scholarly journals La contribution du modèle de renforcement des capacités dans la mise en oeuvre de la démarche MADA : études de cas en Acadie du Nouveau-Brunswick

2019 ◽  
pp. 115-136
Author(s):  
Majella Simard

Implanté en 2005 par l’Organisation mondiale de la santé, le réseau Municipalités amies des aînés a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des aînés. Au Nouveau-Brunswick, 13 municipalités en font partie. Le but de cet article consiste à examiner les effets de la gestion territoriale du vieillissement en matière de développement dans deux MADA. L’approche méthodologique repose sur l’observation participante. Le modèle de renforcement des capacités sert de cadre théorique à la présentation des résultats. Ceux-ci révèlent le rôle de la mobilisation, de la concertation, du leadership et de la transparence de l’information dans le succès de la démarche.

Author(s):  
Linda Lee ◽  
Loretta M. Hillier ◽  
W. Wayne Weston

RÉSUMÉCliniques de mémoire en soins de santé primaires suscitent un intérêt croissant, car elles offrent la possibilité d’améliorer le diagnostic et le traitement de la démence. En Ontario, plus de 30 établissements de soins primaires ont participé à un programme de formation visant à aider les participants à établir une clinique de mémoire indépendante dans leur milieu de pratique. Cet article présente les principales leçons acquises dans la mise en oeuvre de ces cliniques sur la base d’une étude qui a utilisé une méthodologie d’entrevue avec les membres des équipes de cliniques de mémoire et a identifié les facteurs favorables, les défis et les recommandations pour la soutenabilité. L’accès à la formation qui facilite le transfert des connaissances et soutient les changements dans la pratique, la collaboration interprofessionnelle, et le soutien de l’infrastructure en cours était d’une importance capitale. Des suggestions pour la mise en place de cliniques et de renforcement des capacités continues ont été identifiés. Les leçons apprises sont applicables à la mise en oeuvre d’autres modèles de prise en charge des maladies chroniques dont le but est la gestion des soins de santé primaires de maladies chroniques complexes.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S39-S39
Author(s):  
B. Pachoud ◽  
P.M. Llorca ◽  
I. Salmona ◽  
J.-B. Trabut

La pratique de la décision médicale partagée est désormais entrée dans l’usage dans les disciplines médicales pour lesquelles les choix thérapeutiques sont complexes, lourds de conséquences et d’enjeux (vitaux, de qualité de vie…), et exigent par conséquent la prise en compte des préférences et valeurs des patients. Devenue un critère de qualité de soin, elle fait l’objet de recommandations de la part des tutelles . En psychiatrie, cette approche, qui transforme la relation médecin–malade, est encore peu revendiquée dans notre pays, et son intérêt sans doute encore sous-estimé. Elle suscite pourtant un intérêt croissant dans de nombreux pays, étant l’expression d’une médecine qui n’est plus seulement centrée sur la maladie, mais désormais aussi sur la personne et sur son devenir. Restaurer la personne dans une posture active de gestion de sa maladie, de reprise d’un contrôle sur sa vie, devient dès lors un objectif majeur, exigeant de valoriser ses compétences et de promouvoir – jusque dans le soin – ses capacités de choisir, de décider et d’agir. Dans le même esprit, en psychiatrie, le recours aux « directives anticipées » concernant la conduite à tenir en cas de rechute, illustre ce souci d’associer la personne aux décisions relatives à son traitement, y compris en période de crise, pour établir une relation de partenariat plutôt que d’assistance. L’enjeu est non seulement une meilleure acceptation et observance des choix thérapeutiques, mais un soutien au processus d’autonomisation et de rétablissement de la personne. Des études montrent que la majorité des patients souhaitent être associés aux décisions concernant leur traitement et de nombreux travaux s’attachent à favoriser l’identification des préférences, valeurs et attentes des patients et à soutenir la mise en œuvre de cette pratique en santé mentale [3,4].


Author(s):  
Elsa Marziali

RÉSUMÉCe volume réunit une série d'articles sur le travail social en gérontologie. La plupart des co-auteurs lancent un cri d'alarme à la profession, et soulignent la nécessité de former davantage de travailleurs sociaux en gérontologie pour faire face à la croissance exponentielle du nombre de personnes âgées dans le monde entier. Plusieurs auteurs citent trois secteurs de perfectionnement professionnel qui devront faire l'objet d'une attention particulière au cours des dix prochaines années : (a) la nécessité de disposer de modèles empiriques de pratique clinique en gérontologie ; (b) la nécessité pour les travailleurs sociaux de participer à l'analyse des politiques d'où émaneront les programmes d'action du gouvernement qui influeront sur la qualité de vie des personnes âgées (qu'elles vivent dans la communauté ou en établissements de soins de longue durée) ; et (c) la nécessité pour les travailleurs sociaux de prendre une part beaucoup plus importante à la conception et à la mise en oeuvre des programmes de recherche afin de mieux identifier les pratiques exemplaires en gérontologie. Aucun des articles n'apporte de réponse à ces difficiles questions. Par contre, ils offrent une foule d'informations sur les mesures que doivent prendre les travailleurs sociaux s'ils veulent participer à une stratégie multidisciplinaire et faire face au vieillissement de la population.


2019 ◽  
Vol 38 (03) ◽  
pp. 350-366 ◽  
Author(s):  
Jenna C. Gibbs ◽  
Caitlin McArthur ◽  
James Milligan ◽  
Lindy Clemson ◽  
Linda Lee ◽  
...  

RÉSUMÉNotre étude pilote a évalué la faisabilité, l’efficacité et la mise en œuvre du programme d’exercices fonctionnels en groupe intégrés au mode de vie (Lifestyle-integrated Functional Exercise; Mi-LiFE) créé pour des personnes âgées, dans le cadre d’une pratique interprofessionnelle en soins de première ligne. Un physiothérapeute a enseigné aux participants comment intégrer des exercices de force et d’équilibre dans la routine quotidienne au cours d’une séance individuelle et de quatre séances de groupe, suivis de deux rendez-vous téléphoniques. Les résultats concernant la faisabilité incluaient le recrutement, l’adhésion et la rétention sur une période de six mois. L’activité physique (AP) (accéléromètre, IPAQ), une version courte de la batterie de tests de performance physique (SPPB) et la qualité de vie liée à la santé (EQ5D-3L) ont été évaluées au début de l’intervention et 6 mois plus tard. Des 123 personnes admissibles, 39 % ont participé à l’intervention et 61 % n’étaient pas intéressées ou non joignables. Quarante-huit participants (âge moyen ± ÉT = 81 ± 5 ans ; IMC = 28 ± 5 kg/m2 ; 60 % de femmes ; AP modérée à vigoureuse = 49 ± 87 minutes par semaine) ont pris part à cette étude. Quatre participants se sont retirés avant le début de l’intervention. Trente-deux participants (67 %) étaient présents au suivi. Le taux d’adhésion quotidien documenté dans le journal de bord était de 50 % à 6 mois, et 77 % des participants ont assisté à au moins 4 séances. Aucun changement statistiquement significatif n’a été observé dans les résultats de l’AP modérée à forte et de la SPPB. Cependant, les participants ont déclaré lors du suivi que leur force et leur équilibre dans l’AP se sont améliorés, tout comme leur qualité de vie. Le programme Mi-LiFE présente une bonne faisabilité, avec des taux de recrutement et d’assiduité acceptables. Des modifications pourraient être apportées pour améliorer la rétention et l’adhésion à l’intervention. Ces résultats renseignent sur la faisabilité de programames d’exercices pragmatiques qui pourraient être développés pour être offerts aux personnes âgées se présentant pour des soins de première ligne.


2013 ◽  
Vol 84 (4) ◽  
pp. 319-331 ◽  
Author(s):  
Papa Ibrahima Ngom ◽  
Pascaline Attebi ◽  
Joseph Samba Diouf ◽  
Khady Diop Ba ◽  
Alpha Badiane ◽  
...  

Le PIDAQ (Psychosocial Impact of Dental Aesthetics Questionnaire) est un instrument qui a été mis au point pour évaluer l’impact des dysmorphoses orthodontiques sur la qualité de vie. L’objectif de cette étude était d’adapter en langue française le questionnaire PIDAQ. Secondairement, une évaluation de ses propriétés psychométriques et de sa validité a été mise en œuvre. Les recommandations de Guillemin, et al. (1993) ont servi de base dans cette perspective. En particulier, les quatre étapes suivantes sont rigoureusement suivies : étape préparatoire, réunion d’expert, rétro-traduction et harmonisation. La version en français obtenue à la fin du processus d’adaptation, que nous avons convenu de nommer QIPEO, est testée sur un échantillon de 42 sujets (33 femmes et 9 hommes) âgés de 24,60 ± 8,66 ans. Les résultats montrent une excellente fiabilité du PIDAQ avec une cohérence interne des items qui constituent chacun des domaines variant de 0,67 pour les « préoccupations esthétiques » à 0,87 pour l’« impact social ». La reproductibilité des réponses données par 14 patients à deux évaluations différentes séparées de 15 jours est bonne pour les quatre domaines avec un coefficient intra-classe allant de 0,72 pour l’« impact social » à 0,90 pour la « perception esthétique ». Cette étude révèle aussi que le PIDAQ a un certain degré de validité pour cette population, les scores étant, d’une part, associés de façon significative à la perception qu’ont les patients de l’alignement de leurs dents et, d’autre part, avec la composante de santé dentaire de l’IOTN (Index of Orthodontic Treatment Need). Une étude de validation sur un échantillon plus grand et plus variée de sujets issus d’une population française est recommandée ainsi qu’une analyse de sa réactivité aux changements (traitement, récidives, etc.).


2008 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 59-70 ◽  
Author(s):  
D. POMIÈS ◽  
P.G. MARNET ◽  
S. COURNUT ◽  
F. BARILLET ◽  
J. GUINARD-FLAMENT ◽  
...  

Depuis quelques années, les éleveurs laitiers français aspirent à une meilleure maîtrise de leur temps de travail, notamment vis-à-vis de la traite biquotidienne qui représente près de 50% de l’astreinte. C’est dans cette optique que l’INRA a évalué et/ou mis au point des outils et des conduites de traite innovants. Chez les bovins, les travaux menés sur le robot de traite ont mis en évidence une bonne adaptation des animaux à la machine et une production laitière peu modifiée, hormis une augmentation de la lipolyse et des spores butyriques du lait. Mais le prix élevé du robot et son utilisation au pâturage sont un frein pour de nombreux éleveurs. A l’opposé, la traite une seule fois par jour (monotraite) est une pratique peu coûteuse, rapide à mettre en oeuvre et réversible. Elle entraîne une diminution de la production laitière (de - 15 à - 46% selon l’espèce et le contexte) associée à un lait plus riche en protéines et matières grasses. L’utilisation prolongée de la monotraite pouvant entraîner une dégradation de la santé de la mamelle et de la qualité du lait, sa mise en oeuvre se limite généralement à quelques semaines. La suppression de la traite du dimanche soir, la modulation des horaires de traite ou la monotraite en présence du jeune sont d’autres alternatives à la traite «classique», qui permettent de répondre en partie aux aspirations des éleveurs à une meilleure qualité de vie. Le développement de ces conduites repose en grande partie sur la possibilité de sélectionner des femelles laitières aptes à tolérer de longs intervalles entre traites.


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