Du côté des retraités et des travailleurs âgés en lutte
« La majorité des Québécois et Québécoises de 65 ans et plus vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté en ayant comme principal revenu les rentes publiques... les personnes âgées sont les plus touchées par la crise du logement, 94% vivent à domicile, 85% habitent les villes, majoritairement comme locataires... la très grande majorité ne peut faire face aux coûts exhorbitants des loyers, de l’entretien, des taxes, manque de services à domicile... » Telle sont quelques-unes des plus frappantes constatations de deux manifestes écrits par des collectifs de personnes âgées dénonçant leur situation au Québec. Le manifeste sur La situation économique des retraités et le manifeste Vieillir chez soi ont été préparés, écrits et lancés publiquement entre 1977 et 1979. Ce processus d’autoconscientisation et de mobilisation de groupes locaux de retraités, pré-retraités a débouché sur la création d’une Association québécoise pour la défense des droits des retraités et pré-retraités (AQDR). Enclanché par une entente entre une association de quartier et un service de promotion collective d’une faculté universitaire, ce mouvement a été appuyé en cours de route, et continue de l’être, par des équipes d’entervention employées dans des institutions. Si « les vieux » sont traités au plan institutionnel, de façon dominante, sur un mode technocratique mis en place dans les vingt dernières années dans l’ensemble du Canada il y a aussi moyen d’utiliser des ressources institutionnelles pour soutenir des groupes de retraités ou de travailleurs orientés sur la défense et la promotion de leurs droits et intérêts collectifs.