scholarly journals Participation sociale et sclérose en plaques : Réalité particulière1

2017 ◽  
Vol 62 (2) ◽  
pp. 94-113
Author(s):  
Nadine Lacroix ◽  
Normand Boucher ◽  
Patrick Villeneuve

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique évolutive présentant de nombreuses particularités qui peuvent avoir comme impact que les personnes atteintes vivent des obstacles à leur participation sociale. Quatre-vingt-neuf participants ont répondu à des questionnaires afin de faire un portrait de la participation sociale et d’identifier les facteurs l’influençant. L’analyse des données a permis de relever certaines caractéristiques de la maladie, dont le diagnostic, la symptomatologie et le portrait socioéconomique des personnes atteintes, pouvant avoir un impact sur la participation sociale, puis les facteurs influençant spécifiquement certains rôles sociaux (loisirs et relations interpersonnelles). L’article se termine en soulevant l’importance du rôle d’accompagnateur du travailleur social auprès de personnes vivant avec la SEP.

2019 ◽  
Vol 48 (1) ◽  
pp. 117-146
Author(s):  
Bernard Michallet ◽  
Jennifer Taylor ◽  
Claire Dumont ◽  
Julie McIntyre ◽  
Mélanie Couture

Ces dernières années, de nombreux chercheurs se sont intéressés aux meilleures pratiques d’intervention pour améliorer la participation sociale des enfants autistes. Les interventions auprès des adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) visant l’amélioration des relations interpersonnelles et de la communication restent toutefois peu documentées. Cette recherche a pour objectif : 1) d’identifier les interventions visant à améliorer la communication et les relations interpersonnelles des personnes de 16 à 40 ans présentant un TSA; 2) de documenter les caractéristiques et l’efficacité de ces interventions. Une recension systématique des écrits a été réalisée. Les interventions proposées dans les écrits recensés se divisent en trois catégories : les interventions de groupe, les interventions informatisées et les interventions selon une approche écosystémique. La majorité des programmes vise l’intégration sociale par diverses stratégies telles que l’amélioration des capacités de résolution de problèmes, la reconnaissance des émotions, la compréhension d’inférences, etc. Quoique prometteurs, ces programmes rencontrent des problèmes de transfert, de maintien et de généralisation des apprentissages. De plus, on ne peut conclure, avec un niveau de preuve suffisant, quant à l’efficacité des interventions recensées. La discussion porte sur l’applicabilité et l’efficacité des programmes, ainsi que sur le rôle des intervenants auprès des adultes présentant un TSA. Des recherches futures devront porter sur la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation de tels programmes.


Author(s):  
Delphine Capelle ◽  
Emilie Gourand ◽  
Stéphanie Delienne ◽  
Geneviève Vaillant

Introduction : Le Théâtre-en-Rond se place dans la recherche de la confiance en soi, la confrontation des opinions, la pratique de la coopération, le déclenchement des processus de création, ce qui concourt à l’acquisition de compétences d’adaptation en ETP. Objectifs : Utiliser le Théâtre-en-Rond avec des enfants vivant avec une maladie hémorragique constitutionnelle (MHC) et leur fratrie pour révéler à chacun sa capacité à créer quelque chose de nouveau. Méthode : Dix enfants ont participé à un stage animé par deux artistes et deux soignants-éducateurs. La circulation de la parole, les perceptions sensorielles, la perception spatiale, la notion de fonction ont été les outils utilisés. Résultats : Le spectacle final a permis l’observation de compétences concernant la gestion du stress, les relations interpersonnelles et les choix. Des entretiens individuels et des échelles de sentiment de compétence ont montré une amélioration de la confiance en soi et de l’affirmation de soi. Conclusion : Le théâtre en rond est une méthode utilisable pour l’acquisition des compétences d’adaptation chez des enfants vivant avec une maladie chronique et leur fratrie. En développant le processus de créativité il permettra à l’enfant d’extrapoler pour inventer sa propre norme de santé et affirmer ses choix.


2018 ◽  
Vol 85 (5) ◽  
pp. 365-377
Author(s):  
Samuel Turcotte ◽  
Catherine Vallée ◽  
Claude Vincent

Description. Bien que l’intégration communautaire (IC) constitue l’ultime but en réadaptation, elle s’actualise rarement en clinique. But. Le but de cette étude était de (a) synthétiser l’état des connaissances ergothérapiques liées à l’IC auprès de personnes atteintes d’un trouble neurologique et (b) dresser un portrait de l’opérationnalisation du concept d’IC au sein de ces écrits. Méthodologie. Un examen de la portée fut réalisé en double sélection pour ultimement retenir 47 écrits, touchant quatre populations sélectionnées. Les thématiques propres à l’ensemble des clientèles ont été dégagées par analyse de contenu et les constats touchant l’évolution des connaissances ont fait l’objet de synthèses itératives. Résultats. Les écrits retenus concernent le traumatisme craniocérébral ( n = 21, 9 devis expérimentaux [EXP]), les blessures médullaires ( n = 11, 4 EXP), l’accident vasculaire cérébral ( n = 9, 4 EXP) et la sclérose en plaques ( n = 4, 1 EXP). L’IC est employée de façon interchangeable avec la participation sociale: 51 % des écrits définissent l’IC uniquement à partir d’un outil de mesure et 10 % n’offrent aucune définition de l’IC. La dimension physique de l’IC est plus étudiée que les dimensions sociale et psychologique. Conséquences. Les pratiques innovantes doivent viser l’affiliation et l’exercice d’une pleine citoyenneté afin de soutenir une habilitation durable.


2012 ◽  
Vol 168 ◽  
pp. A47-A48
Author(s):  
Arnaud Kwiatkowski ◽  
Madani Puyfaucon ◽  
Julien Pelzer ◽  
Jean-Pierre Marissal ◽  
Benoît Dervaux ◽  
...  

2018 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 289-311
Author(s):  
Marie Gagnon ◽  
Élise Milot

Plusieurs adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) reçoivent des services en soutien à leur intégration dans la société. Par contre, des experts mettent en lumière la présence d’inadéquations entre leurs besoins et les services reçus, ce qui complique l’exercice d’une participation sociale pleine et entière. À cet égard, 11 adultes, dont le profil réfère à un haut niveau de fonctionnement social ou au syndrome d’Asperger, âgés de 19 à 32 ans ont été interrogés lors d’une recherche qualitative, sur ce qui facilite et fait obstacle à leur participation sociale. Des entrevues semi-dirigées ont été réalisées et retranscrites avant de faire l’objet d’une analyse thématique de contenu. Le cadre théorique choisi, le Modèle du développement humain - Processus de production du handicap 2 (MDH-PHH 2), a guidé l’analyse des données. Les résultats mettent en lumière les points de vue généralement hétérogènes des participants à l’égard des obstacles et des facilitateurs rencontrés dans l’atteinte de leurs objectifs de participation sociale. Les relations interpersonnelles, l’éducation et le travail ressortent comme des domaines centraux à leur participation sociale. De plus, les participants se sont exprimés sur les services reçus, lesquels peuvent être mal adaptés ou, au contraire, favoriser l’atteinte de leurs objectifs de participation sociale. Cette étude permet donc de montrer l’hétérogénéité des points de vue des personnes vivant avec un TSA et rappelle, ainsi, l’importance de prévoir des services flexibles et adaptés à chaque personne.


2009 ◽  
Vol 29 (3) ◽  
pp. 121-131
Author(s):  
W.M. Hopman ◽  
M.B. Harrison ◽  
H. Coo ◽  
E. Friedberg ◽  
M. Buchanan ◽  
...  

Le présent article examine les liens existant entre les maladies chroniques, l’âge et la qualité de vie liée à la santé (QVLS) physique et mentale, à l’aide de données recueillies dans le cadre de dix études portant sur cinq maladies chroniques. La QVLS a été mesurée à l’aide du SF-36 ou de sa version sommaire, le SF-12. Les scores du Sommaire de la composante physique (SCP) et du Sommaire de la composante mentale (SCM) ont été représentés sur un graphique selon la maladie chronique, par groupes d’âge de 10 ans, et comparés avec des données normatives ajustées en fonction de l’âge et du sexe. Les modèles de régression linéaire relatifs au SCP et au SCM ont été corrigés en fonction des variables confusionnelles existantes. Sur les 2 418 participants qui composaient l’échantillon, 129 sujets étaient atteints d’insuffisance rénale, 366, d’arthrose, 487, d’insuffisance cardiaque, 1 160 présentaient des plaies chroniques (p. ex., ulcère à la jambe) et 276 étaient atteints de sclérose en plaques (SEP). D’importantes différences ont été notées quant au SCP entre les données normatives et les scores moyens des sujets atteints de maladies chroniques, mais ces différences étaient négligeables pour ce qui était du SCM. Le fait d’être une femme et de présenter des comorbidités était associé à une QVLS moins bonne; l’âge avancé était associé à un SCP plus faible et à un meilleur SCM. Cette étude a permis de confirmer que même si la fonction physique pouvait être gravement affectée à la fois par des maladies chroniques et l’âge avancé, la santé mentale demeure relativement bonne et stable.


2008 ◽  
Vol 192 (3) ◽  
pp. 483-493 ◽  
Author(s):  
Christian Confavreux ◽  
Sandra Vukusic
Keyword(s):  

Author(s):  
Outi Kalla ◽  
Jarl Wahlström ◽  
Jukka Aaltonen ◽  
Juha Holma ◽  
Pentti Tuimala ◽  
...  

Identifier avec précision les troubles schizophréniques a toujours été un problème complexe et controversé. Les caractéristiques psychologiques de la schizophrénie ont donné lieu à un volume considérable de travaux et de débats. Ces dernières années sont apparus un nombre croissant d'articles portant sur les différences et similitudes des manifestations de la psychose selon les cultures, partant de l'idée que les caractéristiques de personnalité nationales pourraient contribuer aux tableaux psychopathologiques. Le but premier de cette étude est de mieux comprendre les troubles psychotiques par l'investigation de la structure de personnalité et du fonctionnement de patients faisant un premier épisode psychotique. Le second objectif est de décrire les différences et similitudes observées dans les réponses au Rorschach de patients finlandais et espagnols afin de mettre en évidence des caractéristiques nationales et de contribuer ainsi à la recherche Rorschach interculturelle. Ont été inclus 41 protocoles de patients finlandais hospitalisés de manière consécutive pour premier épisode psychotique, et 32 en Espagne. Le travail a porté sur un certain nombre d'indicateurs de difficultés d'ajustement tirés du résumé formel du Rorschach en Système intégré ( Weiner & Exner, 1991 ). Tous les patients avaient été diagnostiqués comme schizophrènes ou souffrant d'autres troubles fonctionnels psychotiques non affectifs selon le DSM-IV. Les Rorschach ont été administrés en Système intégré aussitôt que possible après leur admission mais après la phase aiguë. La comparaison des groupes finlandais et espagnol, loin de montrer des différences significatives, étaient similaires sur beaucoup de points. Ces résultats confirment des données déjà bien établies sur les structures et mécanismes des patients psychotiques, mais ils en interrogent d'autres. Les patients obtiennent plus de styles ambiéquaux et moins d'introversifs que prévu. Beaucoup d'entre eux manquent de compétences sociales, d'intérêt pour les relations interpersonnelles et semblent avoir une vie sociale insatisfaisante. On observe des signes de difficultés dans le contrôle émotionnel et de modulation des affects, des traits dépressifs, une détresse émotionnelle, et peu de capacités de coping. Les résultats soulignent la notion que les problèmes affectifs et les traits dépressifs devraient être considérés comme un élément important dans un premier épisode psychotique, et ils confirment la présence de déficits cognitifs survenants tôt dans l'histoire d'un trouble psychotique. On a rencontré moins de dysfonctionnements idéationnels que prévu. Les deux groupes de patients se différenciaient sur certaines variables Rorschach, en particulier celles qui concernent la perception de soi. Les patients finlandais sont plus souvent centrés sur eux-mêmes de faç on excessive, plus préoccupés d'eux-mêmes et plus enclins M l'introspection. La majorité des patients espagnols manifestent un sentiment de valeur de soi négatif. Ils disposent de moins de ressources et ont plus souvent des déficits en capacité de coping. En admettant que ces résultats sont dus à des différences dans les caractéristiques de personnalité des patients psychotiques en Finlande et en Espagne, plutôt que des différences nationales dans la manifestation au Rorschach de structures de personnalité en fait identiques, alors ces données pourraient bien nous permettre de repérer des différences interculturelles de personnalité. Toutefois, l'impact des facteurs culturels est difficile M évaluer, surtout s'agissant d'une psychopathologie aussi sévère que la psychose, et la seule faç on d'avancer dans la compréhension de cette question serait de recueillir plus de données Rorschach interculturelles sur des patients psychotiques.


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