scholarly journals Vers un développement durable de l’aire urbanisée de la région Ile-de-France : une démarche amorcée

2014 ◽  
Vol 7 ◽  
pp. c18-a37
Author(s):  
Thomas Leveiller ◽  
Nathalie Long

Sur l’aire urbanisée de la région Ile-de-France, la succession des schémas directeurs d’aménagement depuis 1965 a privilégié de plus en plus l’environnement et la qualité de vie. Le développement urbain durable s’impose ainsi progressivement comme le moteur de l’évolution de la morphologie de l’aire urbanisée. La création des villes nouvelles, puis les projets d’écoquartiers, en sont une illustration. Leur aménagement favorise l’émergence de nouvelles structures morphologiques : un tournant urbanistique (Chevalier, 2007) a ainsi été amorcé dès les années 1990 et identifié à travers les documents d’urbanisme. Ce changement d’orientation politique peut être mis en relation, en grande couronne, avec un ralentissement de la consommation d’espace agricole et une diminution de l’étalement urbain.

2014 ◽  
Vol 7 ◽  
pp. a31-a42 ◽  
Author(s):  
Amélie Pinel

Le développement urbain durable dans les pays au sud de la méditerranée, comme la Jordanie, pose la question de son adaptation à un contexte très différent des villes des pays du nord, sur les plans environnemental, social et politique. En nous appuyant sur l’exemple de la capitale jordanienne qui met en place un système de transport collectif, un bus à haut niveau de service qui a déjà prouvé son efficacité au Brésil et dans d’autres pays émergents, cet article s’interroge sur la manière dont de telles politiques de développement durable peuvent naître, se diffuser et répondre aux besoins locaux tout en s’inscrivant à la fois dans des enjeux planétaires, et dans un contexte économique et politique difficile.


2016 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 449-466
Author(s):  
André-Hubert Mesnard

La prise en compte de l’environnement s’impose de plus en plus en France, pour des raisons de sécurité, de qualité de vie et de développement durable dans un contexte d’urbanisation forte, dans des zones localisées et souvent sensibles sur le plan écologique. La législation et le droit reflètent cette généralisation des préoccupations d’environnement depuis la loi du 10 juillet 1976 qui fait de la protection du patrimoine naturel un objectif « d’intérêt général », c’est-à-dire un objectif général, tant public que privé, individuel que collectif. Cette obligation concerne aussi bien les contractants de droit privé (propriétaires, exploitants) que les industries et les pouvoirs publics (permis de construire, plans d’urbanisme...). Tous les projets doivent intégrer les préoccupations d’environnement, et le droit de l’urbanisme les impose d’une façon expresse, autant dans le contenu de la planification de l’occupation du territoire, que lors de la délivrance des autorisations d’occupation des sols... Les études d’environnement (dont les études d’impact) sont de plus en plus exigeantes et nombreuses. Enfin la jurisprudence des tribunaux, administratifs, ou pénaux, « responsabilise » de plus en plus les acteurs publics de la construction et de l’urbanisme, en matière de défense de l’environnement.


2009 ◽  
Vol 3 ◽  
pp. 47-63 ◽  
Author(s):  
Vincent Béal

RésuméÀ travers l’étude des politiques d’environnement et de développement durable de la ville de Manchester (Royaume-Uni), cet article entend proposer une périodisation de l’évolution du traitement des enjeux environnementaux à l’échelle urbaine. Cette périodisation, centrée autour du passage discursif du traitement de la « protection de l’environnement local » au « développement urbain durable », comprend trois phases distinctes, renvoyant à trois manières différentes de traiter les enjeux environnementaux au cours de la période allant de la fin des années 1970 jusqu’à nos jours. L’objectif de cet article sera de montrer en quoi cette évolution a débouché sur un traitement entrepreneurial des questions environnementales à l’échelle urbaine et sur une évolution profonde des acteurs impliqués dans la production de ces politiques, de leur manière d’appréhender et de définir les problèmes et aussi de la manière dont ils agissent pour les traiter.


Author(s):  
Karima Frendi ◽  
Zoulikha Ait-lhadj

La préoccupation liée à la préservation, la sauvegarde et la valorisation du village kabyle traditionnel en Algérie, comme témoignage de notre histoire et symbole de notre identité, se chevauche inévitablement avec celle du développement local des régions de la zone de montagne, notamment du Djurdjura. Actuellement, ses villages se dépeuplent vue l’absence d’alternative de développement, ce qui les faits sombrer dans l’oubli et la désuétude, « cas du village traditionnel d’Ath El Kaid, situé au coeur de la montagne du Djurdjura, malgré qu’il soit érigé en secteurs sauvegardés après son classement comme patrimoine culturel national année 2009». En vue d’une valorisation du village traditionnel, il est crucial d’opter pour sa redynamisation, et d’en faire un élément actif dans son territoire. Ainsi, l’intégration d’une activité touristique mobilisant ses potentialités naturelles et culturelles s’imposent, pour un développement local certain. Le tourisme culturel-patrimonial est une forme de tourisme qui a pour but de découvrir le patrimoine culturel et architectural d’une région. Il doit être réfléchi comme un agent de développement durable, et s’appliquer aux valeurs fondamentales à savoir l’authenticité des projets et la protection du patrimoine. Le tourisme culturel-patrimonial, peut contribuer de façon significative à la prospérité économique de la région de la Kabylie du Djurdjura, comme il peut générer des retombées sociales à savoir la reconnaissance de son patrimoine culturel et architectural comme composante du territoire. Et par conséquent la promotion de sa culture locale vivante, la découverte des différentes activités et traditions de la population locale. Ainsi les apports de ce type de tourisme, contribuent à améliorer la qualité de vie des habitants et leur procurent un sentiment de fierté renouvelé à l’égard de leur culture et leur patrimoine et deviennent soucieux de leur préservation à travers le temps.


2013 ◽  
Vol 57 (160) ◽  
pp. 25-40 ◽  
Author(s):  
Lydia Hadji

Résumé Dans un esprit de développement durable, les grandes villes s’efforcent d’atteindre de nouveaux objectifs qui mettent en question l’aménagement de l’espace public. La recherche d’un outil d’aide à la décision pour l’évaluation de la qualité des espaces publics devient une nécessité primordiale. Face à ce défi, il faut aborder l’espace public en tant que système compris comme un organisme holistique. Cette approche nous a permis d’établir une méthode d’évaluation de la qualité de l’espace public basée sur une série de critères et d’indicateurs d’évaluation scientifiquement valides et en mesure d’appuyer les décideurs dans leurs choix, cela, dans une perspective de développement durable. La méthode pourrait s’appliquer, en outre, dans les pays en développement tels que l’Algérie qui ne dispose pas d’outils d’évaluation de la qualité des espaces publics afin d’assurer une qualité de vie urbaine.


2012 ◽  
Vol 56 (157) ◽  
pp. 173-188 ◽  
Author(s):  
Olivier Roy-Baillargeon ◽  
Mario Gauthier

Cet article s’intéresse au renouvellement des pratiques en matière de planification et d’aménagement du territoire dans la région métropolitaine interprovinciale d’Ottawa-Gatineau, où le développement urbain durable et la concertation à l’échelle métropolitaine sont récemment devenus des objectifs officiels de l’action publique. Les auteurs formulent l’hypothèse selon laquelle le manque de concertation des intervenants responsables de l’aménagement du territoire d’Ottawa-Gatineau est principalement attribuable à la complexité de la gouvernance métropolitaine ainsi qu’à leurs importantes divergences d’intérêts politiques, économiques et sociaux, ce qui constitue le principal obstacle à la coordination des transports et de l’urbanisme dans une perspective de développement durable à l’échelle métropolitaine. Ils démontrent que la concertation municipale y est en cours de généralisation, mais qu’elle présente encore des défaillances procédurales majeures et que la concertation interprovinciale y est amorcée depuis longtemps, mais ne figure toujours pas au sommet des priorités des organisations publiques.


Afrika Focus ◽  
2021 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 237-261
Author(s):  
Augustin Ramazani Bishwende ◽  
Carlos Alberto Tello

Résumé Deux études de cas de villes très étalées (Kinshasa et Mexico) illustrent mieux la question de l’urbanisation de grandes villes du point de vue de la déviance et de l’éthique. À travers une analyse méthodologique de faits concrets nous parlons de l’espace urbain comme probable conducteur de la ségrégation sociale. L’article considère qu’il faudrait gérer la déviance le mieux possible, parce qu’elle travaille contre toute initiative d’éthique et de développement durable. Une discussion indique que sans une approche sociale, sans des politiques urbaines justes; des espaces de ségrégation sociale continueront d’exister avec des fortes conséquences sur l’étalement urbain et la qualité de vie (qdv) et la qualité d’un lieu (qdl) des populations. Pour mieux gérer cette situation, l’accent est mis sur le principe du développement durable afin de remédier aux problèmes de la déviance. L’article conclut qu’une nouvelle configuration urbaine beaucoup plus éthique serait plus bénéfique aux populations et aux nombreuses villes du monde dans l’avenir.


2014 ◽  
Vol 7 ◽  
pp. a83-a98
Author(s):  
Ali Bennasr ◽  
Taoufik Megdiche ◽  
Eric Verdeil

Les initiatives réalisées au nom du développement durable sont souvent critiquées pour leur prise en compte insuffisante des avis et des enjeux locaux, et accusées de se contenter de reproduire des bonnes pratiques décontextualisées. C’est particulièrement le cas dans les pays arabes à régime autoritaire. Cet article revient sur l’expérience de la Stratégie de développement du Grand Sfax (SDGS), considérée comme un succès par plusieurs acteurs internationaux, tunisiens et sfaxiens, afin d’identifier les facteurs de cette réussite relative, tout en soulignant les limites de cette expérience. L’article présente d’abord les débats sur le développement urbain durable dans les pays arabes et notamment dans le contexte tunisien. Puis il analyse l’expérience de Sfax en soulignant le rôle initiateur des institutions internationales, la nature des interactions entre les participants à l’élaboration de cette stratégie et en particulier le rôle des acteurs locaux issus de la société civile, et l’argumentation utilisée qui a permis l’établissement d’un consensus. À travers deux projets issus de cette stratégie, l’article considère l’inscription dans l’histoire locale du développement comme une condition essentielle de la poursuite de ce processus. Toutefois, en s’attachant aux évolutions de ces projets jusqu’à la période actuelle marquée par le changement politique, l’article souligne aussi les limites du consensus atteint, et notamment les tensions qui surviennent autour de l’enjeu social.


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