scholarly journals Écouter les enfants dans la recherche en santé mentale jeunesse (SMJ) : une créativité éthique inspirée de la clinique

Author(s):  
Prudence Caldairou-Bessette ◽  
Janique Johnson-Lafleur ◽  
Lucie Nadeau ◽  
Mélanie Vachon ◽  
Cécile Rousseau

Cet article présente quelques réflexions critiques issues de la démarche inductive de deux projets de recherche impliquant des enfants. Ces projets portent sur les services publics en santé mentale jeunesse (SMJ), l’un avec des familles réfugiées et l’autre avec une population générale, tous deux intégrant le jeu et le dessin aux entretiens avec les enfants. Après avoir posé les bases critiques et inductives de la recherche « avec » les enfants, nous présentons quelques éléments de notre approche méthodologique. Cette dernière se situe entre les méthodes projectives de la clinique et les méthodes créatives de la recherche, en proposant un usage narratif, expressif et exploratoire de la projection. La démarche inductive de recherche est présentée à travers l’expérience de l’élaboration méthodologique et de la cueillette de données auprès des enfants. Six exemples sont tirés des projets pour illustrer nos questionnements autour de la directivité des entretiens et de leur exigence pour les enfants, de même que des interrogations autour du degré projectif impliqué, qui change le potentiel interprétatif en le rendant plus complexe, mais aussi plus riche. Nous concluons en proposant une conception créative de la projection en recherche comme un espace de jeu participatif. Cet espace de jeu est également envisagé comme contribuant à l’éthique de la recherche. Finalement, nous proposons, pour des recherches ultérieures, de faire participer les enfants à l’élaboration des méthodologies. Nous terminons en soulignant la pertinence d’une démarche inductive pour développer une réflexion critique en recherche.

2020 ◽  
pp. 070674372098026
Author(s):  
Roger Godbout ◽  
Julie Carrier ◽  
Célyne Bastien ◽  
Charles M. Morin

Les données recueillies lors de crises et tragédies passées prouvent que les problèmes de sommeil survenant durant ou peu de temps après un événement traumatique sont reliés à une probabilité accrue de développer des symptômes psychiatriques durables. Or la pandémie COVID-19 et ses conséquences à moyen et long-terme combinent plusieurs facteurs de risque pour le sommeil, tant pour les intervenants de la santé que la population générale. Notre relevé mensuel des publications scientifiques qui combinent COVID-19 et sommeil/insomnie entre janvier et juillet 2020 révèle un taux de croissance comparable pour les articles qui portent plus précisément sur la santé mentale mais aucune ne porte sur les résultats d’une intervention. Nous proposons qu’il faille agir rapidement sur les difficultés de sommeil en cette période de pandémie afin de protéger l’équilibre psychologique individuel à moyen et long terme, d’autant plus que les outils nécessaires à la prévention de l’insomnie, sa détection et son traitement sont à la portée de tous les professionnels de la santé mentale.


2012 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 122-139
Author(s):  
Marie-Claude Thifault ◽  
Marie Lebel ◽  
Isabelle Perreault ◽  
Martin Desmeules

Considérant qu’un Canadien sur neuf hospitalisé pour maladie mentale retournera à l’urgence moins d’un mois après sa sortie d’hôpital, il importe de documenter, dans une perspective socio-historique, les itinéraires « transinstitutionnels » des personnes souffrant de troubles psychiques. Nous proposons ici une note de recherche sur l’enquête que nous menons sur l’évolution des services de soins de santé mentale des communautés de langue officielle en situation minoritaire, en particulier, les communautés francophones de l’Est et du Nord ontarien ainsi que de la communauté anglophone de l’Ouest du Québec. Ces regards croisés entre deux régions francophones de l’Ontario et le Montréal anglophone visent une meilleure compréhension de l’impact des facteurs de « langue de service » et de « culture » sur la santé mentale des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM).


L Encéphale ◽  
2010 ◽  
Vol 36 (3) ◽  
pp. 33-38
Author(s):  
Francis Chabaud ◽  
Julie Debarre ◽  
Céline Serazin ◽  
Roland Bouet ◽  
Guillaume Vaïva ◽  
...  

2019 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 28-45
Author(s):  
Nicolas Bruwier ◽  
Anne Delizée ◽  
Christine Michaux ◽  
Simon De Brouwer

Résumé : La traduction et l’interprétation professionnelles de services publics (TISP) sont présentes en Belgique depuis les années 1970, mais ont vraiment pris leur envol en 1992. Une augmentation constante de la demande, ainsi qu’une exigence d’amélioration de la qualité, ont suivi. Par conséquent, en Belgique, la professionnalisation des traducteurs et interprètes en milieu social est devenue une question centrale dès le début des années 2000. Parallèlement, des besoins spécifiques sont apparus et le Service de Traduction et Interprétariat en milieu social bruxellois (SeTIS Bruxelles) a mis en place une offre adaptée à ces évolutions. Dans cet article, nous proposons une réflexion sur cette adaptation aux changements législatifs et sur la pratique actuelle de la "collaboration thérapeute-interprète" en santé mentale. Pour le SeTIS Bruxelles, le futur de la TISP requiert une adaptation aux besoins exprimés par le terrain, ainsi qu’une plus grande valorisation du bagage personnel et culturel de l’interprète. Resumen: La traducción e interpretación profesionales para los servicios públicos han estado presente en Bélgica desde tan pronto como los años 1970 pero han tenido que esperar hasta el 1992 para despegar. Al tiempo que las solicitudes y la exigencia de mejoramiento cualitativo incrementaban constantemente, la profesionalización de los traductores e intérpretes para los servicios públicos en Bélgica se ha convertido en una cuestión clave desde el inicio de los años 2000. Paralelamente, las necesidades específicas no tardaron en llegar y el Servicio de Traducción e Interpretación en el ámbito Social de Bruselas (SeTIS Bruxelles) ha desarrollado una oferta adaptada a esas evoluciones. En este artículo, nos interesaremos a los cambios legislativos y a las prácticas actuales de “colaboración terapeuta-intérprete” en el sector de la salud mental. Para el SeTIS Bruxelles, el futuro de la TISP requiere la adaptación a las necesidades del terreno valorizando el bagaje cultural y personal del intérprete.  


2007 ◽  
Vol 83 (10) ◽  
pp. 821 ◽  
Author(s):  
Claire Ruiz ◽  
Laurence Kurkdjian

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S110-S110
Author(s):  
E. Watrin ◽  
J. Madigand

IntroductionIntégrés dans la prise en charge globale du trouble de l’usage d’alcool, les traitements addictolytiques présentent un réel intérêt mais restent relativement peu prescrits [1]. Afin de faciliter leur utilisation, nous proposons une mise au point sur les différentes possibilités pharmacologiques actuelles et les pistes thérapeutiques d’avenir. État des lieux : en partenariat avec le patient, deux types d’objectif de consommation peuvent être proposés : la réduction ou l’abstinence [1]. Dans le 1er cas, seul le nalméfène a actuellement l’AMM en France [2]. En cas d’objectif d’abstinence, la naltrexone, l’acamprosate et le disulfirame sont les traitements addictolytiques de 1er choix [2]. Encadré par son actuelle recommandation temporaire d’utilisation, le baclofène peut être employé en 2e intention [2] et nécessite certaines précautions d’emploi lors de son instauration et de son sevrage [3]. Les résultats de son évaluation dans les 2 types d’objectif (études Bacloville et Alpadir) devraient être éminemment diffusés [2]. D’autres travaux en cours permettront d’étayer nos connaissances sur les systèmes de neurotransmission et les potentialités thérapeutiques qui en découlent [4]. En complément du traitement addictolytique, une bonne relation soignant–malade reste une base indispensable du parcours de soins [2]. Ce dernier permettra au patient un suivi médical de type entretiens motivationnels, une psychothérapie, le traitement d’éventuelles comorbidités somatiques ou psychiatriques, et des entretiens avec des membres d’associations d’anciens buveurs [2].ConclusionRelativement peu prescrit, le traitement addictolytique nécessite une plus large diffusion et une meilleure utilisation en santé mentale et en médecine générale.


2006 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 189-200 ◽  
Author(s):  
Emmanuel Stip ◽  
Amir Ali Sephery ◽  
Adrien Tempier ◽  
Annie Brochu-Blain

Le rôle potentiel des omnipraticiens à l’égard d’une maladie comme la schizophrénie a été redéfinie lors du dernier Plan d’organisation de la santé mentale au Québec en 2006. Dans cet article les auteurs présentent des résultats concernant la perception et les attitudes des omnipraticiens du Québec vis-à-vis des patients souffrant de cette affection. Les résultats obtenus à travers un sondage sont comparés à ceux obtenus grâce à 5 questions communes posées à la population québécoise en général. Un court questionnaire, composé de 5 items choisis à partir d’un questionnaire plus élargi et présenté à la population générale, a été proposé aux omnipraticiens du Québec. Ces items sondaient la perception et l’attitude des médecins à l’égard de la schizophrénie. À partir d’un échantillon aléatoire de 3 500 omnipraticiens, un taux de 29 %, soit un peu plus de mille (1003, 46 % de femmes et 54 % d’hommes), répondants a été observé. Les auteurs ont constaté des différences significatives entre les omnipraticiens et la population québécoise générale dans la tendance à vouloir offrir de l’aide aux personnes souffrant de schizophrénie (omnipraticiens = 58 % versus population générale : 45 %). Également, un plus haut pourcentage d’omnipraticiens (72 %) a dit ressentir de la compassion envers les patients souffrant de schizophrénie versus 27 % dans la population en général. Les omnipraticiens ont dit se sentir moins à l’aise de discuter ouvertement de la maladie à un membre de la famille si ce dernier était affligé de la schizophrénie (26 % versus 48 %). Il n’y avait pas de différence entre les deux populations en ce qui concerne le jugement de la sévérité de la schizophrénie dans le champ des maladies y compris des maladies mentales.


L Encéphale ◽  
2010 ◽  
Vol 36 (3) ◽  
pp. 39-57 ◽  
Author(s):  
T. Danel ◽  
J. Vilain ◽  
J.L. Roelandt ◽  
J. Salleron ◽  
G. Vaiva ◽  
...  

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