415-430 ◽  
Author(s):  
André Billette

Cette recherche sur le Québec a été entreprise en vue de considérer la classe sociale, et spécialement la classe inférieure, comme facteur de risque pour certaines causes sélectionnées de décès. La classe sociale se dégage d'une classification des occupations selon l'échelle Blishen et McRoberts. À partir d'un échantillon de Québécois décédés entre vingt-cinq et soixante-quatre ans en 1974, il résulte de cette première exploration que le risque relatif tend à augmenter dans la mesure où la classe sociale s'abaisse, et cela pour l'ensemble des causes de décès, plus spécialement pour la bronchite, les accidents, la pneumonie, la cirrhose du foie et le cancer de l'estomac. Par contre, une telle tendance n'existe pas pour les maladies cérébro-vasculaires et ischémiques du cœur, pour le cancer du poumon ainsi que pour l'ulcère gastro-duodénal. Il résulte en second lieu que le risque relatif de la classe inférieure est beaucoup plus élevé que celui des autres classes, pour les causes de décès où une tendance s'était déjà manifestée. À moins donc de politiques pour remédier aux inégalités sociales, le cercle vicieux pauvreté/maladie risque d'être là encore pour un certain temps.


2013 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 80-92
Author(s):  
L Kachuri ◽  
P De ◽  
LF Ellison ◽  
R Semenciw ◽  

Introduction La surveillance des tendances concernant le cancer peut aider à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre le cancer ainsi qu'à renforcer les activités de prévention. La présente étude, fondée sur les données des bases de données nationales, consiste en un examen des tendances à long terme relatives à certains cancers au Canada. Méthodologie Nous avons examiné les changements annuels dans les tendances relatives aux taux d'incidence et de mortalité normalisés selon l'âge observés entre 1970 et 2007 selon le sexe pour tous les cancers combinés, pour les quatre cancers les plus courants (cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du poumon, cancer colorectal) et pour les cancers dont les tendances ont été marquées par les changements les plus importants au cours des dernières années. Le rapport de survie relative à cinq ans pour les années 1992 à 2007 a également été calculé. Résultats Pendant la période visée par l'étude, les taux d'incidence de l'ensemble des cas de cancer primitif combinés ont augmenté de 0,9 % par année chez les hommes et de 0,8 % par année chez les femmes. Les taux concernant le mélanome, le cancer de la thyroïde, le cancer du foie, le cancer de la prostate, le cancer du rein, le cancer colorectal, le cancer du poumon, le cancer du sein et le cancer de la vessie ont augmenté à des rythmes variables, et les taux concernant le cancer du larynx, le cancer de la bouche, le cancer de l'estomac et le cancer du col de l'utérus ont diminué. Pour l'ensemble des cancers combinés et pour la plupart des cancers examinés, à l'exception du mélanome et du cancer du poumon chez les femmes, les taux de mortalité ont diminué significativement. Les taux de survie qui ont le plus augmenté sont ceux du cancer de la prostate, du cancer du foie, du cancer colorectal et du cancer du rein. Bien que les tendances globales concernant les taux de mortalité et la survie indiquent que des progrès notables ont été réalisés dans la lutte contre le cancer, la tendance à la hausse des taux d'incidence de certains cancers soulignent la nécessité de poursuivre les efforts dans le domaine de la prévention.


Author(s):  
AK Doumbia ◽  
B Togo ◽  
P Togo ◽  
F Traore ◽  
O Coulibaly ◽  
...  

Objectif : Ce travail visait à étudier la morbidité et la mortalité chez les enfants âgés de 01 à 59 mois hospitalisés dans le service de pédiatrie générale du CHU Gabriel Touré.Matériels et Méthodes : Il s'agissait d'une étude rétrospective, descriptive, sur une période de 12 mois allant du 1er  janvier au 31 décembre 2013.Résultats : Nous avons inclus 1625 enfants âgés de 01 à 59 mois soit 58% des patients hospitalisés. Le tiers des patients avait moins d'un an. Les garçons représentaient 57 % de notre échantillon avec un sex ratio de 1,33. La majorité des patients (83%) était issu de milieu social défavorisé. Les principaux diagnostics retrouvés étaient le paludisme (45%), les infections respiratoires aiguës (20,30%), et la malnutrition aiguë sévère (20,06%). Les patients guéris représentaient 82,3% et le taux de mortalité était estimé à 3,3%. La majorité des patients décédés était des filles (51%). Les décès étaient plus fréquents en juillet et aout. Les trois principales causes de décès étaient la malnutrition (47%), le paludisme (32%) et les infections respiratoires aigües (19%). Nous avons enregistré 48 sorties contre avis médical (3%) et 81 cas d'évasion (5%).Conclusion : La morbidité et la mortalité en pédiatrie restent préoccupantes dans notre pratique. Elles sont liées à des affections pour la plupart évitables par l'information, l'éducation et la communication.Mots clés : morbidité, mortalité, enfants, pédiatrie, Bamako.


2017 ◽  
Vol 43 (3-4) ◽  
pp. 215
Author(s):  
Marie-Pier Bergeron-Boucher ◽  
Robert Bourbeau ◽  
Jacques Légaré

The structure of causes of death in Canada has been changing since the onset of the “cardiovascular revolution.” While mortality due to cardiovascular diseases has been declining, mortality due to other causes of death, such as cancers and Alzheimer’s disease has been increasing. Our research investigates how these changes have re-modeled life expectancy at age 65 and age 85, and what specific causes of death are involved. We distinguish between premature and senescent deaths in Canada, using a cause-specific age structure. Our results suggest that although a decline in premature deaths has contributed to increasing life expectancy in recent years, most of the gains in life expectancy at age 65 and 85 have resulted from a decline in senescent deaths. We also find a decline in mortality due to the main causes of death, leading to a greater diversification of causes.Depuis le début de la révolution cardiovasculaire, le Canada a connu d’importants changements dans la distribution des décès selon la cause. La mortalité par maladies cardiovasculaires a connu une importante diminution alors que les taux de mortalité pour les cancers et pour la maladie d’Alzheimer ont augmenté. Cet article examine comment ces changements ont influencé les tendances de l’espérance de vie à 65 et à 85 ans et quelles causes de décès spécifiques furent impliquées. Une distinction entre les décès prématurés et les décès liés à un processus de sénescence est réalisée, se basant sur deux indicateurs de variations par âge des causes de décès. Nos résultats suggèrent que la majorité des gains en espérance de vie à 65 et 85 ans proviennent d’une plus faible mortalité par cause de décès sénescente. De plus, une diminution des principales causes de décès chez les personnes âgées de 65 ans et plus laisse place à une plus grande diversification de causes aux grands âges.


Author(s):  
Moe Zandy ◽  
Li Rita Zhang ◽  
Diana Kao ◽  
Fahra Rajabali ◽  
Kate Turcotte ◽  
...  

Introduction Sachant que l’association entre l'état de santé et le statut socioéconomique (SSE) est largement documentée et que les blessures non intentionnelles continuent de se classer parmi les principales causes de décès chez les Britanno-Colombiens, nous avons voulu quantifier les disparités liées au SSE dans les taux de mortalité associés à trois secteurs prioritaires pour la Colombie-Britannique en matière de prévention des blessures : le suicide chez les jeunes, les blessures liées aux chutes chez les aînés et les blessures liées au transport. Méthodologie Nous avons jumelé les données liées aux décès (2009 à 2013) tirées des statistiques de l’état civil et des données socioéconomiques de CensusPlus de 2011 à l’échelle de l’aire de diffusion ou de la circonscription sanitaire afin d'étudier les taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) et les disparités des TMNA concernant les blessures non intentionnelles et leurs sous-types, notamment les blessures liées aux chutes chez les aînés (65 ans et plus) et les blessures liées au transport, ainsi que le suicide chez les jeunes (15 à 24 ans), ce dernier étant considéré comme une forme de blessure intentionnelle. Nous avons étudié les disparités spatiales et les disparités selon le sexe et nous avons mesuré les disparités relatives et absolues entre les zones moins favorisées et les zones plus favorisées en fonction des quintiles de revenu, de scolarité, d’emploi, de défavorisation matérielle et de défavorisation sociale. Résultats Notre étude a mis en évidence d’importantes différences entre les sexes en matière de taux de mortalité attribuable au suicide chez les jeunes, à des blessures liées aux chutes chez les aînés et à des blessures liées au transport, les hommes affichant des taux de mortalité beaucoup plus élevés que les femmes. Nous avons également observé des variations spatiales notables dans les TMNA pour l’ensemble des blessures non intentionnelles à l’échelle de la province. En général, la population vivant dans des zones où les revenus étaient faibles et où la défavorisation matérielle était importante a affiché des taux de mortalité plus élevés que la population vivant dans des zones favorisées. Conclusion Le repérage de différences importantes dans les taux de mortalité liée à des blessures intentionnelles et non intentionnelles entre les sexes et en fonction du SSE ouvre des possibilités quant à l’élaboration de stratégies de prévention ciblées pour réduire ces disparités.


2010 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 5-25
Author(s):  
M Tjepkema ◽  
R Wilkins ◽  
S Senécal ◽  
É Guimond ◽  
C Penney

Objectif Comparer les profils de mortalité des adultes autochtones et non autochtones vivant en milieu urbain. Méthodologie En s’appuyant sur l’Étude canadienne de suivi de la mortalité selon le recensement 1991-2001, notre étude retrace l’évolution de la mortalité jusqu’au 31 décembre 2001 au sein d’un échantillon de 15 % des adultes canadiens, constitué de 16 300 personnes autochtones et 2 062 700 non autochtones vivant dans des zones urbaines au 4 juin 1991. Étant donné que le recensement de 1991 n’a pas recueilli de renseignements sur l’identité autochtone, l’appartenance à la population autochtone a été définie selon l’origine ethnique (l’ascendance), le statut d’Indien inscrit ou l’appartenance à une bande indienne ou à une Première nation. Résultats L’espérance de vie à l’âge de 25 ans des hommes et des femmes autochtones vivant en milieu urbain était, par rapport à celle des hommes et des femmes non autochtones vivant en milieu urbain, respectivement plus courte de 4,7 années et 6,5 années. Les rapports des taux de mortalité des hommes et des femmes autochtones étaient particulièrement élevés lorsqu’il s’agissait de décès liés à la consommation d’alcool, d’accidents de la route et de maladies infectieuses, dont le VIH/sida. Pour la plupart des causes de décès, les taux de mortalité étaient plus élevés chez les adultes autochtones que chez les non autochtones. Le statut socioéconomique explique en grande partie ces écarts. Conclusion Les résultats de cette étude contribuent à combler une lacune dans la connaissance de la mortalité des populations autochtones vivant en milieu urbain au Canada.


2013 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 110-119
Author(s):  
Y Chen ◽  
F Mo ◽  
QL Yi ◽  
Y Jiang ◽  
Y Mao

Introduction Une bonne compréhension des caractéristiques et des tendances temporelles de la mortalité par blessure non intentionnelle est cruciale pour l'élaboration de stratégies de prévention. Méthodologie Nous avons analysé les statistiques de l'état civil au Canada (à l'exclusion du Québec) entre 2001 et 2007. Les taux de mortalité ont été normalisés selon l'âge et le sexe par rapport à la population canadienne de 2001. Un modèle autorégressif a été utilisé pour l'analyse de séries chronologiques. Résultats Le taux global de mortalité a diminué régulièrement, alors que le taux de mortalité par blessure non intentionnelle est resté stable durant la période étudiée. Les taux les plus élevés ont été observés dans les trois territoires. Les décès par blessure non intentionnelle étaient moins fréquents chez les enfants que chez les jeunes ou les adultes. Après 60 ans, la mortalité augmentait de façon soutenue avec l'âge. Les hommes étaient plus nombreux à décéder des suites d'une blessure non intentionnelle, et le ratio hommes-femmes culminait dans le groupe d'âge des 25 à 29 ans. Les collisions de véhicules à moteur, les chutes et les empoisonnements étaient les trois causes principales. On a observé une augmentation constante et marquée de la mortalité attribuable aux chutes. Les décès attribuables aux collisions de véhicules à moteur et aux noyades étaient plus fréquents durant les mois d'été, tandis que ceux causés par les chutes et les brûlures étaient plus fréquents durant les mois d'hiver. Conclusion La part des blessures non intentionnelles dans l'ensemble des causes de décès et la mortalité attribuable aux chutes ont augmenté au Canada entre 2001 et 2007.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S7-S7 ◽  
Author(s):  
D. Saravane

Depuis de nombreuses années, la santé physique des patients atteints d’une pathologie mentale a été négligée. Des études s’accordent pour conclure à une surmortalité et une comorbidité importantes chez ces patients. Le taux de mortalité (toutes causes confondues) est 4,5 fois plus élevé que pour la population générale. Ainsi un patient schizophrène a une espérance de vie diminuée de 20 % par rapport à la population générale. Les principales causes de décès sont les maladies cardiovasculaires. D’autres études ont mis en évidence des anomalies métaboliques telles que le diabète, les troubles lipidiques qui tendent à favoriser les maladies cardiovasculaires. Cette augmentation de la mortalité s’explique par des causes multifactorielles : environnement défavorable, conditions socioéconomiques précaires, conduites addictives, mauvaise hygiène alimentaire sans oublier les effets secondaires de certains traitements psychotropes. Rendre plus accessible la prévention, le dépistage, lutter contre les facteurs de risque, réaliser de façon systématique des évaluations somatiques et biologiques, et permettre à ces patients de bénéficier des mêmes stratégies de soins que celles proposées à l’ensemble de la population, constituent des priorités que nous devons intégrer à nos pratiques. Des recommandations viennent aider à cette évaluation et le suivi et permettent une alliance collaborative entre psychiatres et somaticiens.


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