scholarly journals L’intégration des préoccupations d’environnement dans les projets de construction, d’aménagement et d’urbanisme, en France

2016 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 449-466
Author(s):  
André-Hubert Mesnard

La prise en compte de l’environnement s’impose de plus en plus en France, pour des raisons de sécurité, de qualité de vie et de développement durable dans un contexte d’urbanisation forte, dans des zones localisées et souvent sensibles sur le plan écologique. La législation et le droit reflètent cette généralisation des préoccupations d’environnement depuis la loi du 10 juillet 1976 qui fait de la protection du patrimoine naturel un objectif « d’intérêt général », c’est-à-dire un objectif général, tant public que privé, individuel que collectif. Cette obligation concerne aussi bien les contractants de droit privé (propriétaires, exploitants) que les industries et les pouvoirs publics (permis de construire, plans d’urbanisme...). Tous les projets doivent intégrer les préoccupations d’environnement, et le droit de l’urbanisme les impose d’une façon expresse, autant dans le contenu de la planification de l’occupation du territoire, que lors de la délivrance des autorisations d’occupation des sols... Les études d’environnement (dont les études d’impact) sont de plus en plus exigeantes et nombreuses. Enfin la jurisprudence des tribunaux, administratifs, ou pénaux, « responsabilise » de plus en plus les acteurs publics de la construction et de l’urbanisme, en matière de défense de l’environnement.

2014 ◽  
Vol 7 ◽  
pp. c18-a37
Author(s):  
Thomas Leveiller ◽  
Nathalie Long

Sur l’aire urbanisée de la région Ile-de-France, la succession des schémas directeurs d’aménagement depuis 1965 a privilégié de plus en plus l’environnement et la qualité de vie. Le développement urbain durable s’impose ainsi progressivement comme le moteur de l’évolution de la morphologie de l’aire urbanisée. La création des villes nouvelles, puis les projets d’écoquartiers, en sont une illustration. Leur aménagement favorise l’émergence de nouvelles structures morphologiques : un tournant urbanistique (Chevalier, 2007) a ainsi été amorcé dès les années 1990 et identifié à travers les documents d’urbanisme. Ce changement d’orientation politique peut être mis en relation, en grande couronne, avec un ralentissement de la consommation d’espace agricole et une diminution de l’étalement urbain.


Author(s):  
Karima Frendi ◽  
Zoulikha Ait-lhadj

La préoccupation liée à la préservation, la sauvegarde et la valorisation du village kabyle traditionnel en Algérie, comme témoignage de notre histoire et symbole de notre identité, se chevauche inévitablement avec celle du développement local des régions de la zone de montagne, notamment du Djurdjura. Actuellement, ses villages se dépeuplent vue l’absence d’alternative de développement, ce qui les faits sombrer dans l’oubli et la désuétude, « cas du village traditionnel d’Ath El Kaid, situé au coeur de la montagne du Djurdjura, malgré qu’il soit érigé en secteurs sauvegardés après son classement comme patrimoine culturel national année 2009». En vue d’une valorisation du village traditionnel, il est crucial d’opter pour sa redynamisation, et d’en faire un élément actif dans son territoire. Ainsi, l’intégration d’une activité touristique mobilisant ses potentialités naturelles et culturelles s’imposent, pour un développement local certain. Le tourisme culturel-patrimonial est une forme de tourisme qui a pour but de découvrir le patrimoine culturel et architectural d’une région. Il doit être réfléchi comme un agent de développement durable, et s’appliquer aux valeurs fondamentales à savoir l’authenticité des projets et la protection du patrimoine. Le tourisme culturel-patrimonial, peut contribuer de façon significative à la prospérité économique de la région de la Kabylie du Djurdjura, comme il peut générer des retombées sociales à savoir la reconnaissance de son patrimoine culturel et architectural comme composante du territoire. Et par conséquent la promotion de sa culture locale vivante, la découverte des différentes activités et traditions de la population locale. Ainsi les apports de ce type de tourisme, contribuent à améliorer la qualité de vie des habitants et leur procurent un sentiment de fierté renouvelé à l’égard de leur culture et leur patrimoine et deviennent soucieux de leur préservation à travers le temps.


2013 ◽  
Vol 57 (160) ◽  
pp. 25-40 ◽  
Author(s):  
Lydia Hadji

Résumé Dans un esprit de développement durable, les grandes villes s’efforcent d’atteindre de nouveaux objectifs qui mettent en question l’aménagement de l’espace public. La recherche d’un outil d’aide à la décision pour l’évaluation de la qualité des espaces publics devient une nécessité primordiale. Face à ce défi, il faut aborder l’espace public en tant que système compris comme un organisme holistique. Cette approche nous a permis d’établir une méthode d’évaluation de la qualité de l’espace public basée sur une série de critères et d’indicateurs d’évaluation scientifiquement valides et en mesure d’appuyer les décideurs dans leurs choix, cela, dans une perspective de développement durable. La méthode pourrait s’appliquer, en outre, dans les pays en développement tels que l’Algérie qui ne dispose pas d’outils d’évaluation de la qualité des espaces publics afin d’assurer une qualité de vie urbaine.


Afrika Focus ◽  
2021 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 237-261
Author(s):  
Augustin Ramazani Bishwende ◽  
Carlos Alberto Tello

Résumé Deux études de cas de villes très étalées (Kinshasa et Mexico) illustrent mieux la question de l’urbanisation de grandes villes du point de vue de la déviance et de l’éthique. À travers une analyse méthodologique de faits concrets nous parlons de l’espace urbain comme probable conducteur de la ségrégation sociale. L’article considère qu’il faudrait gérer la déviance le mieux possible, parce qu’elle travaille contre toute initiative d’éthique et de développement durable. Une discussion indique que sans une approche sociale, sans des politiques urbaines justes; des espaces de ségrégation sociale continueront d’exister avec des fortes conséquences sur l’étalement urbain et la qualité de vie (qdv) et la qualité d’un lieu (qdl) des populations. Pour mieux gérer cette situation, l’accent est mis sur le principe du développement durable afin de remédier aux problèmes de la déviance. L’article conclut qu’une nouvelle configuration urbaine beaucoup plus éthique serait plus bénéfique aux populations et aux nombreuses villes du monde dans l’avenir.


2019 ◽  
Vol 13 (4) ◽  
pp. 369-374
Author(s):  
A. Yao ◽  
A. Hué ◽  
J. Danho ◽  
P. Koffi-Dago ◽  
M. Sanogo ◽  
...  

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