scholarly journals Quelques enjeux en rapport avec la privatisation des services de santé et des services sociaux dans la conjoncture actuelle

2008 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 193-200 ◽  
Author(s):  
Yves Vaillancourt ◽  
Réjean Mathieu ◽  
Christian Jetté ◽  
Raymonde Bourque

Résumé Ce texte reprend la section IX sur les enjeux d'un rapport d'étape d'une recherche en cours sur La privatisation des services de santé et des services sociaux au Québec en 1993 (Vaillancourt et al., 1993). Les principales conclusions de ce rapport d'étape ont été livrées en séance plénière par Yves Vaillancourt, lors de l'ouverture du Colloque sur la privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux tenu à Montréal du 11 au 13 février 1993 et auquel ont participé 350 personnes. Les sections centrales du rapport d'étape portent sur la privatisation dans l'hébergement des personnes âgées (section VI), dans les services à domicile (section VII et dans les services concernant la santé mentale et la déficience intellectuelle en contexte de désinstitutionnalisation (section VIII). Ajoutons que cette recherche en cours amènera la production d'un rapport final à l'automne 1993.

2014 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 311-324 ◽  
Author(s):  
Jean-François Pelletier ◽  
Denise Fortin ◽  
Julie Bordeleau

L’un des quatre principaux chapitres du document de consultation proposé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, en préparation du Forum national sur le Plan d’action en santé mentale 2014-2020, est consacré au plein exercice de la citoyenneté. Ce témoignage est le fruit d’un dialogue tenu entre la direction générale d’un institut universitaire en santé mentale québécois et d’un groupe de personnes utilisatrices de services qui prennent part au Projet citoyen au Centre de recherche de ce même institut. Les résultats préliminaires de la validation d’une nouvelle mesure de la citoyenneté ont été utilisés pour structurer et faire progresser ce dialogue. Cette étude de cas illustre une façon de trianguler des données issues d’une recherche participative et au sein de laquelle des personnes utilisatrices de services de santé mentale ont été des partenaires de recherche à part entière. Ces pairs assistants de recherche ont notamment assumé la collecte des données auprès de 178 autres personnes utilisatrices de services de santé mentale qui ont répondu à l’échelle de la citoyenneté. Ils ont aussi animé des groupes de discussion autour des résultats préliminaires, notamment pour donner des étiquettes aux domaines émergeant des premières analyses statistiques. Ils ont ensuite dialogué avec la directrice générale venue tremper dans le Projet citoyen, et ce témoignage reflète la teneur de ce dialogue.


Author(s):  
Salinda Horgan ◽  
Ken LeClair ◽  
Martha Donnelly ◽  
Geri Hinton ◽  
Penny MacCourt ◽  
...  

RÉSUMÉLe Canada fait face à un défi important, soit de répondre aux besoins en soins de santé des personnes âgées manifestant des problèmes physiques et mentaux complexes. Les études montrent que les services de santé mentale en collaboration sont efficaces en ce qui concerne les divers besoins de santé de ce groupe. Cependant, un aspect négligé, néanmoins important, de la planification de la prestation de services pour cette population est de s’assurer que les personnes âgées ont suffisamment accès aux services de pratiques d’excellence offerts. Cet article présente un exercice national de réalisation de consensus mené par l’Initiative canadienne de collaboration en santé mentale – Seniors Working Group. L’objectif de la réalisation de consensus est de développer, à l’aide de renseignements provenant de tout le paysQ1: Ok, oui c bon je comprends. si ton cadre conceptuel est nationally informed, c’est que forcément il reçoit de l'info de partout dans le pays. C’est pourquoi je l’ai traduit comme ça. Pour rester plus proche de l'anglais, on pourrait mettre kekchose comme obtenant des renseignements sur le plan national..?, un cadre conceptuel sur les besoins d’accessibilité des personnes âgées relatifs aux soins de santé mentale en collaboration. Le cadre conceptuel a pour but de fournir aux planificateurs, administrateurs et fournisseurs les éléments nécessaires pour comprendre les besoins uniques des personnes âgées en matière d’accessibilité, en fonction de trois priorités (l’élément personnel, systémique, et les prestataires de soins), et de leur permettre d’implanter des stratégies pour résoudre ces problèmes, à l’intérieur d’initiatives collaboratives de santé mentale mises en place sur le terrain.


Author(s):  
Penny S. Salvatori

RÉSUMÉLe livre traite des questions de vieillissement d'une nouvelle population de plus en plus importante de personnes âgées qui éprouvent des troubles développementaux. Il est un des rares ouvrages consacrés à ce sujet. S'inspirant de leurs connaissances en gérontologie et en éducation spécialisée, de leur expérience personnelle dans le domaine des troubles développementaux, d'entrevues avec des personnes âgées et de la recherche qui s'y rapporte, Lavin et Doka décrivent l'expérience de vie particulière de cette population en insistant davantage sur les ressemblances et les différences du processus de vieillissement par rapport à la population en général. Les besoins courants de ce groupe sont étudiés du point de vue philosophique, fonctionnel et juridique et des suggestions pratiques et des ressources en matière d'intervention sont données à l'intention des membres de la famille, des prestataires de services, des organismes et des entreprises de service. Des questions importantes, quoique souvent laissées de côté, comme la sexualité, le mariage, la réaction à un deuil ou une perte et la planification de la permanence, sont abordées ici. Les auteurs ne se contentent pas de décrire les changements de politiques et les modifications des programmes qui ont eu lieu mais traitent également des lacunes et des obstacles actuels qui continuent de nuire à la prestation efficace et à la collaboration entre les différents systèmes (c.-à-d. les services aux aînés, les services de santé mentale et reliés aux troubles développementaux). Ce livre devrait intéresser les prestataires de services et les membres des familles des personnes âgées qui éprouvent des troubles développementaux ainsi que les étudiants en sciences de la santé, en gérontologie et en andragogie. Bien que le contenu présente un point de vue américain, il devrait également intéresser les Canadiens puisqu'on peut en tirer de nombreux parallèles.


2007 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 55-79 ◽  
Author(s):  
Marie Drolet

Résumé Les compressions budgétaires dans les services sociaux, d’éducation et d’appuis à la famille sont omniprésentes. À l’hiver 1996, le gouvernement Harris annonçait une restructurationéventuelle des services de santé mentale à l’enfance fondée sur l’efficience ciblée. On mise surune intervention précoce, brève, intensive et efficace. L’empowerment des individus et desfamilles semble une voie à explorer. Cet article vise à cerner cette notion et ses divers courants,puis à l’appliquer à l’intervention familiale individualisée selon une perspective écologique.Sans en faire une analyse approfondie, nous saisirons au départ les énoncés ministériels parrapport à la pauvreté et au travail avec les familles. L’empowerment occulte-t-il alors unesur-responsabilisation individuelle des problèmes? Banaliser ce concept permet-il de nier lapauvreté et son impact sur des familles?


2018 ◽  
pp. 36-54
Author(s):  
Laurie Kirouac ◽  
Isabelle Perreault

À la fin des années 1970, le Québec se dote de la Charte de la langue française (Loi 101), qui modifie l’encadrement de la question de la langue de prestation des services de santé et de services sociaux. Parallèlement, de nombreux rapports, comités d’étude et politiques modifient en profondeur les pratiques institutionnelles et communautaires à l’endroit des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Depuis ce contexte de grandes transformations, où certaines réponses politiques ont été apportées aux préoccupations linguistiques, qu’en est-il de l’accès aux soins de santé mentale pour les anglophones du Québec ? Nous proposons de retracer dans ses grandes lignes l’évolution du traitement sociopolitique qui a été fait de la question de l’accessibilité des services en santé mentale pour les personnes anglophones en accordant une attention particulière à la situation montréalaise.


2017 ◽  
Vol 42 (1) ◽  
pp. 205-222 ◽  
Author(s):  
Jean-François Pelletier ◽  
Denis Pouliot-Morneau ◽  
Janie Houle ◽  
Julie Bordeleau ◽  
Sébastien Laroche ◽  
...  

Le Plan d’action en santé mentale 2015-2020, du ministère de la Santé et des services sociaux du Québec, comprend des mesures « favorisant le plein exercice de la citoyenneté ». Il mise sur la mobilisation de tous les partenaires. Participation aux instances et citoyenneté vont de pair, mais jusqu’à récemment il n’existait pas de mesure de la citoyenneté qui aurait permis d’observer empiriquement d’éventuelles avancées en cette matière. Nous avons utilisé les résultats d’une nouvelle mesure de la citoyenneté validée pour structurer des groupes de discussion avec 18 usagers de services de santé mentale québécois ; ils ont ainsi commenté les résultats à la mesure administrée auprès de 800 autres répondants. Pour mener l’évaluation, deux types de données ont été mis à contribution de manière croisée, soit dans le cadre d’une méthode mixte. En effet, des données quantitatives ont été générées à partir des résultats à la mesure de la citoyenneté, tandis que des entrevues de groupe ont permis de produire des données qualitatives ici présentées sous forme d’extraits de ces entrevues. Avec 57,9 %, c’est pour la dimension « implication dans la communauté » que le résultat est le plus faible. Les participants aux entrevues de groupe ont commenté ce résultat en suggérant que l’implication dans la communauté se manifeste souvent d’abord par l’exercice d’un travail ; c’est d’ailleurs pour la question « Vous avez accès à du travail » que le score est le plus faible d’entre tous les 23 items, à égalité avec la possibilité d’influencer la communauté (50,3 %). D’autre part, le fait que ce soit pour l’item « Vous êtes traités avec dignité et respect » que le résultat soit le plus élevé s’explique peut-être par la possibilité que, en prenant davantage conscience de l’influence des déterminants sociaux (ce n’est donc pas volontairement que nous serions malades ou sans-emploi), les participants se regardent eux-mêmes avec plus de dignité et de respect. Ils sentent que le système public les considère davantage comme citoyens à part entière puisqu’il sollicite leur participation. La mesure de la citoyenneté s’est avérée pertinente pour soulever de tels enjeux.


2014 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 175-193 ◽  
Author(s):  
Jean-François Pelletier ◽  
Sylvain D’Auteuil ◽  
Christian Ducasse ◽  
Lourdes Rodriguez del Barrio

Le Plan d’action en santé mentale 2005-2010 (PASM) en appelait à une plus grande participation des personnes utilisatrices de services de santé mentale aux instances locales, régionales et nationales du réseau de la santé et des services sociaux du Québec. Cet article propose un regard rétrospectif sur cette participation en lien avec le PASM. Il emprunte diverses perspectives pour faire ressortir des convergences et des tendances en se basant sur des écrits gouvernementaux et sur des recherches en cours sur la participation des usagers à de telles instances. Au cours de la période couverte, la fonction de porte-parole assumée par les individus concernés s’est complexifiée, particulièrement avec l’évolution d’une parole s’exprimant à la première personne du singulier, puis à la première personne du pluriel. La notion de participation publique a ainsi pavé la voie à celle de participation citoyenne. Les conditions et modalités de participation pourraient cependant être mieux définies et plus prévisibles.


2014 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 243-272 ◽  
Author(s):  
Michel Préville ◽  
Samantha Gontijo-Guerra ◽  
Samia-Djemaâ Mechakra-Tahiri ◽  
Helen-Maria Vasiliadis ◽  
Catherine Lamoureux-Lamarche ◽  
...  

Objectifs : L’objectif de cette étude était, premièrement, de documenter les propriétés psychométriques d’une mesure du statut socioéconomique des personnes âgées et, deuxièmement, de documenter l’effet du statut socioéconomique sur l’association entre le besoin ressenti d’améliorer sa santé mentale et l’utilisation des services de médecine générale par les personnes âgées en tenant compte de l’effet de l’âge et du genre. Méthode : Les données utilisées pour cette étude proviennent de l’étude ESA (Enquête sur la santé des aînés) sur la santé mentale et le vieillissement, réalisée en 2005-2008 auprès d’un échantillon probabiliste (n = 2811) de la population âgée de 65 ans et plus vivant à domicile au Québec. Résultats : Nos résultats ont montré qu’un modèle de mesure du statut socioéconomique des personnes âgées, incluant une dimension individuelle (SSE_I) et contextuelle (SSE_C) de défavorisation, était plausible. La fiabilité de la mesure du statut socioéconomique utilisée dans le cadre du programme de recherche ESA était de ,92. Nos résultats ont montré que les femmes (b = -,43) ainsi que les personnes plus âgées (b = -,16) avaient un statut socioéconomique plus défavorisé. Cependant, nos résultats n’ont montré aucune association significative entre le statut socioéconomique, la perception du besoin d’améliorer sa santé mentale et l’utilisation des services de médecine générale chez les personnes âgées au Québec. Nos résultats ne confirment pas l’idée avancée dans d’autres études selon lesquelles le statut socioéconomique a un effet sur l’utilisation des services de médecine générale par les personnes âgées et suggèrent que, dans un contexte où les services de santé sont donnés dans le cadre d’un programme d’assurance public, le statut socioéconomique n’influence pas l’accès aux services de médecine générale chez les personnes âgées.


2006 ◽  
Vol 24 (2) ◽  
pp. 28-51 ◽  
Author(s):  
Michel Perreault ◽  
Jocelyne Bernier ◽  
Hélène Tardif ◽  
Céline Mercier

Résumé L'examen d'une expérience de collaboration établie depuis 25 ans entre la Clinique communautaire de Pointe-St-Charles, qui a un mandat de Centre local de services communautaires, et l'hôpital Douglas, un centre spécialisé en psychiatrie, a permis de documenter un mode de partenariat particulier pour des services de santé mentale destinés à des adultes. Avec le soutien d'une équipe de consultants en psychiatrie disponible sur place, les professionnels 1 des équipes multidisciplinaires de première ligne sont responsables du plan de traitement établi et assurent un suivi de longue durée, si nécessaire. L'approche d'intervention mise également sur l'enracinement de cette Clinique dans le quartier et sur une tradition de collaboration avec plusieurs organismes communautaires qui accueillent les personnes suivies à cette clinique. Ce modèle d'organisation est soumis à des pressions, vu les transformations dans le réseau de la santé et des services sociaux. Cette étude, réalisée durant la période de reconfiguration des services de santé au Québec, a permis d'apporter un éclairage sur les conditions de réalisation du modèle d'intervention à la Clinique communautaire de Pointe-St-Charles et d'identifier des pistes d'amélioration, en considérant le point de vue des usagers et celui des professionnels impliqués.


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