De la migration de style de vie au mode de vie mobile

2020 ◽  
Vol 44 (2) ◽  
pp. 185
Author(s):  
Vered Amit ◽  
Anne-Hélène Kerbiriou
Keyword(s):  
1971 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 101-115
Author(s):  
Andrew J. Weigert

Les transformations de l'Eglise Catholique des Etats-Unis se répercutent profondément dans le changement de ses or ganisations spécialisées, telle la Compagnie de Jésus. Au cours des trois ou quatre dernières décennies, les Jésuites avaient détachés un grand nombre d'hommes, appelés « étu diants spéciaux », qui prenaient des grades dans des do maines traditionnels, mais surtout non traditionnels, et, de plus en plus, dans des universités non catholiques. Ces hom mes, rigoureusement sélectionnés et formés, étaient socialisés à une double appartenance par deux engagements complets : ils recevaient une identité sacrale par l'exercice du sacerdoce dans la Compagnie de Jesus et une identité instrumentale, séculière et scientifique par leur appartenance à la commu nauté universitaire. C'est ainsi qu'ils vivaient en eux-mêmes ce qui est peut-être la plus profonde distortion des valeurs de l'Occident : l'opposition entre le sacré et la sécularité. Ce conflit s'est manifesté par une mise en question de la structure, des objectifs, des engagements et du style de vie traditionnels des Jésuites. Depuis que l'Organisation a créé ce groupe et reconnu ses dilemmes, elle doit faire face à une source légitime de pression qui retvendique un changement de la structure et du mode de vie. Afin de poursuivre le recrutement et de maintenir ses engagements, l'Organisation a dû se résoudre à accepter le style de vie séculier, professionnel et individuel des « étudiants spéciaux », qui continuent à exercer une forte influence. Avec d'autres facteurs, ce phénomène a accéléré le changement de l'Organisation des Jésuites, au point que la présente analyse fait déjà partie de l'histoire et met en évi dence la nécessité d'analyses nouvelles.


2017 ◽  
pp. 215-232
Author(s):  
Philippe Cardon

Les courses alimentaires occupent une place centrale dans la vie quotidienne des personnes âgées, cette activité constituant le premier motif de sortie de celles vivant en centre-ville. La majorité de ces dernières vivent au quotidien dans un périmètre inférieur à 500 mètres. Ce périmètre ne cesse du reste de se rétrécir avec l’avancée en âge. Cela renforce le fait que la proximité de commerces et de services joue un rôle puissant d’intégration. Surtout, la proximité et la diversité des commerces alimentaires garantissent diversité et fraîcheur de l’alimentation des ménages de retraités. Partant, l’article étudie, à partir de deux monographies de couples de retraités, vivant dans un quartier périphérique d’une ville moyenne, l’impact de la disparition des commerces de proximité sur leur alimentation et leur mode de vie dans le contexte particulier de la prise en charge des maris atteints de maladies graves par leur conjointe. Entre la prise en charge de leur conjoint, la gestion des différentes activités domestiques et les contraintes liées à la disparition des commerces, les femmes rencontrées tentent de concilier identité pour soi et identité conjugale. Deux postures de contournement de la disparition des commerces de proximité émergent dès lors, chacune influençant différemment l’alimentation des ménages. La manière de faire face à la fermeture des magasins apparaît liée au style de vie et au milieu social du ménage, et s’exprime dans la façon dont les conjointes négocient identité pour soi et identité conjugale.


2017 ◽  
Vol 36 (2) ◽  
Author(s):  
Célia FORGET

Le caravaning à plein temps, mode de vie choisi par plusieurs millions de Nord-Américains, est-il une forme de tourisme résidentiel ? C’est à cette question que cet article tente de répondre en analysant le concept même de tourisme résidentiel et les concepts avoisinants pour saisir si le caravaning à plein temps présente des points communs avec ceux-ci. Les destinations choisies par les caravaniers, en été comme en hiver, sont-elles liées au tourisme ? Le temps de résidence passé dans ces destinations a-t-il une influence sur la conception qu’ils se font de leur statut de touriste, de migrant ou de résident ? En concentrant mon analyse sur un certain type de caravaniers à plein temps, ceux qui élisent domicile pour plusieurs mois à un même endroit, il sera possible de démontrer que ce mode de vie se distingue à maints égards de ceux généralement liés au tourisme résidentiel ou à la migration de style de vie.


2006 ◽  
Vol 42 (2) ◽  
pp. 82-90
Author(s):  
S. Ennigrou ◽  
F. Ben Slama ◽  
N. Achour ◽  
A. Achour ◽  
B. Zouari

2020 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 80-87
Author(s):  
R. Enaud ◽  
C. Tétard ◽  
T. Lamireau

Même si la physiopathologie des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) fait encore l’objet de nombreuses études, il est admis qu’elle implique une interaction inadaptée entre le microbiote intestinal et le système immunitaire digestif. L’incidence croissante des MICI durant les dernières décennies, en lien avec l’occidentalisation du mode de vie, souligne le rôle des facteurs environnementaux dans cette interaction. Ces facteurs seraient notamment impliqués dans les perturbations du microbiote intestinal ou dysbioses, maintenant bien décrites dans les MICI. Parmi ces facteurs, l’alimentation suscite beaucoup d’intérêt. Symbole de nos changements de mode de vie, elle a un impact bien démontré sur la composition du microbiote, dès la naissance puis tout au long de la vie. Des études épidémiologiques ont permis de montrer des associations entre l’alimentation et le risque de survenue de MICI. Certains de ces liens ont également pu être mis en évidence chez l’animal ou en culture cellulaire, renforçant l’hypothèse d’une relation étroite entre l’alimentation, le microbiote et l’inflammation intestinale. L’alimentation bénéficie également d’une attention croissante ces dernières années dans la prise en charge des MICI. Au-delà de l’utilisation de la nutrition entérale exclusive dans la maladie de Crohn pédiatrique, dont l’efficacité est maintenant bien démontrée, de nouvelles approches émergent. Parmi elles, des régimes d’exclusion spécifiques pourraient constituer les prochaines avancées majeures dans la prise en charge de MICI au cours des prochaines années.


1951 ◽  
Vol 6 (4) ◽  
pp. 463-473
Author(s):  
Georges Becker
Keyword(s):  

Louer le bon vieux temps et se lamenter sur les changements intervenus dans l'existence de notre pays depuis un siècle — lieu commun. Mais quand on examine avec un peu de précision en quoi consistent ces changements, on est stupéfié d'abord par leur amplitude dans tous les domaines (agricole, artisanal, économique, industriel, démographique), et ensuite par l'évolution du style de vie, si rapide, et qui marque malgré tout un tel progrès que le retour en arrière serait pour tous un insupportable supplice.Il nous a paru bon de choisir la date de 1850 comme point de départ, parce que c'est l'époque de l'établissement du chemin de fer, qui fut à l'origine de toutes les transformations subséquentes. Et nous avons choisi comme objet de notre recherche le village de Lougres dans le Doubs (arrondissement de Montbéliard), non seulement parce que nous l'habitons, mais parce que notre famille, fixée là depuis quatre siècles, nous a mis à même de puiser dans une très riche tradition et dans de nombreux documents que nous n'aurions pas trouvés ailleurs.


1966 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 159-177 ◽  
Author(s):  
Mario Gongora

A. Vexliard indiquait récemment qu'il n'existe pas de définition tout à fait exhaustive du vagabondage. Le vagabondage est un phénomène qui présente des formes très diverses suivant les structures historiques dominantes, sans parler du vagabondage élémentaire, simple répercussion de catastrophes naturelles ou humaines. Le caractère qui paraît essentiel dans ce mode de vie est moins le déplacement en soi que l'irrégularité, le retreatism au sens défini par R. Merton, la déviation face aux finalités et institutions sociales. Il existe un vagabondage agressif, qui tend à coïncider avec le banditisme, et il en existe un autre, pacifique, proche de la mendicité. Mais, au fond, le vagabondage ne s'identifie jamais pleinement avec ces formes fixes et comme institutionnalisées elles aussi. Dans son âge d'or, au Moyen Age, le vagabondage fut en relation avec des phénomènes culturels aussi importants que les pèlerinages, les croisades, le métier de jongleur.


1981 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
pp. 39-42
Author(s):  
J.F. Bernard-Becharies
Keyword(s):  

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