scholarly journals L’entretien enseignant-famille à l’école maternelle : quelles dynamiques organisationnelles, quels savoirs mobilisés ?

2016 ◽  
Vol 42 (1) ◽  
pp. 147-181
Author(s):  
Javier Nunez Moscoso ◽  
Tania Ogay

Dans cet article, nous proposons l’étude d’une zone peu explorée par la recherche, à savoir les entretiens individuels entre les enseignant-e-s et les familles, analysés comme une facette constitutive du travail enseignant. Nous étudions le cas d’une école maternelle à Fribourg, Suisse, caractérisée par la diversité culturelle des familles. À partir d’une approche qui met en contraste les prescriptions sur l’entretien, les objectifs et contenus déclarés par les enseignantes et le travail réellement effectué, nous décrirons les dynamiques organisationnelles ainsi que les savoirs mobilisés par les enseignantes durant les entretiens auprès des familles. Les résultats d’analyse issus d’une collecte de données de type ethnographique permettent la mise au jour d’une hypothèse a posteriori : la nature de ces savoirs semble composite; ils sont affirmés et relativisés dans l’action, en se présentant comme un système articulé par des savoirs centraux (moins négociables, plus fortement ancrés), des savoirs périphériques (plus négociables, moins fortement ancrés) et des savoirs transversaux (partagés par les enseignantes et les familles). L’interaction entre ces savoirs permettrait l’actualisation, la mutation et la circulation des différentes catégories repérées.

Author(s):  
Annah Latané ◽  
Jean-Michel Voisard ◽  
Alice Olive Brower

Cette étude a tiré parti d’une infrastructure d’encadrement et de collecte de données et de relations préalables légué par le projet Feed the Future Sénégal Naatal Mbay (« agriculture florissante »), financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre par RTI International entre 2015 et 2019. Réalisée en 2020, la recherche a intégré des organisations de producteurs pour qu’elles puissent suivre les ménages ruraux membres de leurs réseaux alors qu’ils faisaient face à la pandémie de COVID-19 et tentaient de réagir à ce choc. Les organisations de producteurs, avec le soutien de RTI et de la société-conseil locale STATINFO, ont réalisé une enquête sur un échantillon de 800 ménages agricoles membres de quatre organisations de producteurs soutenus par Naatal Mbay, réalisée en deux passages successifs, en août et octobre 2020. Des groupes de discussion ont été menés avec les responsables des réseaux, ainsi qu’une collecte de données a posteriori ont permis de contextualiser l’expérience face au choc de la COVID-19 et de valider les conclusions. Les conclusions ont montré que les producteurs étaient déjà aux prises des effets des faibles précipitations de la saison de production de 2019 et que la COVID-19 a aggravé ce premier choc du fait des perturbations des communications et des interdictions de déplacements entre les régions, créant ainsi des pénuries alimentaires et exerçant ainsi une pression sur l’utilisation des stocks de semences à des fins alimentaires. Les effets de l’insécurité alimentaire, mesurés par le biais de l’échelle d’accès d’insécurité alimentaire des ménages, se sont avérés être plus importants pour les ménages de Casamance que pour ceux des régions de Kaolack et de Kaffrine. Les conclusions ont également indiqué que les réseaux de producteurs ont déployé une intervention coordonnée incluant aide alimentaire et accès à des équipements de protection individuelle, distribution de semences de légumes et de céréales à cycle court (par exemple, le niébé et le maïs) et des semences adaptées au jardinage, mesures de protection pour les semences de céréales de l’année suivante et innovations financières avec les banques pour sécuriser les crédits. On s’attend à ce que les stocks d’alimentation soient reconstitués au début de la récolte en octobre 2020 et les réseaux prévoient d’accélérer la multiplication des semences, de diversifier les cultures au-delà des céréales, d’améliorer la communication au sein des réseaux et de généraliser l’accès aux instruments financiers au cours de la saison 2021. Les études ont indiqué que le projet antérieur financé par l’USAID est susceptible d'avoir contribué aux capacités de résilience des réseaux en renforçant le capital social et en encourageant le recours à des technologies et outils nouveaux au cours de ses années de fonctionnement.


Author(s):  
C. D. Willis ◽  
J. K. Greene ◽  
A. Abramowicz ◽  
B. L. Riley

Introduction L’initiative Partenariats plurisectoriels de l’Agence de la santé publique du Canada, gérée par le Centre de prévention et de contrôle des maladies chroniques (CPCMC), réunit différents partenaires en vue de concevoir, de mettre en oeuvre et de faire progresser des approches novatrices visant à améliorer la santé de la population. Cet article décrit l’évolution et les premières priorités d’un projet de recherche-action (stratégie d’apprentissage et d’amélioration) dont l’objectif est de faciliter l’amélioration continue de l’initiative de partenariat du CPCMC et de contribuer aux données probantes sur les partenariats plurisectoriels. Méthodologie La stratégie d’apprentissage et d’amélioration du CPCMC pour les partenariats plurisectoriels repose sur les consultations avec le personnel et la haute direction du CPCMC et sur l’examen de cadres conceptuels liés aux partenariats plurisectoriels. Les consultations ont porté sur l’élaboration de l’initiative plurisectorielle, ses obstacles, ses facteurs de réussite et ses indicateurs d’efficacité. Nous avons fait une revue de littérature et consulté la littérature grise en appliquant une stratégie de recherche systématique puis nous avons résumé nos conclusions sous forme de comptes rendus. Résultats Les consultations et l’examen de la littérature ont souligné l’importance de comprendre l’incidence des partenariats, d’élaborer une vision commune, de mettre en oeuvre un système partagé de mesures et de créer des occasions d’échange de connaissances. C’est dans cette perspective que nous proposons une stratégie d’apprentissage et d’amélioration en six volets : 1) donner la priorité aux besoins en matière d’apprentissage, 2) relier les besoins aux données probantes, 3) utiliser des méthodes de collecte de données pertinentes, 4) analyser et synthétiser ces données, 5) fournir une rétroaction aux membres et aux équipes du CPCMC et 6) agir. Les premiers besoins en matière d’apprentissage concernent la portée des partenariats et les répercussions non anticipées des partenariats plurisectoriels sur les individus, les équipes, les organismes et les communautés. Conclusion Bien que principalement destinée au CPCMC, la stratégie d’apprentissage et d’amélioration pourrait s’avérer tout aussi pertinente pour d’autres publics, notamment d’autres ministères ou organismes externes intéressées à saisir et partager de nouvelles connaissances sur les partenariats plurisectoriels.


Tangence ◽  
2017 ◽  
pp. 87-100
Author(s):  
Nelson Charest

Cet article tente de tracer un départage des poétiques du xxe siècle, entre ce que nous proposons d’appeler une ère poïétique et une ère herméneutique. Ces deux poétiques sont particulièrement visibles dans les oeuvres critiques de Paul Valéry, d’une part, et d’Yves Bonnefoy, d’autre part. Leurs traductions respectives, et tout particulièrement les réflexions qu’elles leur permettent d’établir sur leurs créations propres, semblent un lieu privilégié où ils élaborent des poétiques qui se veulent d’emblée comparatives et générales. Ainsi se comprennent mieux, à notre sens, leurs visions respectives de l’oeuvre mallarméenne et de sa philosophie du langage. Alors que Valéry considère la traduction et la création poétique comme un moyen d’accéder aux sources du travail poétique, maintenu constamment dans ses exigences, Bonnefoy les considère plutôt comme une tentative, toujours ouverte et a posteriori, de questionner le poème et de relancer sa précarité, son espérance.


2016 ◽  
Vol 44 (1) ◽  
pp. 173-194
Author(s):  
Myreille St-Onge ◽  
Alexandre Lemyre

Dans cet article, nous traitons des variables associées à l’attitude du personnel enseignant à l’égard d’étudiantes et étudiants présentant un trouble de santé mentale (TSM) et fréquentant seize cégeps au Québec. Ces variables regroupent le sexe, l’âge, l’expérience en enseignement et la source de connaissances sur les TSM. Le questionnaire évaluant l’attitude du personnel enseignant est constitué d’échelles du Student Mental Illness Awareness Survey et de trois échelles construites par l’équipe de recherche. Les résultats obtenus auprès de 232 enseignantes et enseignants sont présentés. Des analyses de variance univariées et des tests a posteriori ont été réalisées. Certaines variables sont associées à une attitude plus positive à l’égard de ces étudiantes et étudiants : être une femme, être plus jeune, mais aussi enseigner depuis plus longtemps et avoir acquis des connaissances sur les TSM lors d’une formation universitaire ou en milieu de travail. En contrepartie, l’acquisition de connaissances sur les TSM par l’intermédiaire des médias est associée à une attitude plus négative. Ces travaux appuient l’efficacité des formations visant à améliorer l’attitude du personnel enseignant à l’égard des étudiantes et étudiants ayant un TSM et ainsi faciliter leur parcours scolaire. Les résultats éclairent l’effet potentiellement négatif des médias sur les attitudes. Nous proposons deux stratégies étudiées chez d’autres populations afin de contrebalancer cet effet.


2020 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 46-64
Author(s):  
Souleymane Barry ◽  
Mireille Saboya ◽  
Nathalie Murray

Précédemment, nous avions procédé à une étude approfondie de l’étape de cosituation du modèle de la recherche collaborative (RC). Nous poursuivons en nous penchant sur l’étape pivot de coopération dans la RC où le chercheur doit faire preuve de créativité pour mettre en place un dispositif qui doit être un lieu de collecte de données et de questionnement de pratique. Nous illustrons différentes facettes de la coopération et nous nous penchons sur le questionnement de pratique ainsi que sur l’activité réflexive que nous proposons de revisiter à la lumière de la théorie de l’activité permettant de considérer les activités empêchées/suspendues.


Author(s):  
Arno J. Bleeker ◽  
Mark H.F. Overwijk ◽  
Max T. Otten

With the improvement of the optical properties of the modern TEM objective lenses the point resolution is pushed beyond 0.2 nm. The objective lens of the CM300 UltraTwin combines a Cs of 0. 65 mm with a Cc of 1.4 mm. At 300 kV this results in a point resolution of 0.17 nm. Together with a high-brightness field-emission gun with an energy spread of 0.8 eV the information limit is pushed down to 0.1 nm. The rotationally symmetric part of the phase contrast transfer function (pctf), whose first zero at Scherzer focus determines the point resolution, is mainly determined by the Cs and defocus. Apart from the rotationally symmetric part there is also the non-rotationally symmetric part of the pctf. Here the main contributors are not only two-fold astigmatism and beam tilt but also three-fold astigmatism. The two-fold astigmatism together with the beam tilt can be corrected in a straight-forward way using the coma-free alignment and the objective stigmator. However, this only works well when the coefficient of three-fold astigmatism is negligible compared to the other aberration coefficients. Unfortunately this is not generally the case with the modern high-resolution objective lenses. Measurements done at a CM300 SuperTwin FEG showed a three fold-astigmatism of 1100 nm which is consistent with measurements done by others. A three-fold astigmatism of 1000 nm already sinificantly influences the image at a spatial frequency corresponding to 0.2 nm which is even above the point resolution of the objective lens. In principle it is possible to correct for the three-fold astigmatism a posteriori when through-focus series are taken or when off-axis holography is employed. This is, however not possible for single images. The only possibility is then to correct for the three-fold astigmatism in the microscope by the addition of a hexapole corrector near the objective lens.


2005 ◽  
Author(s):  
Damon U. Bryant ◽  
Ashley K. Smith ◽  
Sandra G. Alexander ◽  
Kathlea Vaughn ◽  
Kristophor G. Canali

2018 ◽  
Vol 52 (2) ◽  
pp. 183-195
Author(s):  
J.-L. Raymond
Keyword(s):  

Le traitement orthodontique des classes II division 1 sévères est souvent difficile, ce qui conduit certains confrères à proposer une correction chirurgicale du surplomb. La difficulté thérapeutique provient autant de l’importance du surplomb que de la « profondeur » de la supraclusion qui très souvent l’accompagne. C’est pourquoi nous proposons un protocole de traitement incluant une SEAF (surélévation antérieure fixée) qui permet, si le patient coopère, de corriger l’anomalie anatomique tout en installant de nouveaux cycles de mastication susceptibles de pérenniser le résultat obtenu. C’est cette approche systémique du traitement qui constitue le sujet de cet article.


2020 ◽  
Vol 54 (3) ◽  
pp. 319-330
Author(s):  
Roland Benoît
Keyword(s):  

Dans cet article, nous proposons une analyse sagittale, mathématisée de la face et du crâne, selon un procédé géométrique : un quadrilatère. Ce quadrilatère présente un principe d’économie naturelle dans sa construction (la description de l’analyse a été décrite dans un article publié en 2018, dans la Revue d’ODF[3]). Il permet d’établir pour chaque patient un diagnostic et de proposer des objectifs de coordination pour les structures squelettiques, musculaires et dentaires, en vue d’obtenir une meilleure efficacité des fonctions de mastication, de respiration et d’expressivité. Cette analyse est appliquée à trois types de typologies différentes… Cette analyse basée sur des données génétiques permet de coordonner structures et fonctions.


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