scholarly journals Vers une consolidation des services québécois d’information documentaire

2019 ◽  
Vol 23 (3) ◽  
pp. 123-126
Author(s):  
Daniel Reicher

Les services d’information documentaire ont trop longtemps ignoré leur importance économique et ils ont insisté uniquement sur leurs activités culturelles. Il faut convaincre le Gouvernement qu’il y va de son intérêt de consolider les services de documentation. Cet encadrement permettra de franchir les diverses étapes qui mèneront de la coopération sporadique à la rationalisation intensive dans ces domaines d’activité.

Author(s):  
Georges Vassiliades

A la suite d'une série d'enquêtes épidémiologiques effectuées au Sénégal, il apparaît que la coccidiose intestinale des ruminants domestiques est une affection parasitaire grave, fréquente en certaines régions. La coccidiose existe sous la forme latente ou chronique dans tout le pays tandis que la coccidiose aiguë atteint essentiellement les troupeaux situés dans la moitié Nord du Sénégal (moins de 1000 mm de pluie par an) où les conditions d'élevage sont plus difficiles (longue saison sèche, végétation rare). Les espèces en cause sont, pour les bovins: E. zurni, E. bovis, E. ellipsoidalis, E. auburnensis, E. subspherica, E. cylindrica, E. alabamensis et E. wyomingensis; et pour les petits ruminants: E. ninakolhyakimovae, E. arloingi, E. parva, E. ahsata, E. faurei, E. christenseni, E. crandallis, et E. intricata


1991 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
pp. 177-182
Author(s):  
E. DEPRÉS ◽  
J.C. CARITEZ

L’adoption en élevage intensif moderne est un moyen favorisant la maîtrise de la mortalité des nouveau-nés surnuméraires. Son importance économique est grande puisqu’elle concerne, dans certaines études, 5,6 % des porcelets nés vivants et 0,61 porcelet sevré par portée. Cette pratique est favorisée par la conduite en bandes, la synchronisation des mise bas et nécessaire avec l’apparition de types génétiques plus prolifiques et la nécessité d’améliorer la productivité numérique de l’élevage. En revanche, ses conséquences sont multiples et affectent particulièrement le comportement du nouveau- né transféré. Cependant, les pertes dues à ces perturbations comportementales sont faibles et l’effet le plus marqué se manifeste surtout sur les performances de croissance du porcelet jusqu’au sevrage et, dans une moindre mesure, jusqu’à l’abattage. Les effets défavorables de cette technique sur les performances de reproduction des truies adoptées sont, quant à eux, limités au taux de conception des nullipares, au nombre de porcelets nés totaux et au nombre de porcelets nés vivants. L’adoption conduit au nivellement de la taille de la portée en lactation autour d’un optimum variable suivant le type de truie. Elle semble ainsi compenser les effets défavorables d’une taille de portée excessive en lactation. La période d’intervention, le poids du porcelet transféré, sa vigueur, l’aptitude maternelle de la truie, représentent les principaux facteurs de variation et contribuent ainsi au succès de cette pratique.  


2005 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 289-300
Author(s):  
Aliette Geistdoerfer

Si nous avons choisi les Îles-de-la-Madeleine comme terrain d'une enquête sur la pêche de type traditionnel au Québec c'est que les techniques de pêche côtière n'y avaient jamais été étudiées ethnologiquement dans leur ensemble et que s'y trouvaient réunies en un seul territoire plusieurs pêches traditionnelles gardant encore aujourd'hui une importance économique assez élevée pour ne pas être relayées au rang de survivances. La pêche côtière y occupe en effet 27% d'une population active de 3,361 personnes. Pour que la pêche ait pris une telle importance aux Iles-de-la-Madeleine, il fallait que certaines conditions particulièrement favorables y soient réunies. Les Iles présentent trois types de côtes. Si les hautes falaises de schiste ou de grès rouge sont inabordables, les très nombreuses plages ont rendu les côtes hospitalières et sont devenues presque toutes de petits havres de pêche : certaines ont été aménagées de quais, de plans de halage et de treuils mécaniques. Les lagunes comprises entre de longues flèches de sable servirent de port jusqu'à ce que leur ensablement les rendent inutilisables. En effet, exception faite pour le Havre-Aubert, les autres Iles ne possèdent aucun port naturel. Les plages ne valent comme anses de pêche que parce que les pêcheurs halent leurs bateaux chaque soir à terre. Mais quand le tonnage des bateaux augmente, comme c'est le cas aujourd'hui, 1 la question du port se pose continuellement et avec acuité, car celui de Havre-Aubert s'ensable régulièrement, le port artificiel de Cap-aux-Meules est trop petit et mal abrité et celui de l'Étang-du-Nord se trouve dans une zone de faible profondeur d'eau. Les havres de pêche se répartissent à peu près également autour des Iles, suivant en cela le territoire de pêche: celui-ci dans sa plus grande étendue, est compris à l'intérieur d'une cote de profondeur d'eau de 20 brasses, cote qui se situe à 15 milles au large des Iles. La différence d'inclinaison de ce plateau, forte au sud et au nord où elle est de 90 pieds au mille, faible sur les façades est et nord-est, en particulier dans la baie de Plaisance, a déterminé une première spécialisation géographique des types de pêche. Les ports du nord et du sud, zones où les grands fonds sont proches de la côte, se consacrent à la pêche de la morue alors que ceux de la Baie de Plaisance sont spécialisés dans celle du hareng et du maquereau. Les fonds à homards, par contre, se répartissent aussi bien au nord qu'au sud, mais uniquement là où les fonds sont rocheux. Les eaux qui baignent les Iles offrent des conditions hydrologiques et biologiques constituant non seulement un habitat propice aux homards, mais aussi un milieu favorable au passage de bancs de différentes espèces de poissons. En effet l'organisation des pêches madelinoises est déterminée d'une part par l'alternance des saisons et principalement par l'arrivée et le départ des glaces, mais aussi par le cycle écologique constitué par les passages et séjours successifs des différentes espèces de poissons dans les eaux madelinoises. Les Madelinots ne pèchent donc que lorsque les bancs de poissons viennent très près des côtes: nous avons vu que leur territoire de pêche ne dépassait pas 15 milles à la ronde. Cette soumission aux migrations des poissons présente cependant plusieurs inconvénients. Les dates de passage de ces bancs ne sont que plus ou moins prévisibles et, parfois, le hareng arrive plus tôt que d'habitude, ne reste que quelques jours aux Iles et les quitte avant que les trappes aient pu être mouillées. Si les conditions ne sont pas favorables en faible profondeur, le poisson se maintient en grande eau et la pêche est nulle pour les Madelinots. L'automne, il y a de grandes migrations de hareng au large des Iles : aujourd'hui seuls les seineurs modernes peuvent en profiter alors qu'autrefois cette richesse était inexploitée. La pêche côtière s'est donc modernisée mais son organisation continue d'adhérer au cycle écologique. Nous allons voir maintenant comment les Madelinots en ont développé les différents types et, surtout, quelles ont été les grandes transformations techno-économiques qui sont à la base du système actuel.


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